Machrek

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Carte du Machrek.

Le Machrek (ou Machreq, Mashreq ; en arabe : مشرق) désigne l'Orient arabe, dont les limites géographiques varient considérablement selon les sources, les sensibilités ou les théories.

Sommaire

Étymologie [modifier]

Le Machrek peut d'abord être défini par rapport au Maghreb. Machreq signifie en effet Levant, par opposition à Maghreb qui veut dire Couchant[1]. Le Maghreb désigne aujourd'hui un ensemble septentrional de l'Afrique, qui correspond aussi à la partie occidentale du monde arabe, entre le Maroc (dont le nom arabe a longtemps été Al Maghrib Al Aqsa, ou le couchant extrême, désormais abrégé en Al Maghrib) et la Tripolitaine (en Libye), en passant par l'Algérie et la Tunisie, voire par la Mauritanie. Quand la péninsule ibérique était sous souveraineté musulmane, elle était aussi incluse dans l'appellation Maghreb, de même que Malte et la Sicile.

Géographie [modifier]

Dans son acception étroite et géographique, le Machrek ne comprend que les territoires des États qui n'appartiennent ni au Maghreb, ni à la péninsule Arabique, c'est-à-dire l'Irak, la Syrie, le Liban, la Jordanie, la Palestine et le Koweït. La présence de l'Égypte dans cet ensemble, voire du nord du Soudan, font débat. Dans son acception géographique la plus large, le Machrek regroupe l'ensemble des États arabes hors Maghreb, y compris donc les États de la péninsule, avec là encore une incertitude sur l'appartenance ou non à cet ensemble de la Libye.

Histoire [modifier]

Au cours de l'expansion arabe au VIIe siècle, le Machrek a constitué le siège du califat des Omeyyades. D'abord située à Damas, dans l'actuelle Syrie, la capitale a ensuite été relocalisée à Bagdad en Irak. Aux siècles suivants la région fut dominée par les dynasties turques, et notamment l'Empire ottoman, de 1517 à 1918, jusqu'à la mise sous mandat par diverses nations européennes, et sous l’égide de la Société des Nations[2]. L'Irak mandataire, la Palestine, la Transjordanie et la Syrie mandataire restèrent sous influence étrangère jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale, où les dirigeants politiques arabes commencèrent à lutter pour l'indépendance.

Notes et références [modifier]

  1. Maghreb-Machrek, « Les fondements socio-économiques de la révolution arabe en cours » à l’aune de la crise financière internationale ouverte en 2008. Le Monde diplomatique, n° 206, hiver 2010-2011.
  2. Mandats de la Société des Nations

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