Max Sainsaulieu

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Max Sainsaulieu
Présentation
Naissance 17 juillet 1870
Péronne
Décès 21 février 1953 (à 82 ans)
Paris
Nationalité française
Formation Edmond Duthoit
École nationale supérieure des beaux-arts : Constant Moyaux, Paul Boeswillwald
Œuvre
Réalisations Bibliothèque Carnegie, Reims; Paroisse St-Basle, Beaumont-sur-Vesle (reconstruction)
Entourage familial
Famille Alphonse Gosset (beau-père)

Max Sainsaulieu est un architecte français né le 17 juillet 1870 à Péronne et mort le 21 février 1953 à Paris, âgé de 82 ans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Max Sainsaulieu a été formé par Edmond Duthoit, inspecteur des monuments historiques en Algérie[1], avant d'entrer à l'École nationale supérieure des beaux-arts en 1891. Là, il a suivi les cours de Constant Moyaux et de Paul Boeswillwald. En 1898, il reçoit son diplôme pour une étude sur la restauration de l'abbaye de Saint-Wandrille de Fontenelle.

Il se rendit à Reims pour l'achèvement de la basilique Sainte-Clotilde. Là, il épousa la fille de l'architecte local Alphonse Gosset.

En 1903 il est nommé architecte des monuments historiques à Soissons. En 1909, il rentre à Reims pour reprendre les affaires de son beau-père Alphonse Gosset. Au début de la Première Guerre mondiale, il quitte Reims pour y revenir après la première bataille de la Marne.

Le 15 janvier 1915, il est nommé architecte ordinaire des monuments historiques responsable de la cathédrale de Reims en remplacement de Léon Margotin ; Henri Deneux devenant architecte en chef.

Max Sainsaulieu doit prioritairement s'occuper de la protection du portail nord de la façade occidentale où se trouve la statue de l'Ange au Sourire et de l'installation d'une couverture provisoire. Durant toute la guerre, il relève les destructions consécutives aux bombardements de la cathédrale, s'occupe de la protection de la statuaire et des vitraux et prend des mesures d'urgence de consolidation des superstructures.

Le 12 janvier 1918, Paul Léon propose, au ministre de l’Instruction Publique et des Beaux-Arts, d’élever Max Sainsaulieu au rang de chevalier de la Légion d’honneur en soulignant « la haute conscience professionnelle et le mépris absolu du danger dont ce fonctionnaire fait preuve »[2].

Constructions[modifier | modifier le code]

Inauguration de la Bibliothèque de Reims par Myron Timothy Herrick et Gaston Doumergue, 1928

Publications de Max Sainsaulieu[modifier | modifier le code]

  • Reims avant la guerre, coll. Images Historiques, Le Mémorial des cités ravagées, Paris, H. Laurens, 1916, 16 p.
  • Labeur d’architecte 1910-1936, Strasbourg, Les Éditions d’Art Batimod, 1938, 50 p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bibliothèque de Reims, « Plus d'informations sur la bibliothèque Carnegie et son histoire », sur www.bm-reims.fr (consulté le 18 septembre 2011).
  2. Yann Harlaut, « Max Sainsaulieu et la cathédrale de Reims durant la Première Guerre mondiale », La Vie en Champagne, n°41, janvier / mars 2005, p.17-24.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Anne Jacquemart, Max Sainsaulieu (1870-1953). La découverte d’un architecte rémois, mémoire de maîtrise sous la direction de Marie-Claude Genet-Delacroix, Université de Reims, 1998, 115 p.