Éric Dupond-Moretti

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Éric Dupond-Moretti

Naissance 20 avril 1961 (53 ans)
Maubeuge (Nord)
Nationalité Française
Pays de résidence Drapeau de la France France
Diplôme
Certificat d'Aptitude à la Profession d'Avocat (CAPA)
Profession Avocat pénaliste
Formation
Droit

Éric Dupond-Moretti, né le 20 avril 1961 à Maubeuge, est un avocat pénaliste français, réputé pour le nombre record d'acquittements qu'il a obtenus sur le territoire français[1],[2].

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille modeste, Il fait ses études secondaires au lycée Notre-Dame, à Valenciennes[réf. nécessaire].

Éric Dupond-Moretti décide de devenir avocat à l'âge de seize ans. Il effectue des étude de droit et prête serment en 1984.

« Acquittator »[modifier | modifier le code]

Éric Dupond-Moretti est un avocat inscrit au Barreau de Lille depuis 1984.

Pour ses résultats, il est surnommé « Acquittator » dans les prétoires[3]. Selon M, le magazine du Monde, il aurait fêté entre amis, quelques mois avant la parution de l'article que lui a consacré le magazine le 28 avril 2012, le centième acquittement obtenu devant une cour d'assises[4].

Selon ses propres dires, le surnom que l'on lui donne était initialement « Acquittador » qui était initialement une référence à sa passion pour la tauromachie. Pris comme un hommage il soulignait sa façon fougueuse, parfois violente mais toujours très pertinente de plaider. Prononcé une fois par l'un de ses collègues ce surnom fut repris en « Acquittator » par un journaliste présent au moment des faits[5].

Principales plaidoiries[modifier | modifier le code]

  • En 1990, il a permis l'acquittement de Jean-Pierre Deulin, accusé du meurtre de sa femme en 1987, mais qui s'était en réalité suicidée.
  • En 1993, lors de l'affaire VA-OM, il défend Jacques Glassmann.
  • En octobre 2001, il défend Omar Zemmiri lors du procès des membres du Gang de Roubaix. Zemmiri sera condamné à 28 ans de prison ferme.
  • En juillet 2004, parmi ces acquittements, figure celui de la « boulangère » Roselyne Godard, lors du premier procès d’Outreau, devant la Cour d'assises de Saint Omer (Pas de Calais)[6].
  • En février 2006, il obtient l'acquittement de Jean Castela, « commanditaire présumé » de l'assassinat du préfet Claude Érignac, condamné à trente ans de réclusion criminelle en première instance.
  • En mai 2006, il parvient à obtenir en appel, à la surprise générale, l'acquittement de Michel Pinneteau. Celui-ci avait été préalablement condamné en 2004 à 30 ans de prison dans l'affaire dite « des corps sans têtes de l'Esteron ».
  • En 2009, il fait partie de l'équipe de cinq avocats chargés d'assurer la défense de Jérôme Kerviel. C'est également lui qui devait assurer la défense de Jean-Pierre Treiber lors de son procès (prévu en avril 2010) avant le suicide de ce dernier le 20 février 2010.
  • En 2010, il plaide pour Jacques Viguier : il obtient son acquittement lors du procès en appel devant la cour d'assises du Tarn, le 20 mars 2010[7].
  • En février 2011, il rejoint les rangs de la défense d'Yvan Colonna, rejugé à partir du 2 mai 2011.
  • Le 24 juin 2011, il obtient l’acquittement de Loïc Sécher qui a déjà passé neuf années en prison. Ce dernier avait été reconnu coupable de viol et une peine de seize ans de prison avait été requise contre lui. Dupond-Moretti plaida lors du procès en appel en affirmant que cette affaire Sécher était un « fiasco dû à la dictature de l'émotion »[8].
  • En octobre 2012, il assure la défense de Nikola Karabatic dans une affaire présumée d'escroquerie.
  • En juin 2013, il assure la défense de Bernard Tapie et plus précisément « juridiquement et médiatiquement » les sociétés de son groupe des « attaques et mensonges » dans le cadre de l'enquête sur l'arbitrage dans son conflit avec le Crédit lyonnais.
  • Lors du troisième procès du docteur Jean-Louis Muller, devant la cour d'assises de Meurthe-et-Moselle, il obtient son acquittement, le 31 octobre 2013[9]. Le docteur Muller, qui a toujours clamé que son épouse s'était suicidée à leur domicile d'Ingwiller, en 1999, avait précédemment été condamné à deux reprises pour « meurtre » à vingt ans de réclusion criminelle, d'abord en 2008, par la Cour d'assises du Bas-Rhin, puis en 2010, en appel, par la Cour d'assises du Haut-Rhin, l'arrêt de la Cour d'appel ayant été annulé en 2011 par la Cour de cassation[10],[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Maître Dupont Moretti : avocat français de renom » sur Web libre
  2. « Le frère de Merah prend Dupond-Moretti  » - article de Figaro du 28 juin 2012
  3. Joëlle Porcher, « Jacques Viguier, deux fois acquitté », La Dépêche, 6 avril 2010.
  4. Bastien Bonnefous, « Cour toujours », M, le magazine du Monde, no 20924,‎ 28 avril 2012, p. 44-47 (lire en ligne)
  5. Émission « On n'est pas couché », 19 mai 2012, France2.
  6. Pascale Robert-Diard, « 64 acquittements au compteur », 28 octobre 2007, sur prdchroniques.blog.lemonde.fr, consulté le 21 novembre 2007.
  7. Jacques Viguier de nouveau acquitté du meurtre de sa femme, AFP sur Le Monde, 20 mars 2010.
  8. Flore Galaud, « Loïc Sécher définitivement acquitté », Le Figaro.fr, le 24 juin 2011.
  9. Soren Seelow, « L'acquittement spectaculaire du docteur Muller », Le Monde, no 21396,‎ 2 novembre 2013, p. 10
    Article mis en ligne sous le titre « Le Dr Muller acquitté du meurtre de son épouse » puis « Le docteur Muller acquitté du meurtre de son épouse » (et intégralement consultable, y compris pour les non-abonnés) le 31 octobre 2013, après le bouclage du quotidien imprimé daté du 1er novembre.
  10. Chambre criminelle de la Cour de cassation, « [sans titre] », Bulletin des arrêts — Chambre criminelle, no 6,‎ juin 2011, p. 601-604 (lire en ligne)
    Dans le document PDF, contenant 166 pages, l'arrêt, numéroté « 150 », se trouve pages 129-132.
  11. Affaire Muller : victoire de la justice ou triomphe d’Acquitator ?, Philippe Bilger, bvoltaire.fr, 1 novembre 2013

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Christophe Perrin et Laurence Gaune, Parcours d'avocat(e)s, Le Cavalier bleu, 2010
  • Éric Dupond-Moretti et Stéphane Durand-Souffland, Bête noire, Michel Lafon, 2012
  • Loïc Sécher et Éric Dupond-Moretti, Le Calvaire et le Pardon, Michel Lafon, 2013

Liens externes[modifier | modifier le code]