Villers-Carbonnel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Villers.
Villers-Carbonnel
Fronton de la mairie-école
Fronton de la mairie-école
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Péronne
Intercommunalité Communauté de communes de la Haute Somme
Maire
Mandat
Jean-Marie Défossez
2014-2020
Code postal 80200
Code commune 80801
Démographie
Population
municipale
323 hab. (2011)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 52′ 38″ N 2° 53′ 51″ E / 49.8772222222, 2.8975 ()49° 52′ 38″ Nord 2° 53′ 51″ Est / 49.8772222222, 2.8975 ()  
Altitude Min. 47 m – Max. 85 m
Superficie 7,66 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Villers-Carbonnel

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Villers-Carbonnel

Villers-Carbonnel est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village picard du Santerre, situé au carrefour des anciennes routes nationales RN 17 et RN 29 (actuelles RD 1029 et RD 1017), à proximité de la vallée de la Somme et du Canal de la Somme

Histoire[modifier | modifier le code]

Lors de fouilles archéologiques préventives, préalables au creusement du canal Seine Nord Europe, a été découverte en 2011 une statuette féminine néolithique en terre cuite (de 21 cm de haut), la « dame de Villers-Carbonnel ».

C'est dans le château d'Happlaincourt (aujourd'hui en ruines sur les bords du Canal du Nord) qu'a été préparé le manifeste de la première Ligue catholique en 1576, sous l'impulsion de seigneurs locaux et du gouverneur de Péronne de l'époque, Jacques d'Humières. Le manifeste a ensuite été signé à Péronne en juin 1576.

C'est sur le territoire de la commune qu'a été abattu le Lieutenant Kurt Wintgens, as de l'aviation allemande (18 victoires), le 25 septembre 1916.

Article détaillé : Bataille de la Somme.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 2008 Pierre Karwicki    
mars 2008[1] en cours
(au 6 mai 2014)
Jean-Marie Défossez   Réélu pour le mandat 2014-2020 [2]
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 323 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
382 322 394 401 419 495 511 524 508
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
488 496 475 597 487 447 486 462 458
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
456 468 461 302 368 373 349 337 388
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
346 319 291 267 272 304 296 298 321
2011 - - - - - - - -
323 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Trois travailleurs chinois décédés en 1918 et 1919 sont enterrés dans le cimetière communal.
  • Les très beaux vitraux abstraits de l'église Saint-Quentin ont été réalisés sur des cartons du peintre français Pierre Dmitrienko (Paris 1925 - Paris 1974).
  • Anciens bâtiments industriels[5]
  • Ruines du château d'Happlincourt (ou Happlaincourt)[6], détruit au cours des combats de 1916, situé au milieu des marais de la Somme.
  • Marais de la Somme
  • Cimetière militaire

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [xls] « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ 28 avril 2009 (consulté le 16 mai 2009)
  2. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ 6 mai 2014 (consulté le 9 juin 2014)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  5. « Distillerie d'alcool de betteraves dite distillerie S.I.F.A., puis usine de produits chimiques dite Industrielle des Antibiotiques, puis Technochim, puis Overchem à Villers-Carbonnel (80) », sur le site de Patrimoine de France,‎ 1988 (consulté le 17 mai 2009)
  6. « Château d'Happlaincourt (restes) à Villers-Carbonnel (80) », sur le site de Patrimoine de France (consulté le 17 mai 2009)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]