Jean II de Viennois

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Viennois (homonymie).
Grand sceau de Jean II de Viennois.

Jean II de la Tour du Pin (né vers 1280 — mort le 4 mars 1318 au Pont de Sorgues, près d’Avignon) fut dauphin de Viennois de 1306 à 1318. Il était fils d'Humbert Ier, dauphin de Viennois et seigneur de la Tour du Pin, et d'Anne d'Albon, dauphine de Viennois.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né vers 1280, Jean est le fils de Humbert de la Tour du Pin, qui par mariage avec Anne d'Albon, fille de Guigues VII du Viennois (1225-1269), dauphin de Viennois et de Béatrice de Faucigny (1234-1310), porte le titre de Dauphin à la mort de Jean Ier en 1282[1].

L'œuvre politique principale de ce dauphin est de jalonner la frontière delphino-savoyarde de villes neuves fortifiées pour renforcer sa défense. Jean II veut utiliser la trêve entre Dauphiné et Savoie pour renforcer une frontière qui n'était jusque-là défendue que par des arbres. Cette politique est identique à celle pratiquée par les rois d'Angleterre en Aquitaine à la même époque. Il essaie d'y attirer, par des concessions de terres prises sur la forêt et de droits d'usage pour la construction des maisons, des habitants qui sont tenus, en échange, aux chevauchées à faible distance et à l'entretien de leurs remparts pour résister aux incursions savoyardes. En accordant des franchises à ces bourgs, il attire et fixe les habitants sur place, participant ainsi à la défense du territoire.

C'est à cette époque que les bourgs de La Buissière et Avalon sont ceinturés d'un rempart formant ainsi un bourg castral. Ce mur est financé par les bourgeois eux-mêmes qui payent une redevance en nature appelée vingtain qui est levée pour la première fois en 1310. La charte de franchise de La Buissière est concédée à la même époque par ce Dauphin entre 1308 et 1315. Avalon reçoit sa charte de franchise en août 1313 peu après que le bourg ait été incendié par les Savoyards car il n'était défendu que par une palissade de bois. Jean II se rend souvent à La Buissière et Avalon au cours de son règne, vraisemblablement pour vérifier l'avancement des travaux de fortification.

En 1316 il s'empare, par traîtrise, du bourg fortifié de Miribel[2].

Il meurt le 4 mars 1318 sur le chemin du retour d'une visite à la Cour pontificale d'Avignon, à Pont de Sorgues, petite ville à une lieue d’Avignon.

Mariage et enfants[modifier | modifier le code]

Jean II et Béatrice de Hongrie par Alexandre Debelle (1805-1897).

Il épousa en 1296 Béatrice de Hongrie, fille de Charles Martel, roi titulaire de Hongrie, et de Clémence de Habsbourg. Ils eurent deux enfants :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nicolas Carrier, Matthieu de La Corbière, Entre Genève et Mont-Blanc au XIVe siècle : enquête et contre-enquête dans le Faucigny delphinal de 1339, Librairie Droz, , 401 p. (ISBN 978-2-8844-2019-8), p. Introduction.
  2. Marie-Claude Guigue, Topographie historique du département de l'Ain, Bourg-en-Bresse, Gromier Ainé, (lire en ligne), p. 234.