Alain Marleix

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Alain Marleix

Secrétaire d'État à l’Intérieur et aux Collectivités territoriales
Actuellement en fonction
Depuis le 18 mars 2008
Président(s) Nicolas Sarkozy
Gouvernement(s) François Fillon II
Prédécesseur(s) Brice Hortefeux (Collectivités territoriales)
Secrétaire d'État à la Défense chargé des Anciens combattants
7 juillet 2007 - 18 mars 2008
Président(s) Nicolas Sarkozy
Gouvernement(s) François Fillon II
Prédécesseur(s) lui-même (Anciens combattants)
Successeur(s) Jean-Marie Bockel
Secrétaire d'État aux Anciens combattants
18 juin 2007 - 7 juillet 2007
Président(s) Nicolas Sarkozy
Gouvernement(s) François Fillon II
Prédécesseur(s) Hamlaoui Mekachera
Successeur(s) lui-même
Député de la 2e circonscription du Cantal
2 avril 1993 - 19 juillet 2007
Prédécesseur(s) Pierre Raynal
Successeur(s) Jean-Yves Bony
Député européen
24 juillet 1984 - 30 mai 1993
Biographie
Né(e) le 2 janvier 1946 (63 ans)
Lieu de naissance Drapeau de la France Paris
Nationalité Française
Parti politique UMP
Diplômé(e) de EHESS
Profession Journaliste parlementaire

Ministère de l'Intérieur

Alain Marleix, né le 2 janvier 1946 à Paris, est un homme politique français.

Il est secrétaire d’État à l’Intérieur et aux Collectivités territoriales, auprès du ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer et des Collectivités territoriales dans le second gouvernement François Fillon suite au remaniement du 18 mars 2008, et après avoir été auparavant secrétaire d'État à la Défense chargé des Anciens combattants.

Sommaire

[modifier] Études

Après le collège Sainte-Barbe à Paris, il passe par l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), et a décroché les diplômes de l´École supérieure de journalisme de Lille (ESJ) et d'études supérieures (DES) de sciences politiques. D'abord journaliste parlementaire, chef du service politique du quotidien La Nation (1968-76), il devient conseiller auprès du ministre de l'Intérieur Charles Pasqua (1986)

[modifier] Carrière politique

En 1986, Alain Marleix travaille au ministère de l'Intérieur en tant que conseiller de Charles Pasqua[1]. Il y fut le coauteur du redécoupage de la carte électorale[2].

Responsable régional du RPR, il est élu parlementaire européen sur la liste d'Union UDF-RPR (1989-93), il fut élu conseiller général du canton de Massiac (1988) et vice-président du Conseil général du Cantal, élu le 21 mars 1993 député RPR du Cantal, réélu le 25 mai 1997, maire de Massiac (de 1995 à 2008), il fut juge titulaire à la Haute Cour de justice.

Il est réélu député[3] le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007), dans la deuxième circonscription du Cantal. Son suppléant est Jean-Yves Bony, maire d'Ally, dans le nord-ouest du département près de Salers. Il fait partie du groupe UMP et de la commission des finances.

Alain Marleix a cosigné en 2004 une proposition de loi tendant à rétablir la peine de mort pour les auteurs d'actes de terrorisme[4] mais a voté en 2007 le projet de loi constitutionnelle relatif à l'interdiction de la peine de mort[5].

Le 19 juin 2007, il est nommé Secrétaire d'État aux Anciens combattants, auprès du ministre de la Défense dans le second gouvernement de François Fillon, puis à compter du 19 mars 2008 Secrétaire d’Etat à l’Intérieur et aux Collectivités Territoriales, auprès de la Ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer et des Collectivités Territoriales. Dans ce cadre il est notamment en charge du nouveau découpage de la carte électorale[6].

[modifier] Responsabilités à l'UMP

Lors de l'élection de Nicolas Sarkozy à la tête de l'UMP en 2004, Alain Marleix est chargé du Secrétariat national aux élections, poste stratégique qui confère le droit pour les candidats aux législatives, municipales et cantonales à venir d'arborer le soutien de l'UMP. Le Secrétariat national aux élections a été confié à Brice Hortefeux le 13 octobre 2008, alors que le chantier du redécoupage de la carte électorale débute, afin de ne pas juxtaposer ces fonctions à l'exigence de neutralité de l'opération.

Auparavant, au sein du RPR, il est successivement Délégué régional de l'Auvergne (1976-85), Délégué national, chargé des fédérations (1976-84), Secrétaire national, chargé des fédérations et de l´organisation (1985), membre du Comité central, du Bureau politique et de la Commission exécutive, Secrétaire national puis Secrétaire général adjoint (1988), Secrétaire national, chargé des Affaires européennes (1991-92).

Alain Marleix est l'un des meilleurs connaisseurs de la carte électorale française au sein du parti. Jacques Chirac lui aurait ainsi confié plusieurs missions, pour la plupart officieuses[7], visant à soutenir l'implantation de candidats dans les régions ou encore à favoriser le recueil de signatures auprès des maires ruraux au profit de candidats à l'élection présidentielle (comme pour Bruno Mégret en 2002, dont la candidature devait limiter le score de Jean-Marie Le Pen au profit de Jacques Chirac in Le Sacre, le roman d'un président de Nicolas Domenach et Maurice Szafran, éd. Plon - mars 2003).

Après la victoire de Jacques Chirac en 1995, Alain Marleix prend la vice-présidence derrière Bernard Pons de l'Association des Amis de Jacques Chirac.

[modifier] Situation familiale

Son épouse, Évelyne, a été maire de Molompize jusqu'en 2008.

L'un de ses enfants, Olivier, a été membre du cabinet ministériel de Michèle Alliot-Marie au ministère de la jeunesse et des sports de 1993 à 1995 avant d'être le président du comité "jeunes" de soutien à la candidature d'Édouard Balladur en 1995. Après avoir été l'un des collaborateurs de Nicole Catala, adjoint-au-maire à la mairie de Paris, il a été de 1998 à 2001, directeur de cabinet de Martial Taugourdeau, président du conseil général d'Eure-et-Loir, puis directeur général des services de cette institution sous la présidence d'Albéric de Montgolfier, dont il sera également directeur de cabinet de 2004 à 2005. Il rejoint ensuite le cabinet de Brice Hortefeux de 2005 à 2007, et devient conseiller technique à l'Élysée en juin 2007. En mars 2008, il est élu maire d'Anet et conseiller général du canton. Il est aussi vice-président du conseil général en charge des affaires culturelles.

[modifier] Controverse

Alain Marleix a été mis en cause par le site Rue89 le 10 février 2009 à propos de l'attribution d'un poste de maître de conférences à sa fille Laurence Saint-Gilles au sein de la Sorbonne[8]. Il était soupçonné par l'équipe pédagogique de l'UFR d'histoire de Paris IV d'être intervenu auprès de la présidence de l'université en sa faveur[9]. Le 3 mars 2009, le conseil d'administration de l'Université Paris IV-Sorbonne a finalement décidé d'annuler la procédure de recrutement sur ce poste pour mettre fin à toute polémique[10].

[modifier] Synthèse des fonctions

[modifier] Fonctions politiques

  • Secrétaire général adjoint du RPR chargé des fédérations (1979-1986)
  • Secrétaire général adjoint du RPR chargé des élections (1988 -1990)
  • Secrétaire national au RPR (1999)
  • Secrétaire national de l'UMP, chargé des élections (depuis décembre 2004)

[modifier] Mandats

[modifier] Notes et références

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