Andrest

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Andrest
Église Saint-Barthélémy.
Église Saint-Barthélémy.
Blason de Andrest
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Arrondissement de Tarbes
Canton Canton de Vic-en-Bigorre
Intercommunalité Communauté de communes de Vic-Montaner
Maire
Mandat
Francis Plénacoste
2014-2020
Code postal 65390
Code commune 65007
Démographie
Population
municipale
1 421 hab. (2011)
Densité 230 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 19′ 03″ N 0° 03′ 43″ E / 43.3175, 0.0619 ()43° 19′ 03″ Nord 0° 03′ 43″ Est / 43.3175, 0.0619 ()  
Altitude Min. 241 m – Max. 266 m
Superficie 6,19 km2
Localisation

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Andrest est une commune française située dans le département des Hautes-Pyrénées en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Andrest est une commune de plaine appartenant à l'aire urbaine de Tarbes.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 619 hectares ; son altitude varie entre 241 et 266 mètres[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est traversé du nord au sud par le canal du Moulin[2],[3].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est située sur la route nationale 135 entre Tarbes et Vic-en-Bigorre.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 597, alors qu'il était de 476 en 1999[I 1].

Parmi ces logements, 93,2 % étaient des résidences principales, 00,8 % des résidences secondaires et 6,0 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 45,8 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 53,7 % des appartements[I 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 87,6 %, en légère hausse par rapport à 1999 (85,5 %)[I 3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et antiquité[modifier | modifier le code]

Des vestiges archéologiques témoignent d'une activité humaine dès le néolithique et durant la période gallo-romaine.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, ce territoire est composé de deux paroisses distinctes soit Andrest et Trougnan. En 1272, le comte de Bigorre Esquibat de Chavannes échange ces deux seigneuries avec le vicomte de Lavedan Raymond Garcie IV contre la vallée de Barèges[4].

En 1303, Arnaud, successeur de ce dernier, lui octroie une charte de franchises et entreprend d'importants aménagements fondant le village actuel. En contrepartie, les habitants doivent en effet se rassembler autour d'une nouvelle église et d'un nouveau château. Le village correspond ainsi au type des bastides.

Un incendie ravage l'église en 1569.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1758, l'intendant d'Etigny supervise l'édification d'une nouvelle voie entre Tarbes et Vic.

Le château est détruit en 1762.

La maison communale est édifiée en 1776[5].

XIXe siècle et période contemporaine[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, le village se dote d'une gare, d'écoles et d'un bureau de poste[6]. En 1848, une maison est aménagée pour accueillir l'école des filles, une première école ayant été établie au sein de la maison communale. En 1859, la ligne de chemin de fer est inaugurée par Napoléon III.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 15[7].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Au premier tour des élections municipales de 2014, les 15 candidats de la liste « divers gauche », seule liste en lice, ont été élus dès le premier tour, recueillant 100 % des suffrages exprimés, le taux d'abstentions était de 37,30 %. Le conseil municipal est donc constitué de ces 15 membres issus de la liste[8].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1971 juin 1995 Yvan Souptès PCF Conseiller général du Canton de Vic-en-Bigorre

(1973-1979)

juin 1995 mars 2001 Raymond Costa PCF  
mars 2001 mars 2014 Anne-Marie Saint-Martin PCF  
mars 2014[9] en cours
(au 1er avril 2014)
Francis Plénacoste   Dentiste

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 16 mai 2014, Andrest n'est jumelée avec aucune commune[10].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 421 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
644 682 657 767 866 822 826 864 864
1856 1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901
824 851 800 723 745 719 679 697 702
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
647 648 590 621 641 641 668 682 738
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
713 881 1 002 1 253 1 229 1 303 1 306 1 414 1 421
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 31 643 €, ce qui plaçait Sumène au 12 990e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[13].

En 2009, 43,0 % des foyers fiscaux n'étaient pas imposables[I 4].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 859 personnes, parmi lesquelles on comptait 72,5 % d'actifs dont 65,5 % ayant un emploi et 7,0 % de chômeurs[I 5].

On comptait 164 emplois dans la zone d'emploi, contre 131 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 568, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 3] est de 28,8 %, ce qui signifie que la zone d'emploi n'offre qu'un peu plus d'un emploi pour quatre habitants actifs[I 6].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Andrest comptait 102 établissements : 22 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 7 dans l'industrie, 13 dans la construction, 51 dans le commerce-transports-services divers et 9 étaient relatifs au secteur administratif[I 7].

En 2011, 9 entreprises ont été créées à Andrest[I 8], dont 5 par des autoentrepreneurs[I 9].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune compte un monument inscrit à l'inventaire des monuments historiques[14] et aucun lieu ou monument répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[15]. Par ailleurs, elle compte 3 objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[16] et aucun objet répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[17].

Lieux et monuments remarquables[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Barthélémy est inscrite depuis le 8 octobre 1987[18]. Elle a étéconstruite au XIVe siècle et remaniée XVIIIe siècle. Elle est surplombée d'un imposant clocher-porche à trois clochetons, un fronton et de légers contreforts renforçant la monumentalité du portail. Elle renferme un riche mobilier dont plusieurs retables dorés et un baldaquin aux colonnes de marbre.

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La mairie aux encadrements de briques servit également d'école.

Un moulin témoin du XVIIIe siècle longe le canal.

La voie antique de « La Poutge » a été découverte à l'est du village.

La motte fossoyée, au nord-ouest de la commune, constitue un témoignage des noyaux d'habitats connus au Xe siècle.

Plusieurs places arborées ont été aménagées.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Il s'est rendu à plusieurs reprises au village pour y rencontrer les enfants de l'école[19],[20],[21],[22]. Ce sont eux qui ont réalisé les dessins qui, avec ceux du peintre René Moreu, illustrent le conte Chantepierre et Gras-gras-gras, paru en 1973. L'atelier-théâtre d'Andrest a, de plus, créé sa pièce La Rose tsigane (1983) et a par ailleurs fourni à Pierre Gamarra le titre du dernier tome de sa trilogie sur Toulouse, 72 soleils (1975)[22]. La bibliothèque municipale porte son nom[23]. Elle devient médiathèque au printemps 2014[24].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Coupé : au premier d'argent à trois corneilles de sable, au second d'argent à la grappe de raisin de pourpre pamprée et feuillée de deux pièces de sinople.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  5. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  6. EMP T5 - Emploi et activité.
  7. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  8. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  9. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. « ours d'Eau : Canal du Moulin », sur le système d'information sur l'eau du bassin Adour-Garonne (consulté le 18 mai 2014).
  3. « Canaux et moulins », sur le site de Claude Larronde (consulté le 18 mai 2014).
  4. M. Marie Armand Pascal d'Avezac, Essais historiques sur le Bigorre: accompagnés de remarques critiques, de pièces justificatives, de notices chronologiques et généalogiques, vol. 2, J.M. Dossun, 1823, [lire en ligne].
  5. Panneau d'information face à l'église Saint-Barthélémy.
  6. Page consacrée à Andrest sur le site de la communauté de communes de Vic-Montaner.
  7. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  8. « Résultats de l'élection municipales 2014 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 16 mai 2014).
  9. « Andrest. Un relais et une continuité », sur le site du quotidien La Dépêche du Midi,‎ 1er avril 2014 (consulté le 16 mai 2014).
  10. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 16 mai 2014).
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  13. « Fichier RFDM2011COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2011 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 novembre 2013).
  14. « Liste des monuments historiques de la commune d'Andrest », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Liste des lieux et monuments de la commune d'Andrest à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Liste des objets historiques de la commune d'Andrest », base Palissy, ministère français de la Culture.
  17. « Liste des objets de la commune d'Andrest à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Palissy, ministère français de la Culture.
  18. « Église Saint-Barthélémy », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. René Trusses, « Hommage à Pierre Gamarra », sur le site de l'association « La Malle d’aurore »,‎ 20 novembre 2009 (consulté le 16 mai 2014).
  20. « Bibliothèque Pierre-Gamarra », sur le site du quotidien La Dépêche du Midi,‎ 19 novembre 2009 (consulté le 16 mai 2014).
  21. « PIERRE GAMARRA, cet écrivain immense ... », sur le site de René Trusses,‎ 20 novembre 2009 (consulté le 16 mai 2014).
  22. a et b « Andrest. Hommage à un écrivain « passeur » », sur le site du quotidien La Dépêche du Midi,‎ 7 décembre 2009 (consulté le 16 mai 2014).
  23. « Bibliothèque Pierre-Gamarra », sur le site du quotidien La Dépêche du Midi,‎ 30 novembre 2009 (consulté le 16 mai 2014).
  24. La Dépêche, 4 juin 14, Inauguration de la Médiathèque Pierre-Gamarra à Andrest.