Martin Hirsch

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Martin Hirsch
Martin Hirsch, en avril 2013.
Martin Hirsch, en avril 2013.
Fonctions
Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté et à la Jeunesse
Attribution de la Jeunesse ajoutée le 12 janvier 2009
18 mai 200722 mars 2010
Gouvernement François Fillon I
François Fillon II
Prédécesseur Poste créé
Bernard Laporte (Jeunesse)
Successeur Marc-Philippe Daubresse
Président d'Emmaüs France
mai 200218 mai 2007
Prédécesseur Jean Rousseau
Successeur Christophe Deltombe
Biographie
Date de naissance 6 décembre 1963 (50 ans)
Lieu de naissance Suresnes, (Seine)
Nationalité Drapeau de France Français
Diplômé de École normale supérieure, École nationale d'administration
Profession Haut fonctionnaire
Enseignant

Martin Hirsch est un haut fonctionnaire français né le 6 décembre 1963 à Suresnes (Seine).

Actuel directeur général de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, ancien président de l'Agence du service civique, d'Emmaüs France et de l'Agence nouvelle des solidarités actives, il a été de 2007 à 2010 Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, au sein du gouvernement Fillon. À partir de 2009, il cumule ce poste avec celui de Haut-commissaire à la Jeunesse, avant de quitter le gouvernement au printemps 2010.

Biographie[modifier | modifier le code]

Martin Hirsch est un fils de Bernard Hirsch, qui fut directeur de l’École nationale des ponts et chaussées, et petit-fils d’Étienne Hirsch, un ancien commissaire général au Plan. Il est marié avec Florence Noiville[1].

Il est reçu en 1983 à l'École normale supérieure, où il poursuit des études de biologie. Après 5 années d'études de médecine à la Faculté Cochin-Port Royal, il obtient un DEA de neurobiologie, il intègre l'École nationale d'administration en 1988 (promotion Jean Monnet) et à sa sortie entre au Conseil d'État.

Promu maître des requêtes en 1993, il devient alors conseiller juridique à la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) (1990-1992), puis au ministère de la Santé et de l'Action humanitaire (1992-1993).

Il est ensuite secrétaire général adjoint du Conseil d'État (1993-1995), puis revient à sa première orientation en prenant la direction de la PCH, la Pharmacie Centrale des Hôpitaux de Paris (rebaptisée Agence générale des équipements et produits de santé depuis 2001), à l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (1995). Il enseigne également à l'Institut d'études politiques de Paris entre 1990 et 1997, et à l'ENA en 1994.

Président de l'Union centrale de communautés Emmaüs (UCC) de 1995 à 2002, il devient président d'Emmaüs France en mai 2002 et démissionne le 18 mai 2007, pour assurer l'indépendance du mouvement Emmaüs, suite à sa nomination au sein du Gouvernement François Fillon[Laquelle ?].

En 1997, il entre en politique en devenant directeur du cabinet de Bernard Kouchner au secrétariat d'État à la Santé et à l'action sociale, et conseiller chargé de la santé au cabinet de Martine Aubry au ministère de l'Emploi et de la solidarité.

Deux ans plus tard, il est directeur général de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA), fonction qu'il occupe jusqu'en 2005, ne souhaitant pas renouveler son mandat. À cette date, il réintègre le Conseil d'État et devient conseiller d'État en 2006.

Il fonde en janvier 2006, avec Benoît Genuini, l'Agence nouvelle des solidarités actives, en devient président puis directeur général. Cette agence a pour but de mettre en œuvre des actions locales de lutte contre la pauvreté, en partenariat avec les pouvoirs publics et les entreprises (Benoît Genuini est l'actuel président de l'association).

Il est aussi vice-président de l'ARC, membre du comité consultatif de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (HALDE) depuis 2005, administrateur de l'Agence européenne des médicaments, membre du forum de l'Autorité européenne de sécurité des aliments et du Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (CNLE)[2].

Nommé Haut-Commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté dans le gouvernement de François Fillon le 18 mai 2007, il annonce immédiatement sa démission de la présidence d'Emmaüs France. Il exerce des fonctions proches de celles d'un secrétaire d'État tout en étant rattaché directement au Premier ministre et donc sans dépendre d'un ministre de tutelle[3]. Il désire « sortir de la dichotomie entre une gauche qui défendrait l'assistanat et une droite qui s'est arrogé le monopole de l'effort[4] ». Il est à l'origine du Revenu de solidarité active (RSA) inscrit dans le programme du candidat à la présidence Sarkozy et qu'il met en place après une expérimentation dans quatorze départements[5]. Cinq ans après son lancement, cette prestation est décrite par certains comme un échec, faute d'avoir atteint ses objectifs : elle n'a aidé que 151 000 personnes en cinq ans à franchir le seuil de pauvreté sur une population de deux millions de personnes et n'a pas amélioré le taux de retour à l'emploi[6].

Le 12 janvier 2009, il est nommé Haut-commissaire à la Jeunesse aux dépens de Bernard Laporte qui voit ses attributions réduites. Il cumule cette fonction avec la précédente jusqu'à son départ du gouvernement. Dans ce cadre, il présente le 6 juillet 2009 un « Livre vert sur la jeunesse »[7] qui prépare un Plan jeunes annoncé le 29 septembre 2009.

Le 22 mars 2010, au lendemain des élections régionales, il quitte le gouvernement pour l'Agence du service civique, dont il avait précédemment piloté la création. Il en devient président le 14 mai 2010[8] jusqu'au 13 novembre 2013, date de sa nomination en Conseil des ministres comme directeur général de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, en remplacement de Mireille Faugère[9]. Il est remplacé par François Chérèque[10] à la présidence de l'Agence du service civique. Il reste président de l'Institut du service civique[11] qu'il a créé en 2012 pour aider des volontaires sélectionnés à développer et consolider les qualités révélées pendant le service civique[11].

Il est par ailleurs coprésident de l'Action Tank Entreprise et Pauvreté et de la « Chaire Social Business » à HEC depuis 2011. Il a été membre du groupe des éminentes personnes auprès du Conseil de l'Europe (2010-2011), et membre de la Commission Bachelet sur le socle de protection sociale (2010-2012).

Lors de l’élection présidentielle française de 2012, il annonce qu’il votera pour François Hollande[12].

Le 13 novembre 2013, il est nommé par décret directeur général de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris[13].

Décoration[modifier | modifier le code]

Chevalier de l'Ordre national du mérite ; Chevalier de la Légion d'honneur (2012)[14].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Les Enjeux de la protection sociale, LGDJ, 1994
  • L'Affolante histoire de la vache folle, Balland, 1996
  • Ces peurs qui nous gouvernent, Albin Michel, 2002
  • Manifeste contre la pauvreté, Oh ! éditions, 2004, écrit en collaboration avec l'abbé Pierre.
  • La pauvreté en héritage, Robert Laffont, 2006
  • La chômarde et le haut-commissaire : lettre ouverte à ceux qui pensent qu'il n'y a rien à faire !, Oh ! éditions, 2008
  • 50 droits contre l'exclusion, Dalloz-Sirey, 2009
  • Secrets de fabrication : Chroniques d'une politique expérimentale, Grasset & Fasquelle, 2010
  • Pour en finir avec les conflits d'intérêts, Éditions Stock, 2010
  • Sécu : objectif monde. Le défi universel de la protection sociale, Éditions Stock, 2011
  • La Lettre perdue, Éditions Stock, 2012
  • L'abbé Pierre, Gallimard, 2012, (avec Laurent Desmard)
  • Cela devient cher d'être pauvre, Éditions Stock, 2013

Dessin animé[modifier | modifier le code]

Martin Hirsch prête sa voix à un personnage de la saison 2 de la série animée Silex and the city sur Arte.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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