Villabé

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Villabé
L’hôtel de ville.
L’hôtel de ville.
Blason de Villabé
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Essonne
Arrondissement Évry
Canton Corbeil-Essonnes-Ouest
Intercommunalité Communauté d'agglomération Évry Centre Essonne
Maire
Mandat
Karl Dirat
2014-2020
Code postal 91100
Code commune 91659
Démographie
Gentilé Villabéens
Population
municipale
5 168 hab. (2012)
Densité 1 133 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 35′ 21″ N 2° 27′ 13″ E / 48.5890438, 2.453494448° 35′ 21″ Nord 2° 27′ 13″ Est / 48.5890438, 2.4534944  
Altitude Min. 40 m – Max. 89 m
Superficie 4,56 km2
Localisation

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Site web villabe.fr

Villabé[1] (prononcé [vilabe ] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une commune française située à trente et un kilomètres au sud-est de Paris dans le département de l’Essonne en région Île-de-France.

Implanté dans le cirque naturel de l’Essonne, le village de Villabé, marqué par la viticulture jusqu’au XVIIIe siècle puis par l’industrie papetière de la famille Darblay au XIXe siècle, connu dès cette époque une croissance démographique lente et régulière, portée par les grandes infrastructures de transports développées sur son territoire. C’est en 2014 une commune au confins de l’urbanisation de l’agglomération d’Évry-Corbeil-Essonnes, riche d’un pôle logistique et commercial important et d’un patrimoine naturel préservé dans les marais de la basse vallée de l’Essonne.

Ses habitants sont appelés les Villabéens[2].

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Position de Villabé en Essonne.

Villabé est située dans la région Île-de-France, à l’est du département de l’Essonne, intégralement intégré à l’agglomération parisienne, à la frontière de l’ancien pays, aujourd’hui la région naturelle du Hurepoix.

Le territoire communal s’inscrit dans un carré approximatif de deux kilomètres et cinq cent mètres de côté totalisant quatre cent cinquante-six hectares. L’Institut national de l'information géographique et forestière attribue les coordonnées géographiques 48°35’20" Nord et 02°27’21" Est au point central de ce territoire[3].

Du sud-ouest au nord-est, la rivière l’Essonne coule sur le territoire municipal à travers des marais, formant des îles naturelles. Du sud au nord, le territoire est en outre traversé par les canalisations pour parties souterraines de l’aqueduc de la Vanne et du Loing. Le territoire se partage entre un plateau à l’ouest et un cirque naturel à l’est dominant le cours de la rivière, il s’étage entre une altitude maximale de quatre-vingt-neuf mètres et une altitude minimale le quarante mètres.

Plusieurs axes de communication traverse la commune, les plus importants étant l’autoroute A6 du nord au sud, et la ligne de Corbeil-Essonnes à Montereau à l’est avec la gare de Villabé reliée au réseau de la ligne D du RER.

La commune est aujourd’hui située à trente et un kilomètres au sud-est de Paris-Notre-Dame[4], point zéro des routes de France, cinq kilomètres au sud-est de la préfecture Évry[5], vingt et un kilomètres au sud-est de Palaiseau[6], vingt-huit kilomètres au nord-est d’Étampes[7], trois kilomètres au sud-ouest de Corbeil-Essonnes[8], quatorze kilomètres au nord-est de La Ferté-Alais[9], quinze kilomètres à l’est d’Arpajon[10], quinze kilomètres au sud-est de Montlhéry[11], vingt et un kilomètres au nord de Milly-la-Forêt[12] et trente-trois kilomètres au nord-est de Dourdan[13].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La rivière l’Essonne marque la frontière naturelle au sud-ouest avec Mennecy, au sud et au sud-est avec Ormoy et à l’est avec Corbeil-Essonnes, la limite se poursuit en suivant les parcelles de la zone industrielle de la Nacelle et à travers champs au nord-est avec cette même commune. Au nord, le chemin d’Essonnes à Villabé puis la route de Lisses marquent en partie la frontière avec Lisses, qui partage au nord-ouest le Clos aux Pois et à l’ouest les espaces agricoles jusqu’au cours d’eau.

Rose des vents Lisses Lisses Corbeil-Essonnes Rose des vents
Lisses N Corbeil-Essonnes
O    Villabé    E
S
Mennecy Ormoy Ormoy

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Carte géologique simplifiée de Villabé.

Villabé se situe à l’extrême est du plateau du Hurepoix. La commune est répartie sur les bords de ce plateau et s’étage entre une altitude maximale de quatre-vingt-neuf mètres sur un coteau au lieu-dit Les Brateaux à proximité de l’aqueduc[14] et une altitude minimale de quarante mètres au nord-est en bordure de la rivière à Moulin Galant[15]. La déclivité arrondie orientée vers le lit de la rivière forme le milieu naturel du cirque de l’Essonne. Au sud-ouest en bordure de la rivière, l’altitude atteint quarante-six mètres[16], le centre-ville à l’est est lui approximativement situé à quatre-vingt-quatre mètres d’altitude[17].

La partie ouest et nord-ouest du territoire de la commune (plateau du Hurepoix) date du Quaternaire, elle est formée de limon des plateaux (LP) de composition argilo-marneuse. Le haut des coteaux de la vallée de l’Essonne, sur leurs flancs sud et ouest, date du Stampien inférieur (g1b), ils sont composés de calcaire et de meulière de Brie. La partie médiane des coteaux de la vallée de l’Essonne date aussi du quaternaire, c’est une couche de colluvions limoneuses (C) composée d’éboulis ou d’alluvions d’origines variées, argilo-sablonneuse ou caillouteuse. La partie basse des coteaux date du Bartonien supérieur (e7-6), elle est composée de calcaire de Champigny. La bande aux abords de l’Essonne date de l’Holocène (Fy), elle est composée de sable, de graviers calcaires ou siliceux[18].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L’Essonne au lieu-dit Moulin Galant.

La rivière l’Essonne marque les limites sud et est de la commune en formant un arc de cercle sur une longueur de cinq kilomètres. Dans son parcours au sud de la commune, la rivière se divise en petits bras : le bras gauche sur lequel est situé le moulin de Villoison, le bras droit le long duquel se trouve le moulin d’Ormoy, et le bras de la petite Essonne qui traverse le parc de Châteaubourg. Puis, en se dirigeant vers l’est, la rivière crée une zone humide composée d’étangs et de zones marécageuses. Brusquement, au niveau du pont de l’autoroute A6 qui la franchit, la rivière bifurque à angle droit et remonte vers le nord en direction de Corbeil-Essonnes. La rivière se divise à nouveau en deux bras au milieu desquels se trouve la grande île de Moulin Galant. Les bras de la rivière se rejoignent au lieu-dit La Nacelle et l’Essonne poursuit son parcours dans Corbeil-Essonnes où elle rejoint la Seine après s’être à nouveau divisée. Une station de mesure hydrométrique était implantée dans la commune entre 1985 et 1993[19].

L’aqueduc de la Vanne et du Loing, qui alimente Paris en eau potable par le réservoir de Montsouris, traverse le territoire de la commune dans sa partie ouest (du sud au nord en direction de Lisses). Une station de relevage, située au bord du plateau du Hurepoix, permet de relever l’eau du niveau de l’Essonne (qui est enjambée par des canalisations métalliques) jusqu’au niveau du plateau. Deux petits lacs sont implantés au sud de la commune au lieu-dit Les Brettes, un bassin de rétention des eaux pluviales a été aménagé dans la plaine des Brateaux en arrière de l’aire de service de Lisses, un second lac de rétention des eaux de pluie est disposé à l’ouest du bourg à l’angle des rues de Cassiopée et d’Ambreville.

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Essonne.

Villabé est située en Île-de-France, elle bénéficie d’un climat océanique dégradé aux hivers frais et aux étés doux, en étant régulièrement arrosée sur l’ensemble de l’année. En moyenne brute annuelle, la température s’établit à 10,8 °C, avec une moyenne maximale de 15,2 °C et une moyenne minimale à 6,4 °C. Les températures moyennes mensuelles extrêmes relevées sont de 24,5 °C en juillet au maximum et 0,7 °C en janvier au minimum, mais les records enregistrés s’établissent à 38,2 °C le 1er juillet 1952 et -19,6 °C le 17 janvier 1985. Du fait de la moindre densité urbaine entre Paris et sa banlieue, une différence négative de un à deux degrés Celsius se fait sentir, surtout en début de journée. L’ensoleillement est comparable à la moyenne des régions du nord de la Loire avec un total de 1 798 heures par an, une moyenne haute à deux cent quarante heures en juillet et basse à cinquante trois heures en décembre. Les précipitations sont également réparties sur l’année, avec un total annuel de 598,3 millimètres de pluie et une moyenne approximative de cinquante millimètres par mois.

Données climatiques à Villabé.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,7 1 2,8 4,8 8,3 11,1 13 12,8 10,4 7,2 3,5 1,7 6,4
Température moyenne (°C) 3,4 4,3 7,1 9,7 13,4 16,4 18,8 18,5 15,6 11,5 6,7 4,3 10,8
Température maximale moyenne (°C) 6,1 7,6 11,4 14,6 18,6 21,8 24,5 24,2 20,8 15,8 9,9 6,8 15,2
Ensoleillement (h) 59 89 134 176 203 221 240 228 183 133 79 53 1 798
Précipitations (mm) 47,6 42,5 44,4 45,6 53,7 51 52,2 48,5 55,6 51,6 54,1 51,5 598,3
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Brétigny-sur-Orge de 1948 à 2002[20],[21].


Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Occupation des sols.
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 43,3 % 202,47
Espace urbain non construit 9,6 % 44,93
Espace rural 47,1 % 220,25
Source : Iaurif[22]

Le territoire municipal est à la fois urbanisé et rural dans des proportions sensiblement équivalentes en 2003 avec 47 % de terres cultivées, de forêt et d’espaces aquatiques et 42 % d’espaces urbains construits.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

L’autoroute A6 à Villabé.

La commune de Villabé est aujourd’hui traversée par plusieurs axes importants de communication, le premier d’entre eux étant l’autoroute A6 qui traverse le territoire du nord au sud sur près de trois kilomètres. La commune et l’autoroute ont donné leur nom à l’aire de service de Villabé dans le sens Lyon-Paris, à l’échangeur autoroutier Lisses-Villabé et au centre commercial Villabé A6.

Dans sa partie est, le territoire est traversé par la ligne de Corbeil-Essonnes à Montereau principalement empruntée par la ligne D du RER et sur laquelle est implantée la gare de Villabé. À l’extrême ouest, la route départementale 153 fait une courte incursion sur le territoire municipal, et au nord, la route départementale 260 surplombe l’axe autoroutier en direction de la route nationale 7 à Corbeil-Essonnes. Cependant, enclavée entre les coteaux du cirque et le cours de la rivière l’Essonne, la commune n’est accessible que par cinq routes de faible envergure, la route de Villoison à l’ouest vers la RD 153, la route d’Ormoy qui franchit la rivière au sud, la Grande Rue à l’est qui franchit la rivière vers Corbeil-Essonnes, l’avenue de la Gare au nord qui suit la voie ferrée et la route de Lisses qui longe l’autoroute et accède à l’échangeur. Pour désengorger le trafic routier, plusieurs lignes d’autobus ont été mises en place dont la ligne 304 du réseau de bus Seine Essonne Bus, les lignes 24-11 et 24-12 du réseau de bus STA Keolis, la ligne 415 du réseau de bus TICE. La commune est par ailleurs située à dix-sept kilomètres au sud-est de l’aéroport de Paris-Orly directement accessible par l’autoroute et à quarante-sept kilomètres au sud-ouest de l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

Le quartier de l’Ormeteau, sur le coteau ouest de vallée de l’Essonne.

La commune de Villabé est composée outre le centre-ville de plusieurs hameaux et lieux-dits dont les quartiers des Cités au nord, Moulin Galant à l’est partagé avec Corbeil-Essonnes, les hameaux de la Petite Nacelle au nord, du Moulin d’Ormoy au sud et de Villoison à l’ouest. S’ajoutent les lieux-dits la Chopinière et les Brettes au sud, la plaine à Robin et la plaine aux Brateaux à l’ouest, les Coudras au nord. Plusieurs sites ont conservé une appellation historique dont la plaine des Quarante-quatre arpents sur le plateau, les Bras de fer entre les deux voies ferrées et les Bas Cornus au nord sur les coteaux du cirque de l’Essonne, les Courtes-Épluches et les Linottes en bordure de l’Essonne. Dans le centre, les lotissements successifs ont donné naissance aux ensembles de l’Ormeteau, de Vaux Luisants, des Heurts et des Échaudés.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Carte schématique d’occupation des sols de Villabé.

Relativement peu urbanisée, la commune a conservé un caractère rural jusqu’en centre-ville, majoritairement constitué de maisons traditionnelles en pierre meulière, complété de petit habitat collectif ancien et de lotissements pavillonnaires récents.

La morphologie urbaine de Villabé se caractérise par une majorité de maisons individuelles, notamment en centre-ville historique avec la présence de meulières et de corps de ferme typiques du bassin parisien autour de l’église, réhabilités et mis en valeur par un aménagement urbain à tendance traditionnelle (pavage partiel des voies, enfouissement des réseaux électriques et téléphoniques, mobilier urbain adapté). À l’est du bourg subsistent les anciennes cités ouvrières bâties au XIXe siècle pas la famille Darblay, un habitat collectif composé d’immeubles de trois étages en pierre meulière. Les lotissements successifs entamés durant les années 1970 ont entraîné la constitution de zones pavillonnaires tout autour du centre-bourg jusqu’en bordure de la voie ferrée à l’est et de l’autoroute à l’ouest. À l’ouest de la tranchée d’autoroute se trouve un terrain partagé entre terres cultivées, habitat diffus et zones commerciales et industrielles, avec la présence du centre commercial Villabé A6, de l’aire de service autoroutière et des vastes entrepôts de la zone Eurologistic.

Logements[modifier | modifier le code]

En 2011, le nombre total de logements dans la commune était de 1 898, alors qu'il était de 1 029 en 1990[i 1]. Parmi ces logements, 93,1 % étaient des résidences principales, 0,3 % des résidences secondaires et 6,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 73,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 26,6 % des appartements[i 2]. La proportion des résidences principales propriétés de leurs occupants était de 77,3 %, celles des locataires était de 21,6 %, dont 8,0 % de logements HLM loués vides[i 3].

Longtemps dépourvue d’un parc significatif de logements sociaux respectant les critères de la loi SRU, la municipalité a lancé depuis 2010 plusieurs programmes de construction de logements de type HLM, sous la forme de petits immeubles ou de maisons individuelles mitoyennes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Villabé est une formation toponymique médiévale, attestée sous la forme latinisée Villa Abbatis au IXe siècle. Elle signifie « village de l'abbé »[23]. Vers 1750, le nom du village s’orthographiait Villabbé[24]. La commune fut créée en 1793 avec son nom actuel[25].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Position de Villabé dans le territoire des Parisii, IIe siècle av. J.-C..

La découverte de silex taillés sur le territoire de la commune de Villabé atteste d’une présence humaine dès l’Âge de la pierre[26].

À partir du IIIe siècle av. J.-C., le territoire communal se situe au sud du territoire de la tribu des Parisii, à proximité de celui des Sénons dont la la limite se situait sensiblement à hauteur de celui de la commune du Coudray-Montceaux[27].

Les gallo-romains défrichent les forêts du plateau de l'Hurepoix, sur lequel se situe le territoire communal, créent des espaces agricoles sur les terre conquises sur les forêts et commencent à cultiver la vigne[28]. Le plateau voit s'édifier de nombreuses de villae rusticae qui dominent les riches vallées de la Seine, de l'Essonne, de l'Orge, ou de l'Yvette comme en témoignent les résultats de fouilles archéologiques à Orsay.

L'évangélisation de la région commence au IVe siècle et s'achève au VIe siècle avec l’édification dès l’an 600 d’une petite chapelle chrétienne à Corbeil et d'une paroisse à Essonnes[29], deux villes voisines de Villabé.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'évèque Marcel, saint patron de la collégiale Saint-Marcel-lez-Paris dont les chamoines étaient propriétaires de terres de Villabé.
Position de Villabé dans l'Île-de-France historique au Moyen Âge central.

À partir du VIIIe siècle, la région est intégrée au domaine royal français des rois carolingiens qui disposent des lieux et distribuent les terres à leurs vassaux. Commençe alors au Xe siècle l’édification de châteaux forts contrôlant les routes commerciales, comme celui de Montlhéry, ou pour arrêter les raids Vikings à Corbeil.

Le lieu où se situe Villabé est mentionné dans un ouvrage en 847 sous l’appellation Terra Sancti Marcelli et le nom de Villa Abbatis a été introduit dans le cartulaire de Longpont en 1093[26]. Selon l’historien Jean Lebeuf[30],[m 1], le lieu appelé Villa Abbatis était probablement la possession des religieux de la collégiale Saint-Marcel-lez-Paris. L'abbé Lebeuf note que les chanoines de l'Abbaye de Paris avait la possession d'une terre contiguë à celle d'Essonne, située sur la rivière du même nom. Cette terre, nommée Terra Sancti Marcelli (du nom de l'évèque Saint-Marcel) dont les chanoines de l'Abbaye de Paris avaient les revenus, correspondrait à Villabé et expliquerait l'appellation Villa Abbatis. Toujours selon l'abbé Lebeuf, cette hypothèse est confirmée lorsque l'évèque Étienne évoque en 1138 la construction à Villabé de l’église Saint-Marcel, du nom du neuvième évêque de Paris, Saint-Marcel.

Au début du Moyen Âge, le village est sous la dépendance des comtes de Corbeil. Mais en 1120, le comté de Corbeil est intégré au royaume de France naissant lorsque Hugues III du Puiset, dernier comte de Corbeil, prisonnier du roi Louis VI le Gros, est obligé de lui céder ses terres pour obtenir sa libération[31].

En 1132, Eustachie de Corbeil, épouse de Baudoin de Corbeil puis de Jean d'Étampes, donne la moitié de la dixme de la paroisse Saint-Marcel à la nouvelle abbaye Notre-Dame d'Yerres[32] pour l'entretien de la communauté de l'abbaye qu’elle venait de fonder. Eustachie ne possédait pas seule la dîme de la paroisse, une autre partie appartenait à Adam Lisiard qui en fit don aux moines du prieuré de Longpont avant de partir en croisade vers 1140[30].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Carte de la région de Villabé au XVIIe siècle par Cassini.

Au début du XVIe siècle, Germain de Valenciennes (mort en 1520), écuyer et essayeur général de la Chambre des monnaies, est seigneur justicier (de basse justice) d'Ormoy, de Couppeaux et de Villabé[33]. Mais, à la même époque, le seigneur de Corbeil fait des poursuites pour reprendre cette justice[30].

En 1551, Anne de Valenciennes, fille de Pierre de Valenciennes, notaire, secrétaire du Roi et seigneur d'Ormoy, épouse Louis Budé, écuyer, seigneur de Montgeron et descendant de Dreux Budé[34]. Le contrat de mariage indique que Pierre donne à sa fille des terres du terroir d'Ormoy, près de Corbeil, et aux environs[35]. En 1580, le procès-verbal de la Coutume de Paris mentionne Anne de Valenciennes comme étant Dame de Couppeaux (ou Coppeau) et de Villabé. Et, en 1597, le cahier de la contribution de Corbeil pour le ban et l'arrière ban assure que l'hôtel de Couppeaux, et un fief assis à Villabé, sont la possession d'Annibal Budé, écuyer et petit fils d'Anne et de Louis Budé[30].

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Nicolas de Neufville de Villeroy, 1er duc de Villeroy, possesseur de la terre de Villabé.

Du Moyen Âge, jusqu'au XVIIIs siècle, l'Essonne est une voie navigable empruntée par des bateaux à fond plat qui transportent le blé de la Beauce, le vin et diverses denrées vers Paris. Mais au fur et à mesure de l'installation de moulins sur la rivière, notamment à Villabé, la cohabitation entre mariniers et meuniers devient difficile. Alors, en 1634, la construction d'un canal le long de l'Essonne, entre la Loire et la Seine, est envisagée. Mais, Charles de Neufville, marquis de Villeroy, qui possède de nombreuses terres le long de l'Essonne, s'y oppose. Son fils, Nicolas de Neufville de Villeroy, propose en 1644 d'élargir les écluses sur l'Essonne. Finalement, les travaux n'aboutirent pas. Le projet sera repris à la fin du XVIIIe siècle sous le nom de « canal de Chateaubourg » dont seulement 4 km seront construits entre Villabé et Essonnes[36],[37]

En 1656, Nicolas de Neufville de Villeroy entreprend d'unir les fiefs de Ballancourt, Couppeaux, Villabé et Villoison, à ses fiefs, terres et seigneuries de Villeroy (dans l'actuelle commune de Mennecy). C'est en 1663 que la paroisse de Villabé et tous les hameaux environnants sont intégrés au nouveau duché de Villeroy[36], mettant fin ainsi à la très longue période, allant du début du Môyen Âge jusqu'au milieu du XVIIe siècle, où les seigneurs temporels côtoyaient les seigneurs laïcs.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Plan d'intendance de Villabé en 1785.

En 1738, Gabriel Louis François de Neufville de Villeroy permet l’installation d’une manufacture de cuivre sur les bords de la rivière Essonne au lieu-dit Moulin-Galant.

En 1754, l’abbé Lebeuf décrit la région comme des coteaux couverts de vigne et des prairies à perte de vue, marquant l’importance de la viticulture et du commerce avec Paris[26],[m 1].

Jusqu'à la Révolution, la paroisse de Villabé appartient à la subdélégation de Corbeil dans la généralité de Paris[38]. Ormoy et Villabé ayant été séparés en deux paroisses par l’arrêt du Conseil du roi du 16 octobre 1759 pour la perception de la taille[39].

Dans les cahier de doléances qu'ils rédigent en 15 avril 1789, les habitants de la paroisse Saint-Marcel, dans le duché de Villeroy, écrivent[40] :

«  Les habitants de la paroisse de Villabé, sans la confiance qu'ils ont dans leur souverain, craindraient pour l'avenir, étant surchargés d'impôts en tout genre ; lesquels joints à la cherté excessive du pain, les mettraient hors d'état de subsister. »

Ils expriment le vœu que lors de la tenue des États généraux prévus en mai 1789 à Versailles :

«  il sera établi des lois fixes et déterminées, dans toutes les parties de l'administration, pour le bonheur et le soulagement des peuples, et le règne paisible de Sa Majesté. »

Il souhaitent, entre autres, que les chemins qui avoisinent Villabé soient réparés, en précisant notamment « que le chemin en terre depuis le village de Villabé jusqu'à celui de la Chaussée-de-Montauger [...], soit pavé en blocage : ce chemin leur étant absolument nécessaire pour le transport de leurs vins ainsi que leurs récoltes », et que « toutes les pâtures du territoire de la paroisse soient communes pour tous les paroissiens et que les seigneurs ne puissent point empêcher les lesdits paroissiens d'aller faire paître leur bestiaux dans tout le territoire », mais aussi que « la milice par la voie du sort soit également supprimée comme étant très onéreuse dans les campagnes, en privant les pères de famille et les cultivateurs de bons sujets laborieux et utiles à l'agriculture ».

Le sieur Raffaneau, propriétaire de la manufacture de cuivre royale du hameau de Moulin-Galant, exprime quant à lui ses propres demandes :

«  l'introduction dans le royaume des cuivres [...], venant d'Angleterre, de la Suède, de la Hongrie et des autres pays étrangers, attendus que les mines qui existent en France, ne sont pas assez abondantes pour fournir et entretenir exactement les fabriques qui y sont établies. La prohibition des cuivres fabriqués dans les pays mentionnés ci-dessus, ou du moins l'imposition d'un droit prohibitif, faveur que semblent mériter les manufactures nationales. »

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution française, la commune de Villabé, nouvellement créée, est une petite commune agricole qui compte environ 382 habitants et 74 maisons[41]. C'est aussi au cours de cette période que l’église de la paroisse est partiellement détruite.

Au début du XIXe siècle, la commune compte 400 habitants, 74 maisons, cinq moulins et deux usines[42].

Révolution industrielle[modifier | modifier le code]

L'ancien bâtiment voyageurs de la gare de Villabé mise en service en 1987.

La Révolution industrielle apporte d’importantes évolutions dans la commune avec le déplacement du cimetière en 1845, le percement de la rue de l’Église en 1852, la construction de l’aqueduc de la Vanne en 1866, l’ouverture en 1987 de la voie ferrée Corbeil-Essonnes à Montereau et de la gare de Villabé[43], l’installation de l’eau potable en 1898 dans le village par la famille Darblay qui dirigeait la papeterie[m 1].

Jusqu'en 1860, l'école du village et la mairie se situent dans des maisons à proximité de l'église. Celles-ci sont exiguës et ne peuvent être agrandies pour accueillir de nouveaux écoliers et pour les besoins des services de la commune. La construction d'une nouvelle mairie-école dans le quartier du Pâtis, à l'entré nord-ouest du village, est alors décidée ; elle sera terminée le 18 novembre 1860. En 1884, un nouveau bâtiment est construit en face de la mairie pour accueillir l'école des filles, celle de la mairie devant l'école des garçons[44].

Plan de Villabé vers 1890.

Vers 1890, la commune comporte plusieurs hameaux et écarts : les hameaux de Moulin-Galant, d'Ormoy et de Villoison ; et les écarts de la Petite-Nacelle et de Lambreville. La population est de 849 habitants, dont 527 au bourg, 211 à Moulin-Galant, 53 à Ormoy, 31 à Villoison, 23 à la Petite-Nacelle et 4 Lambreville[45]. À cette époque, aucune route ne dessert Villabé, uniquement des chemins vicinaux au nombre de cinq[45]. Villabé est une commune agricole où on cultive diverses céréales ; blé, seigle, avoine ainsi que la pomme de terre et la betterave à sucre et fourragère. La vigne occupe l'ensemble des coteaux et produit un vin rouge assez estimé[46].

À la fin du XIXe siècle, l'industrialisation continue de s'étendre à Villabé, principalement le long de l'Essonne où les moulins sur la rivière produisent l'énergie nécessaires aux manufactures telles que la papeterie au hameau de Moulin-Galant à l'emplacement de la manufacture de cuivre, annexe de celle de papeterie Darblay établie en aval à Essonnes, et la filature au hameau d'Ormoy, qui produit des tissages de flanelle et des molletons. On note aussi la présence sur les coteaux sud d'une carrière de pierre à chaux dont la poudre, cuite dans un four à Lambreville, est utilisée par les papeteries de Moulin-Galant et d'Essonnes[46].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Villabé vue depuis la gare au début du XXe siècle, avant la construction des immeubles de la cité Darblay de part et d'autre du champ.
L'ancienne propriété des ducs de Villeroy, devenu le bâtiment principal du Village d'enfants en 1972.

Au début de ce siècle, l'essor industriel de la ville s'accentue et le paysage urbain se transforme sensiblement. Le gaz de ville arrive à Villabé en 1908, l'orphelinat Darblay est ouvert en 1910[m 1] et c'est 1925 qu'est construite la cité ouvrière Darblay pour loger les ouvriers des papeteries de la ville, marquant ainsi, le début d’une croissance démographique continue dans la commune.

En 1957, l’ancien orphelinat est transformé en école primaire, l'école Jean-Jaurès.

La construction de l’autoroute A6 en 1959 divise le territoire de la commune en deux parties bien distinctes : à l'est, le village et les cités ouvrières sur les bords des coteaux jusqu'à la ligne de chemin de fer; à l'ouest, les espaces agricoles.

En 1972, une ancienne demeure ayant appartenu avant la Révolution au ducs de Villeroy, puis à la famille Darblay qui y logeait son personnel, devient le « Village d'enfants » de Villabé.

À partir des années 1970, de nombreux lotissements pavillonnaires sont bâtis sur d'anciennes parcelles agricoles autour du cœur du village, le centre ville conserve cependant son aspect historique.

Le centre commercial Villabé A6 est ouvert en avril 1992, il occupe un large espace agricole à l'ouest de l'autoroute marquant ainsi le début de l'urbanisation de cette partie du territoire villabén. L'augmentation de la population entraîne la construction au milieu des années 1990 de nouveaux bâtiments publics à Villabé tels qu'un deuxième groupe scolaire, un gymnase et l’agence postale ouverte en 1994.

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

En 2001 fut construite la bibliothèque municipale, en 2002, l’église paroissiale bénéficia d’une réfection complète, en 2003, la commune se jumela avec son homologue italienne Migliarino, en 2006 fut inauguré le collège Rosa Parks et en 2007 la salle polyvalente La Villa. En 2010, la commune jusqu’alors « célibataire » a rejoint la communauté d'agglomération Évry Centre Essonne[47].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Simple village lors du premier recensement des personnes en 1793 avec trois cent soixante-quatre habitants, la commune a connu une lente et progressive croissance démographique, ne dépassant le cap des cinq cents résidents qu’en 1872 après une forte chute de 20 % de sa population entre 1851 et 1856, franchissant le cap des mille personnes en 1931 avec à cette époque mille trois cent soixante-quatorze habitants. La commune, rurale fut relativement épargnée par le second conflit mondial, ne perdant que 7 % de sa population et resta longtemps à l’écart de l’urbanisation massive de la région, n’atteignant les deux mille résidents qu’au milieu des années 1970. Les trente dernières années modifièrent sensiblement cette évolution avec une poussée démographique, multipliant par deux la population villabéenne entre 1982 et 1999 pour arriver à une relative stabilité durant les années 2000 avec quatre mille huit cent cinquante-deux habitants en 2007. Avec seulement 7 % de la population étrangère en 1999[48], l’immigration compte pour une part relativement faible dans cette croissance.


En 2012, la commune comptait 5 168 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
364 424 384 448 444 440 477 486 492
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
403 466 477 513 615 765 848 840 849
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
882 883 871 876 979 1 374 1 301 1 209 1 443
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
1 676 1 727 1 980 2 554 2 995 4 832 4 856 4 847 5 168
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2004[49].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La pyramide des âges établie pour Villabé en 2009 est sensiblement différente de celle établie pour l’ensemble du département, avec une présence relativement supérieure de résidents compris dans les catégories d’âges de moins de quinze ans et de trente à cinquante-neuf ans et corolairement une présence nettement inférieure de population de plus de soixante-quinze ans et de quinze à vingt-neuf ans. Le caractère récent de l’urbanisation, intervenue à partir des années 1980 et plus particulièrement durant les années 1990 et l’absence sur le territoire d’établissement d’accueil pour personnes âgées et d’établissements scolaires du supérieur expliquent pour partie cette situation. Cependant, en 1999, 39 % de la population était âgée de moins de vingt-cinq ans[50].

Pyramide des âges à Villabé en 2009 en pourcentages[51].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,2 
1,8 
75 à 89 ans
3,3 
10,7 
60 à 74 ans
9,7 
22,7 
45 à 59 ans
22,1 
23,1 
30 à 44 ans
24,3 
18,8 
15 à 29 ans
18,4 
22,8 
0 à 14 ans
22,0 
Pyramide des âges en Essonne en 2009 en pourcentages[52].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,8 
4,4 
75 à 89 ans
6,7 
11,3 
60 à 74 ans
11,9 
19,9 
45 à 59 ans
20,0 
21,9 
30 à 44 ans
21,4 
20,6 
15 à 29 ans
19,2 
21,7 
0 à 14 ans
20,0 

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Politique locale[modifier | modifier le code]

La commune de Villabé est rattachée administrativement à l’arrondissement d'Évry et politiquement au canton de Corbeil-Essonnes-Ouest représenté par le conseiller général Bruno Piriou (PCF) et à la première circonscription de l'Essonne représentée par le député Carlos Da Silva (PS). Le maire actuel, Karl Dirat, préside le conseil municipal composé de vingt-neuf élus. Il est assisté par sept adjoints au maire.

Conseil municipal de Villabé (mandat 2014-2020)[53].
Liste Tendance Président Effectif Statut
« Agir pour Villabé  » SE Karl Dirat 21 Majorité
« Pour Villabé » PS-PCF-EELV Irène Maggini 6 Opposition
« Villabé choisit le bon sens » SE Isabelle Wirth 2 Opposition

L’Insee attribue à la commune le code 91 2 06 659[54], la commune est rattachée au bureau distributeur de poste de Corbeil-Essonnes et partage le même code postal. La commune de Villabé est enregistrée au répertoire des entreprises sous le code SIREN 219 106 598. Son activité est enregistrée sous le code APE 8411Z[55].

Jusqu’en 2010, Villabé ne faisait partie d’aucune intercommunalités à fiscalité propre. Depuis le 1er juillet 2010, elle adhère à la communauté d'agglomération Évry Centre Essonne[56] qui regroupe ainsi six communes. Elle lui a transféré les compétences de développement économique, d’aménagement du territoire, d’équilibre social de l’habitat, de politique de la ville, de distribution d’eau potable, de gestion des équipements culturels, sportifs, de loisirs, des espaces verts, de la voirie[57]. Elle adhère en outre, directement ou indirectement au syndicat mixte de Transport Essonne Centre[58], au syndicat mixte Orge-Yvette-Seine, au syndicat mixte d'assainissement et de restauration de cours d'eau et au syndicat intercommunal pour la revalorisation et l'élimination des déchets et des ordures ménagères[59].

Comptes de la commune[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune disposait d’un budget de 9 027 000 € dont 6 759 000 € de fonctionnement et 2 268 000 € d’investissement[60], financés à 50,57 % par les impôts locaux avec des taux d’imposition fixés à 12,04 % pour la taxe d'habitation, 17,08 % et 54,66 % pour la taxe foncière sur le bâti et le non-bâti[61]. Cette même année, la dette cumulée de la commune s’élevait à 7 438 000 €[62].

En 2009, sur les mille six cent quarante-six logements recensés dans la commune, seuls soixante-douze étaient catégorisés comme logement social répartis entre trois bailleurs sociaux, soit seulement 4 %[63], bien loin des directives de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[64].
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1794 Gautier    
1794 1795 Briard   Ancien parfumeur
1795 1800 Gaudris   Vigneron
1800 1826 Jars   Propriétaire d'une manufacture de cuivre
1826 1828 Deschamps    
1828 1834 Jars    
1834 1840 Desbienne   Propriétaire d'un moulin
1840 1844 Coutteau   Ouvrier
1844 1860 Desbienne   Propriétaire d'un moulin
1860 1873 Charainon   Vigneron
1873 1884 Motteau   Vigneron
1884 1891 Fouché   Vigneron
1891 1894 Lucas   Agriculteur
1894 1903 Voisin   Vigneron
1903 1919 Desassis   Patron d'une entreprise
1919 1929 Morel   Agriculteur
1929 1932 Lucien Adrian   Papetier
1932 1934 Émile Robin   Agriculteur
1934 1945 Lucien Adrian   Papetier
1945 1969 Alfred Lini   Imprimeur
1969 1989 Paul Poisson PCF Électricien
1989 2007 Alain Ramey PS Enseignant
2007 2014 Irène Maggini PS Comptable
2014 en cours Karl Dirat SE Ingénieur divisionnaire du service du commissariat des armées

Tendances et résultats politiques[modifier | modifier le code]

L’analyse des derniers résultats électoraux de Villabé montrent une tendance au vote à gauche des électeurs avec des victoires quasiment systématiques des candidats du parti socialiste ou du Parti communiste français aux élections locales et nationales. En 2002, le député sortant Manuel Valls (PS) enregistra ainsi 54,27 % presque deux points de plus que dans l’ensemble de la circonscription et le candidat sortant Jacques Chirac (RPR) obtint lui aussi un score légèrement supérieur qu’au niveau national, bénéficiant du report de voix des électeurs de Lionel Jospin, arrivé en seconde position dans la commune au premier tour. En 2004, le candidat sortant Bruno Piriou (PCF) obtint une très large majorité avec 68,35 % des suffrages, quatre points supérieurs au résultat enregistré sur la totalité du canton. Cette même année, les candidats socialistes Harlem Désir aux européennes et Jean-Paul Huchon aux régionales arrivèrent largement en tête de ces élections à un tour avec respectivement seize et dix-sept points d’avance sur leurs adversaires. En 2005, les Villabéens rejetèrent massivement le Traité de Rome à 61,25 % des voix, comme ils avaient déjà rejetés en 1992 le Traité de Maastricht à 57,72 %[65]. En 2007, le candidat Manuel Valls (PS) augmenta encore son score dans la commune mais cette fois obtint un score encore plus important dans la circonscription, cette même année, et contrairement aux élections précédentes, c’est le candidat UMP Nicolas Sarkozy qui fut placé en tête au premier comme au deuxième tour lors de l’élection présidentielle. En 2008, le maire sortant Irène Maggini (PS) obtint au premier tour 52,46 % des voix dans le cadre d’une quadrangulaire. En 2009 dans le cadre des élections européennes, c’est à nouveau le candidat UMP Michel Barnier qui arriva en tête devant le candidat Daniel Cohn-Bendit d’Europe Écologie, conformément aux résultats nationaux. En 2010, le président sortant du conseil régional Jean-Paul Huchon renforça encore sa victoire avec cette fois 66,35 % des suffrages au deuxième tour.

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores[modifier | modifier le code]

Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores[modifier | modifier le code]

Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections municipales, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Référendums[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le collège Rosa Park.

Les élèves de Villabé sont rattachés à l’académie de Versailles. La commune dispose sur son territoire des écoles primaires Jean Jaurès et Ariane[82] et du collège Rosa Parks[83]. Hors périodes scolaires, les enfants sont accueillis au centre de loisirs, un espace Jeunes accueille les adolescents[84], deux garderies sont installées dans les écoles communales.

Santé[modifier | modifier le code]

Aucun établissement de santé n’est implanté dans la commune. Les centres hospitaliers les plus proches sont ceux de Corbeil-Essonnes et d’Évry regroupés dès 2011 au sein du centre hospitalier sud francilien. Deux médecins[85], deux chirurgiens-dentistes[86] et deux pharmacies[87] sont installés dans la commune. Un village d’enfants de la Fondation Mouvement pour les Villages d'Enfants est implanté dans la commune depuis 1971[88].

Services publics[modifier | modifier le code]

L’agence postale et le bureau de police municipale.

La commune dispose d’une agence postale[89] construite par la municipalité en 1994. Un des six sites de la direction départementale de l’équipement de l’Essonne est installé à Villabé le long de l’autoroute A6. Le site accueille les services de la Direction régionale et interdépartementale de l'équipement et de l'aménagement qui, depuis 2007, assurent la gestion des routes nationales et des autoroutes sans péage d’Île-de-France. La sécurité de la commune est assurée par la brigade de gendarmerie nationale de Mennecy[90] et le centre de secours principal de Corbeil-Essonnes[91]. Villabé dispose d’une brigade de police municipale. L’organisation juridictionnelle rattache les justiciables villabéens au tribunaux d’instance, de grande instance, de commerce et au conseil de prud’hommes d’Évry, tous dépendants de la cour d'appel de Paris[92].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Localisation des villes jumelées avec Villabé.
Localisation de la ville
Villabé

Villabé a développé des associations de jumelage avec :

Vie quotidienne à Villabé[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

La salle polyvalente La Villa.

La commune, dotée d’un service municipal culturel, dispose de plusieurs espaces d’accès et de pratique culturelle donc l’importante salle polyvalente La Villa, la salle des fêtes Roger Duboz, l’Espace Jeunes servant de Maison des jeunes et de la culture, la bibliothèque municipale Alain Ramey et l’école de musique Harmonies. Occasionnellement, l’église paroissiale Saint-Marcel accueille des concerts. Plusieurs manifestations locales sont organisées dont la fête communale « Villabé en Fête » le dernier week-end du mois de mai. En 2014, une vingtaine d'associations participaient à l’animation culturelle de la commune[m 2].

Sports[modifier | modifier le code]

Le gymnase Paul Poisson.

La commune de Villabé dispose de plusieurs infrastructures permettant la pratique sportive dont les gymnases Paul Poisson et du Bras de Fer, le stade du Chemin Vert, un terrain de rugby à proximité du collège Rosa Parks, deux terrains de football dont un engazonné, un skatepark, plusieurs courts de tennis et un boulodrome. En 2014, vingt associations assuraient l’encadrement de la pratique sportive en club dans la commune[m 2].

Lieux de cultes[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Marcel.

La paroisse catholique de Villabé est rattachée au secteur pastoral de Corbeil-Saint-Germain et au diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes. Elle dispose de l’église Saint-Marcel[94].

Médias[modifier | modifier le code]

Le quotidien régional Le Parisien, dans son édition locale Essonne, ainsi que l’hebdomadaire Le Républicain, relatent les informations locales. La commune est en outre dans le bassin d’émission des chaînes de télévision France 3 Paris Île-de-France, IDF1 et Téléssonne intégré à Télif. L’information institutionnelle est assurée par plusieurs publications périodiques : Le Villabéen, magazine municipal d’information diffusé par la ville ; AggloMag, magazine d’information de la Communauté d'agglomération Évry Centre Essonne[95] ; le Magazine de l’Essonne, mensuel diffusé par le conseil général de l'Essonne[96] et le Journal du Conseil régional, bimensuel diffusé par le conseil régional d'Île-de-France[97].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 42 079 €, ce qui plaçait Villabé au 2 081e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[98].

Toujours 2011, le revenu net imposable moyen dans la commune s’élevait à 29 965 € et 74,7 % de la population était assujettie à l’impôt sur le revenu[i 4].

Emplois, revenus et niveau de vie[modifier | modifier le code]

En 2011, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 3 358 personnes, parmi lesquelles on comptait 77,5 % d'actifs dont 69,6 % ayant un emploi et 7,9 % de chômeurs[i 5].

Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2009[i 5].
Nb. Personnes Pourcentage
Ensemble 3358 100,00%
Actifs 2601 77,50 %
Actifs ayant un emploi 2337 69,60 %
Chômeurs 264 7,90 %
Inactifs 757 22,50 %
Élèves, étudiants 366 10,90 %
Retraités ou préretraités 218 6,50 %
Autres inactifs 171 5,10 %

Parmi la population active de Villabé, les professions intermédiaires et les employés sont les catégories socioprofessionnelles les plus représentées (26,9 % et 37,4 % respectivement). Ces deux catégories ensemble représentent 64,4 % de la population active de Villabé, un taux très élevé pour une ville de la grande couronne de l’Île-de-France. Alors que le taux des professions intermédiaires à Villabé est sensiblement le même que celui de la zone d’emploi d’Évry et de la moyenne nationale (29,2 % et 25,4 % respectivement), le taux des employés est quant à lui nettement supérieur à ceux de la zone d’emploi d’Évry et de la moyenne nationale (27,7 % et 28,2 % respectivement).

Ces taux d’emplois par catégories socioprofessionnelles se retrouvent dans la répartition des emplois par secteurs d’activité puisque les emplois dans le secteur du commerce, des transports et des services divers représentent 79,0 %des emplois ; taux là aussi largement supérieur à ceux de la zone d’emploi d’Évry et de la moyenne nationale (49,5  % et 46,0 % respectivement). Alors que les emplois des secteurs de l’industrie (3,1 %) et de la construction (2,7 %) ont des taux très faibles en comparaison de ceux de la zone d’emploi d’Évry et de ceux de la moyenne nationale.

Une autre caractéristique de la population active de Villabé, est le taux relativement bas de la catégorie socioprofessionnelle comprenant les cadres et les professions intellectuelles supérieures. Cette catégorie ne représente que 10 % de la population active ; il s’agit là d’un taux très en dessous de celui de la zone d’emploi d’Évry (20,1 %) et de celui de la moyenne nationale (19,9 %). L’absence d’entreprises industrielles et la forte présence de commerces et d’entreprises de services sur le territoire de la commune expliquent ces répartitions d’emplois par catégories socioprofessionnelles et par secteurs d’activités.

Emplois par catégorie socioprofessionnelle en 2011.
  Agriculteurs
exploitants
Artisans, commerçants,
chefs d’entreprise
Cadres et professions
intellectuelles supérieures
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Villabé 0,0 % 4,2 % 10,0 % 26,9 % 37,4 % 21,4 %
Zone d’emploi d’Évry 0,3 % 4,5 % 20,1 % 29,2 % 27,7 % 18,2 %
Moyenne nationale 1,8 % 6,2 % 16,9 % 25,4 % 28,2 % 21,5 %
Emplois selon le secteur d'activité en 2011.
  Agriculture Industrie Construction Commerce, transports,
services divers
Administration publique,
enseignement, santé, action sociale
Villabé 0,1 % 3,1 % 2,7 % 79,0 % 15,2 %
Zone d’emploi d’Évry 0,4 % 11,0 % 6,4 % 49,5 % 32,7 %
Moyenne nationale 2,8 % 13,2 % 6,9 % 46,0 % 31,0 %

Sources : Insee[i 6],[i 7],[99],[100].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Le centre commercial Villabé A6.

Villabé est intégrée par l’Insee au bassin d'emploi d’Évry qui regroupait en 2010 soixante quatre communes[101] et 331 301 habitants[102].

La commune fut longtemps agricole et industrielle dont ne subsistaient en 2010 que les papeteries Navarre et Inapa, elle est aujourd’hui presque intégralement tournée vers le secteur tertiaire avec la présence sur son territoire de l’important centre commercial Villabé A6 totalisant soixante-huit commerces, du pôle logistique Eurologistic totalisant vingt-et-un hectares d’entrepôts, le centre d'appel Orange et le centre de techniques automobile pour poids lourds. Une seconde zone d’activité commerciale implantée sur la plaine des Brateaux a été ouverte en 2011, appelée « Derrière la Ferme » elle comporte un magasin d’articles de bricolage, une jardinerie et des enseignes de restauration, de prêt-à-porter, de loisirs et différentes petites boutiques. L'ensemble des cinq parcs d'activités de la commune emploient 2 297 personnes[m 3].

Au 31 décembre 2012, Villabé comptait 392 établissements : 1 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 12 dans l'industrie, 53 dans la construction, 296 dans le commerce-transports-services divers et 30 étaient relatifs au secteur administratif[i 8].

En 2013, 28 entreprises ont été créées à Villabé [i 9], dont 17 par des auto-entrepreneurs[i 10].

En 2013, les cinq premiers employeurs de la commune sont : Carrefour (420 emplois), Orange (400 emplois), Castorama (150 employés), DHL Services Logistiques (145 employés) et Berto Île-de-France Sud (140 emplois)[m 3].

L’ouverture du centre commercial en 1992 a directement touché le commerce de proximité, réduit en 2014 à une boulangerie, une épicerie, deux bars, dont un bar-brasserie, une pharmacie, deux salons de coiffure et une auto-école.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le Cirque de l’Essonne et les cités Darblay sur la droite.

Le territoire de Villabé dispose encore de nombreuses espaces préservés dont près de soixante-huit hectares de forêt et vingt-six hectares de parcs et jardins. Parmi ceux-ci, deux grande zones sont répertoriées par le conseil général au titre d’un espace naturel sensible, le cirque de l’Essonne au nord, d’une superficie d’environ cinquante hectares de culture et prairie, et la vallée de l’Essonne au sud qui mêle espaces boisés et marais[103]. La commune est en outre limitrophe du site classé Natura 2000 des marais des basses vallées de la Juine et de l’Essonne[104]. Le sentier de grande randonnée 11C (tronçon du GR 11) suit cette même vallée durant trente-cinq kilomètres entre La Ferté-Alais et Le Plessis-Chenet en passant au sud du territoire.

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

La commune de Villabé a conservé un patrimoine typique des villages agricoles du Hurepoix avec de nombreux édifices en pierre meulière, tel l’église Saint-Marcel, du XIIe siècle[105], l’ancien lavoir et abreuvoir publique construit en 1898 devenu une halte-garderie[106], un puits rénové en abri de voyageur. Le territoire est aussi traversé par l’aqueduc de la Vanne et du Loing, chargé d’amener les eaux à Paris depuis la Bourgogne. Le sculpteur villabéen François Melin a en outre offert à sa commune une sculpture représentant un grand requin blanc long de six mètres, en métal doré, installé au centre d’un rond-point.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Différents personnages publics sont nés, décédés ou ont vécu à Villabé :

Héraldique et logotype[modifier | modifier le code]

Blason de Villabé

Les armes de Villabé se blasonnent : D’argent à la tierce ondée d’azur posée en barre, accompagnée, en chef, d’un bouquet de trois épis de blé soudés d’or et, en pointe, d’une grappe de raisin de pourpre tigée et feuillée au naturel.[107]

Il s’agit d’armes à enquerre puisque les règles héraldiques interdisent la superposition de deux métaux, ici l’or sur l’argent.

Le blason de la commune est censé figurer les éléments historiques du territoire, les épis de blé symbolisent l’agriculture autrefois présente sur le plateau, les tierces ondées figurent le cours de la rivière l’Essonne et la grappe de raison rappellent la viticulture auparavant réalisée sur les coteaux[108].

La commune s’est en outre dotée d’un logotype.

Logotype de Villabé

Villabé dans les arts et la culture[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Élisabeth Grunberg et Jean-Pierre Bourgeron, Le Hurepoix : Corbeil-Essonnes, Saint-Germain-lès-Corbeil, Villabé, t. IV, J.-P. Bourgeron,‎ janvier 1981 (ISBN 9782903097042)
  • Mémoires vives de Villabé, Villabé au fil du temps : la vigne, l'église, l'Essonne et les moulins, t. I, Dammarie-les-Lys, Lys Editions Amatteis,‎ décembre 2011, 224 p. (ISBN 9782868492845)
  • Mémoires vives de Villabé, Villabé au fil du temps : les écoles, les personnages célèbres du villabes, le château de Villoison, t. II, Dammarie-les-Lys, Lys Editions Amatteis,‎ janvier 2013, 224 p. (ISBN 9782868492876)
  • Mémoires vives de Villabé, Villabé au fil du temps : les rues, les commerces, les voies ferrées, le monde agricole, t. III, Dammarie-les-Lys, Lys Editions Amatteis,‎ janvier 2015, 224 p. (ISBN 9782868492944)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. La liste d'Isabelle Wirth déposée à la préfecture de l'Essonne portait la mention sans étiquette (« comme précisé sur son site de campagne »), la préfecture a remplacé cette mention par la mention MoDem.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  • Dossier relatif à la commune, [lire en ligne (page consultée le 31 décembre 2014)]
  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  5. a et b EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  6. EMP T7 - Emplois par catégorie socioprofessionnelle en 2011.
  7. EMP T8 - Emplois selon le secteur d'activité.
  8. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2012.
  9. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2013.
  10. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2013.

Site de la mairie[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Histoire de la commune » (consulté le le 31 décembre 2014).
  2. a et b « Les associations » (consulté le le 31 décembre 2014).
  3. a et b « Panorama économique de Villabé » (consulté le 31 décembre 2014).

Autres références[modifier | modifier le code]

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  4. Orthodromie entre Villabé et Paris sur le site lion1906.com Consulté le 26/08/2012.
  5. Orthodromie entre Villabé et Évry sur le site lion1906.com Consulté le 26/08/2012.
  6. Orthodromie entre Villabé et Palaiseau sur le site lion1906.com Consulté le 26/08/2012.
  7. Orthodromie entre Villabé et Étampes sur le site lion1906.com Consulté le 26/08/2012.
  8. Orthodromie entre Villabé et Corbeil-Essonnes sur le site lion1906.com Consulté le 26/08/2012.
  9. Orthodromie entre Villabé et La Ferté-Alais sur le site lion1906.com Consulté le 26/08/2012.
  10. Orthodromie entre Villabé et Arpajon sur le site lion1906.com Consulté le 26/08/2012.
  11. Orthodromie entre Villabé et Montlhéry sur le site lion1906.com Consulté le 26/08/2012.
  12. Orthodromie entre Villabé et Milly-la-Forêt sur le site lion1906.com Consulté le 26/08/2012.
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  104. Fiche du site classé Natura 2000 des Marais des basses vallées de la Juine et de l’Essonne sur le site du ministère de l’Environnement. Consulté le 01/11/2010.
  105. Fiche de l’église Saint-Marcel sur le site topic-topos.com Consulté le 01/11/2010.
  106. Fiche de l’ancien lavoir sur le site topic-topos.com Consulté le 01/11/2010.
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  108. Source: Plaquette "Bienvenue à Villabé", Service Communication Mairie de Villabé 1998
  109. Carte des aires d’autoroute APRR sur le site officiel du concessionnaire. Consulté le 05/11/2009.
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  111. Le site internet du Figaro du 11 octobre 2009
  112. Le site internet de TF1-LCI du 11 octobre 2009
  113. Liste des films tournés à Villabé sur le site L2TC.com Consulté le 05/12/2010.