Cartigny (Somme)

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Cartigny
Mairie-école.
Mairie-école.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Arrondissement de Péronne
Canton Canton de Péronne
Intercommunalité Communauté de communes de la Haute Somme
Maire
Mandat
Philippe Genillier
2014-2020
Code postal 80200
Code commune 80177
Démographie
Population
municipale
737 hab. (2011)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 54′ 53″ N 3° 00′ 38″ E / 49.9147, 3.0106 ()49° 54′ 53″ Nord 3° 00′ 38″ Est / 49.9147, 3.0106 ()  
Altitude Min. 55 m – Max. 107 m
Superficie 15,15 km2
Localisation

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Cartigny

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Cartigny

Cartigny est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Trudon des Ormes, dans "les Possessions de l'Ordre du Temple en Picardie" (Éditions Yvert et Tellier, Amiens 1893) cite le lieu-dit "Le Catelet", sur les hauteurs du village de Cartigny, comme étant le lieu où fut fondée une maison de l'Ordre du Temple[1]:

« Maison du Temple du Catelet Le Catelet, commune de Cartigny, Somme arrondissement et canton de Péronne

Ce fut la maison du Temple la plus considérable dans cette partie du Vermandois. Elle fut fondée très certainement au XIIe siècle, grâce aux libéralités des sires de Montécourt (Montécourt. com. de Monchy-l'Agache, Somme, arr. de Péronne, cant de Ham).

Cependant les documents font défaut sur son origine. Un acte émané de Philippe-Auguste, à la requête de ses bourgeois de Péronne (1217), nous apprend que les Templiers avaient pris possession de pâtures situées près du Catelet et les avaient entourées de fossés, bien que les bourgeois de Péronne en eussent la saisine depuis longtemps. C'est pourquoi, le roi manda à ses aimés le maître du Temple et le frère Aimard, qu'ils eussent à détruire les fossés et à remettre les bourgeois de Péronne en bonne saisine comme jadis.

Mais la discorde ne tarda pas à se mettre de la partie, et il fallut encore l'intervention du roi (1218) pour confirmer l'accord survenu entre les Templiers et les bourgeois de Péronne. C'était au sujet de marais, sis entre Cartigny et Doingt (Doingt. Somme, arr. et cant de Péronne). Ils avaient été donnés jadis par Simon de Montécourt, aux Templiers qui les avaient transformés en prés, contre l'assentiment des bourgeois de Péronne. Il fut convenu alors que le Temple continuerait à faire des prés, selon qu'il le jugerait utile, mais que les animaux du pays pourraient paître librement dans ces prés, une fois par an, après la coupe du foin.

Au mois de février de l'année 1224, dans la maison même du Catelet, un chevalier, Raoul de Brocourt, rendit l'hommage aux Templiers, pour 80 « moiées » d'une terre sise aux alentours de sa maison de « Saint-Prul », et s'engagea à payer 5 sous de parisis d'amende, toutes les fois qu'il manquerait de comparaître à la citation des frères du Temple.

Un autre vassal du Temple, Jean de Cartigny, chevalier, fit don à la Commanderie, en octobre 1245 d'une masure à Cartigny, avec tous ses droits. Il tenait cette maison en fief, du Temple.

C'est là tout ce que nous avons trouvé sur cette maison du Temple ; nous savons cependant qu'elle existait encore à la fin du XIIIe siècle, et nous avons mentionné plus haut Jean de Maimbressy, comme précepteur du Catelet en 1291. Le procès des Templiers nous apprend que cette maison avait une chapelle, mais il ne nous dit pas le nom de son dernier précepteur.

Un frère sergent du Temple, Étienne de Domont, qui avait encore l'habit de l'ordre et la barbe, bien qu'il se fût écoulé déjà plus de trois années depuis l'arrestation mémorable, déclarait en 1311 avoir été reçu en l'année 1281 ou environ, par Jean de Maimbressy, chevalier, précepteur du Vermandois, dans la chapelle du Temple du Catelet, et en présence du frère sergent, Guérin de Grandvilliers, qui fut plus tard précepteur du Ponthieu.

Un autre sergent du Temple fut reçu vers l'an 1300 dans cette même maison par Guérin de Grandvilliers, en présence d'un frère Pierre, berger. Dans sa déposition, il est question d'une grange, de la maison du Temple.

Le domaine du Catelet échut en 1311 aux Hospitaliers d'Éterpigny (Eterpigny. Somme, arr. et cant de Péronne) ; mais les guerres qui ne cessèrent de désoler notre malheureux pays depuis le XIVe siècle et qui éprouvèrent tant la Picardie, eurent bon marché des anciennes commanderies du Temple.

La visite prieurale de 1495, nous apprend que la chapelle de la maison avait été ruinée par les guerres du siècle, attendu que « pendant icelles guerres, l'on se mettait au fort et à sûreté en la dite chapelle ». Sans doute, l'antique maison du Temple était-elle aussi ruinée que la chapelle. Cependant l'abbé de Cagny, dit que les débris de cette Commanderie existaient encore au milieu du siècle dernier. Dévastée au XVe siècle, elle le fut de nouveau au XVIe, lors du siège de Péronne en 1536, et saccagée encore une fois, un siècle plus tard par les troupes espagnoles.

D'après E. Mannier, le domaine du Catelet se composait, sous les Hospitaliers, d'environ 500 journaux de terre arable, 20 journaux de bois, et 52 de prés.

Précepteur du Catelet En 1291. - Jean de Maimbressy, chevalier. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Christian Derozier[2]    
2014[3] en cours
(au 6 mai 2014)
Philippe Genillier    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 737 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
692 688 665 685 837 845 836 849 847
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
869 863 894 914 947 1 003 975 920 1 009
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 027 1 019 952 588 801 735 775 736 736
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
730 750 659 804 770 701 652 625 728
2011 - - - - - - - -
737 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Edmard Beausse référence nécessaire

Guillaume de Fonclare, écrivain.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Amédée-Louis-Alexandre Trudon des Ormes, « Etude sur les possessions de l'ordre du Temple en Picardie », Mémoires de la société des Antiquaires de Picardie, 4e série, vol. 2,‎ 1894, p. 212-215 (lire en ligne)
  2. Réélu pour le mandat 2008-2014 : « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ 9 juin 2008 (consulté le 18 juillet 2008)
  3. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ 6 mai 2014 (consulté le 9 juin 2014)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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