Villabé

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Villabé
L’hôtel de ville.
L’hôtel de ville.
Blason de Villabé
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Essonne
Arrondissement Évry
Canton Corbeil-Essonnes-Ouest
Intercommunalité Communauté d'agglomération Évry Centre Essonne
Maire
Mandat
Karl Dirat
2014-2020
Code postal 91100
Code commune 91659
Démographie
Gentilé Villabéens
Population
municipale
5 010 hab. (2011)
Densité 1 099 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 35′ 21″ N 2° 27′ 13″ E / 48.5890438, 2.453494448° 35′ 21″ Nord 2° 27′ 13″ Est / 48.5890438, 2.4534944  
Altitude Min. 40 m – Max. 89 m
Superficie 4,56 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Essonne

Voir sur la carte administrative de l'Essonne
City locator 14.svg
Villabé

Géolocalisation sur la carte : Essonne

Voir sur la carte topographique de l'Essonne
City locator 14.svg
Villabé

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Villabé

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Villabé
Liens
Site web villabe.fr

Villabé[1] (prononcé [vilabe ] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une commune française située à trente et un kilomètres au sud-est de Paris dans le département de l’Essonne en région Île-de-France.

Implanté dans le cirque naturel de l’Essonne, le village de Villabé, marqué par la viticulture jusqu’au XVIIIe siècle puis par l’industrie papetière de la famille Darblay au XIXe siècle, connu dès cette époque une croissance démographique lente et régulière, portée par les grandes infrastructures de transports développées sur son territoire. C’est en 2010 une commune au confins de l’urbanisation de l’agglomération d’Évry-Corbeil-Essonnes, riche d’un pôle logistique et commercial important et d’un patrimoine naturel préservé dans les marais de la basse vallée de l’Essonne.

Ses habitants sont appelés les Villabéens[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Position de Villabé en Essonne.
Occupation des sols.
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 43,3 % 202,47
Espace urbain non construit 9,6 % 44,93
Espace rural 47,1 % 220,25
Source : Iaurif[3]

Villabé est située dans la région Île-de-France, à l’est du département de l’Essonne, intégralement intégré à l’agglomération parisienne, à la frontière de l’ancien pays, aujourd’hui la région naturelle du Hurepoix. Le territoire communal s’inscrit dans un carré approximatif de deux kilomètres et cinq cent mètres de côté totalisant quatre cent cinquante-six hectares. L’Institut national de l'information géographique et forestière attribue les coordonnées géographiques 48°35’20" Nord et 02°27’21" Est au point central de ce territoire[4]. Le territoire municipal est à la fois urbanisé et rural dans des proportions sensiblement équivalentes en 2003 avec 47 % de terres cultivées, de forêt et d’espaces aquatiques et 42 % d’espaces urbains construits. Du sud-ouest au nord-est, la rivière l’Essonne coule sur le territoire municipal à travers des marais, formant des îles naturelles. Du sud au nord, le territoire est en outre traversé par les canalisations pour parties souterraines de l’aqueduc de la Vanne et du Loing. Le territoire se partage entre un plateau à l’ouest et un cirque naturel à l’est dominant le cours de la rivière, il s’étage entre une altitude maximale de quatre-vingt-neuf mètres et une altitude minimale le quarante mètres. Plusieurs axes de communication traverse la commune, les plus importants étant l’autoroute A6 du nord au sud, et la ligne de Corbeil-Essonnes à Montereau à l’est avec la gare de Villabé reliée au réseau de la ligne D du RER. Relativement peu urbanisée, la commune a conservé un caractère rural jusqu’en centre-ville, majoritairement constitué de maisons traditionnelles en pierre meulière, complété de petit habitat collectif ancien et de lotissements pavillonnaires récents.

La commune est aujourd’hui située à trente et un kilomètres au sud-est de Paris-Notre-Dame[5], point zéro des routes de France, cinq kilomètres au sud-est de la préfecture Évry[6], vingt et un kilomètres au sud-est de Palaiseau[7], vingt-huit kilomètres au nord-est d’Étampes[8], trois kilomètres au sud-ouest de Corbeil-Essonnes[9], quatorze kilomètres au nord-est de La Ferté-Alais[10], quinze kilomètres à l’est d’Arpajon[11], quinze kilomètres au sud-est de Montlhéry[12], vingt et un kilomètres au nord de Milly-la-Forêt[13] et trente-trois kilomètres au nord-est de Dourdan[14].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L’Essonne au lieu-dit Moulin Galant.

La rivière l’Essonne marque les limites sud et est de la commune en formant un arc de cercle sur une longueur de cinq kilomètres. Dans son parcours au sud de la commune, la rivière se divise en petits bras : le bras gauche sur lequel est situé le moulin de Villoison, le bras droit le long duquel se trouve le moulin d’Ormoy, et le bras de la petite Essonne qui traverse le parc de Châteaubourg. Puis, en se dirigeant vers l’est, la rivière crée une zone humide composée d’étangs et de zones marécageuses. Brusquement, au niveau du pont de l’autoroute A6 qui la franchit, la rivière bifurque à angle droit et remonte vers le nord en direction de Corbeil-Essonnes. La rivière se divise à nouveau en deux bras au milieu desquels se trouve la grande île de Moulin Galant. Les bras de la rivière se rejoignent au lieu-dit La Nacelle et l’Essonne poursuit son parcours dans Corbeil-Essonnes où elle rejoint la Seine après s’être à nouveau divisée. Une station de mesure hydrométrique était implantée dans la commune entre 1985 et 1993[15].

L’aqueduc de la Vanne et du Loing, qui alimente Paris en eau potable par le réservoir de Montsouris, traverse le territoire de la commune dans sa partie ouest (du sud au nord en direction de Lisses). Une station de relevage, située au bord du plateau du Hurepoix, permet de relever l’eau du niveau de l’Essonne (qui est enjambée par des canalisations métalliques) jusqu’au niveau du plateau. Deux petits lacs sont implantés au sud de la commune au lieu-dit Les Brettes, un bassin de rétention des eaux pluviales a été aménagé dans la plaine des Brateaux en arrière de l’aire de service de Lisses, un second lac de rétention des eaux de pluie est disposé à l’ouest du bourg à l’angle des rues de Cassiopée et d’Ambreville.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Carte géologique simplifiée de Villabé.

Villabé se situe à l’extrême est du plateau du Hurepoix. La commune est répartie sur les bords de ce plateau et s’étage entre une altitude maximale de quatre-vingt-neuf mètres sur un coteau au lieu-dit Les Brateaux à proximité de l’aqueduc[16] et une altitude minimale de quarante mètres au nord-est en bordure de la rivière à Moulin Galant[17]. La déclivité arrondie orientée vers le lit de la rivière forme le milieu naturel du cirque de l’Essonne. Au sud-ouest en bordure de la rivière, l’altitude atteint quarante-six mètres[18], le centre-ville à l’est est lui approximativement situé à quatre-vingt-quatre mètres d’altitude[19].

La partie ouest et nord-ouest du territoire de la commune (plateau du Hurepoix) date du Quaternaire, elle est formée de limon des plateaux (LP) de composition argilo-marneuse. Le haut des coteaux de la vallée de l’Essonne, sur leurs flancs sud et ouest, date du Stampien inférieur (g1b), ils sont composés de calcaire et de meulière de Brie. La partie médiane des coteaux de la vallée de l’Essonne date aussi du quaternaire, c’est une couche de colluvions limoneuses (C) composée d’éboulis ou d’alluvions d’origines variées, argilo-sablonneuse ou caillouteuse. La partie basse des coteaux date du Bartonien supérieur (e7-6), elle est composée de calcaire de Champigny. La bande aux abords de l’Essonne date de l’Holocène (Fy), elle est composée de sable, de graviers calcaires ou siliceux[20].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La rivière l’Essonne marque la frontière naturelle au sud-ouest avec Mennecy, au sud et au sud-est avec Ormoy et à l’est avec Corbeil-Essonnes, la limite se poursuit en suivant les parcelles de la zone industrielle de la Nacelle et à travers champs au nord-est avec cette même commune. Au nord, le chemin d’Essonnes à Villabé puis la route de Lisses marquent en partie la frontière avec Lisses, qui partage au nord-ouest le Clos aux Pois et à l’ouest les espaces agricoles jusqu’au cours d’eau.

Rose des vents Lisses Lisses Corbeil-Essonnes Rose des vents
Lisses N Corbeil-Essonnes
O    Villabé    E
S
Mennecy Ormoy Ormoy

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Essonne.

Villabé est située en Île-de-France, elle bénéficie d’un climat océanique dégradé aux hivers frais et aux étés doux, en étant régulièrement arrosée sur l’ensemble de l’année. En moyenne brute annuelle, la température s’établit à 10,8 °C, avec une moyenne maximale de 15,2 °C et une moyenne minimale à 6,4 °C. Les températures moyennes mensuelles extrêmes relevées sont de 24,5 °C en juillet au maximum et 0,7 °C en janvier au minimum, mais les records enregistrés s’établissent à 38,2 °C le 1er juillet 1952 et -19,6 °C le 17 janvier 1985. Du fait de la moindre densité urbaine entre Paris et sa banlieue, une différence négative de un à deux degrés Celsius se fait sentir, surtout en début de journée. L’ensoleillement est comparable à la moyenne des régions du nord de la Loire avec un total de 1 798 heures par an, une moyenne haute à deux cent quarante heures en juillet et basse à cinquante trois heures en décembre. Les précipitations sont également réparties sur l’année, avec un total annuel de 598,3 millimètres de pluie et une moyenne approximative de cinquante millimètres par mois.

Données climatiques à Villabé.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,7 1 2,8 4,8 8,3 11,1 13 12,8 10,4 7,2 3,5 1,7 6,4
Température moyenne (°C) 3,4 4,3 7,1 9,7 13,4 16,4 18,8 18,5 15,6 11,5 6,7 4,3 10,8
Température maximale moyenne (°C) 6,1 7,6 11,4 14,6 18,6 21,8 24,5 24,2 20,8 15,8 9,9 6,8 15,2
Ensoleillement (h) 59 89 134 176 203 221 240 228 183 133 79 53 1 798
Précipitations (mm) 47,6 42,5 44,4 45,6 53,7 51 52,2 48,5 55,6 51,6 54,1 51,5 598,3
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Brétigny-sur-Orge de 1948 à 2002[21],[22].


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

L’autoroute A6 à Villabé.

La commune de Villabé est aujourd’hui traversée par plusieurs axes importants de communication, le premier d’entre eux étant l’autoroute A6 qui traverse le territoire du nord au sud sur près de trois kilomètres. La commune et l’autoroute ont donné leur nom à l’aire de service de Villabé dans le sens Lyon-Paris, à l’échangeur autoroutier Lisses-Villabé et au centre commercial Villabé A6.

Dans sa partie est, le territoire est traversé par la ligne de Corbeil-Essonnes à Montereau principalement empruntée par la ligne D du RER et sur laquelle est implantée la gare de Villabé. À l’extrême ouest, la route départementale 153 fait une courte incursion sur le territoire municipal, et au nord, la route départementale 260 surplombe l’axe autoroutier en direction de la route nationale 7 à Corbeil-Essonnes. Cependant, enclavée entre les coteaux du cirque et le cours de la rivière l’Essonne, la commune n’est accessible que par cinq routes de faible envergure, la route de Villoison à l’ouest vers la RD 153, la route d’Ormoy qui franchit la rivière au sud, la Grande Rue à l’est qui franchit la rivière vers Corbeil-Essonnes, l’avenue de la Gare au nord qui suit la voie ferrée et la route de Lisses qui longe l’autoroute et accède à l’échangeur. Pour désengorger le trafic routier, plusieurs lignes d’autobus ont été mises en place dont la ligne 304 du réseau de bus Seine Essonne Bus, les lignes 24-11 et 24-12 du réseau de bus STA Keolis, la ligne 415 du réseau de bus TICE. La commune est par ailleurs située à dix-sept kilomètres au sud-est de l’aéroport de Paris-Orly directement accessible par l’autoroute et à quarante-sept kilomètres au sud-ouest de l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle.

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

Le quartier de l’Ormeteau, sur le coteau ouest de vallée de l’Essonne.

La commune de Villabé est composée outre le centre-ville de plusieurs hameaux et lieux-dits dont les quartiers des Cités au nord, Moulin Galant à l’est partagé avec Corbeil-Essonnes, les hameaux de la Petite Nacelle au nord, du Moulin d’Ormoy au sud et de Villoison à l’ouest. S’ajoutent les lieux-dits la Chopinière et les Brettes au sud, la plaine à Robin et la plaine aux Brateaux à l’ouest, les Coudras au nord. Plusieurs sites ont conservé une appellation historique dont la plaine des Quarante-quatre arpents sur le plateau, les Bras de fer entre les deux voies ferrées et les Bas Cornus au nord sur les coteaux du cirque de l’Essonne, les Courtes-Épluches et les Linottes en bordure de l’Essonne. Dans le centre, les lotissements successifs ont donné naissance aux ensembles de l’Ormeteau, de Vaux Luisants, des Heurts et des Échaudés.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Carte schématique d’occupation des sols de Villabé.

La morphologie urbaine de Villabé se caractérise par une majorité de maisons individuelles, notamment en centre-ville historique avec la présence de meulières et de corps de ferme typiques du bassin parisien autour de l’église, réhabilités et mis en valeur par un aménagement urbain à tendance traditionnelle (pavage partiel des voies, enfouissement des réseaux électriques et téléphoniques, mobilier urbain adapté). À l’est du bourg subsistent les anciennes cités ouvrières bâties au XIXe siècle pas la famille Darblay, un habitat collectif composé d’immeubles de trois étages en pierre meulière. Les lotissements successifs entamés durant les années 1970 ont entraîné la constitution de zones pavillonnaires tout autour du centre-bourg jusqu’en bordure de la voie ferrée à l’est et de l’autoroute à l’ouest. À l’ouest de la tranchée d’autoroute se trouve un terrain partagé entre terres cultivées, habitat diffus et zones commerciales et industrielles, avec la présence du centre commercial Villabé A6, de l’aire de service autoroutière et des vastes entrepôts de la zone Eurologistic. Longtemps dépourvue d’un parc significatif de logements sociaux respectant les critères de la loi SRU, la municipalité a entrepris en 2010 un programme de construction de petits immeubles comportant quatre-vingt-quinze appartements et de dix-neuf logements dans des pavillons. Ces logements, de type HLM, seront livrés au cours de l’année 2011.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Villabé est une formation toponymique médiévale, attestée sous la forme latinisée Villa Abbatis au IXe siècle. Elle signifie « village de l'abbé »[23]. Vers 1750, le nom du village s’orthographiait Villabbé[24]. La commune fut créée en 1793 avec son nom actuel[25].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Sur le territoire communal furent retrouvés des silex taillés, attestant d’une présence humaine dès l’Âge de la pierre[26]. Selon l’historien Jean Lebeuf, le lieu appelé Villa Abbatis aurait été la possession des religieux de la collégiale Saint-Marcel-lez-Paris[27]. Le lieu fut mentionné dans un ouvrage en 847 sous l’appellation Terra Sancti Marcelli, le nom de Villa Abbatis fut introduit dans le cartulaire de Longpont en 1093[26]. Selon Jean Lebeuf, les chanoines de l'Abbaye de Paris avaient les revenus du lieu nommé Terra Sancti Marcelli et de ses alentours. Lebeuf ajoute qu'en 1132, dame Eustache de Corbeil donne la moitié de la dixme de Villabé à la nouvelle abbaye de Yerres[28].

Succession de seigneurs[modifier | modifier le code]

Carte de la région de Villabé au XVIIe siècle par Cassini.

Vers 1138, Eustachie de Corbeil donna la paroisse Saint-Marcel à l’abbaye Notre-Dame d'Yerres qu’elle avait fondée vers 1132. Au XIIe siècle fut édifiée l’église Saint-Marcel. En 1663, la paroisse et tous les hameaux environnants furent intégrés au duché de Villeroy à Mennecy. En 1706 fut construit un presbytère[29]. En 1738, Gabriel Louis François de Neufville de Villeroy permit l’installation d’une manufacture de cuivre à Moulin-Galant. En 1750, Jean-Baptiste-Gaspard d'Ansse de Villoison naquit au château de Villoison. En 1754, l’abbé Lebeuf décrivit la région comme des coteaux couverts de vigne et des prairies à perte de vue, marquant l’importance de la viticulture et du commerce avec Paris[26],[27]. Durant la Révolution, l’église fut partiellement détruite.

Développements récents[modifier | modifier le code]

La Révolution industrielle apporta d’importantes évolutions dans la commune avec le déplacement du cimetière en 1845, le percement de la rue de l’Église en 1852, la construction de l’aqueduc de la Vanne en 1866, l’ouverture en 1987 de la voie ferrée Corbeil-Essonnes à Montereau et de la gare de Villabé[30], l’installation de l’eau potable en 1898 dans le village par la famille Darblay qui dirigeait la papeterie, l’arrivée du gaz de ville en 1908 et l’ouverture en 1910 de l’orphelinat[27].

En 1925 fut construite la cité ouvrière Darblay marquant le début d’une croissance démographique continue dans la commune. En 1959, le territoire fut une nouvelle fois morcelé avec la construction de l’autoroute A6, en 1957, l’orphelinat Darblay fut transformé en école primaire. À partir des années 1970, de nombreux lotissements pavillonnaires furent bâtis, dont le village d’enfants ouvert en 1971. En 1992 fut ouvert le centre commercial Villabé A6, en 1994 fut ouverte l’agence postale, en 2001 fut construite la bibliothèque municipale, en 2002, l’église paroissiale bénéficia d’une réfection complète, en 2003, la commune se jumela avec son homologue italienne Migliarino, en 2006 fut inauguré le collège Rosa Parks et en 2007 la salle polyvalente La Villa. En 2010, la commune jusqu’alors « célibataire » a rejoint la communauté d'agglomération Évry Centre Essonne[31].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Simple village lors du premier recensement des personnes en 1793 avec trois cent soixante-quatre habitants, la commune a connu une lente et progressive croissance démographique, ne dépassant le cap des cinq cents résidents qu’en 1872 après une forte chute de 20 % de sa population entre 1851 et 1856, franchissant le cap des mille personnes en 1931 avec à cette époque mille trois cent soixante-quatorze habitants. La commune, rurale fut relativement épargnée par le second conflit mondial, ne perdant que 7 % de sa population et resta longtemps à l’écart de l’urbanisation massive de la région, n’atteignant les deux mille résidents qu’au milieu des années 1970. Les trente dernières années modifièrent sensiblement cette évolution avec une poussée démographique, multipliant par deux la population villabéenne entre 1982 et 1999 pour arriver à une relative stabilité durant les années 2000 avec quatre mille huit cent cinquante-deux habitants en 2007. Avec seulement 7 % de la population étrangère en 1999[32], l’immigration compte pour une part relativement faible dans cette croissance.


En 2011, la commune comptait 5 010 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
364 424 384 448 444 440 477 486 492
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
403 466 477 513 615 765 848 840 849
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
882 883 871 876 979 1 374 1 301 1 209 1 443
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 676 1 727 1 980 2 554 2 995 4 832 4 856 4 847 5 010
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2004[33].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La pyramide des âges établie pour Villabé en 2009 est sensiblement différente de celle établie pour l’ensemble du département, avec une présence relativement supérieure de résidents compris dans les catégories d’âges de moins de quinze ans et de trente à cinquante-neuf ans et corolairement une présence nettement inférieure de population de plus de soixante-quinze ans et de quinze à vingt-neuf ans. Le caractère récent de l’urbanisation, intervenue à partir des années 1980 et plus particulièrement durant les années 1990 et l’absence sur le territoire d’établissement d’accueil pour personnes âgées et d’établissements scolaires du supérieur expliquent pour partie cette situation. Cependant, en 1999, 39 % de la population était âgée de moins de vingt-cinq ans[34].

Pyramide des âges à Villabé en 2009 en pourcentages[35].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,2 
1,8 
75 à 89 ans
3,3 
10,7 
60 à 74 ans
9,7 
22,7 
45 à 59 ans
22,1 
23,1 
30 à 44 ans
24,3 
18,8 
15 à 29 ans
18,4 
22,8 
0 à 14 ans
22,0 
Pyramide des âges en Essonne en 2009 en pourcentages[36].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,8 
4,4 
75 à 89 ans
6,7 
11,3 
60 à 74 ans
11,9 
19,9 
45 à 59 ans
20,0 
21,9 
30 à 44 ans
21,4 
20,6 
15 à 29 ans
19,2 
21,7 
0 à 14 ans
20,0 

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Politique locale[modifier | modifier le code]

La commune de Villabé est rattachée administrativement à l’arrondissement d'Évry et politiquement au canton de Corbeil-Essonnes-Ouest représenté par le conseiller général Bruno Piriou (PCF) et à la première circonscription de l'Essonne représentée par le député Carlos Da Silva (PS). Le maire actuel, Karl Dirat, préside le conseil municipal composé de vingt-neuf élus. Il est assisté par sept adjoints au maire.

Conseil municipal de Villabé (mandat 2014-2020)[37].
Liste Tendance Président Effectif Statut
« Agir pour Villabé  » SE Karl Dirat 21 Majorité
« Pour Villabé » PS-PCF-EELV Irène Maggini 6 Opposition
« Villabé choisit le bon sens » SE Isabelle Wirth 2 Opposition

L’Insee attribue à la commune le code 91 2 06 659[38], la commune est rattachée au bureau distributeur de poste de Corbeil-Essonnes et partage le même code postal. La commune de Villabé est enregistrée au répertoire des entreprises sous le code SIREN 219 106 598. Son activité est enregistrée sous le code APE 8411Z[39].

Jusqu’en 2010, Villabé ne faisait partie d’aucune intercommunalités à fiscalité propre. Depuis le 1er juillet 2010, elle adhère à la communauté d'agglomération Évry Centre Essonne[40] qui regroupe ainsi six communes. Elle lui a transféré les compétences de développement économique, d’aménagement du territoire, d’équilibre social de l’habitat, de politique de la ville, de distribution d’eau potable, de gestion des équipements culturels, sportifs, de loisirs, des espaces verts, de la voirie[41]. Elle adhère en outre, directement ou indirectement au syndicat mixte de Transport Essonne Centre[42], au syndicat mixte Orge-Yvette-Seine, au syndicat mixte d'assainissement et de restauration de cours d'eau et au syndicat intercommunal pour la revalorisation et l'élimination des déchets et des ordures ménagères[43].

Comptes de la commune[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune disposait d’un budget de 9 027 000 € dont 6 759 000 € de fonctionnement et 2 268 000 € d’investissement[44], financés à 50,57 % par les impôts locaux avec des taux d’imposition fixés à 12,04 % pour la taxe d'habitation, 17,08 % et 54,66 % pour la taxe foncière sur le bâti et le non-bâti[45]. Cette même année, la dette cumulée de la commune s’élevait à 7 438 000 €[46].

En 2009, sur les mille six cent quarante-six logements recensés dans la commune, seuls soixante-douze étaient catégorisés comme logement social répartis entre trois bailleurs sociaux, soit seulement 4 %[47], bien loin des directives de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[48].
Période Identité Étiquette Qualité
 ? 1989 Paul Poisson PCF  
1989 2007 Alain Ramey PS Instituteur
2007 2014 Irène Maggini PS Comptable en retraite
2014 en cours Karl Dirat SE Ingénieur divisionnaire du service du commissariat des armées
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances et résultats politiques[modifier | modifier le code]

L’analyse des derniers résultats électoraux de Villabé montrent une tendance au vote à gauche des électeurs avec des victoires quasiment systématiques des candidats du parti socialiste ou du Parti communiste français aux élections locales et nationales. En 2002, le député sortant Manuel Valls (PS) enregistra ainsi 54,27 % presque deux points de plus que dans l’ensemble de la circonscription et le candidat sortant Jacques Chirac (RPR) obtint lui aussi un score légèrement supérieur qu’au niveau national, bénéficiant du report de voix des électeurs de Lionel Jospin, arrivé en seconde position dans la commune au premier tour. En 2004, le candidat sortant Bruno Piriou (PCF) obtint une très large majorité avec 68,35 % des suffrages, quatre points supérieurs au résultat enregistré sur la totalité du canton. Cette même année, les candidats socialistes Harlem Désir aux européennes et Jean-Paul Huchon aux régionales arrivèrent largement en tête de ces élections à un tour avec respectivement seize et dix-sept points d’avance sur leurs adversaires. En 2005, les Villabéens rejetèrent massivement le Traité de Rome à 61,25 % des voix, comme ils avaient déjà rejetés en 1992 le Traité de Maastricht à 57,72 %[49]. En 2007, le candidat Manuel Valls (PS) augmenta encore son score dans la commune mais cette fois obtint un score encore plus important dans la circonscription, cette même année, et contrairement aux élections précédentes, c’est le candidat UMP Nicolas Sarkozy qui fut placé en tête au premier comme au deuxième tour lors de l’élection présidentielle. En 2008, le maire sortant Irène Maggini (PS) obtint au premier tour 52,46 % des voix dans le cadre d’une quadrangulaire. En 2009 dans le cadre des élections européennes, c’est à nouveau le candidat UMP Michel Barnier qui arriva en tête devant le candidat Daniel Cohn-Bendit d’Europe Écologie, conformément aux résultats nationaux. En 2010, le président sortant du conseil régional Jean-Paul Huchon renforça encore sa victoire avec cette fois 66,35 % des suffrages au deuxième tour.

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores[modifier | modifier le code]

Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores[modifier | modifier le code]

Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections municipales, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Référendums[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le collège Rosa Park.

Les élèves de Villabé sont rattachés à l’académie de Versailles. La commune dispose sur son territoire des écoles primaires Jean Jaurès et Ariane[66] et du collège Rosa Parks[67]. Hors périodes scolaires, les enfants sont accueillis au centre de loisirs, un espace Jeunes accueille les adolescents[68], deux garderies sont installées dans les écoles communales.

Santé[modifier | modifier le code]

Aucun établissement de santé n’est implanté dans la commune. Les centres hospitaliers les plus proches sont ceux de Corbeil-Essonnes et d’Évry regroupés dès 2011 au sein du centre hospitalier sud francilien. Deux médecins[69], deux chirurgiens-dentistes[70] et deux pharmacies[71] sont installés dans la commune. Un village d’enfants de la Fondation Mouvement pour les Villages d'Enfants est implanté dans la commune depuis 1971[72].

Services publics[modifier | modifier le code]

L’agence postale et le bureau de police municipale.

La commune dispose d’une agence postale[73] construite par la municipalité en 1994. Un des six sites de la direction départementale de l’équipement de l’Essonne est installé à Villabé le long de l’autoroute A6. Le site accueille les services de la Direction régionale et interdépartementale de l'équipement et de l'aménagement qui, depuis 2007, assurent la gestion des routes nationales et des autoroutes sans péage d’Île-de-France. La sécurité de la commune est assurée par la brigade de gendarmerie nationale de Mennecy[74] et le centre de secours principal de Corbeil-Essonnes[75]. Villabé dispose d’une brigade de police municipale. L’organisation juridictionnelle rattache les justiciables villabéens au tribunaux d’instance, de grande instance, de commerce et au conseil de prud’hommes d’Évry, tous dépendants de la cour d'appel de Paris[76].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Localisation des villes jumelées avec Villabé.
Localisation de la ville
Villabé

Villabé a développé des associations de jumelage avec :

Vie quotidienne à Villabé[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

La salle polyvalente La Villa.

La commune, dotée d’un service municipal culturel, dispose de plusieurs espaces d’accès et de pratique culturelle donc l’importante salle polyvalente La Villa, la salle des fêtes Roger Duboz, l’Espace Jeunes servant de Maison des jeunes et de la culture, la bibliothèque municipale Alain Ramey et l’école de musique Harmonies. Occasionnellement, l’église paroissiale Saint-Marcel accueille des concerts. Plusieurs manifestations locales sont organisées dont la fête communale « Villabé en Fête » le dernier week-end du mois de mai. En 2010, seize associations participaient à l’animation culturelle de la commune[78].

Sports[modifier | modifier le code]

Le gymnase Paul Poisson.

La commune de Villabé dispose de plusieurs infrastructures permettant la pratique sportive dont les gymnases Paul Poisson et du Bras de Fer, le stade du Chemin Vert, un terrain de rugby à proximité du collège Rosa Parks, deux terrains de football dont un engazonné, un skatepark, plusieurs courts de tennis et un boulodrome. En 2010, vingt associations assuraient l’encadrement de la pratique sportive en club dans la commune[79].

Lieux de cultes[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Marcel.

La paroisse catholique de Villabé est rattachée au secteur pastoral de Corbeil-Saint-Germain et au diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes. Elle dispose de l’église Saint-Marcel[80].

Médias[modifier | modifier le code]

Le quotidien régional Le Parisien, dans son édition locale Essonne, ainsi que l’hebdomadaire Le Républicain, relatent les informations locales. La commune est en outre dans le bassin d’émission des chaînes de télévision France 3 Paris Île-de-France, IDF1 et Téléssonne intégré à Télif. L’information institutionnelle est assurée par plusieurs publications périodiques : Le Villabéen, magazine municipal d’information diffusé par la ville ; AggloMag, magazine d’information de la Communauté d'agglomération Évry Centre Essonne[81] ; le Magazine de l’Essonne, mensuel diffusé par le conseil général de l'Essonne[82] et le Journal du Conseil régional, bimensuel diffusé par le conseil régional d'Île-de-France[83].

Économie[modifier | modifier le code]

Le centre commercial Villabé A6.

Villabé est intégrée par l’Insee au bassin d'emploi d’Évry qui regroupait en 1999 soixante six communes et 271 369 habitants[84]. La commune fut longtemps agricole et industrielle dont ne subsistaient en 2010 que les papeteries Navarre et Inapa, elle est aujourd’hui presque intégralement tournée vers le secteur tertiaire avec la présence sur son territoire de l’important centre commercial Villabé A6 totalisant soixante-huit commerces, du pôle logistique Eurologistic totalisant vingt-et-un hectares d’entrepôts, le centre d'appel Orange et le centre de techniques automobile pour poids lourds. Une seconde zone d’activité commerciale implantée sur la plaine des Brateaux a été ouverte en 2011, appelée « Derrière la Ferme » elle comporte un magasin d’articles de bricolage, une jardinerie et des enseignes de loisirs. Au total, la commune accueillait sur son territoire en 2007 deux cent trente-neuf entreprises, totalisant deux mille huit cent soixante-quinze emplois pour une population active estimée à deux mille six cent trente-quatre personnes. Alors que trois exploitations agricoles subsistaient en 1988, plus aucune ne se trouvait dans la commune vingt ans plus tard[85]. L’ouverture du centre commercial en 1992 a directement touché le commerce de proximité, réduit en 2010 à une boulangerie, une épicerie, deux bars, une pharmacie, deux salons de coiffure et une auto-école.

Emplois, revenus et niveau de vie[modifier | modifier le code]

Parmi la population active de Villabé, les employés et les professions intermédiaires sont les catégories socioprofessionnelles les plus représentées (36,9 % et 31,5 % respectivement). Chacune de ces deux catégories socioprofessionnelles a un taux supérieur à la fois à celui de la zone d’emploi d’Évry (28,2 % et 29,6 % respectivement) et à celui de la moyenne nationale (28,2 % et 24,6 % respectivement). Ces deux catégories ensemble représentent 68,4 % de la population active de Villabé, un taux très élevé pour une ville de la grande couronne de l’Île-de-France.

Ces taux d’emplois par catégories socioprofessionnelles se retrouvent dans la répartition des emplois par secteurs d’activité puisque les emplois dans le secteur du commerce (27,8 %) et dans le secteur des services aux entreprises (25,4 %) représentent à eux deux 53,2 % des emplois ; taux là aussi largement supérieurs à ceux de la zone d’emploi d’Évry (14,6 % et 16,2 % respectivement) et à ceux de la moyenne nationale (13,3 % et 13,3 % respectivement). Alors que les emplois des secteurs de l’industrie (3,0 %) et de la construction (2,6 %) ont des taux très faibles en comparaison de ceux de la zone d’emploi d’Évry et de ceux de la moyenne nationale. Une autre caractéristique de la population active de Villabé, est le taux relativement bas de la catégorie socioprofessionnelle comprenant les cadres et professions intellectuelles supérieures. Cette catégorie ne représente que 8,6 % de la population active ; il s’agit là d’un taux très en dessous de celui de la zone d’emploi d’Évry (20,2 %) et de celui de la moyenne nationale (15,4 %). L’absence d’entreprises industrielles et la forte présence de commerces et d’entreprises de services sur le territoire de la commune expliquent ces répartitions d’emplois par catégories socioprofessionnelles et par secteurs d’activités.

En 2006, le revenu fiscal médian par ménage était de 21 588 €, ce qui plaçait la commune au 1 647e rang parmi les 30 687 communes de plus de cinquante ménages que compte le pays et au cent trentième rang départemental[86]. En 2007, le revenu net imposable moyen dans la commune s’élevait à 27 756 € et 74,7 % de la population était assujettie à l’impôt sur le revenu. Fait remarquable, la commune enregistrait en 2007 un taux de chômage particulièrement bas avec seulement 5,8 % de la population active en recherche d’emploi. En outre, 81,3 % des ménages Villabéens étaient propriétaires de leur logement, une maison particulière dans 76,7 % des cas[85].

Répartition des emplois par catégories socioprofessionnelles en 2006.
  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d’entreprise
Cadres et professions
intellectuelles supérieures
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Villabé 0,0 % 3,1 % 8,6 % 31,5 % 36,9 % 19,9 %
Zone d’emploi d’Évry 0,3 % 4,0 % 20,2 % 29,6 % 28,2 % 17,7 %
Moyenne nationale 2,2 % 6,0 % 15,4 % 24,6 % 28,7 % 23,2 %
Répartition des emplois par secteurs d’activités en 2006.
  Agriculture Industrie Construction Commerce Services aux
entreprises
Services aux
particuliers
Villabé 0,3 % 3,0 % 2,6 % 27,8 % 25,4 % 7,8 %
Zone d’emploi d’Évry 0,9 % 13,5 % 5,4 % 14,6 % 16,2 % 6,9 %
Moyenne nationale 3,5 % 15,2 % 6,4 % 13,3 % 13,3 % 7,6 %
Sources : Insee[87],[88],[89]

Centre commercial Villabé A6[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Villabé A6.

Le centre commercial Villabé A6 ouvrit ses portes en 1992. Il est doté d’un hypermarché Carrefour et de soixante-huit boutiques.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le Cirque de l’Essonne et les cités Darblay sur la droite.

Le territoire de Villabé dispose encore de nombreuses espaces préservés dont près de soixante-huit hectares de forêt et vingt-six hectares de parcs et jardins. Parmi ceux-ci, deux grande zones sont répertoriées par le conseil général au titre d’un espace naturel sensible, le cirque de l’Essonne au nord, d’une superficie d’environ cinquante hectares de culture et prairie, et la vallée de l’Essonne au sud qui mêle espaces boisés et marais[90]. La commune est en outre limitrophe du site classé Natura 2000 des marais des basses vallées de la Juine et de l’Essonne[91]. Le sentier de grande randonnée 11C (tronçon du GR 11) suit cette même vallée durant trente-cinq kilomètres entre La Ferté-Alais et Le Plessis-Chenet en passant au sud du territoire.

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

La commune de Villabé a conservé un patrimoine typique des villages agricoles du Hurepoix avec de nombreux édifices en pierre meulière, tel l’église Saint-Marcel, du XIIe siècle[92], l’ancien lavoir et abreuvoir publique construit en 1898 devenu une halte-garderie[93], un puits rénové en abri de voyageur. Le territoire est aussi traversé par l’aqueduc de la Vanne et du Loing, chargé d’amener les eaux à Paris depuis la Bourgogne. Le sculpteur villabéen François Melin a en outre offert à sa commune une sculpture représentant un grand requin blanc long de six mètres, en métal doré, installé au centre d’un rond-point.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Différents personnages publics sont nés, décédés ou ont vécu à Villabé :

Héraldique et logotype[modifier | modifier le code]

Blason de Villabé

Les armes de Villabé se blasonnent : D’argent à la tierce ondée d’azur posée en barre, accompagnée, en chef, d’un bouquet de trois épis de blé soudés d’or et, en pointe, d’une grappe de raisin de pourpre tigée et feuillée au naturel.[94]

Il s’agit d’armes à enquerre puisque les règles héraldiques interdisent la superposition de deux métaux, ici l’or sur l’argent.

Le blason de la commune est censé figurer les éléments historiques du territoire, les épis de blé symbolisent l’agriculture autrefois présente sur le plateau, les tierces ondées figurent le cours de la rivière l’Essonne et la grappe de raison rappellent la viticulture auparavant réalisée sur les coteaux[95].

La commune s’est en outre dotée d’un logotype.

Logotype de Villabé

Villabé dans les arts et la culture[modifier | modifier le code]

  • Le nom de la commune est utilisé pour la dénomination d’une aire de repos de l’autoroute A6 qui traverse son territoire du nord au sud, l’aire de Villabé en direction de Paris située au point kilométrique 29[96].
  • Selon un ancien rapport de gendarmerie, datant de 1965 et jamais publié officiellement, mais qui a été révélé en octobre 2009 par l’écrivain Georges Fleury, ancien des commandos de marine, le corps de l’opposant marocain Mehdi Ben Barka aurait été incinéré dans une maison de Villabé après son enlèvement et son probable assassinat[97],[98],[99].
  • Villabé était aussi le nom d’emprunt du comédien Germain Clérin qui fit partie de l’Illustre Théâtre.
  • Une scène du film Les Trois Frères de Didier Bourdon et Bernard Campan sorti en 1995 fut tournée dans la station service de l’aire d’autoroute de Villabé[100].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Élisabeth Grunberg et Jean-Pierre Bourgeron, Le Hurepoix : Corbeil-Essonnes, Saint-Germain-lès-Corbeil, Villabé, t. IV, J.-P. Bourgeron,‎ janvier 1981 (ISBN 9782903097042)
  • Mémoires vives de Villabé, Villabé au fil du temps, t. I, Dammarie-les-Lys, Lys Editions Amatteis,‎ décembre 2011, 224 p. (ISBN 9782868492845)
  • Mémoires vives de Villabé, Villabé au fil du temps, t. II, Dammarie-les-Lys, Lys Editions Amatteis,‎ janvier 2013, 224 p. (ISBN 9782868492876)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. La liste d'Isabelle Wirth déposée à la préfecture de l'Essonne portait la mention sans étiquette (« comme précisé sur son site de campagne »), la préfecture a remplacé cette mention par la mention MoDem.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche de Villabé dans le Code officiel géographique sur le site de l’Insee. Consulté le 08/08/2012.
  2. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 15/11/2008.
  3. Données d’occupation des sols des Communes d’Île-de-France en 2008 sur le site de l’Iaurif. Consulté le 01/11/2010.
  4. Données géographiques communales sur le site lion1906.com Consulté le 24/10/2010.
  5. Orthodromie entre Villabé et Paris sur le site lion1906.com Consulté le 26/08/2012.
  6. Orthodromie entre Villabé et Évry sur le site lion1906.com Consulté le 26/08/2012.
  7. Orthodromie entre Villabé et Palaiseau sur le site lion1906.com Consulté le 26/08/2012.
  8. Orthodromie entre Villabé et Étampes sur le site lion1906.com Consulté le 26/08/2012.
  9. Orthodromie entre Villabé et Corbeil-Essonnes sur le site lion1906.com Consulté le 26/08/2012.
  10. Orthodromie entre Villabé et La Ferté-Alais sur le site lion1906.com Consulté le 26/08/2012.
  11. Orthodromie entre Villabé et Arpajon sur le site lion1906.com Consulté le 26/08/2012.
  12. Orthodromie entre Villabé et Montlhéry sur le site lion1906.com Consulté le 26/08/2012.
  13. Orthodromie entre Villabé et Milly-la-Forêt sur le site lion1906.com Consulté le 26/08/2012.
  14. Orthodromie entre Villabé et Dourdan sur le site lion1906.com Consulté le 26/08/2012.
  15. Fiche de la station hydrométrique n°H4042050 sur le site hydro.eaufrance.fr Consulté le 17/10/2010.
  16. Fiche de la borne géodésique n°W.D.K3-26 sur le site de l’Ign. Consulté le 17/10/2010.
  17. Fiche de la borne géodésique n°W.D.L3-89 sur le site de l’Ign. Consulté le 17/10/2010.
  18. Fiche de la borne géodésique n°W.D.K3-18 sur le site de l’Ign. Consulté le 17/10/2010.
  19. Fiche de la borne géodésique n°W.D.K3-457 sur le site de l’Ign. Consulté le 17/10/2010.
  20. Carte géologique du BRGM sur son site officiel. Consulté le 22/08/2010.
  21. « Climatologie mensuelle à Brétigny-sur-Orge », sur le site de lameteo.org (consulté le 9 août 2009)
  22. « Climatologie mensuelle à Brétigny-sur-Orge », sur infoclimat.fr (consulté le 18 août 2009)
  23. Bulletin municipal d’information de Villabé no 31, septembre 2007. Page 20.
  24. Bulletin municipal d’information de Villabé no 19, hiver 2000. Page 20.
  25. a et b Notice communale sur la base de données Cassini. Consulté le 26/03/2009.
  26. a, b et c Histoire de la commune sur le site topic-topos.com Consulté le 01/11/2010.
  27. a, b et c Histoire de la commune sur son site officiel. Consulté le 01/11/2010.
  28. Mémoires vives de Villabé, Villabé au fil du temps, t. I, Dammarie-les-Lys, Lys Editions Amatteis,‎ décembre 2011, 224 p. (ISBN 9782868492845), p. 125.
  29. Essonne, le guide complet de ses 196 communes, Michel de La Torre, Éditions Deslogis-Lacoste, juin 1992, (ISBN 9782739950917).
  30. Roger Bailly, 150 ans de Chemin de Fer en Essonne. Éditions Amatteis, 1994. p. 151-152
  31. Recueil des actes administratifs de l’Essonne no 2 de juin 2010 sur le site de la Préfecture de l’Essonne. Consulté le 01/11/2010.
  32. Tableaux démographique communaux sur le site de la Mission interministérielle à la Ville. Consulté le 24/10/2010.
  33. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  34. Données démographiques communales sur le site de la Mission interministérielle à la Ville. Consulté le 24/10/2010.
  35. Pyramide des âges à Villabé en 2009 sur le site de l’Insee. Consulté le 08/08/2012.
  36. Pyramide des âges de l’Essonne en 2009 sur le site de l’Insee. Consulté le 07/07/2012.
  37. a et b Résultats de l’élection municipale 2014 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 31/03/2014.
  38. Fiche communale sur le site de l’Insee. Consulté le 17/01/2010.
  39. Fiche entreprise de la commune de Villabé sur le site verif.com Consulté le 11/03/2011.
  40. Recueil des actes administratifs de la préfecture de l’Essonne. Arrêté no 2010-PRÉF. DRCL - 247 du 11 juin 2010.Consulté le 24/08/2010.
  41. Liste des compétences de la Communauté d’agglomération Évry-Centre-Essonne sur son site officiel. Consulté le 24/10/2010.
  42. Liste des communes adhérentes au Smitec sur son site officiel. Consulté le 24/10/2010.
  43. Carte des communes adhérentes au Siredom sur le site officiel du syndicat. Consulté le 24/10/2010.
  44. http://alize2.finances.gouv.fr/communes/eneuro/tableau.php?icom=659&dep=091&type=BPS&param=0&exercice=2012 Budget communal simplifié sur la base Alize du ministère des Finances.] Consulté le 30/03/2014.
  45. Compte communal détaillé sur la base Alize du ministère des Finances. Consulté le 30/03/2014.
  46. Endettement municipal sur la base Alize du ministère des Finances. Consulté le 30/03/2014.
  47. Répartition du patrimoine de logements sociaux par communes et par bailleurs sur le site de l’Aorif. Consulté le 24/10/2010.
  48. Liste des maires successifs sur la base de données mairesgenweb.org Consulté le 12/06/2009.
  49. Résultats du référendum 1992 à Villabé sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 31/10/2010.
  50. Résultats de l’élection présidentielle 2002 sur le site du Ministère de l’Intérieur. Consulté le 14/11/2008.
  51. Résultats de l’élection présidentielle 2007 sur le site du Ministère de l’Intérieur. Consulté le 14/11/2008.
  52. Résultats de l’élection présidentielle 2012 sur le site du Ministère de l’Intérieur. Consulté le 07/05/2012.
  53. Résultats de l’élection législative 2002 sur le site du Ministère de l’Intérieur. Consulté le 15/11/2008.
  54. Résultats de l’élection législative 2007 sur le site du Ministère de l’Intérieur. Consulté le 15/11/2008.
  55. Résultats de l’élection législative 2012 sur le site du Ministère de l’Intérieur. Consulté le 24/06/2012.
  56. Résultats de l’élection européennes 2004 sur le site du Ministère de l’Intérieur. Consulté le 15/11/2008.
  57. Résultats de l’élection européenne 2009 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 27/08/2009.
  58. Résultats de l’élection européenne 2014 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 12/10/2014.
  59. Résultats de l’élection régionale 2004 sur le site du Ministère de l’Intérieur. Consulté le 15/11/2008.
  60. Résultats de l’élection régionale 2010 sur le site du Ministère de l’Intérieur. Consulté le 14/04/2010.
  61. Résultats des élections cantonales 2004 sur le site du Ministère de l’Intérieur. Consulté le 15/11/2008.
  62. Résultats des élections cantonales 2011 sur le site du Ministère de l’Intérieur. Consulté le 01/04/2011.
  63. Résultats de l’élection municipale 2008 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 28/01/2013.
  64. Résultats du référendum 2000 sur le site politiquemania.com Consulté le 27/08/2009.
  65. Résultats du référendum 2005 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 27/08/2009.
  66. Liste des écoles du département sur le site de l’Inspection académique de l’Essonne. Consulté le 28/09/2010.
  67. Liste des établissements du second degré en Essonne sur le site de l’Académie de Versailles. Consulté le 05/10/2010.
  68. Blog de l’Espace Jeunes de Villabé. Consulté le 31/10/2010.
  69. Liste des médecins sur l’annuaire du conseil national de l’ordre. consulté le 20/08/2010.
  70. %5Bnom%5D=&tx_oncdpraticien_pi1 %5Bprenom%5D=&tx_oncdpraticien_pi1 %5Brue%5D=&tx_oncdpraticien_pi1 %5Bville%5D=villab%C3 %A9&tx_oncdpraticien_pi1 %5Bcp%5D=91100&tx_oncdpraticien_pi1 %5Bdepartement%5D=0&tx_oncdpraticien_pi1 %5Brecherche%5D=rechercher Liste des chirurgiens dentistes sur le site de l’ordre national. Consulté le 20/08/2010.
  71. Liste des établissements sur le site de l’ordre national. Consulté le 20/08/2010.
  72. Fiche du village d’enfants de Villabé sur le site de la Fondation MVE. Consulté le 31/10/2010.
  73. Coordonnées de l’agence postale de Villabé sur le site officiel de La Poste. Consulté le 13/11/2010.
  74. Organisation des forces de l’ordre en Essonne sur le site officiel de la préfecture. Consulté le 24/10/2010.
  75. Carte des centres de secours de l’Essonne sur le site du SDIS91. Consulté le 24/10/2010.
  76. Organisation juridictionnelle sur le site du ministère de la Justice. Consulté le 24/10/2010.
  77. Fiche du jumelage avec Migliarino sur le site du ministère français des Affaires étrangères. Consulté le 09/01/2013.
  78. Liste des associations culturelles sur le site officiel de la commune. Consulté le 31/10/2010.
  79. Annuaire des associations sportives sur le site officiel de la commune. Consulté le 31/10/2010.
  80. Fiche de la paroisse sur le site officiel du diocèse. Consulté le 14/12/2009.
  81. AggloMag, le magazine d’information de la Communauté d’agglomération Evry Centre Essonne sur le site de la CAECE.
  82. le Magazine de l’Essonne sur le site du Conseil général de l’Essonne.
  83. Le Journal sur le site du Conseil régional de l’Île-de-France.
  84. Présentation de la zone d’emploi d’Évry sur le site de l’Insee. Consulté le 15/02/2009.
  85. a et b %5CCOM%5CDL_COM91659.pdf Rapport statistique communal sur le site de l’Insee. Consulté le 31/10/2010.
  86. Résumé statistique national sur le site de l’Insee. Consulté le 26/10/2009.
  87. %5CCOM%5CDL_COM91659.pdf Rapport statistique communal sur le site de l’Insee. Consulté le 20/06/2010.
  88. %5CDL_ZE19901147.pdf Rapport statistique de la zone d’emploi d’Évry sur le site de l’Insee. Consulté le 20/05/2010.
  89. Rapport statistique national sur le site de l’Insee. Consulté le 05/07/2009.
  90. Carte des espaces naturels sensibles de Villabé sur le site du Conseil général de l’Essonne. Consulté le 01/11/2010.
  91. Fiche du site classé Natura 2000 des Marais des basses vallées de la Juine et de l’Essonne sur le site du ministère de l’Environnement. Consulté le 01/11/2010.
  92. Fiche de l’église Saint-Marcel sur le site topic-topos.com Consulté le 01/11/2010.
  93. Fiche de l’ancien lavoir sur le site topic-topos.com Consulté le 01/11/2010.
  94. Blasonnement sur le site de Gaso, la banque du blason. Consulté le 28/09/2009.
  95. Source: Plaquette "Bienvenue à Villabé", Service Communication Mairie de Villabé 1998
  96. Carte des aires d’autoroute APRR sur le site officiel du concessionnaire. Consulté le 05/11/2009.
  97. Le site internet du Journal Du Dimmanche du 11 octobre 2009
  98. Le site internet du Figaro du 11 octobre 2009
  99. Le site internet de TF1-LCI du 11 octobre 2009
  100. Liste des films tournés à Villabé sur le site L2TC.com Consulté le 05/12/2010.