Pascal Clément

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Pascal Clément
Image illustrative de l'article Pascal Clément
Fonctions
Député de la 6e circonscription de la Loire

Du seul département de la Loire de 1986 à 1988

20 juin 200717 juin 2012
Législature XIIIe (Cinquième République)
Prédécesseur Liliane Vaginay (UMP)
Successeur Paul Salen
18 juin 19952 juillet 2005
Législature Xe, XIe, XIIe (Cinquième République)
Prédécesseur Jacques Cyprès (UDF)
Successeur Liliane Vaginay (UMP)
19 mars 19781er mai 1993
Législature VIe, VIIe, VIIIe, IXe (Cinquième République)
Prédécesseur Paul Rivière (UDR)
Successeur Jacques Cyprès (UDF)
Président du Conseil général de la Loire
28 mars 199416 mars 2008
Prédécesseur Lucien Neuwirth (RPR)
Successeur Bernard Bonne (UMP)
Garde des Sceaux, Ministre de la Justice
24e ministre de la justice de la Ve République
2 juin 200515 mai 2007
Président Jacques Chirac
Gouvernement De Villepin
Prédécesseur Dominique Perben
Successeur Rachida Dati
Ministre délégué aux Relations avec l'Assemblée nationale française
30 mars 199311 mai 1995
Président François Mitterrand
Gouvernement Balladur
Prédécesseur Louis Mermaz
Successeur Roger Romani
Biographie
Nom de naissance Pascal Clément-Fromentel
Date de naissance 12 mai 1945 (1945-05-12) (68 ans)
Lieu de naissance Boulogne-Billancourt, France
Nationalité Française
Parti politique UDF
UMP
Diplômé de Institut d'études politiques de Paris
Profession Avocat

Pascal Clément est un homme politique français, né le 12 mai 1945 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).

Sommaire

Biographie [modifier]

Enfance et études [modifier]

Pascal Clément-Fromentel, plus connu sous le nom de Pascal Clément, est le fils de Marcel Clément, éditeur catholique. Il est diplômé de l'institut d'études politiques de Paris, licencié ès lettres, licencié en droit. Il suit également des études de philosophie.

Carrière professionnelle [modifier]

Pascal Clément travaille comme cadre à Rank Xerox, de 1971 à 1978. Il est ensuite avocat à la cour d'appel de Paris, à compter de 1982. Depuis qu'il a quitté le ministère de la justice, il a repris ses activités d'avocat. Il travaille notamment pour Vivendi qu'il conseille sur son 4ème procès portant sur l'époque Messier (à New York) [1],[2].

Pascal Clément a interprété le rôle de l'ambassadeur de France à Cuba dans le 4ème épisode du téléfilm Affaires Etrangères diffusée sur TF1 le 3 janvier 2013.

Carrière parlementaire [modifier]

Sa carrière parlementaire commence en 1978 comme député de la Loire pour la 6e circonscription, où il est constamment réélu depuis. En 1981, il milite pour l'irrecevabilité du projet de loi de Robert Badinter, alors garde des sceaux, afin de supprimer la peine de mort en France. Selon lui, l'abolition ne peut se faire que dans le cadre d’une réforme du code pénal et de l’échelle des peines[3]. Le jeune député déclare également à la tribune de l'Assemblée Nationale : « Nous [le groupe UDF] aurions souhaité qu’un sujet de cet ordre soit soumis au verdict populaire. La réalité, c’est le meurtre, les victimes, le criminel qui, loin d’être touché par la grâce et de s’amender, récidive. Notre devoir, (...) c’est de répondre à la légitime exigence de la société qui entend être défendue. (...) Au nom de quelle logique (...) n’aurions-nous pas le droit de défendre la société contre l’individu qui l’agresse (...) en allant même, s’il le faut, jusqu’à lui ôter la vie ? (...) La société a donc le droit de donner la mort pour se défendre ». En 2007, alors devenu ministre de la Justice, Pascal Clément présente devant le Parlement le projet de loi constitutionnelle relatif à l'interdiction de la peine de mort qui propose d'ajouter au titre VIII de la Constitution que « Nul ne peut être condamné à la peine de mort »[4].

Lors de son dernier mandat, commencé le 16 juin 2002, il préside la commission des lois de l'Assemblée nationale et est notamment rapporteur de la loi sur la laïcité.

Il est également juge suppléant, entre mai 1987 et mai 1988 puis juge titulaire, entre novembre 1992 et mai 1993, à la Haute Cour de justice.

Il a été fait officier de l'ordre de Saint-Charles de Monaco par ordonnance souveraine du 17 novembre 2011[5], en tant que président du Groupe d’amitié France/Monaco à l’Assemblée nationale.

Carrière ministérielle [modifier]

Pascal Clément est ministre délégué aux relations avec le parlement, dans le gouvernement Édouard Balladur, de 1993 à 1995. Président du Conseil général de la Loire depuis 1994, Pascal Clément est nommé garde des Sceaux et ministre de la Justice, du 2 juin 2005 au 17 mai 2007. En tant que tel, il défend le projet de loi sur la récidive, qui accouche de la loi de décembre 2005 sur la récidive, instaurant le placement sous surveillance électronique mobile (ou PSEM) et étendant le périmètre d'action du FIJAIS (rebaptisé pour la circonstance) ainsi que du FNAEG (fichier ADN) [6]. Clément s'oppose toutefois à la volonté de Nicolas Sarkozy d'instaurer les peines-plancher, qui sont donc exclues de la loi de 2005 [6]. Il propose d'imposer le port du bracelet électronique aux délinquants sexuels condamnés à un minimum de cinq ans de prison après leur sortie de prison, demandant de plus que cette mesure soit rétroactive et s’applique aux délinquants sexuels déjà condamnés. Conscient du « risque d’inconstitutionnalité », il demande aux parlementaires de gauche de ne pas faire de recours au Conseil constitutionnel. Cette demande lui vaut de vives critiques des syndicats de magistrats, de parlementaires et de Pierre Mazeaud, alors président du Conseil constitutionnel[7]. Il reste réfractaire à la demande de création d'un observatoire de la récidive, faite par plusieurs chercheurs et juristes, créant une commission par voie règlementaire, qui dépose son rapport quelques jours avant les débats sur la loi Dati de 2007[6].

Conjointement avec Sarkozy, retourné à l'Intérieur dans le gouvernement Villepin formé suite au « non » au référendum du 29 mai 2005 sur le TCE, il signe la circulaire du 21 février 2006 sur les conditions d'interpellation d'un étranger en situation irrégulière, qui conduit les associations de lutte pour les sans-papiers à évoquer des « rafles »[réf. nécessaire].

Réélu député le 19 juin 2007, Pascal Clément redevient avocat le 21 juin suivant, en intégrant le cabinet Orrick Rambaud Martel. Il est battu dans son canton de Néronde et perd son poste de président du conseil général de la Loire, aux cantonales de mars 2008.

Vie privée [modifier]

Pascal Clément est marié et père de quatre enfants. Sa femme, Laure de Choiseul-Praslin, est magistrate et dirigea de mai 2005 à avril 2009 l'Agence française de l'adoption. Le 14 janvier 2009, elle est nommée conseillère d'État en service extraordinaire[8].

Fonctions gouvernementales [modifier]

Mandats [modifier]

Autres mandats [modifier]

Œuvres [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. Libération, lundi 5 octobre 2009
  2. http://www.lepost.fr/article/2009/10/05/1726786_le-proces-messier-vivendi-et-les-promesses-non-tenues-de-nicolas-sarkozy.html
  3. 50 années de débats parlementaires en images : Abolition de la peine de mort (projet de loi) – 17 septembre 1981 sur assemblee-nationale.fr
  4. Séance du 7 février 2007 (compte rendu intégral des débats) sur senat.fr
  5. [PDF] Ordonnance souveraine n° 3.536 du 17 novembre 2011 portant promotions ou nominations dans l’Ordre de Saint-Charles
  6. a, b et c Pierre V. Tournier, « Impact de la loi « Dati » « renforçant la lutte contre la récidive des majeurs et des mineurs » Quelques pièces versées au dossier » (I et II), « Arpenter le champ pénal », ACP, n°44, 21/5/07
  7. Rétroactivité d’une mesure pénale, Droit public, 28 septembre 2005. Consulté le 23 décembre 2009
  8. Décret du 14 janvier 2009 publié au JORF du 17 janvier 2009.

Annexes [modifier]

Article connexe [modifier]

Liens externes [modifier]