Andrest

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Andrest
Blason de Andrest
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Arrondissement de Tarbes
Canton Canton de Vic-en-Bigorre
Intercommunalité Communauté de communes de Vic-Montaner
Maire
Mandat
Anne-Marie Saint-Martin
2008-2014
Code postal 65390
Code commune 65007
Démographie
Population
municipale
1 421 hab. (2011)
Densité 230 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 19′ 03″ N 0° 03′ 43″ E / 43.3175, 0.0619 ()43° 19′ 03″ Nord 0° 03′ 43″ Est / 43.3175, 0.0619 ()  
Altitude Min. 241 m – Max. 266 m
Superficie 6,19 km2
Localisation

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Andrest est une commune française, située dans le département des Hautes-Pyrénées en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Andrest est une commune de plaine appartenant à l'aire urbaine de Tarbes. La commune est située sur la route nationale 135 entre Tarbes et Vic-en-Bigorre. Elle est parcourue du nord au sud par le canal du Moulin.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et antiquité[modifier | modifier le code]

Des vestiges archéologiques témoignent d'une activité humaine dès le néolithique et durant la période gallo-romaine.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, ce territoire est composé de deux paroisses distinctes soit Andrest et Trougnan. En 1272, le comte de Bigorre Esquibat de Chavannes échange ces deux seigneuries avec le vicomte de Lavedan Raymond Garcie IV contre la vallée de Barèges[1].

En 1303, Arnaud, successeur de ce dernier, lui octroie une charte de franchises et entreprend d'importants aménagements fondant le village actuel. En contrepartie, les habitants doivent en effet se rassembler autour d'une nouvelle église et d'un nouveau château. Le village correspond ainsi au type des bastides.

Un incendie ravage l'église en 1569.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1758, l'intendant d'Etigny supervise l'édification d'une nouvelle voie entre Tarbes et Vic.

Le château est détruit en 1762.

La maison communale est édifiée en 1776[2].

XIXe siècle et période contemporaine[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, le village se dote d'une gare, d'écoles et d'un bureau de poste[3]. En 1848, une maison est aménagée pour accueillir l'école des filles, une première école ayant été établie au sein de la maison communale. En 1859, la ligne de chemin de fer est inaugurée par Napoléon III.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Coupé : au premier d'argent aux trois corneilles de sable, au second d'argent à la grappe de raisin de pourpre pamprée et feuillée de deux pièces de sinople.[4]

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 juin 1995 Yvan Souptès PCF Conseiller général du Canton de Vic-en-Bigorre

(1973-1979)

juin 1995 mars 2001 Raymond Costa PCF  
mars 2001 en cours Anne-Marie Saint-Martin PCF  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 421 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
644 682 657 767 866 822 826 864 864
1856 1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901
824 851 800 723 745 719 679 697 702
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
647 648 590 621 641 641 668 682 738
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
713 881 1 002 1 253 1 229 1 303 1 306 1 414 1 421
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6])
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Barthélémy

L'église Saint-Barthélémy, fondée au XIVe siècle, a été remaniée XVIIIe siècle. Elle est surplombée d'un imposant clocher-porche à trois clochetons, un fronton et de légers contreforts renforçant la monumentalité du portail. Elle renferme un riche mobilier dont plusieurs retables dorés et un baldaquin aux colonnes de marbre.

La mairie aux encadrements de briques servit également d'école.

Un moulin témoin du XVIIIe siècle longe le canal.

La voie antique de la "La Poutge" a été découverte à l'est du village

La motte Fossoyée, au nord-ouest de la commune, constitue un témoignage des noyaux d'habitats connus au Xe siècle.

Plusieurs places arborées ont été aménagées.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La commune a donné le nom de Pierre Gamarra à sa bibliothèque municipale. L'écrivain toulousain, attaché à la région où il avait également vécu, s'était rendu plusieurs fois au village pour y rencontrer les enfants de l'école[7]. L'atelier-théâtre d'Andrest a, de plus, créé sa pièce La Rose tsigane (1983) et lui a fourni le titre du dernier tome de sa trilogie sur Toulouse, 72 soleils[8] (1975).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. M. Marie Armand Pascal d'Avezac - Essais historiques sur le Bigorre: accompagnés de remarques critiques, de pièces justificatives, de notices chronologiques et généalogiques, Volume 2 - Editeur J.M. Dossun, 1823 - À lire
  2. Panneau d'information face à l'église Saint-Barthélémy
  3. (fr) Page consacrée à Andrest sur le site de la communauté de communes de Vic-Montaner
  4. Banque du Blason
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  7. Hommage de René Trusses à Pierre Gamarra : sur le site de La Malle d'Aurore (http://www.lamalledaurore.net/spip.php?article20) ou sur le site Transversales (http://rene.trusses.fr/-Quand-la-marionnette-conquiert-des-.html). Voir aussi ces articles de La Dépêche : http://www.ladepeche.fr/article/2009/11/19/718288-bibliotheque-pierre-gamarra.html, http://www.ladepeche.fr/article/2009/11/30/726552-bibliotheque-pierre-gamarra.html ou encore http://www.ladepeche.fr/article/2009/12/07/731449-andrest-hommage-a-un-ecrivain-passeur.html.
  8. http://www.ladepeche.fr/article/2009/12/07/731449-andrest-hommage-a-un-ecrivain-passeur.html