Saint-Sever-de-Rustan

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Saint-Sever-de-Rustan
Mairie (Pavillon des Hôtes de l'abbaye)
Mairie (Pavillon des Hôtes de l'abbaye)
Blason de Saint-Sever-de-Rustan
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Arrondissement de Tarbes
Canton Canton de Rabastens-de-Bigorre
Intercommunalité Communauté de communes Adour-Rustan-Arros
Maire
Mandat
Jean-Pierre Curdi
2014-2020
Code postal 65140
Code commune 65397
Démographie
Population
municipale
156 hab. (2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 21′ 09″ N 0° 13′ 30″ E / 43.3524, 0.225 ()43° 21′ 09″ Nord 0° 13′ 30″ Est / 43.3524, 0.225 ()  
Altitude Min. 179 m – Max. 385 m
Superficie 9,52 km2
Localisation

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Saint-Sever-de-Rustan (occitan : Sent Sever d'Arrostanh) est une commune du département du Hautes-Pyrénées dans la région Midi-Pyrénées.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Géographie[modifier | modifier le code]

Pont sur l'Arros

Située sur l'Arros, Saint-Sever (prononcer saint sevé) est une commune au nord du département des Hautes-Pyrénées, près du département du Gers.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Lanénos et le Lurus, affluents (respectivement rive gauche et rive droite) de l'Arros(le « ruisseau » en gascon) dans le bassin versant de l'Adour, traversent également les terres de la commune. L'Arros est un affluent dangereux et capricieux de l'Adour.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site est peuplé dès le Néolithique.

À l'époque gallo-romaine, le domaine s'appelait Albiciacum (du nom d'un romain nommé Albius).

Severus (Saint Sever) († vers 502), grand propriétaire issu de famille noble, prêtre d'une paroisse de Bigorre dont Grégoire de Tours louait le soin porté à faire l’aumône et la charité, est sanctifié[1]. Ses reliques sont apportées dans l'église de Rustan qui changea de nom à la suite de cette déposition de reliques. Son tombeau attirait de nombreux pèlerins et des moines bénédictins y édifient l'abbaye en 800.

En 1022, on note que le village est nommé S. Seueri Russitanensis[2].

La bastide est fondée à proximité de l'abbaye en 1297[3]. Avec son marché et sa justice, elle prétend au titre de ville ce qui lui fait valoir le sobriquet de Bourgès (bourgeois).

C'est l'apogée du développement de la ville.

Mais les guerres de religion mettent un terme à la prospérité de la cité. En 1573, l'abbaye ainsi que la bastide sont ravagées par le capitaine protestant Lysier, fils d'un charcutier de Montauban, qui pille tout ce qui est précieux et détruit le reste.

Au XVIIIe siècle, l'abbaye prend son aspect et sa taille actuels.

Pendant la Révolution, la ville s'appelle Rostaing.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à 3 fleurs de lys mal ordonnées d'or. (confirmation de la mairie : blason attribué à la bastide de St Sever par Philippe le Bel en 1297 à condition que les fleurs de lys soient mal ordonnées)

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Jean-Pierre Curdi    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 156 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
510 455 441 519 561 569 529 517 523
1856 1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901
517 510 450 516 530 530 412 408 303
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
304 288 243 220 217 205 209 195 194
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
159 142 119 140 137 150 151 157 156
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Abbaye et monument aux morts
Article détaillé : Abbaye de Saint-Sever-de-Rustan.

L’abbaye bénédictine de Saint-Sever, fondée vers l'an 800 et rattachée à Cluny eu IXe siècle est aujourd'hui un lieu d'expositions et de concerts. Elle a été classée à l'inventaire de monuments historiques en 1914. Elle se caractérise par une architecture monumentale qui tient plus du palais que de l'abbaye. Le cloître de l'abbaye a été acheté par la ville de Tarbes au XIXe siècle et se trouve actuellement dans le Jardin Massey.

Les maisons à colombage' t ambans associent le bois, la brique crue, la brique cuite et les galets bruns de l'Arros.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]