Dominique Perben

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Dominique Perben
Dominique Perben lors d'une réunion publique en 2012[1].
Dominique Perben lors d'une réunion publique en 2012[1].
Fonctions
Député de la quatrième circonscription du Rhône
20 juin 200717 juin 2012
Prédécesseur Christian Philip
Successeur Dominique Nachury
Ministre de l'Équipement, des Transports, du Tourisme et de la Mer
2 juin 200515 mai 2007
Président Jacques Chirac
Gouvernement Dominique de Villepin
Prédécesseur Gilles de Robien
Successeur Dominique Bussereau
Transports
Luc Chatel
Tourisme
Garde des Sceaux, Ministre de la Justice
23e ministre de la justice de la Ve République
7 mai 200231 mai 2005
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin I, II, III
Prédécesseur Marylise Lebranchu
Successeur Pascal Clément
Ministre de la Fonction publique, de la Réforme de l'État et de la Décentralisation
7 novembre 19952 juin 1997
Président Jacques Chirac
Gouvernement Alain Juppé II
Prédécesseur Jean Puech
Fonction publique
Claude Goasguen
Réforme de l'État et Décentralisation
Successeur Émile Zuccarelli
Ministre des Départements et Territoires d'Outre-mer
29 mars 199316 mai 1995
Président François Mitterrand
Gouvernement Édouard Balladur
Prédécesseur Louis Le Pensec
Successeur Jean-Jacques de Peretti
Député de Saône-et-Loire
5e circonscription
16 mars 19861er mai 1993
Prédécesseur Maurice Mathus
Successeur Jean-Paul Emorine
18 juin 19957 décembre 1995
Prédécesseur Jean-Paul Emorine
Successeur André Gentien
1er juin 199718 juillet 2002
Prédécesseur André Gentien
Successeur Dominique Juillot
Biographie
Nom de naissance Dominique Perben
Date de naissance 11 août 1945 (69 ans)
Lieu de naissance Lyon, (Rhône)
Nationalité Française
Parti politique UMP
Diplômé de Université de Lyon
IEP Paris (1966)
ENA (1972)

Dominique Perben, né le 11 août 1945 dans le 6e arrondissement de Lyon, est un homme politique français, membre de l'Union pour un mouvement populaire (UMP).

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et débuts[modifier | modifier le code]

Ancien élève du Lycée Saint-Marc à Lyon, Dominique Perben est licencié en sciences économiques de l'Université de Lyon (Faculté des Sciences Économiques et de Gestion), diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (1966) et ancien élève de l'ÉNA (1972).

Directeur de cabinet du préfet du Maine-et-Loire à sa sortie de l'ENA, il est nommé secrétaire général de la préfecture du Territoire-de-Belfort en 1975. Entré à la DATAR en 1976 comme chargé de mission aux villes moyennes, il devient l'année suivante chef de cabinet de Norbert Ségard, secrétaire d'État aux PTT en 1977.

Administrateur civil à la direction de la Sécurité civile en 1981, il est directeur général des services administratifs de la région Rhône-Alpes entre 1982 et 1986. De 1989 à 1993, il est secrétaire général puis président de l'Association nationale des élus locaux, rebaptisée Association nationale pour la démocratie locale.

Il débarque à Chalon-sur-Saône en 1982 et ravit cette mairie détenu par la gauche depuis 60 ans, d'une centaine de voix en 1983 et sera réélu maire au premier tour en 1989, 1995 et 2001[2]. Il est élu député en Saône-et-Loire en 1986[2] et réélu en 1993, 1995, 1997 et 2002.

Fonctions ministérielles de 1993 à 2007[modifier | modifier le code]

Il est plusieurs fois ministre de 1993 à 2007 :

En tant que ministre de la Justice, il donne son nom à la loi Perben I (de programmation), et à la loi Perben II du 9 mars 2004. Controversée, celle-ci fait l'objet d'une saisine du Conseil constitutionnel par l'opposition. Entre autres mesures, la loi instaure la procédure du « plaider coupable », la notion de « stage de citoyenneté », et permet des prolongations de la garde à vue jusqu'à 96 heures dans le cadre de la lutte contre le crime organisé. La loi de programmation permet le lancement de la construction de 13 000 nouvelles places de prison en remplacement d'établissements vétustes prisons de Lyon, de Toulouse, de Nancy…). À cette occasion, Dominique Perben innove en décidant de séparer les mineurs détenus des majeurs. Il crée pour la première fois en France des prisons réservées aux mineurs incarcérés, dont la gestion est confiée non seulement à l'administration pénitentiaire, mais aussi à la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), et qui comportent un programme et un encadrement éducatif, sanitaire et social renforcé. Il crée aussi pour la première fois 2 000 places dans des établissements réservés aux détenus condamnés à de courtes peines (moins d'un an) afin de limiter la promiscuité entre des catégories de détenus aux profils très différents.

Le 13 décembre 2004 il signe un décret qui introduit (à la fin de l'article 24) une disposition sur la prescription qui aurait dû relever de la loi. Cette anomalie, corrigée dans une loi Mercier du 27 mars 2012, crée le buzz après une décision de la Cour de cassation du 26 juin 2013 qui obligera à libérer un certain nombre de détenus.

Perben s'oppose aussi au principe des peines-plancher, voulu par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, qui ne sera d'ailleurs pas retenu dans la loi du 12 décembre 2005 sur la récidive des infractions pénales. Toutefois, ces peines seront introduites après l'élection présidentielle de 2007, dans le cadre de la loi Dati.

En juillet 2005, il met en œuvre avec Thierry Breton le processus de privatisation des autoroutes françaises[3]. Le modèle économique choisi lors de cette privatisation est par la suite sévèrement critiqué par la Cour des comptes[4].

Depuis 2008[modifier | modifier le code]

Dominique Perben est candidat à la mairie de Lyon pour les élections municipales de 2008. Déclarée dès 2003, sa candidature a été suivie en mars 2005 par la création de l'association Lyon Nouvel Horizon, comité de soutien pour son élection. La liste "Grandissons à Lyon" qu'il mène ne conserve que deux arrondissements en 2008. Dans le 3e arrondissement, traditionnellement à droite, où Dominique Perben se présente contre le socialiste Thierry Philip, la liste UMP est battue dès le premier tour avec seulement 30,02 % des voix, contre 52,82 % pour la liste socialiste. À la demande de Nicolas Sarkozy, il a présidé une « mission parlementaire sur le développement des métropoles urbaines d'avenir » qu'il a rendu au Président de la République le 5 février 2008. Il y préconise notamment le lancement d’un plan national de développement des transports collectifs (PNDTC), et d’une concertation sur le péage urbain sur la base du modèle expérimenté à Milan [5].

Il est nommé membre du Comité pour la réforme des collectivités locales en octobre 2008. Il anime en même temps avec le sénateur Courtois un groupe de travail des députés et sénateurs UMP qui présente en février 2009 un premier rapport sur les orientations de la réforme des collectivités territoriales (création du conseiller territorial, création de 7 métropoles, achèvement de l'intercommunalité, clarification de la répartition des compétences). À la demande de Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, il élabore les propositions du mouvement populaire sur la réforme des collectivités locales et les propose en juillet 2009 au Bureau politique de l'UMP.

Le 9 janvier 2012, il annonce son retrait de la vie politique pour travailler comme avocat[6].

Début 2014, il devient membre de la haute autorité présidée par la juriste Anne Levade chargée d'organiser les primaires de l'UMP en 2016[7].

Synthèse des fonctions politiques[modifier | modifier le code]

Fonctions au sein de partis politiques[modifier | modifier le code]

  • membre du bureau politique du RPR; secrétaire national du RPR, chargé des affaires étrangères, puis de la réforme de l'État, de la fonction publique et de l'organisation territoriale (1999);
  • 1998 - 1999, secrétaire national du RPR pour les Affaires étrangères puis pour la Réforme de l'État, la Fonction Publique et l'Organisation territoriale.
  • Depuis 1999, Dominique Perben anime avec Jean-Pierre Raffarin, Michel Barnier et Jacques Barrot, le Club Dialogue et Initiative.
  • 2004 - 2008 : président départemental de l'UMP du Rhône.
  • 2009 : secrétaire national de l'UMP pour la réforme des collectivités territoriales.

Fonctions électives locales[modifier | modifier le code]

Conseil municipal
  • 1983 - 2003 : conseiller municipal de Chalon-sur-Saône
  • 1983 - 2002 : maire de Chalon-sur-Saône
  • 2002 - 2003 : premier adjoint au maire de Chalon-sur-Saône
    • président de la communauté d'agglomération de Chalon Val-de-Bourgogne
Conseil général
  • mars 1985 - juin 1988, vice-Président du Conseil général de Saône-et-Loire.
  • mars 2004 - mars 2011 : conseiller général du 6e canton de Lyon, Premier vice-président du Conseil général du Rhône chargé de la vie associative et de l'innovation sociale.
Conseil régional

Fonctions parlementaires[modifier | modifier le code]

  • mars 1986 - mars 1993 : élu député de Saône-et-Loire (scrutin proportionnel départemental)
  • mars 1993 - juin 1997 : élu député de la 5e circonscription de Saône-et-Loire
  • juin 1997 - juin 2002 : élu député de la 5e circonscription de Saône-et-Loire
    • membre de la Commission des lois de l'Assemblée nationale
    • membre désigné par les groupes de l'office parlementaire d'évaluation de la législation
    • vice-Président du groupe d'études parlementaire sur les arts de la rue
    • juin 2002 - juin 2002 : élu député de la 5e circonscription de Saône-et-Loire
  • juin 2007 - juin 2012 : élu député de la 4e circonscription du Rhône

Fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Journal de Saône-et-Loire, édition du vendredi 27 avril 2012, Jean-Paul Anciaux et Dominique Perben ont fustigé le candidat Hollande (Un moment grave pour le pays), p.  9
  2. a et b Le Journal de Saône-et-Loire, édition du mardi 10 janvier 2012, L'ombre de Perben plane encore en Saône-et-Loire.
  3. Breton et Perben : « La privatisation des autoroutes est lancée ce matin », entretien, lesechos.fr, 18 juillet 2005
  4. Chères, très chères autoroutes : le scandale, tempsreel.nouvelobs.com, 2 août 2014
  5. Dominique Perben veut réformer les grandes métropoles, L'Express, 6 février 2007
  6. Site de Lci.TF1.fr, Dominique Perben quitte la vie politique
  7. « Présidentielle 2017 : Anne Levade veillera sur la primaire UMP », in lesechos.fr, 25 janvier 2014.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]