Villabé

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Villabé
Le cirque de l'Essonne etles immeubles de la cité Darblay.
Le cirque de l'Essonne et
les immeubles de la cité Darblay.
Blason de Villabé
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Essonne
Arrondissement Évry
Canton Corbeil-Essonnes-Ouest
Intercommunalité Communauté d'agglomération Évry Centre Essonne
Maire
Mandat
Karl Dirat
2014-2020
Code postal 91100
Code commune 91659
Démographie
Gentilé Villabéens
Population
municipale
5 168 hab. (2012)
Densité 1 133 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 35′ 21″ N 2° 27′ 13″ E / 48.5890438, 2.453494448° 35′ 21″ Nord 2° 27′ 13″ Est / 48.5890438, 2.4534944  
Altitude Min. 40 m – Max. 89 m
Superficie 4,56 km2
Localisation

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Liens
Site web villabe.fr

Villabé[in 1] (prononcé [vilabe ] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une commune française située à trente et un kilomètres au sud-est de Paris dans le département de l’Essonne en région Île-de-France. Délimité au sud et à l'est par le dernier méandre de l'Essonne avant sa confluence avec la Seine, entre l'extrémité est du plateau agricole du Hurepoix et la vallée de la rivière, le territoire de la commune s'inscrit dans un paysage de transition qui a longtemps structuré l'activité humaine de ses habitants.

Le plateau, autrefois espace agricole voué à la culture céréalière, occupe tout le quart nord-ouest du territoire. De grandes zones commerciales et logistiques ont, depuis les années 1990, remplacé peu à peu les parcelles de blé, de pommes de terre et de betteraves. Les coteaux qui descendent lentement vers l'Essonne ont, de part leur exposition au sud et à l'est, autrefois été occupés par des vignobles disparus à la fin XIXe siècle victimes du phylloxéra. C'est sur un de ces coteaux que le village historique s'est établi, au nord-est, à l’abri des vents d'ouest. Le bourg s'est progressivement étendu sur l'ensemble des coteaux orientaux pour finalement en occuper tout l'espace à l'exception notable au nord-est d'un large vallon, connu sous le nom de cirque de l'Essonne, formé par l'élargissement du bassin de la rivière en cet endroit et le rapprochement du plateau en direction de la Seine. La vallée de l'Essonne, quant à elle, reste une zone humide préservée. La rivière, dont le débit régulier a permis l'installation de moulins à eau, d'abord pour la minoterie puis pour entrainer les machines des manufactures qui se sont installées à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle aux hameaux d'Ormoy et de Moulin-Galant. Ce sont ces manufactures qui ont influencé l'essor économique de la commune pendant la Révolution industrielle.

Le village de Villabé, d'abord marqué par l'agriculture et la viticulture jusqu’au XVIIIe siècle, puis par l’industrie papetière de la famille Darblay au XIXe siècle, connait depuis cette époque une croissance démographique lente et régulière, portée par les grandes infrastructures de transports et de services développées sur son territoire. C’est en 2015 une commune au confins de l’urbanisation de l’agglomération d’Évry-Corbeil-Essonnes, riche d’un pôle logistique et commercial important et d’un patrimoine naturel préservé dans les marais de la basse vallée de l’Essonne.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Vue d'une carte montrant la situation de la commune au sein de son département.
Position de Villabé en Essonne.
Vue d'une rue bordée de maisons descendant vers un grand espace vert ; agglomération urbaine en arrière-plan.
L'avenue de la Vieille-Côte, le cirque de l’Essonne et Corbeil-Essonnes à l'arrière plan.

Villabé est située dans la région Île-de-France, à l’est du département de l’Essonne, intégralement intégré à l’agglomération parisienne, à la frontière de l’ancien pays, aujourd’hui la région naturelle du Hurepoix.

Le territoire communal s’inscrit dans un carré approximatif de 2,5 kilomètres de côté totalisant 456 hectares. L’Institut national de l'information géographique et forestière (IGN) attribue les coordonnées géographiques 48°35’20" Nord et 02°27’21" Est au point central de ce territoire[1].

Du sud-ouest au nord-est, la rivière l’Essonne coule sur le territoire municipal à travers des marais, formant des îles naturelles. Du sud au nord, le territoire est en outre traversé par les canalisations pour parties souterraines de l’aqueduc de la Vanne et du Loing. Le territoire se partage entre un plateau à l’ouest et un cirque naturel à l’est dominant le cours de la rivière, il s’étage entre une altitude maximale de quatre-vingt-neuf mètres et une altitude minimale de quarante mètres.

À vol d'oiseau, la commune est située à 31,3 kilomètres au sud-est de Paris-Notre-Dame[2], point zéro des routes de France, 5,3 kilomètres au sud de la préfecture Évry[3], 21,0 kilomètres au sud-est de Palaiseau[4], 27,8 kilomètres au nord-est d’Étampes[5], 2,9 kilomètres au sud-ouest de Corbeil-Essonnes[6] et 15,8 kilomètres au nord-ouest de Melun[7].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Vue d'une maison construite à cheval sur une rivière.
Un des trois ponts d'Ormoy sur l'Essonne marquant la limite entre Villabé et Ormoy.

La rivière l’Essonne marque la frontière naturelle au sud-ouest avec Mennecy, au sud et au sud-est avec Ormoy et à l’est avec Corbeil-Essonnes, la limite se poursuit en suivant les parcelles de la zone industrielle de la Nacelle et à travers champs au nord-est avec cette même commune. Au nord, le chemin d’Essonnes à Villabé puis la route de Lisses marquent en partie la frontière avec Lisses, qui partage au nord-ouest le Clos aux Pois et à l’ouest les espaces agricoles jusqu’au cours d’eau.

Communes limitrophes de Villabé
Lisses Lisses Corbeil-Essonnes
Lisses Villabé Corbeil-Essonnes
Mennecy Ormoy Ormoy

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Carte montrant en couleurs le zonage géologique simplifié d'une commune
Carte géologique simplifiée de Villabé.
Vue d'un quartier d'une ville construit au flanc d'un coteau et alternant maisons individuelles et petits espaces verts.
Le quartier de l’Ormeteau, sur un coteau de la vallée de l’Essonne.
Une inscription au bas d'un mur d'un bâtiment indiquant l'altitude de 46,9 m
Altitude de 46,9 m inscrite au bas d'un mur de l'ancien bâtiment voyageurs de la gare de Villabé.

Villabé se situe à l’extrême est du plateau du Hurepoix. La commune est répartie sur les bords de ce plateau et s’étage entre une altitude maximale de 89 mètres sur un coteau au lieu-dit Les 44 arpents au nord-ouest du territoire[8] et une altitude minimale de 40 mètres au nord-est, au creux du cirque de l'Essonne à proximité du hameau de la Petite-Nacelle[9]. La déclivité arrondie orientée vers le lit de la rivière forme le milieu naturel du cirque. Au sud-ouest, au hameau d'Ormoy, en bordure de la rivière, l’altitude atteint 46 mètres[10]. Le centre-ville, à l’est, est lui approximativement situé à 84 mètres d’altitude[11].

Géologiquement intégré au bassin parisien, le territoire communal est situé à l'extrémité sud-ouest du plateau calcaire de la Brie, plateau recouvert de lœss fertile et favorable à la grande culture céréalière. Les sols affleurants du territoire de de la commune se répartissent selon cinq strates liées à leur composantes et à leur âge géologiques. La partie ouest et nord-ouest du territoire de la commune (plateau du Hurepoix) date du Quaternaire, elle est formée de limon des plateaux (LP) de composition argilo-marneuse. Le haut des coteaux de la vallée de l’Essonne, sur leurs flancs sud et ouest, date du Stampien inférieur (g1b), ils sont composés de calcaire et de meulière de Brie. La partie médiane des coteaux de la vallée de l’Essonne date aussi du quaternaire, c’est une couche de colluvions limoneuses (C) composée d’éboulis ou d’alluvions d’origines variées, argilo-sablonneuse ou caillouteuse. La partie basse des coteaux date du Bartonien supérieur (e7-6), elle est composée de calcaire de Champigny. La bande aux abords de l’Essonne date de l’Holocène (Fy), elle est composée de sable, de graviers calcaires ou siliceux[12],[13].

Géologie de la commune de Villabé selon l'échelle des temps géologiques[12],[13].
Ères Périodes géologiques Époques géologiques Nature des sols
Cénozoïque Quaternaire Holocène Sables et graviers calcaires ou siliceux (Fy) recouvrant les abords de l’Essonne.
Couche de colluvions limoneuses (C) composée d’éboulis ou d’alluvions d’origines variées, argilo-sablonneuse ou caillouteuse recouvrant la partie médiane des coteaux de la vallée de l’Essonne.
Limon des plateaux (LP) de composition argilo-marneuse recouvrant la partie ouest et nord-ouest du territoire de la commune (plateau du Hurepoix).
Pléistocène
Néogène Pliocène non présent.
Miocène non présent.
Paléogène Oligocène Calcaire et meulière de Brie (g1b) recouvrant le haut des coteaux de la vallée de l’Essonne et leurs flancs sud et ouest
Éocène Calcaire de Champigny (e7-6) recouvrant la partie basse des coteaux.
Paléocène non présent.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est situé dans le bassin versant de l’Essonne. La rivière marque les limites sud et est de la commune en formant un arc de cercle sur une longueur de cinq kilomètres. Dans son parcours au sud de la commune, la rivière se divise en petits bras : le bras gauche sur lequel est situé le moulin de Villoison, le bras droit le long duquel se trouve le moulin d’Ormoy, et le bras de la petite Essonne qui traverse le parc de Châteaubourg. Puis, en se dirigeant vers l’est, la rivière crée une zone humide composée d’étangs et de zones marécageuses. Brusquement, au niveau du pont de l’autoroute A6 qui la franchit, la rivière bifurque à angle droit et remonte vers le nord en direction de Corbeil-Essonnes. La rivière se divise à nouveau en deux bras au milieu desquels se trouve la grande île de Moulin Galant. Les bras de la rivière se rejoignent au lieu-dit La Nacelle et l’Essonne poursuit son parcours dans Corbeil-Essonnes où elle rejoint la Seine après s’être à nouveau divisée. Une station de mesure hydrométrique était implantée dans la commune entre 1985 et 1993[14].

Les canalisations des aqueducs de la Vanne et du Loing franchissant l'Essonne.

L'aqueduc de la Vanne et du Loing, qui alimente Paris en eau potable par le réservoir de Montsouris, traverse le territoire de la commune dans sa partie ouest (du sud au nord en direction de Lisses). Une station de relevage, située au bord du plateau du Hurepoix, permet de relever l’eau du niveau de l’Essonne (qui est enjambée par des canalisations métalliques) jusqu’au niveau du plateau.

Deux petits lacs sont implantés au sud de la commune au lieu-dit Les Brettes, un bassin de rétention des eaux pluviales a été aménagé dans la plaine des Brateaux en arrière de l’aire de service de Lisses, un second lac de rétention des eaux de pluie est disposé à l’ouest du bourg à l’angle des rues de Cassiopée et d’Ambreville.

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Essonne.

Villabé est située en Île-de-France, elle bénéficie d’un climat océanique dégradé aux hivers frais et aux étés doux, en étant régulièrement arrosée sur l’ensemble de l’année. En moyenne brute annuelle, la température s’établit à 11,7 °C, avec une moyenne maximale de 15,8 °C et une moyenne minimale à 7,6 °C. Les températures moyennes mensuelles extrêmes relevées sont de 25,3 °C en juillet au maximum et 1,6 °C en janvier au minimum, mais les records enregistrés s’établissent à 40,0 °C le 12 août 2003 et -19,6 °C le 17 janvier 1985. Du fait de la moindre densité urbaine entre Paris et sa banlieue, une différence négative de un à deux degrés Celsius se fait sentir, surtout en début de journée. Les précipitations sont également réparties sur l’année, avec un total annuel de 615,4 millimètres de pluie et une moyenne approximative de 50 millimètres par mois.

Données climatiques à Villabé.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,6 1,5 3,9 5,9 9,7 12,7 14,7 14,3 11,4 8,4 4,5 2,3 7,6
Température moyenne (°C) 4,2 4,7 7,9 10,6 14,5 16,7 20 19,7 16,3 12,4 7,5 4,7 11,7
Température maximale moyenne (°C) 6,4 7,9 11,9 15,3 19,3 22,6 25,3 25,1 21,2 16,3 10,5 7,1 15,8
Précipitations (mm) 49,4 41,2 47,2 49,4 59,3 49 58 51,5 48,8 57,6 49,8 52,4 615,4
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale d'Orly de 1981 à 2010[15].


Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte représentant en couleurs la typologie d'occupation des sols d'une commune.
Carte schématique d’occupation des sols de Villabé 2008.

Le territoire municipal est à la fois urbanisé et rural dans des proportions sensiblement équivalentes en 2003 avec 47 % de terres cultivées, de forêt et d’espaces aquatiques et 42 % d’espaces urbains construits. Mais, à partir du milieu des années 1990, l'ensemble des espaces agricoles situés à l'ouest de l'autoroute A6 ont été peu à peu occupés par des zones commerciales ou par des entrepôts logistiques.

Entre 2008 et 2012, l'urbanisation du territoire de la commune a continué au détriment des espaces agricoles (- 17,11 ha.), notamment par la construction de nouveaux espaces commerciaux (+ 7,88 ha.) et de voiries (+ 5,66 ha.) sur les terrains situés à l'ouest de l'autoroute[16].

Occupation des sols en 2008 et 2012[16].
Type d’occupation 2008 2012 Bilan
Espace agricoles, forestiers et naturels
(forêts, milieux semi-naturels, espaces agricoles, eau)
204,36 ha 44 % 187,25 ha 40 % -17,11 ha en diminution
Espaces ouverts artificialisés
(espaces verts urbains, espaces ouverts à vocation de sports, de tourisme et de loisirs, cimetières et autres espaces ouverts)
62,48 ha 13 % 63,23 ha 13 % 0,75 ha en augmentation
Espaces construits artificialisés
(babitat individuel ou collectif, activités économiques et industrielles, transports, carrières, décharges et chantier)
201,70 ha 43 % 218,06 ha 47 % 16,36 ha en augmentation

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Représentation des  routes, rivières et zones d'habitation d'une commune sur une carte.
Carte schématique des routes, rivières et zones d'habitation de Villabé.

La commune de Villabé est aujourd’hui traversée par plusieurs axes importants de communication, le premier d’entre eux étant l’autoroute A6 qui traverse le territoire du nord au sud sur près de trois kilomètres. La commune et l’autoroute ont donné leur nom à l’aire de service de Villabé dans le sens Lyon-Paris, à l’échangeur autoroutier Lisses-Villabé et au centre commercial Villabé A6.

La commune n'est accessible que par cinq routes de faible envergure : la route départementale 260, au nord, en provenance de l'échangeur de l'autoroute ou de Lisses ; la route de Villoison, à l’ouest vers la RD 153 ; la route d’Ormoy qui franchit la rivière au sud, la Grande-Rue au sud-est, qui franchit la rivière à Moulin-Galant ; et l’avenue de la Gare au nord-est en provenance de Corbeil-Essonnes.

Cependant, de par la position géographique de Villabé, au bord du plateau de l'Hurepoix, enclavée entre les coteaux du cirque de l'Essonne, la boucle de la rivière, la voie ferrée et l'autoroute A6, les accès routiers à la ville elle-même sont contrains et limités. L'accès principal à la ville est situé à son entrée ouest, à l'intersection des routes venant de l'autoroute et du centre commercial. Ce point de passage est un point noir routier provoquant de nombreux embouteillages en soirée car il est non seulement le point d'entrée de la ville mais aussi le lieu de transit de tous les véhicules en direction de Corbeil-Essonnes et des poids-lourds désirant accéder aux papeteries de Villabé situées à l'est de la ville.

La commune est par ailleurs située à dix-sept kilomètres au sud-est de l’aéroport de Paris-Orly directement accessible par l’autoroute et à quarante-sept kilomètres au sud-ouest de l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle.

Transport en commun[modifier | modifier le code]

Dans sa partie est, le territoire est traversé par la ligne de Corbeil-Essonnes à Montereau principalement empruntée par la ligne D du RER et sur laquelle est implantée la gare de Villabé. Avec un cadencement de 15 min aux heures de pointe et de 60 min le reste de la journée, les trains de la ligne D permettent, au départ de Villabé, de relier les gares de Corbeil-Essonnes, Melun et Paris en respectivement 6 min, 30 min et 50 min.

Plusieurs lignes d’autobus desservent la commune :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

La commune de Villabé est composée outre le centre-ville de plusieurs hameaux : la Petite-Nacelle au nord, le Moulin d'Ormoy au sud, Moulin-galant au sud-est et partagé avec Corbeil-Essonnes, et Villoison à l’ouest. Aux hameaux s’ajoutent les lieux-dits tels que la Chopinière et les Brettes au sud, la plaine à Robin et la plaine aux Brateaux à l’ouest, les Coudras au nord. Plusieurs sites ont conservé une appellation historique dont la plaine des Quarante-quatre arpents sur le plateau, les Bras de fer et les Bas Cornus au nord sur les coteaux du cirque de l’Essonne, les Courtes-Épluches et les Linottes en bordure de l’Essonne. Dans le centre, les lotissements successifs ont donné naissance aux ensembles de l’Ormeteau, de Vaux-Luisants, des Heurts et des Échaudés.

Vue d'un plan montrant la position et les noms des anciens hameaux et lieux-dits de la commune
Les hameaux et lieux-dits historiques sur le plan du cadastre napoléonien au début du XIXe siècle.

De nombreuses voies de Villabé portent encore le nom des anciens lieux-dits de Villabé : le chemin des Bas-Cornus, le chemin du Bas-des-Brettes, le chemin du Milieu-des-Brettes, le chemin des Échaudés, le chemin des Heurts, le chemin de l'Ormeteau, la ruelle aux Brunets, ou la rue des 44 Arpents.

Évolution de l'habitat[modifier | modifier le code]

Jusqu'au milieu du XXe siècle, villabé reste une commune essentiellement rurale. Les habitations sont essentiellement groupées dans le bourg, autour de l'église et de la place de la Croix (actuelle place Roland Vincent) vers laquelle convergent les principales rues du village. En dehors du bourg, où le nombre de maisons croit sensiblement du début du XIXe siècle et jusqu'aux années 1960, l'habitat des hameaux reste stable[mv3 1].

Évolution du nombre de maisons à Villabé de 1851 à 1936[mv3 1].
1851 1881 1901 1936
Le bourg 82 96 96 167
Hameau de Villoison 9 7 8 11
Hameau d'Ormoy 10 3 3 Le moulin
Hameau de Moulin-Galant 12 11 10 12
Hameau de la Petite-Nacelle 3 3 2 3
Écart de Lambreville 1 2 1 0
Écart de La Chopinière 1 1 0 0

À l'instar des communes de la grande couronne de l'Île-de-France, dont l'urbanisation s'accélère à partir des années 1960, Villabé voit son espace urbain s'étendre à la suite de l'implémentation de zones pavillonnaires telles que les 90 pavillons dans le clos Motteau et les 51 pavillons entre les deux rangées des immeubles de la cité Darblay à la fin des années 1970[m 1], le lotissement des coquelicots (31 maisons) dans les années 1980[m 2] et les ZAC des Demoiselles (126 maisons) et des Heurts (plus de 350 logements individuels et collectifs) dans les années 1990[m 3]. Les années 2000 et 2010 voient la réalisation de petites résidences, constituées de petits immeubles ou de maisons mitoyennes, pour faire face au manque de logements sociaux dans la commune [m 3].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

le centre-ville de la commune a conservé un caractère rural, majoritairement constitué de maisons traditionnelles en pierre meulière, complété de petit habitat collectif ancien et de lotissements pavillonnaires récents.

La morphologie urbaine de Villabé se caractérise par une majorité de maisons individuelles, notamment en centre-ville historique avec la présence de meulières et de corps de ferme typiques du bassin parisien autour de l’église, réhabilités et mis en valeur par un aménagement urbain à tendance traditionnelle (pavage partiel des voies, enfouissement des réseaux électriques et téléphoniques, mobilier urbain adapté).

À l’est du bourg subsistent les anciennes cités ouvrières bâties au XIXe siècle par la famille Darblay, un habitat collectif composé d’immeubles de trois étages en pierre meulière. Les lotissements successifs entamés durant les années 1970 ont entraîné la constitution de zones pavillonnaires tout autour du centre-bourg jusqu’en bordure de la voie ferrée à l’est et de l’autoroute à l’ouest. À l’ouest de la tranchée d’autoroute se trouve un terrain partagé entre terres cultivées, habitat diffus et zones commerciales et industrielles, avec la présence du centre commercial Villabé A6, de l’aire de service autoroutière et des vastes entrepôts de la zone Eurologistic.

Logements[modifier | modifier le code]

En 2011, le nombre total de logements dans la commune était de 1 898, alors qu'il était de 1 029 en 1990[i 1]. Parmi ces logements, 93,1 % étaient des résidences principales, 0,3 % des résidences secondaires et 6,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 73,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 26,6 % des appartements[i 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 77,3 %, celles des locataires était de 21,6 %, dont 8,0 % de logements HLM loués vides. La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était de 8 % contre 3,5 % en 2006, leur nombre ayant augmenté de 58 à 141[i 3].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 37,4 %, en hausse sensible par rapport à 1999 (29,9 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était toujours inférieure au seuil légal de 20 % et même en baisse : 17,0 % contre 18,8 % en 1999, leur nombre ayant diminué de 721 à 705[i 3], grâce à plusieurs programmes lancés par la municipalité depuis 2010 de construction de logements de type HLM, sous la forme de petits immeubles ou de maisons individuelles mitoyennes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu où se situe Villabé est mentionné dans un ouvrage sous l’appellation Terra Sancti Marcelli en 847[17] et sous la forme latinisée Villa Abbatis en 1093 (cartulaire de Longpont)[17] ou en 1081[18],[19].

Vers 1750, le nom du village s’orthographiait Villabbé sur une carte de Cassini[m 4], mais aussi Ville Abbé sur le plan d'intendance de la paroisse en 1785[20]. La commune fut créée en 1793 avec son nom actuel[21]. La suppression d’un b sert à éviter la référence religieuse dans sa forme écrite lors de la révolution française.

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en Ville- aux sens anciens de « domaine (rural) »[22] ou de « village »[22],[19]. Selon Albert Dauzat et Charles Rostaing, l'appellatif toponymique Ville n'a pris que peu à peu le sens de « village » à partir du XIe siècle[Note 1].

Le second élément -abé représente l'ancien français abbe « abbé ». En réalité Villabbe est la forme contractée de Ville l'abbe « domaine de l'abbé ». C'est un cas régime sans préposition (ni a ni de) caractéristique de l'ancien français, formule fréquemment employée lorsque le déterminant est une personne[23]. Il s'est fixé dans des noms de lieux comme Pont-l'Évêque, Bourg-la-Reine ou Bois-l'Abbé, etc.

Ce type de composé toponymique en Ville- (déterminé + déterminant) est caractéristique des formations plus tardives et plus méridionales que celui en -ville (déterminant + déterminé), de sorte que Villabé a pour homonyme les nombreux Abbeville, généralement latinisés en Abbatis villa dans les textes rédigés en latin médiéval.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Carte montrant le territoire d'un peuple préromain.
Position de Villabé dans le territoire des Parisii, IIe siècle av. J.-C..

La découverte aux XIXe et XXe siècles de silex taillés dans le parc du domaine de Montauger, réparti sur les territoires des communes de Lisses et de Villabé, atteste d’une présence humaine dès l’Âge de la pierre[24],[m 5].

À partir du IIIe siècle av. J.-C., le territoire communal se situe au sud du territoire de la tribu des Parisii, à proximité de celui des Sénons dont la limite se situait sensiblement à hauteur de celui de la commune du Coudray-Montceaux[GM 1].

Les gallo-romains défrichent les forêts du plateau de l'Hurepoix, sur lequel se situe le territoire communal, créent des espaces agricoles sur les terres conquises sur les forêts et commencent à cultiver la vigne[GM 2]. Le plateau voit s'édifier de nombreuses de villae rusticae qui dominent les riches vallées de la Seine, de l'Essonne, de l'Orge, ou de l'Yvette comme en témoignent les résultats de fouilles archéologiques à Orsay.

L'évangélisation de la région commence au IVe siècle et s'achève au VIe siècle avec l’édification dès l’an 600 d’une petite chapelle chrétienne à Corbeil et d'une paroisse à Essonnes[GM 3], deux villes voisines de Villabé.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Statue représentant un évêque bénissant.
L'évêque Marcel, saint patron de la collégiale Saint-Marcel-lez-Paris dont les chanoines étaient propriétaires de terres de Villabé.
Carte représentant une partie de la France médiévale.
Position de Villabé dans l'Île-de-France historique au Moyen Âge central.

À partir du VIIIe siècle, la région est intégrée au domaine royal français des rois carolingiens qui disposent des lieux et distribuent les terres à leurs vassaux. Commence alors au Xe siècle l’édification de châteaux forts contrôlant les routes commerciales, comme celui de Montlhéry, ou pour arrêter les raids Vikings à Corbeil.

Selon l’historien Jean Lebeuf[17], le lieu appelé Villa Abbatis au XIe siècle était probablement la possession des religieux de la collégiale Saint-Marcel-lez-Paris. L'abbé Lebeuf note que les chanoines de l'Abbaye de Paris avait la possession d'une terre contiguë à celle d'Essonne, située sur la rivière du même nom. Cette terre, nommée Terra Sancti Marcelli (du nom de l'évêque Saint-Marcel) dont les chanoines de l'Abbaye de Paris avaient les revenus, correspondrait à Villabé et expliquerait l'appellation Villa Abbatis. Toujours selon l'abbé Lebeuf, cette hypothèse est confirmée lorsque l'évêque Étienne évoque en 1138 la construction à Villabé de l’église Saint-Marcel, du nom du neuvième évêque de Paris, Saint-Marcel.

Au début du Moyen Âge, le village est sous la dépendance des comtes de Corbeil. Mais en 1120, le comté de Corbeil est intégré au royaume de France naissant lorsque Hugues III du Puiset, dernier comte de Corbeil, prisonnier du roi Louis VI le Gros, est obligé de lui céder ses terres pour obtenir sa libération[GM 4].

En 1132, Eustachie de Corbeil, épouse de Baudoin de Corbeil puis de Jean d'Étampes, donne la moitié de la dîme de la paroisse Saint-Marcel à la nouvelle abbaye Notre-Dame d'Yerres[mv1 1] pour l'entretien de la communauté de l'abbaye qu’elle venait de fonder. Eustachie ne possédait pas seule la dîme de la paroisse, une autre partie appartenait à Adam Lisiard qui en fit don aux moines du prieuré de Longpont avant de partir en croisade vers 1140[17].

La région de Corbeil est dévastée tout au long de la guerre de Cent Ans. Ville stratégique, de part notamment sa position près de la Seine qui donne accès à Paris par le fleuve, Corbeil est à plusieurs reprises assiégée ou conquise par les différentes armées ou compagnies à la solde des grands seigneurs. Au moment de la révolte d'Étienne Marcel, la ville est prise par les troupes du dauphin Charles qui la pillent. Puis, par les Parisiens lors des Jacqueries de 1357 et par les bandes à la solde des Anglais qui ravagent Corbeil et les bourgs voisins comme Arpajon et Montlhéry en 1358 et 1359[GM 5]. En 1417, Corbeil est assiégée par les Bourguignons mais ne peuvent la prendre la ville. Les Anglais occupent Corbeil lorsque qu'Isabeau de Bavière s'y réfugie[GM 6]. Durant tous ces sièges et occupations, les alentours sont dévastés par les pillages, la peste et la guerre civile. Villabé, village voisin, n'est pas épargné ; son église est endommagée à cette période, elle sera rénovée en 1467[25].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Blason de Germain de Valenciennes[26].

Au début du XVIe siècle, Germain de Valenciennes, écuyer et essayeur général de la Chambre des monnaies, est seigneur des fiefs d'Ormoy, de Villabé et de Coupeau (un fief de Villabé, écrit aussi Coupeaux ou Couppau)[27],[17]. Il avait acheté au roi la justice de ces lieux. Mais, à la même époque, sous François Ier, le seigneur engagiste de Corbeil fait des poursuites pour la lui reprendre[17]. Germain de Valenciennes possédait aussi à Paris l'hôtel dit de Petite-Bretagne que son père, Jean de Valenciennes, avait acheté avant 1449[28].

Germain de Valenciennes est mort en 1520. Il a été inhumé dans l'ancienne église Saint-Thomas-du-Louvre, située à proximité de l'hôtel de la Petite-Bretagne, aux côtés du corps de sa première femme, Antoinette Budé, petite fille de Dreux Budé. Près du porche de l'église, on pouvait lire l’épitaphe de Germain de Valenciennes[29] :

«  Cy-gist noble homme Germain de Valenciennes, en son vivant escuyer, (Sr) d'Ormoy, Coupeaulx et Villabé, et général essayeur du Roi, nostre sire, en sa chambre des monnoyes à Paris ; qui trespassa l'an 1520, le mardi 15e mars.

Et aussy gist noble damoiselle Anthoinette Budé, jadis sa première femme, laquelle décéda le mardy 21e d'avril 15..., après Pasques. »

À la mort de Germain de Valenciennes, l'hôtel de la Petite-Bretagne devient la possession de son fils Jean, de 1530 à 1565, puis d'Anne, Claude et Germain II de Valenciennes, les enfants de Jean de Valenciennes. L’hôtel de Petite-Bretagne est alors nommé hôtel de Coupeau car Germain II de Valenciennes est aussi seigneur d'Ormoy et de Coupeau.

En 1551, Anne de Valenciennes, fille de Pierre de Valenciennes, un descendant de Germain de Valenciennces, notaire et Secrétaire du roi et seigneur d'Ormoy, épouse Louis Budé, écuyer, seigneur de Montgeron et descendant lui aussi de Dreux Budé[30]. Le contrat de mariage indique que Pierre donne à sa fille des terres du terroir d'Ormoy, près de Corbeil, et aux environs[31]. Plus tard, dans un acte du daté du 22 avril 1573, Germain II de Valenciennes, écuyer, seigneur d'Ormoy et des Copeaux en partie, fait une donation à Claude de Troye, écuyer d'écurie du Roi et du duc de Nemours, son cousin issu de germain et à ses enfants des terres et seigneuries d'Ormoy (près de Corbeil), des Copeaux (près de Villabé), de Villoison (près de Villabé), d'Écharcon et de Montceaux (près de Corbeil), avec les droits qui y sont attachés[32].

En 1580, le procès-verbal de la Coutume de Paris mentionne Anne de Valenciennes comme étant Dame de Couppeaux (ou Coppeau) et de Villabé. Et, en 1597, le cahier de la contribution de la châtellenie de Corbeil pour le ban et l'arrière ban assure que l'hôtel de Couppeaux, ainsi qu'un fief assis à Villabé, sont la possession d'Annibal Budé, le petit fils d'Anne et de Louis Budé, écuyer et seigneur de Villabé[17],[30]. Ainsi, à la fin du XVIe siècle, les terres de Villabé sont la propriété de différents descendants de Germain de Valenciennes et de Dreux Budé. La possession de la seigneurie de Villabé se perd lorsqu'Anne Budé, fille unique d'Annibal Budé et de Louise Bernardrin, épouse Martin Chopin, écuyer, sieur du Plessis[30].

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Extrait d'une carte ancienne.
Carte de la région de Villabé au XVIIe siècle par Cassini.
Portrait en pied d'un personnage en costume du XVIIe siècle}.
Nicolas V de Neufville de Villeroy, 1er duc de Villeroy, possesseur de la terre de Villabé.

La seigneurie de Villeroy, dont les terres se situaient sur la rive droite de l'Essonne entre Fontenay-le-Vicomte et Mennecy, est devenue la possession de Nicolas III de Neufville de Villeroy, Secrétaire d'État, vers 1580. Villeroy était au Moyen Âge une cure issue d'un démembrement de celle de Villabé détenue par les abbesses de l’abbaye de Yerres. Nicolas III de Neufville détient les trois hautes justices des villages de Villeroy, Fontenay-le-Vicomte et Mennecy. Vers 1597, il étend sa possession sur toutes les terres de la cure de Villeroy qui cesse d'être une paroisse[33]. La seigneurie Villeroy est érigée en châtellenie en septembre 1610 en faveur de Nicolas IV de Neufville de Villeroy ; le fief d'Ormoy y est rattaché en mars 1612. Puis, en janvier 1615, la seigneurie et châtellenie de Villeroy est érigée en marquisat.

En septembre 1651, le roi Louis XIV érige le marquisat de Villeroy en duché-pairie en faveur du maréchal de France Nicolas V de Neufville de Villeroy, en récompense des services rendus au roi et à sa mère Anne d'Autriche, notamment lorsqu'il était gouverneur du jeune Louis. Les fiefs et paroisses environnants de Ballancourt, Chevannes et Villabé sont rattachés au duché de Villeroy en 1655. Et c'est en 1663 que la paroisse de Villabé et tous ses hameaux sont définitivement intégrés au nouveau duché de Villeroy[33],[34]. Villabé devient ainsi une possession des ducs de Villeroy jusqu'à la Révolution. Le dernier duc, Gabriel Louis François de Neufville de Villeroy, est guillotiné le 28 avril 1794.

Du Moyen Âge, jusqu'au XVIIIe siècle, l'Essonne est une voie navigable empruntée par des bateaux à fond plat qui transportent le blé de la Beauce, le vin et diverses denrées vers Paris. Mais au fur et à mesure de l'installation de moulins sur la rivière, notamment à Villabé, la cohabitation entre mariniers et meuniers devient difficile. Alors, en 1634, la construction d'un canal le long de l'Essonne, entre la Loire et la Seine, est envisagée. Mais, Charles de Neufville, marquis de Villeroy, qui possède de nombreuses terres le long de l'Essonne, s'y oppose. Son fils, Nicolas V de Neufville, propose en 1644 d'élargir les écluses sur l'Essonne. Finalement, les travaux n'aboutirent pas. Le projet sera repris à la fin du XVIIIe siècle sous le nom de « canal de Chateaubourg » dont seulement 4 km seront construits entre Villabé et Essonnes[33],[35]

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Extrait d'un plan du XVIIIe siècle.
Croquis du hameau de Moulin-Galant lors de la vente de la manufacture de cuivre en 1749.
Représentation d'une carte communale du XVIIIe siècle.
Plan d'intendance de Villabé en 1785.

Au milieu du XVIIIe siècle, l’abbé Lebeuf écrit dans son ouvrage Histoire de la banlieue ecclésiastique de Paris, que les coteaux de Villabé sont couverts de vignobles et que les prairies s'étendent à perte de vue, marquant l’importance de la viticulture et du commerce avec Paris[17].

En 1738, Gabriel Louis François de Neufville de Villeroy, seigneur de la paroisse de Villabé, permet l’installation sur ses terres d’une manufacture de cuivre battu sur les bords de la rivière Essonne au lieu-dit Moulin-Galant. Pierre Thouvenin reçoit alors l'autorisation du Louis XV de construire cette usine qui portera le titre de manufacture royale, marquant ainsi le début de l'industrialisation du village[m 6]. Le choix du lieu est dû à la présence de moulins hydrauliques sur la rivière dont le débit régulier et constant permet la production d'énergie pour faire fonctionner les machines et les rouages de la manufacture. Après le décès de Pierre Thouvenin, la manufacture est rachetée en 1749 par Héron de Courgis, un magistrat de Paris et secrétaire du roi[m 6].

Le Jean-Jacques Raffanneau, un notable parisien travaillant au Département de la guerre où il est chargé du ravitaillement des troupes, rachète à son tour la manufacture en 1759. À cette époque, on y travaille le cuivre sous forme de plaques nécessaires aux chaudronniers pour la fabrication des récipients domestiques, à partir de cuivre de rosette — cuivre rouge pur à l'état natif — provenant des mines de Sain-Bel et de Chessy dans le Lyonnais[36],[37].

Lorsque Jean-Jacques Raffaneau meurt le 18 octobre 1765, sa femme dirige la manufacture pendant une quinzaine d'années en attendant la majorité de ses enfants. Son fils, François en assurera ensuite la direction jusqu'en 1789[mv1 2].

Jusqu'à la Révolution, la paroisse de Villabé appartient à la subdélégation de Corbeil dans la généralité de Paris[38]. Ormoy et Villabé ayant été séparés en deux paroisses par l’arrêt du Conseil du roi du 16 octobre 1759 pour la perception de la taille[39].

Dans les cahier de doléances qu'ils rédigent en 15 avril 1789, les habitants de la paroisse Saint-Marcel, dans le duché de Villeroy, écrivent[40] :

«  Les habitants de la paroisse de Villabé, sans la confiance qu'ils ont dans leur souverain, craindraient pour l'avenir, étant surchargés d'impôts en tout genre ; lesquels joints à la cherté excessive du pain, les mettraient hors d'état de subsister. »

Ils expriment le vœu que lors de la tenue des États généraux prévus en mai 1789 à Versailles :

«  il sera établi des lois fixes et déterminées, dans toutes les parties de l'administration, pour le bonheur et le soulagement des peuples, et le règne paisible de Sa Majesté. »

Il souhaitent, entre autres, que les chemins qui avoisinent Villabé soient réparés, en précisant notamment « que le chemin en terre depuis le village de Villabé jusqu'à celui de la Chaussée-de-Montauger [...], soit pavé en blocage : ce chemin leur étant absolument nécessaire pour le transport de leurs vins ainsi que leurs récoltes », et que « toutes les pâtures du territoire de la paroisse soient communes pour tous les paroissiens et que les seigneurs ne puissent point empêcher les lesdits paroissiens d'aller faire paître leur bestiaux dans tout le territoire », mais aussi que « la milice par la voie du sort soit également supprimée comme étant très onéreuse dans les campagnes, en privant les pères de famille et les cultivateurs de bons sujets laborieux et utiles à l'agriculture ».

Le sieur François-Maurille Raffaneau, écuyer, propriétaire de la manufacture royale des cuivres battus, sise fiefs des Copeaux et de la Blotterie au hameau de Moulin-Galant[41], exprime quant à lui ses propres demandes :

«  l'introduction dans le royaume des cuivres [...], venant d'Angleterre, de la Suède, de la Hongrie et des autres pays étrangers, attendus que les mines qui existent en France, ne sont pas assez abondantes pour fournir et entretenir exactement les fabriques qui y sont établies. La prohibition des cuivres fabriqués dans les pays mentionnés ci-dessus, ou du moins l'imposition d'un droit prohibitif, faveur que semblent mériter les manufactures nationales. »

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Vue de deux plaques posée sur une tombe dans un cimetière
Tombe de Louis Joseph Sérose, capitaine d'Empire, Chevalier de la Légion d'honneur, Villabéen décédé en 1846 et inhumé dans le cimetière communal.

Durant la Révolution française, la commune de Villabé, nouvellement créée, est une petite commune agricole qui compte environ 382 habitants et 74 maisons[mv3 2]. C'est aussi au cours de cette période que l’église de la paroisse est partiellement détruite. Au début du XIXe siècle, la commune compte 400 habitants, 74 maisons, cinq moulins et deux usines[mv2 1].

Les bâtiments de la fonderie de cuivre ainsi que tous ses terrains, d'une surperficie totale de 45 arpents, sont mis en vente par licitation le 7 novembre 1804[42]. La manufacture est alors rachetée par la famille Jars, dont un des fils, Louis, devenu maire de la commune en 1800[mv1 2], la transformera en filature de laine[mv1 3].

Second Empire[modifier | modifier le code]

Portrait de Napoléon III
Portrait de Napoléon III.

Le 5 décembre 1852, le maire de Villabé, Jean-Pierre Cordier, réunit, à la demande du préfet de Seine-et-Oise, les habitants de la commune sur la place publique et donne lecture du décret relatif à la proclamation de l'Empire[m 7] :

«  Napoléon, par la grâce de Dieu et la volonté nationale, Empereur des français, à tous présents et à venir.
Vu le sénatus-consultes, en date du 7 novembre 1852, qui donne au Peuple le plébiscite dont la teneur suit :
Le Peuple veut le rétablissement de l'Empire dans la personne de Louis-Napoléon Bonaparte, avec une hérédité dans sa descendance directe légitime ou adoptive ; et lui donne le droit de régler l'ordre de succession au trône dans la famille Bonaparte, ainsi qu'il est prévu par le sénatus-consultes du 7 novembre 1852.
Vu la déclaration du corps législatif qui constate :
Que les opérations de vote ont été partout librement et régulièrement accomplies ; que le recensement général des suffrages émis sur le projet de plébiscite a donné sept millions, huit cent vingt quatre mille, cent quatre vingt neuf (7 824 189) bulletins portant le mot oui. Deux cent cinquante trois mille, cent quarante cinq (253 145) bulletins portant le mot non. Soixante trois mille, trois cent vingt-six (63 326) bulletins nuls.
Avons décrété et décrétons ce qui suit :
Article premier : le sénatus-consultes du 7 novembre 1852, ratafié par le plébiscite des 21 et 22 octobre, est promulgué et devient loi de l'État
Article second : Louis-Napoléon Bonaparte est Empereur des Français sous le nom de Napoléon II. »

La lecture de cette proclamation est accueillie par les cris unanimes et répétés de : « Vive l'Empereur ; Vive Napoléon III ». Puis, le 27 février 1853, les membres du conseil municipal procèdent à la prestation de serment prescrit à l'article 14 de la Constitution, modifié par le sénatus-consultes du 23 décembre 1852, en levant la main et en prononçant la formule : « Je jure obéissance à la Constitution et fidélité à l'Empereur »[m 8].

Jusqu'en 1860, l'école du village et la mairie se situent dans des locaux loués à proximité de l'église[43]. Ceux-ci sont exiguës et insalubres et ne peuvent être agrandis pour accueillir de nouveaux écoliers et pour les besoins des services de la commune. La municipalité décide en 1857 de construire une maison qui servira de mairie et d'école dans le quartier du Pâtis, à l'entrée nord-ouest du village[m 9]. Le coût de la construction de ce bâtiment est évalué à 10 229,73 francs. Les ressources financières de la commune étant insuffisantes, elle contracte un emprunt de 8 228,74 francs auprès de la Caisse des dépôts et consignations et obtient une subvention de 1 500 francs de l'État et une autre de 500 francs du département de Seine-et-Oise. L'emprunt est effectué pour une durée de 8 ans et génère 1 809,56 francs d'intérêts, soit une dette de 10 039,29 francs. Pour la rembourser, le conseil municipal vote une augmentation des contributions directes afin d'obtenir une recette supplémentaire de 1 368,37 francs par an pendant 7 ans, de 1860 à 1866, et de 460,70 francs la dernière année, en 1867[m 10]. La construction de la mairie-école est terminée le 18 novembre 1860[m 11]. En 1884, un nouveau bâtiment sera construit en face de la mairie pour accueillir l'école des filles, celle de la mairie devenant l'école des garçons[mv2 2].

Guerre de 1870[modifier | modifier le code]

Photos de soldats Allemands devant des canons
Soldats Allemands pendant le siège de Paris.
Une partie d'un obus de canon conservé dans un mur en meulière
Tête d'un obus de la guerre de 1870 encastrée dans un mur d'une ancienne ferme de Villabé.

Lors du siège de Paris (1870), au cours de la guerre franco-allemande de 1870, Villabé est occupée par les troupes prussiennes cantonnées au sud de Paris. Comme de nombreux villages agricoles de la région parisienne, la commune est soumise aux réquisitions de l'occupant qui exige des bestiaux, du grain, du fourrage et autres denrées. Face à ces demandes, que les cultivateurs les plus pauvres ne peuvent satisfaire, le conseil municipal décide en septembre 1870 de mettre en place un tirage au sort parmi les plus riches propriétaires pour désigner celui qui devra abandonner une partie de ses produits à l'ennemi. Le conseil municipal promet que chaque livraison sera estimée à sa juste valeur pour pouvoir rembourser ultérieurement le propriétaire désigné[m 12].

Par un ordre du 12 octobre 1870, le préfet prussien, installé à la préfecture de Versailles, exige de la commune de Villabé le paiement de la contribution mensuelle de 1 775 francs. Cette somme devant être remise à l'autorité allemande sous peine de représailles[44]. Le conseil municipal, considérant qu'il est plus prudent de faire un sacrifice en argent que d'attendre l'effet des menaces de l'ennemi, autorise « Monsieur le Maire à employer tous les moyens en son pouvoir pour se procurer les ressources nécessaires à l'acquittement des contributions de guerre imposées par l'armée ennemie, à la charge, par Monsieur le Maire, de représenter au conseil municipal les reconnaissances des sommes qu'il aura versées »[m 13].

Dans le cadre de la loi du 6 septembre 1871, qui accorde une somme de cent millions de francs aux départements qui ont subi, pendant l'invasion allemande, des contributions de guerre, des réquisitions, des amendes et des dommages matériels[45], le préfet de Seine-et-Oise, Augustin Cochin, adresse le 21 novembre 1871 une circulaire aux maires du département les informant qu'une somme de 20 186 400 francs est à répartir entre les différentes communes. La part allouée à Villabé s'élève à 2 321 francs. Le conseil municipal redistribue alors cette somme à trente huit habitants les plus « nécessiteux et les plus éprouvés par la guerre », à savoir : 29 vignerons, 6 cultivateurs, un maréchal-ferrant, un manufacturier et un boucher[m 14].

Par la suite, la loi du 7 avril 1873[46], accorde une nouvelle indemnité de cent vingt millions de francs aux départements, dont 111 950 719,35 francs payable en 26 annuités, par termes semestriels de 3,870635,70 francs chacun, comprenant l'amortissement et l'intérêt de 5 %. Le 7 février 1874, une circulaire du préfet de Seine-et -Oise, indique au conseil municipal de Villabé que le département pourrait se substituer l'État et verser en un seul terme la part qui revient à la commune grâce à un emprunt de 6 % que le département effectuerait et pour lequel la commune de Villabé paierait la différence entre le taux de 5 % servi par l'État et le taux de 6 %. Le conseil municipal accepte cette proposition et reçoit une deuxième indemnité de 3 107 francs[m 15].

Révolution industrielle[modifier | modifier le code]

Plan d'une commune à la fin du XIXe siècle.
Plan de Villabé vers 1890.

La Révolution industrielle apporte d’importantes évolutions dans la commune avec le déplacement du cimetière en 1845, le percement de la rue de l’Église en 1852, la construction de l’aqueduc de la Vanne en 1866, l’ouverture en 1887 de la voie ferrée Corbeil-Essonnes à Montereau et de la gare de Villabé[47], l’installation de l’eau potable en 1898 dans le village par la famille Darblay en échange d'un terrain pour installer sa papeterie[m 16].

Vers 1890, la commune comporte plusieurs hameaux et écarts : les hameaux de Moulin-Galant, d'Ormoy et de Villoison ; et les écarts de la Petite-Nacelle et de Lambreville. La population est de 849 habitants, dont 527 au bourg, 211 à Moulin-Galant, 53 à Ormoy, 31 à Villoison, 23 à la Petite-Nacelle et 4 à Lambreville[48]. À cette époque, aucune route ne dessert Villabé, uniquement des chemins vicinaux au nombre de cinq[43]. Villabé est une commune agricole où on cultive diverses céréales ; blé, seigle, avoine ainsi que la pomme de terre et la betterave à sucre et fourragère. La vigne occupe l'ensemble des coteaux et produit un vin rouge assez estimé[49].

À la fin du XIXe siècle, l'industrialisation continue de s'étendre à Villabé, principalement le long de l'Essonne où les moulins sur la rivière produisent l'énergie nécessaires aux manufactures. Vers 1870, Paul Darblay (1825-1908) étend les papeteries d'Essonnes[50], que son père Aymé-Stanislas Darblay avait rachetées en 1867, au hameau de Moulin-Galant à l'emplacement de la manufacture de cuivre. De même, une filature, qui produit des tissages de flanelle et des molletons, s'installe au hameau d'Ormoy. On note aussi la présence sur les coteaux sud d'une carrière de pierre à chaux dont la poudre, cuite dans un four à Lambreville, est utilisée par les papeteries de Moulin-Galant et d'Essonnes[49].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Au début de ce siècle, l'essor industriel de la ville s'accentue et le paysage urbain se transforme sensiblement. Le gaz de ville arrive à Villabé en 1908, l'orphelinat Darblay est ouvert en 1910[m 16] et c'est 1925 qu'est construite la cité ouvrière Darblay pour loger les ouvriers des papeteries de la ville, marquant ainsi, le début d’une croissance démographique continue dans la commune.

En 1955, la municipalité achète l’ancien orphelinat pour le transformer en école primaire. La nouvelle école, nommée école Jean-Jaurès, est inaugurée le 27 avril 1957 ; elle accueille les filles et les garçons du village[mv2 3]. L'ancienne maison qui servait de mairie-école devient la mairie exclusivement. L'école des filles quant à elle servira tour à tour de foyer rural, de salle de cinéma, de salle des associations, de salle des fêtes et finalement, après rénovation, de salle du conseil municipal en 2009.

La construction de l’autoroute A6 en 1959 divise le territoire de la commune en deux parties bien distinctes : à l'est, le village et les cités ouvrières sur les bords des coteaux jusqu'à la ligne de chemin de fer; à l'ouest, les espaces agricoles.

Au début années 1970, le groupe scolaire Jean-Jaurès est agrandi par l'ajout de bâtiments dans le parc de l'école. Le bâtiment historique de l’orphelinat n'accueillant plus que des logements, la bibliothèque scolaire, des bureaux et le réfectoire. L'ancien lavoir communal attenant à l'école servira pendant quelques années de local pour les pompiers, puis, après rénovation à l'identique en 1998, de halte-garderie.

En 1972, une ancienne demeure ayant appartenu avant la Révolution au ducs de Villeroy, puis à la famille Darblay qui y logeait son personnel, devient le « Village d'enfants » de Villabé.

À partir des années 1970, de nombreux lotissements pavillonnaires sont bâtis sur d'anciennes parcelles agricoles autour du cœur du village, le centre ville conserve cependant son aspect historique.

Le centre commercial Villabé A6 est ouvert en avril 1992, il occupe un large espace agricole à l'ouest de l'autoroute marquant ainsi le début de l'urbanisation de cette partie du territoire villabén. L'augmentation de la population entraîne la construction au milieu des années 1990 de nouveaux bâtiments publics à Villabé tels qu'un deuxième groupe scolaire, un gymnase et l’agence postale ouverte en 1994.

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

En 2001, est construite la bibliothèque municipale ; en 2002, l’église paroissiale bénéficie d’une réfection complète, en 2003, la commune signe un contrat de jumelage avec son homologue italienne Migliarino, en 2006 est inauguré le collège Rosa Parks et en 2007 la salle polyvalente La Villa.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration locale[modifier | modifier le code]

Photographie de personnalités lors de la cérémonie des vœux du maire
Manuel Valls (Premier ministre), Francis Chouat (maire d'Évry, président de la CAECE), Karl Dirat (maire de Villabé), Bernard Schmeltz (préfet de l'Essonne), Carlos Da Silva (député de la Première circonscription de l'Essonne), le 17 janvier 2015.

La commune de Villabé est rattachée administrativement à l’arrondissement d'Évry, politiquement au canton de Corbeil-Essonnes-Ouest et à la première circonscription de l'Essonne.

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 5 000 et 9 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 29[51].

Conseil municipal de Villabé (mandat 2014-2020)[mi 1].
Liste Tendance Président Effectif Statut
« Agir pour Villabé » SE Karl Dirat 21 Majorité
« Pour Villabé » PS-PCF-EELV Irène Maggini 6 Opposition
« Villabé choisit le bon sens » SE Isabelle Wirth 2 Opposition

Le Code officiel géographique attribue à la commune le code 91 2 06 659[in 1], la commune est rattachée au bureau distributeur de poste de Corbeil-Essonnes et partage le même code postal. La commune de Villabé est enregistrée au répertoire des entreprises sous le code SIREN 219 106 598[52]. Son activité est enregistrée sous le code APE 8411Z, correspondant aux administrations publiques générales[53].

Jusqu’en 2010, Villabé ne faisait partie d’aucune intercommunalités à fiscalité propre. Le 6 juillet 2010, la commune jusqu’alors « célibataire » a rejoint la communauté d'agglomération Évry Centre Essonne[54] qui regroupe ainsi six communes. Elle lui a transféré les compétences de développement économique, d’aménagement du territoire, d’équilibre social de l’habitat, de politique de la ville, de distribution d’eau potable, de gestion des équipements culturels, sportifs, de loisirs, des espaces verts, de la voirie[55]. Elle adhère en outre, directement ou indirectement au syndicat mixte de Transport Essonne Centre[56], au syndicat mixte Orge-Yvette-Seine, au syndicat mixte d'assainissement et de restauration de cours d'eau et au syndicat intercommunal pour la revalorisation et l'élimination des déchets et des ordures ménagères[57].

Comptes de la commune[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune disposait d’un budget de 8 138 000 € dont 6 985 000 € de fonctionnement et 1 153 000 € d’investissement, financés à 52,71 % par les impôts locaux avec des taux d’imposition fixés à 12,20 % pour la taxe d'habitation, 17,31 % et 55,39 % pour la taxe foncière sur le bâti et le non-bâti. Cette même année, la dette cumulée de la commune s’élevait à 6 748 000 €[B 1].

L'analyse des comptes de la commune de 2000 à 2013, montrent qu'au cours des années 2000, la commune a eu recours à d'importants emprunts pour financer son budget investissement (en 2001, 2006, 2007 et 2009). Ce budget, complété par des subventions régionales, a servi ces années-là à la construction de nouveaux bâtiments public (la nouvelle salle des fêtes en 2006 notamment), à la rénovation de bâtiments (l'église en 2002 et l'ancienne salle des fêtes Roger Duboz en 2008), à la réalisation d'aménagements urbains ou à l'acquisition de terrains[m 17],[m 18]. Jusqu'en 2010, ces emprunts ont fait augmenter de manière significative la dette de la commune. Depuis, le budget d'investissement de la commune est consacré à près de 30 % au remboursement de la dette, aux dépens des dépenses en équipements qui ont baissé d'autant.

Évolution des ressources du budget d'investissement et de la dette de Villabé de 2000 à 2013 (en millier d'euros).
Évolution et nature des ressources d'investissement Évolution de la dette

L'analyse de la capacité d'autofinancement (CAF) de la commune, pour la période 2000 à 2013, et sa comparaison avec la moyenne de la CAF des communes de la strate (communes de 3 500 à 5 000 habitants n'appartenant à aucun groupement à fiscalité propre), montre que l’excédent du budget de fonctionnement est devenu inférieur à la moyenne de la strate, notamment en 2008 et 2009, concurremment à l'endettement de la commune. De même, alors que la capacité de désendettement de la commune était en dessous de 8 ans avant les emprunts de 2006 et 2007, sa durée a brusquement augmenté en 2008 et 2009 pour dépasser 15 ans. Depuis 2011, la commune a augmenté son épargne brute en procédant à des réductions de ses dépenses de fonctionnement et en dégageant des ressources supplémentaires pour rembourser sa dette sans pour autant augmenter les taux d'imposition (taxe d'habitation et taxes foncières).

Capacités d'autofinancement et de désendettement de Villabé de 2000 à 2013.
Évolution de la capacité d'autofinancement (en €/habitant) Évolution de la capacité de désendettement (en années)


CAF de Villabé (en €/h.) CAF de la strate (en €/h.)


capacité de désendettement de Villabé (en années)
seuil des 8 ans seuil des 11 ans seuil des 15 ans

Taux de fiscalité locale de Villabé.
2000 [B 2] 2001 [B 3] 2002 [B 4] 2003 [B 5] 2004 [B 6] 2005 [B 7] 2006 [B 8] 2007 [B 9] 2008 [B 10] 2009 [B 11] 2010 [B 12] 2011 [B 13] 2012 [B 14] 2013 [B 15]
TH 15,31 % 15,31 % 15,31 % 15,09 % 15,09 % 15,09 % 15,09 % 15,09 % 15,09 % 15,09 % 15,76 % 11,83 % 12,04 % 12,20 %
TFb 17,93 % 17,93 % 17,93 % 17,67 % 17,67 % 17,67 % 17,67 % 17,67 % 17,67 % 17,67 % 18,45 % 16,78 % 17,08 % 17,31 %
TFnb 69,15 % 69,15 % 69,15 % 68,51 % 68,51 % 68,51 % 68,51 % 68,51 % 68,51 % 68,51 % 71,54 % 53,70 % 54,66 % 55,39 %
TI 0,00 % 0,00 % 0,00 % 0,21 % 0,21 % 0,23 % 0,24 % 0,36 % 0,41 % 0,44 % 0,55 % 8,28 % 8,28 % 8,28 %
TH : taxe d'habitation, TFb : taxe foncière sur le bâti, TFnb : taxe foncière sur le non bâti, TI : taxe intercommunale
Note : les taux communaux baissent en 2011 à la suite de l'entrée de Villabé dans la Communauté d'agglomération Évry Centre Essonne qui reprend une partie de ces taux.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Photographie du bâtiment de l'hôtel de ville.
L’hôtel de ville.
Article détaillé : Liste des maires de Villabé.
Liste des maires successifs depuis 1945[mv3 2].
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1969 Alfred Lini   Imprimeur
1969 1989 Paul Poisson PCF Électricien
1989 2007 Alain Ramey PS Enseignant
2007 5 avril 2014 Irène Maggini PS Comptable
5 avril 2014[m 19] en cours
(au 17 janvier 2015[m 20])
Karl Dirat SE Ingénieur divisionnaire d'études et de fabrication
au service du commissariat des armées[58]

Tendances et résultats politiques[modifier | modifier le code]

L’analyse des derniers résultats électoraux de Villabé montrent une tendance au vote à gauche des électeurs avec des victoires quasiment systématiques des candidats du parti socialiste ou du Parti communiste français aux élections locales et nationales. En 2002, le député sortant Manuel Valls (PS) enregistra ainsi 54,27 % presque deux points de plus que dans l’ensemble de la circonscription et le candidat sortant Jacques Chirac (RPR) obtint lui aussi un score légèrement supérieur qu’au niveau national, bénéficiant du report de voix des électeurs de Lionel Jospin, arrivé en seconde position dans la commune au premier tour. En 2004, le candidat sortant Bruno Piriou (PCF) obtint une très large majorité avec 68,35 % des suffrages, quatre points supérieurs au résultat enregistré sur la totalité du canton. Cette même année, les candidats socialistes Harlem Désir aux européennes et Jean-Paul Huchon aux régionales arrivèrent largement en tête de ces élections à un tour avec respectivement seize et dix-sept points d’avance sur leurs adversaires. En 2005, les Villabéens rejetèrent massivement le Traité de Rome à 61,25 % des voix, comme ils avaient déjà rejetés en 1992 le Traité de Maastricht à 57,72 % [mi 2]. En 2007, le candidat Manuel Valls (PS) augmenta encore son score dans la commune mais cette fois obtint un score encore plus important dans la circonscription, cette même année, et contrairement aux élections précédentes, c’est le candidat UMP Nicolas Sarkozy qui fut placé en tête au premier comme au deuxième tour lors de l’élection présidentielle. En 2008, le maire sortant Irène Maggini (PS) obtint au premier tour 52,46 % des voix dans le cadre d’une quadrangulaire. En 2009 dans le cadre des élections européennes, c’est à nouveau le candidat UMP Michel Barnier qui arriva en tête devant le candidat Daniel Cohn-Bendit d’Europe Écologie, conformément aux résultats nationaux. En 2010, le président sortant du conseil régional Jean-Paul Huchon renforça encore sa victoire avec cette fois 66,35 % des suffrages au deuxième tour. Cependant, à l'issue du second tour des élections municipales de mars 2014, un candidat sans étiquette politique devient maire de Villabé, mettant fin ainsi à la succession de maires socialistes ou communistes qui administraient la commune depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores[modifier | modifier le code]

Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores[modifier | modifier le code]

Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections municipales, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Vue d'un bâtiment de services publics : enseignes « police municipale » et « agence postale ».
L’agence postale et le bureau de police municipale.

La sécurité de la commune est assurée par la brigade de gendarmerie nationale de Mennecy[59] et le centre de secours principal de Corbeil-Essonnes[60].

Villabé dispose d’une brigade de police municipale. Villabé relève du conseil de prud'hommes d'Évry, de la Cour administrative d'appel de Versailles, de la Cour d'appel de Paris, de la Cour d'assises de l'Essonne, du tribunal administratif de Versailles, du tribunal d'instance d'Évry, du tribunal de commerce d'Évry, du tribunal de grande instance d'Evry et du tribunal pour enfants d'Évry[61].

La commune dispose d’une agence postale[62] construite par la municipalité en 1994. Un des six sites de la direction départementale de l’équipement de l’Essonne est installé à Villabé le long de l’autoroute A6. Le site accueille les services de la Direction régionale et interdépartementale de l'équipement et de l'aménagement qui, depuis 2007, assurent la gestion des routes nationales et des autoroutes sans péage d’Île-de-France.

Jumelages[modifier | modifier le code]

De 2003 à 2013, Villabé était jumelée avec la ville italienne de Migliarino[63]. Ce jumelage a cessé lorsque la commune de Migliarino a fusionné avec deux autres communes, Massa Fiscaglia et Migliaro, pour former la nouvelle commune de Fiscaglia[64].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Villabé sont appelés les Villabéens[65].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Simple village lors du premier recensement des personnes en 1793 avec 364 habitants, la commune a connu une lente et progressive croissance démographique, ne dépassant le cap des 500 résidents qu’en 1872 après une forte chute de 20 % de sa population entre 1851 et 1856, franchissant le cap des mille personnes en 1931 avec à cette époque 1 374 habitants. La commune, rurale fut relativement épargnée par le second conflit mondial, ne perdant que 7 % de sa population et resta longtemps à l’écart de l’urbanisation massive de la région, n’atteignant les deux mille résidents qu’au milieu des années 1970. Les trente dernières années modifièrent sensiblement cette évolution avec une poussée démographique, multipliant par deux la population villabéenne entre 1982 et 1999 pour arriver à une relative stabilité durant les années 2000 avec 4 852 habitants en 2007. Avec seulement 7 % de la population étrangère en 1999[66], l’immigration compte pour une part relativement faible dans cette croissance.

En 2012, la commune comptait 5 168 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
364 424 384 448 444 440 477 486 492
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
403 466 477 513 615 765 848 840 849
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
882 883 871 876 979 1 374 1 301 1 209 1 443
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
1 676 1 727 1 980 2 554 2 995 4 832 4 856 4 847 5 168
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2004[67].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La pyramide des âges établie pour Villabé en 2009 est sensiblement différente de celle établie pour l’ensemble du département, avec une présence relativement supérieure de résidents compris dans les catégories d’âges de moins de quinze ans et de trente à cinquante-neuf ans et corolairement une présence nettement inférieure de population de plus de soixante-quinze ans et de quinze à vingt-neuf ans. Le caractère récent de l’urbanisation, intervenue à partir des années 1980 et plus particulièrement durant les années 1990 et l’absence sur le territoire d’établissement d’accueil pour personnes âgées et d’établissements scolaires du supérieur expliquent pour partie cette situation. Cependant, en 1999, 39 % de la population était âgée de moins de vingt-cinq ans[68].

Pyramide des âges à Villabé en 2011 en pourcentages[i 4].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,2 
2,8 
75 à 89 ans
4,1 
11,7 
60 à 74 ans
11,4 
22,8 
45 à 59 ans
21,6 
19,9 
30 à 44 ans
21,6 
19,0 
15 à 29 ans
18,8 
23,6 
0 à 14 ans
22,4 
Pyramide des âges en Essonne en 2011 en pourcentages[in 2].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,8 
4,7 
75 à 89 ans
6,9 
11,9 
60 à 74 ans
12,4 
19,9 
45 à 59 ans
19,8 
21,4 
30 à 44 ans
20,9 
20,2 
15 à 29 ans
19,1 
21,7 
0 à 14 ans
20,0 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Villabé est située dans l'académie de Versailles.

Elle administre deux écoles maternelles et deux écoles élémentaires communales[69].

Le département gère un collège[70] qui porte le nom de Rosa Parks, la figure emblématique de la lutte contre la ségrégation raciale aux États-Unis.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Jongleurs faisant tourner des torches de feu.
Jongleurs de feu lors des feux de la Saint-Jean le 21 juin 2014.

Plusieurs manifestations locales sont organisées dont la fête communale « Villabé en Fête » le dernier week-end du mois de mai, la Fête de la musique et les feux de la Saint-Jean le 21 juin, « Sport en fête » en septembre, un vide-greniers en octobre et un marché de Noël en décembre.

La plupart des manifestations culturelles ou associatives se déroulent dans la salle polyvalente La Villa ou sur la place Rolland-Vincent au cœur du bourg historique. Occasionnellement, l’église paroissiale Saint-Marcel accueille des concerts.

En 2014, une vingtaine d'associations participaient à l’animation culturelle de la commune[m 21].

Santé[modifier | modifier le code]

Aucun établissement de santé n’est implanté dans la commune. Les centres hospitaliers les plus proches sont ceux de Corbeil-Essonnes et d’Évry regroupés dès 2011 au sein du centre hospitalier sud francilien. Un médecin[71], deux chirurgiens-dentistes[72] et deux pharmacies[73] sont installés dans la commune. Un village d’enfants de la Fondation Mouvement pour les Villages d'Enfants est implanté dans la commune depuis 1971[74].

Sports[modifier | modifier le code]

La commune de Villabé dispose de plusieurs infrastructures permettant la pratique sportive dont les gymnases Paul Poisson et du Bras de Fer, le stade du Chemin Vert, un terrain de rugby à proximité du collège Rosa Parks, deux terrains de football dont un engazonné, un skatepark, plusieurs courts de tennis et un boulodrome. En 2014, vingt associations assuraient l’encadrement de la pratique sportive en club dans la commune[m 21].

Médias[modifier | modifier le code]

Le quotidien régional Le Parisien, dans son édition locale Essonne, ainsi que l’hebdomadaire Le Républicain, relatent les informations locales. La commune est en outre dans le bassin d’émission des chaînes de télévision France 3 Paris Île-de-France, IDF1 et Téléssonne intégré à Télif. L’information institutionnelle est assurée par plusieurs publications périodiques : Villab'Écho[m 22], magazine municipal d’information diffusé par la ville ; AggloMag, magazine d’information de la communauté d'agglomération Évry Centre Essonne[75] ; le Magazine de l’Essonne, mensuel diffusé par le conseil général de l'Essonne[76] et le Journal du Conseil régional, bimensuel diffusé par le conseil régional d'Île-de-France[77].

Lieux de cultes[modifier | modifier le code]

photographie dune église ; vue latérale de la nef et du clocher en meulière.
L’église Saint-Marcel.

La paroisse catholique de Villabé est rattachée au secteur pastoral de Corbeil-Saint-Germain au sein du diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes. Elle dispose d'un lieu de culte : l’église Saint-Marcel[78].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 42 079 €, ce qui plaçait Villabé au 2 081e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[in 3].

Toujours en 2011, le revenu net imposable moyen dans la commune s’élevait à 29 965 € et 74,7 % de la population étaient assujettis à l’impôt sur le revenu[i 5].

Emplois, revenus et niveau de vie[modifier | modifier le code]

En 2011, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 3 358 personnes, parmi lesquelles on comptait 77,5 % d'actifs dont 69,6 % ayant un emploi et 7,9 % de chômeurs[i 6].

Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2011[i 6].
Nb. Personnes Pourcentage
Ensemble 3358 100,00%
Actifs 2601 77,50 %
Actifs ayant un emploi 2337 69,60 %
Chômeurs 264 7,90 %
Inactifs 757 22,50 %
Élèves, étudiants 366 10,90 %
Retraités ou préretraités 218 6,50 %
Autres inactifs 171 5,10 %

Parmi la population active de Villabé, les professions intermédiaires et les employés sont les catégories socioprofessionnelles les plus représentées (26,9 % et 37,4 % respectivement). Ces deux catégories ensemble représentent 64,4 % de la population active de Villabé, un taux très élevé pour une ville de la grande couronne de l’Île-de-France. Alors que le taux des professions intermédiaires à Villabé est sensiblement le même que celui de la zone d’emploi d’Évry et de la moyenne nationale (29,2 % et 25,4 % respectivement), le taux des employés est quant à lui nettement supérieur à ceux de la zone d’emploi d’Évry et de la moyenne nationale (27,7 % et 28,2 % respectivement).

Ces taux d’emplois par catégories socioprofessionnelles se retrouvent dans la répartition des emplois par secteurs d’activité puisque les emplois dans le secteur du commerce, des transports et des services divers représentent 79,0 % des emplois ; taux là aussi largement supérieur à ceux de la zone d’emploi d’Évry et de la moyenne nationale (49,5  % et 46,0 % respectivement). Alors que les emplois des secteurs de l’industrie (3,1 %) et de la construction (2,7 %) ont des taux très faibles en comparaison de ceux de la zone d’emploi d’Évry et de ceux de la moyenne nationale.

Une autre caractéristique de la population active de Villabé, est le taux relativement bas de la catégorie socioprofessionnelle comprenant les cadres et les professions intellectuelles supérieures. Cette catégorie ne représente que 10 % de la population active ; il s’agit là d’un taux très en dessous de celui de la zone d’emploi d’Évry (20,1 %) et de celui de la moyenne nationale (19,9 %). L’absence d’entreprises industrielles et la forte présence de commerces et d’entreprises de services sur le territoire de la commune expliquent ces répartitions d’emplois par catégories socioprofessionnelles et par secteurs d’activités.

Emplois par catégorie socioprofessionnelle en 2011.
  Agriculteurs
exploitants
Artisans, commerçants,
chefs d’entreprise
Cadres et professions
intellectuelles supérieures
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Villabé 0,0 % 4,2 % 10,0 % 26,9 % 37,4 % 21,4 %
Zone d’emploi d’Évry 0,3 % 4,5 % 20,1 % 29,2 % 27,7 % 18,2 %
Moyenne nationale 1,8 % 6,2 % 16,9 % 25,4 % 28,2 % 21,5 %
Emplois selon le secteur d'activité en 2011.
  Agriculture Industrie Construction Commerce, transports,
services divers
Administration publique,
enseignement, santé, action sociale
Villabé 0,1 % 3,1 % 2,7 % 79,0 % 15,2 %
Zone d’emploi d’Évry 0,4 % 11,0 % 6,4 % 49,5 % 32,7 %
Moyenne nationale 2,8 % 13,2 % 6,9 % 46,0 % 31,0 %

Sources : Insee[i 7],[i 8],[in 4],[in 5].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

photographie du parking (vide) et de l'entrée du bâtiment du centre commercial
Le centre commercial Villabé A6.

Villabé est intégrée par l’Insee au bassin d'emploi d’Évry qui regroupait, en 2010, 64 communes[in 6] et 331 301 habitants[in 7].

La commune fut longtemps agricole et industrielle dont ne subsistaient en 2010 que les papeteries Navarre et Inapa, elle est aujourd’hui presque intégralement tournée vers le secteur tertiaire avec la présence sur son territoire de l’important centre commercial Villabé A6 totalisant soixante-huit commerces, du pôle logistique Eurologistic totalisant vingt-et-un hectares d’entrepôts, le centre d'appel Orange et le centre de techniques automobile pour poids lourds. Une seconde zone d’activité commerciale implantée sur la plaine des Brateaux a été ouverte en 2011, appelée « Derrière la Ferme » elle comporte un magasin d’articles de bricolage, une jardinerie et des enseignes de restauration, de prêt-à-porter, de loisirs et différentes petites boutiques. L'ensemble des cinq parcs d'activités de la commune emploient 2 297 personnes[m 23].

Au 31 décembre 2012, Villabé comptait 392 établissements : 1 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 12 dans l'industrie, 53 dans la construction, 296 dans le commerce-transports-services divers et 30 étaient relatifs au secteur administratif[i 9].

En 2013, 28 entreprises ont été créées à Villabé [i 10], dont 17 par des auto-entrepreneurs[i 11].

En 2013, les cinq premiers employeurs de la commune sont : Carrefour (420 emplois), Orange (400 emplois), Castorama (150 employés), DHL Services Logistiques (145 employés) et Berto Île-de-France Sud (140 emplois)[m 23].

L’ouverture du centre commercial en 1992 a directement touché le commerce de proximité, réduit en 2014 à une boulangerie, une épicerie, deux bars, dont un bar-brasserie, une pharmacie, deux salons de coiffure et une auto-école.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

alt=Alignement de petits immeubles collectifs en bordure d'une zone agricole en légère cuvette.
Le Cirque de l’Essonne et les cités Darblay sur la droite.

Malgré les grands bouleversements environnementaux engendrés par la traversée de l'autoroute A6, l'extension du bourg et le développement de zones d'activités commerciales et logistiques, le territoire de Villabé dispose encore de nombreuses espaces préservés dont près de 68 hectares de forêt et 26 hectares de parcs et jardins. Parmi ceux-ci, deux grande zones sont répertoriées par le conseil général au titre d’un espace naturel sensible, le cirque de l’Essonne au nord, d’une superficie d’environ 50 hectares de culture et prairie, et la vallée de l’Essonne au sud qui mêle espaces boisés et marais[79]. En outre, cette partie de la vallée de l'Essonne est incluse dans deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) : une ZNIEFF de type 1, la zone humide du Petit-Mennecy à Moulin-Galant[80] et une ZNIEFF de type 2, la vallée de l’Essonne de Buthiers à la Seine[81]. Le sentier de grande randonnée 11C (tronçon du GR 11) suit cette même vallée durant trente-cinq kilomètres entre La Ferté-Alais et Le Plessis-Chenet en passant au sud du territoire.

Le Clos de Montauger, situé au sud-ouest de la commune, entre deux bras de l'Essonne, est une zone humide d’une superficie de 5 ha aménagée par le conseil général le l'Essonne en 1999 au sein de la ZNIEFF[82]. Le site est un espace boisé classé, constitué de digues recouvertes d’arbres et de chenaux issus d'anciennes tourbières inondées datant du XIXe siècle. Le pourtour du clos est un lieu de promenade et de pêche, le reste de l'espace est une zone de tranquillité pour la faune.

La faune et la flore sont communes aux milieux ruraux de l'Essonne. L'Inventaire national du patrimoine naturel recense 332 taxons, dont 21 pour le règne animal, essentiellement des insectes, et 311 pour le règne végétal[83].

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

La commune de Villabé a conservé un patrimoine typique des villages agricoles du Hurepoix avec de nombreux édifices en pierre meulière[m 24] :

Patrimoine urbain[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Marcel, datant du XIIe siècle ;
  • L’ancien lavoir et abreuvoir public construit en 1898 dans le centre du village devenu une halte-garderie en 1998 ;
  • L’ancien lavoir communal sur l'Essonne au hameau d'Ormoy ;
  • L’ancien réservoir d'eau rue Jean-Jaurès, rénové en abri de voyageur ;
  • Le bâtiment principal de l'école Jean-Jaurès, ancien orphelinat de la ville construit en 1910 ;
  • La ferme de Villoison ;
  • La fontaine du village, adossée à l'ancien lavoir du village ;
  • Les immeubles de la cité Darblay dant de 1925 ;
  • L’aqueduc de la Vanne et du Loing traversant le territoire de la commune à l'ouest, qui permet d’acheminer les eaux jusqu'au réservoir de Montsouris à Paris depuis la Bourgogne ;
  • La salle communale Roger-Duboz, bâtiment de l'ancienne école des filles construit en 1884.

Patrimoine industriel[modifier | modifier le code]

  • Les vestiges de l'ancien moulin de Villoison au hanmeau d'Ormoy ;
  • Les vestiges d'un ancien four à chaux au hanmeau d'Ormoy au lieu-dit les Canaux ;
  • L'ancien moulin des Rayères sur l'Essonne au lieu-dit la Chopinière ;
  • Les bâtiments de l’ancienne papeterie Darblay au hameau de Moulin-Galant ;
  • Les aqueducs de la Vanne et du Loing traversant le territoire de la commune à l'ouest, qui permettent d’acheminer les eaux jusqu'au réservoir de Montsouris à Paris depuis la Bourgogne.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La commune, dotée d’un service municipal culturel, dispose de plusieurs espaces d’accès et de pratique culturelle donc l’importante salle polyvalente La Villa, la salle des fêtes Roger Duboz, l’Espace Jeunes servant de Maison des jeunes et de la culture, la bibliothèque municipale Alain Ramey, l’école de musique Harmonies et le conservatoire de musique Yves Henry.


Villabé dans les arts et la culture[modifier | modifier le code]

Vue d'une petite parcelle de vigne ; panneau « le sarment villabéen ».
La parcelle de vignes du Sarment villabéen.

Une association locale, le Sarment villabéen, maintient la tradition viticole de la commune en cultivant la dernière parcelle de vignes et fait revivre la tradition de sa culture ainsi que la fabrication d’un vin culturel. Fin janvier, l'association célèbre la fête de la Saint-Vincent, saint patron des vignerons, autour d’une messe, d’un défilé dans les rue du village et d’un repas dansant dans la salle des fêtes. L'association gère un petit musée dans lequel elle expose les objets et les outils anciens ayant servi au travail de la vigne[84].

Le nom de la commune est utilisé pour la dénomination d’une aire de repos de l’autoroute A6 qui traverse son territoire du nord au sud, l’aire de Villabé en direction de Paris située au point kilométrique 29[85].

Selon un ancien rapport de gendarmerie, datant de 1965 et jamais publié officiellement, mais qui a été révélé en octobre 2009 par l’écrivain Georges Fleury, ancien des commandos de marine, le corps de l’opposant marocain Mehdi Ben Barka aurait été incinéré dans une maison de Villabé après son enlèvement et son probable assassinat[86],[87][88].

Villabé était aussi le nom d’emprunt du comédien Germain Clérin qui fit partie de l’Illustre Théâtre.

Une scène du film Les Trois Frères de Didier Bourdon et Bernard Campan sorti en 1995 fut tournée dans la station service de l’aire d’autoroute de Villabé[89].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Différents personnages publics sont nés, décédés ou ont vécu à Villabé :

Héraldique et logotype[modifier | modifier le code]

Blason de Villabé

Les armes de Villabé se blasonnent : D’argent à la tierce ondée d’azur posée en barre, accompagnée, en chef, d’un bouquet de trois épis de blé soudés d’or et, en pointe, d’une grappe de raisin de pourpre tigée et feuillée au naturel.[90]

Il s’agit d’armes à enquerre puisque les règles héraldiques interdisent la superposition de deux métaux, ici l’or sur l’argent.

Le blason de la commune est censé figurer les éléments historiques du territoire, les épis de blé symbolisent l’agriculture autrefois présente sur le plateau, les tierces ondées figurent le cours de la rivière l’Essonne et la grappe de raison rappellent la viticulture auparavant réalisée sur les coteaux[m 25].

La commune s’est en outre dotée d’un logotype.

Logotype de Villabé

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Élisabeth Grunberg et Jean-Pierre Bourgeron, Le Hurepoix : Corbeil-Essonnes, Saint-Germain-lès-Corbeil, Villabé, t. IV, J.-P. Bourgeron,‎ (ISBN 9782903097042)
  • Mémoires vives de Villabé, Villabé au fil du temps : la vigne, l'église, l'Essonne et les moulins, t. I, Dammarie-les-Lys, Lys Editions Amatteis,‎ , 224 p. (ISBN 9782868492845)
  • Mémoires vives de Villabé, Villabé au fil du temps : les écoles, les personnages célèbres du villabes, le château de Villoison, t. II, Dammarie-les-Lys, Lys Editions Amatteis,‎ , 224 p. (ISBN 9782868492876)
  • Mémoires vives de Villabé, Villabé au fil du temps : les rues, les commerces, les voies ferrées, le monde agricole, t. III, Dammarie-les-Lys, Lys Editions Amatteis,‎ , 224 p. (ISBN 9782868492944)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le substantif ville s'écrivait généralement vile en ancien français pour éviter la lecture « viye » avec [ʎ] comme dans fille, d'où vilain « paysan du Moyen Âge » et huile dont le h graphique non étymologique a été ajouté pour éviter la lecture « vile », lorsque u et v étaient rendus tous deux par le graphe unique v.
  2. La liste d'Isabelle Wirth déposée à la préfecture de l'Essonne portait la mention sans étiquette (« comme précisé sur son site de campagne »), la préfecture a remplacé cette mention par la mention MoDem.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  • Dossier relatif à la commune, [lire en ligne (page consultée le 31 décembre 2014)]
  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. a et b LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. POP T3 - Population par sexe et âge en 2011.
  5. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  6. a et b EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  7. EMP T7 - Emplois par catégorie socioprofessionnelle en 2011.
  8. EMP T8 - Emplois selon le secteur d'activité.
  9. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2012.
  10. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2013.
  11. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2013.
  • Autres dossiers

Base Alize du ministère de l’Économie, des Finances et de l'Industrie[modifier | modifier le code]

Site du ministère de l'Intérieur[modifier | modifier le code]

Documents municipaux[modifier | modifier le code]

  1. Des réalisations au service de la population, mairie de Villabé, coll. « Bulletin municipal de Villabé » (no 2),‎ , p. 9.
  2. Nos projets, mairie de Villabé, coll. « Bulletin municipal de Villabé » (no 2),‎ , p. 28.
  3. a et b « Plan local d’urbanisme. Rapport de présentation. État initial de l’Environnement » [PDF] (consulté le 23 février 2014).
  4. Bulletin municipal d’information de Villabé no 19, hiver 2000, page 20.
  5. « Guide pratique municipal 2014-2015 » [PDF],‎ (consulté le 19 février 2015), p. 5.
  6. a et b « Villabé au passé... Au présent », Bulletin municipal de Villabé, Mairie de villabé, no 25,‎ , p. 22.
  7. Registre des délibérations de la commune de Villabé de 1845 à 1877, compte-rendu du 5 décembre 1852 : « Proclamation de l'Empire ».
  8. Registre des délibérations de la commune de Villabé de 1845 à 1877, compte-rendu du 5 décembre 1852 : « Prestation de serment à S. M. l'Empereur ».
  9. Registre des délibérations de la commune de Villabé de 1845 à 1877, comptes-rendus des séances du conseil municipal du 15 février 1857 et du 17 mai 1857
  10. Registre des délibérations de la commune de Villabé de 1845 à 1877, comptes-rendus des séances du conseil municipal du 24 juillet 1859, 19 février 1960, 20 mai 1860 et 12 août 1860.
  11. Registre des délibérations de la commune de Villabé de 1845 à 1877 compte-rendu de la séances du conseil municipal du 18 novembre 1859
  12. Registre des délibérations de la commune de Villabé de 1845 à 1877, compte-rendu de la séance du conseil municipal du 23 septembre 1870.
  13. Registre des délibérations de la commune de Villabé de 1845 à 1877, compte-rendu de la séance du conseil municipal du 20 octobre 1870.
  14. Registre des délibérations de la commune de Villabé de 1845 à 1877, compte-rendu de la séance du conseil municipal du 26 novembre 1871.
  15. Registre des délibérations de la commune de Villabé de 1845 à 1877, compte-rendu de la séance du conseil municipal du 12 février 1874.
  16. a et b « Histoire de la commune » (consulté le 31 décembre 2014).
  17. Budget communal et travaux à Villabé, mairie de Villabé, coll. « Villabé, le bulletin municipal de Villabé » (no 17 à 32),‎ 2000 à 2008.
  18. Budget communal et travaux à Villabé, mairie de Villabé, coll. « Le Villabéen, le magazine municipal de Villabé » (no 1 à 22),‎ 2009 à 2014.
  19. Compte rendu succinct de la réunion du conseil municipal du 5 avril 2014, [lire en ligne].
  20. « Vœux du maire et du conseil municipal de Villabé »,‎ (consulté le 16 février 2015).
  21. a et b « Les associations » (consulté le 31 décembre 2014).
  22. « Les magazines » (consulté le 16 février 2015).
  23. a et b « Panorama économique de Villabé » (consulté le 31 décembre 2014).
  24. . « Plan Local d’urbanisme - 5b. Fiches patrimoine du Plan local d'urbanisme de Villabé » [PDF] (consulté le 15 février 2014).
  25. Plaquette « Bienvenue à Villabé », service Communication, 1998.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Corbeil-Essonnes de Georges Michel[modifier | modifier le code]
  • Georges Michel, Corbeil-Essonnes : des origines à la fusion, Paris, Le Livre d'histoire, coll. « monographie des villes et villages de France »,‎ (1re éd. 1976), 202 p. (ISBN 978-2-7586-0445-7)
  1. p. 13.
  2. p. 14.
  3. p. 15-16.
  4. p. 22.
  5. p. 28.
  6. p. 29.
Mémoires vives de Villabé[modifier | modifier le code]
  • Mémoires vives de Villabé, Villabé au fil du temps : la vigne, l'église, l'Essonne et les moulins, t. I, Dammarie-les-Lys, Lys Editions Amatteis,‎ , 224 p. (ISBN 9782868492845), p. 125
  1. p. 125.
  2. a et b p. 197.
  3. p. 23-24.
  • Mémoires vives de Villabé, Villabé au fil du temps : les écoles, les personnages célèbres du villabes, le château de Villoison, t. II, Dammarie-les-Lys, Lys Editions Amatteis,‎ , 224 p. (ISBN 9782868492876), p. 134
  1. p. 134.
  2. p. 21-31.
  3. p. 72.
  • Mémoires vives de Villabé, Villabé au fil du temps : les rues, les commerces, les voies ferrées, le monde agricole, t. III, Dammarie-les-Lys, Lys Editions Amatteis,‎ , 224 p. (ISBN 9782868492944), p. 25
  1. a et b p. 67.
  2. a et b p. 25.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. « Villabé », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 16 février 2015).
  2. « Orthodromie entre "Villabé" et "Paris" », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 16 février 2015).
  3. « Orthodromie entre "Villabé" et "Évry" », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 16 février 2015).
  4. « Orthodromie entre "Villabé" et "Palaiseau" », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 16 février 2015).
  5. « Orthodromie entre "Villabé" et "Étampes" », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 16 février 2015).
  6. « Orthodromie entre "Villabé" et "Corbeil-Essonnes" », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 16 février 2015).
  7. « Orthodromie entre "Villabé" et "Melun" », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 16 février 2015).
  8. « Fiche de la borne géodésique no W.D.K3 - 26 » [PDF], sur le site de l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN),‎ 1972 (consulté le 16 février 2015).
  9. « Fiche de la borne géodésique no W.D.K3L3 - 25 » [PDF], sur le site de l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN),‎ 1972 (consulté le 16 février 2015).
  10. « Fiche de la borne géodésique no W.D.K3 - 458 » [PDF], sur le site de l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN),‎ 1972 (consulté le 16 février 2015).
  11. « Fiche de la borne géodésique no W.D.K3 - 457 » [PDF], sur le site de l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN),‎ 1972 (consulté le 16 février 2015).
  12. a et b « InfoTerre » [PDF], sur le site du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) (consulté le 16 février 2015).
  13. a et b « Notice explicative de la carte géologique de la région d'Étampes (carte 257N) » [PDF], sur le site du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) (consulté le 16 février 2015).
  14. « Fiche de la station hydrométrique n°H4042050 dans le module de recherche des stations en service et hors service du département de l'Essonne », sur la base Hydro sur un site du ministère de l’Écologie et du Développement durable,‎ 2007 (consulté le 16 février 2015).
  15. « Normales climatiques 1981-2010 : Orly », sur le site de l'association lamétéo.org (consulté le 20 février 2015)
  16. a et b « Occupation du sol simplifiée en 2012, Vilabé 91659 » [PDF], sur le site de l'Institut d'aménagement et d'urbanisme de la région d'Île-de-France (IAU-Idf) (consulté le 16 février 2015).
  17. a, b, c, d, e, f, g et h L'Abbé Lebeuf, Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris. : Paroisses de Villabé et d'Ormoy, t. IV, Paris, Librairie de Féchoz et Letouzey,‎ 1883 (lire en ligne), p. 252-260.
  18. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ (ISBN 2-85023-076-6), p. 720b
  19. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, étymologie de 35.000 noms de lieux, vol. III, Formations dialectales (suite) et française, Genève, Librairie Droz,‎ 1998 (lire en ligne), p. 1429 (no  26061)
  20. « Plan d'intendance de Villabé en 1785 », sur le site des archives départementales de l'Essonne (consulté le 20 février 2015).
  21. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit., p. 718b.
  23. Philippe Ménard, « Syntaxe » in Manuel d'ancien français sous la direction d'Yves Lefèvre, volume 3, Sobodi, Bordeaux, 1970, 2de édition, p. 15.
  24. « La Maison départementale de l'environnement de l'Essonne » [PDF], sur le site internet du conseil général de l'Essonne (consulté le 19 février 2015).
  25. Mairie de Villabé et Mémoires vives de Villabé, Villabé, un siècle d'images, Dammarie-les-Lys, Lys Editions Amatteis,‎ , 25 p., p. 15.
  26. Revue nobiliaire, héraldique et biographique, Paris, J. B. Dumoulin,‎ 1865 (ISSN 12804908, notice BnF no FRBNF32860925, lire en ligne), p. 27 (note 1: « de sinople, semé de billettes d'or, au lion de même, brochant sur le tout »).
  27. Adolphe Berty, Topographie historique du vieux Paris., Paris, Imprimerie impériale, puis nationale,‎ 1866-1897 (notice BnF no FRBNF30098605, lire en ligne), p. 322
  28. Adolphe Berty et (continué par) Henri Legrand, Topographie historique du vieux Paris. Région du Louvre et des Tuileries., Paris, Imprimerie nationale,‎ (notice BnF no FRBNF30098606, lire en ligne), p. 80
  29. Adolphe Berty et Henri Legrand, op. cit., p. 101, lire en ligne
  30. a, b et c Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France : des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du royaume et des maisons princières de l'Europe, précédée de la généalogie de la maison de France, vol. 3, Paris,‎ (lire en ligne), p. 43.
  31. Émile Campardon et Alexandre Tuetey, Inventaire des registres des insinuations du Châtelet de Paris, règnes de François Ier et de Henri II, Paris, Imprimerie nationale,‎ (notice BnF no FRBNF31902209, lire en ligne), p. 508 (acte 4033).
  32. « Châtelet de Paris. Insinuations », sur le portail internet des Archives nationales,‎ (consulté le 15 avril 2015).
  33. a, b et c L'Abbé Lebeuf, Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris. : Paroisse de Villeroy, t. IV, Paris, Librairie de Féchoz et Letouzey,‎ 1883 (lire en ligne), p. 244-243.
  34. Anselme de Sainte-Marie, Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France, des pairs, grands officiers de la Couronne, de la Maison du Roy et des anciens barons du royaume, t. IV, Paris, Librairie de Féchoz et Letouzey,‎ 1726-1733 (lire en ligne), p. 633-632.
  35. [PDF] « D'encre et d'Eau : Les projets du canal de l’Essonne », sur le site des archives départementales de l'Essonne (consulté le 28 janvier 2015).
  36. [PDF]Elisabeth Antoni, Petites entreprises rurales et parisiennes dans la métallurgie légère au XVIIIe siècle, Société internationale Jean Baptiste SAY, 6 p. (lire en ligne), chap. II (« Une manufacture de type intégré en Essonne au 18e siècle »), p. 3.
  37. Lacombe, Jacques, Encyclopédie méthodique. Arts et métiers mécaniques, t. 2,‎ 1782-1791 (notice BnF no FRBNF30708788, lire en ligne), p. 127 & 569.
  38. Auger, Traité sur les tailles et les tribunaux qui connoissent de cette imposition, t. 1, Paris, Barrois,‎ (notice BnF no FRBNF30038038, lire en ligne), p. XCVII.
  39. Auger, Traité sur les tailles et les tribunaux qui connoissent de cette imposition, t. 3, Paris, Barrois,‎ (notice BnF no FRBNF30038038, lire en ligne), p. 1598.
  40. France. Assemblée nationale constituante (1789-1791), Archives parlementaires de 1787 à 1860 [Microforme] : recueil complet des débats législatifs et politiques des Chambres françaises. Première série, 1787 à 1799 / fondé par MM. Mavidal et E. Laurent, continué par l'Institut d'histoire de la Révolution française, Université de Paris, Paris, Reprod,‎ (notice BnF no FRBNF37337673, lire en ligne), p. 191-192.
  41. « Contrat de société entre François-Maurille Raffaneau et Angélique-Michelle Verger, veuve de Clément Bizet, acte du 28 mars 1786 », sur le site des Archives nationales (consulté le 1 février 2015).
  42. Affiche, annonces et avis divers, ou Journal général de France, Paris, Bureau des Affiches (journal quotidien) (no 411),‎ (notice BnF no FRBNF32683112, lire en ligne), p. 6518.
  43. a et b M. Pacot, « Monographie de Villabé », sur le site internet des archives départementales de l'Essonne,‎ 1898 (consulté le 25 janvier 2015), p. 3.
  44. Olivier Berger, Résister sans violence à l’occupant allemand : Exemples choisis en Île-de-France pendant la guerre de 1870, Revue historique des armées (revue) (no 262),‎ (lire en ligne), p. 93-101.
  45. France. Ministère de l'intérieur, Bulletin officiel du Ministère de l'intérieur, vol. 1871 (A34,N10), Paris, Dupont,‎ 1838-1979 (notice BnF no FRBNF34350539, lire en ligne), p. 422-423
  46. France. Ministère de l'intérieur, Bulletin officiel du Ministère de l'intérieur, vol. 1873 (A36,N7), Paris, Dupont,‎ 1838-1979 (notice BnF no FRBNF34350539, lire en ligne), p. 236-238
  47. Roger Bailly, 150 ans de Chemin de Fer en Essonne, Éditions Amatteis,‎ , 255 p. (ISBN 978-2868491473).
  48. Monographie de Villabé, op. cit., p.  6-7.
  49. a et b Monographie de Villabé, op. cit., p. 4
  50. « Paul Darblay (1865 - 1908) » [PDF], sur le site Centrale Histoire, de l'association des Centraliens (consulté le 16 février 2015).
  51. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  52. « Fiche entreprise de la commune de Villabé », sur le site Infogreffe des greffes des tribunaux de commerce,‎ 18 février 2015 (consulté le 19 février 2015).
  53. « Recherche dans la nomenclature d'activités française (NAF) », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le 19 février 2015).
  54. « Bienvenue à Villabé ! », sur le site de la communauté d'agglomération Évry Centre Essonne,‎ 6 juillet 2010 (consulté le 16 février 2015).
  55. « Écoute et proximité, les missions de l’agglo », sur le site de la communauté d'agglomération Évry Centre Essonne,‎ 26 janvier 2015 (consulté le 16 février 2015).
  56. « Membres », sur le site du syndicat mixte de Transport Essonne Centre (consulté le 17 février 2015).
  57. « Le SIREDOM et ses collectivités », sur le site du syndicat intercommunal pour la revalorisation et l'élimination des déchets et ordures ménagères (consulté le 17 février 2015).
  58. « Jury de l’univers risques professionnels, naturels et industriels », sur un site du groupe Reed Exhibition,‎ (consulté le 16 février 2015).
  59. « Brigade territoriale autonome de gendarmerie de Mennecy », sur le site service-public.fr, le site officiel de l'administration française (consulté le 17 février 2015).
  60. « Retrouvez le centre proche de chez vous », sur le site du Service département d'incendie et de secours de l'Essonne (consulté le 17 février 2015).
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  62. « La Poste > Particulier > Utiliser nos outils pratiques > Services de localisation > Un bureau de poste », sur le site de La Poste (consulté le 16 février 2015).
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  67. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012.
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  71. « page d'accueil », sur le site du conseil national de l’ordre des médecins (consulté le 16 février 2015).
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