Larreule (Hautes-Pyrénées)

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Larreule
Entrée dans Larreule.
Entrée dans Larreule.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Arrondissement de Tarbes
Canton Canton de Maubourguet
Intercommunalité Communauté de communes du Val d'Adour et du Madiranais
Maire
Mandat
Claude Laffonta
2014-2020
Code postal 65700
Code commune 65262
Démographie
Population
municipale
435 hab. (2012)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 26′ 47″ N 0° 01′ 01″ E / 43.4464, 0.016943° 26′ 47″ Nord 0° 01′ 01″ Est / 43.4464, 0.0169  
Altitude Min. 177 m – Max. 307 m
Superficie 10,14 km2
Localisation

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Larreule

Larreule est une commune française, située dans le département des Hautes-Pyrénées en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Larreule est située au nord du département des Hautes-Pyrénées, dans l´ancienne province historique de Bigorre. Elle appartient à l'arrondissement de Tarbes et fait partie du canton de Maubourguet. Le territoire est limité : au nord et à l'est, par celui de Maubourguet ; au sud-est et au midi, par ceux de Nouilhan et de Caixon ; au sud-ouest, par ceux de Montségur et de Labatut (communes du département des Pyrénées-Atlantiques) et à l'ouest par celui de Lahitte-Toupière[1].

Le hameau de Parrabère est rattaché à la commune.

Larreule (Hautes-Pyrénées) vue 1.JPG
Larreule (Hautes-Pyrénées) vue 2.JPG
Larreule (Hautes-Pyrénées) vue 3.JPG

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Larreule et des proches communes.
Communes limitrophes de Larreule
Lahitte-Toupière Maubourguet
Monségur
(Pyrénées-Atlantiques)
Larreule Maubourguet
Labatut
(Pyrénées-Atlantiques)
Caixon Nouilhan


Toponymie[modifier | modifier le code]

Extrait de la carte de Cassini (entre 1756 et 1789) situant Larreule au sud de Maubourguet

Dénominations historiques : On trouvera les principales informations dans le Dictionnaire toponymique des communes des Hautes Pyrénées de Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail[2] qui rapporte les dénominations historiques du village :
Le toponyme Larreule apparaît dans les textes sous différentes formes au cours des âges[3] :

  • La Reula (XIIe siècle, Cartulaires Bigorre ; v. 1200-1230, ibid.).
  • dompnem Ezium Regulensem abbatem, latin (1152, Cartulaires Bigorre).
  • de la Reula (1256, Trésor des Chartes).
  • La Reule (1285, Montre Bigorre).
  • De arcioto ville Reule, De questis ville de Reula, latin (1300, Enquête Bigorre).
  • De Reula (1313, Debita regi Navarre).
  • De Reula (1342, pouillé de Tarbes ; 1379, Procuration Tarbes).
  • La Reula (1429, Censier Bigorre).
  • la Reole (1614, Guillaume Mauran).
  • Eglise parroissiale Saint-Orens de Lareule et Parrabère (1781,registres paroissiaux).
  • Larreule et Parabère (1789, Cahiers de doléances).
  • Larreüle (1790, Département 1).
  • La Reule (fin XVIIIe siècle, carte de Cassini).

Étymologie : Gascon reula, du latin regula (= règle monastique) d’où monastère. Larreule est un toponyme d´origine gasconne provenant du nom latin La Regula (la règle) s'appliquant à d'anciens monastères bénédictins. On en trouve un autre exemple à Larreule, dans les Pyrénées-Atlantiques, qui comptait elle aussi une abbaye bénédictine. La Réole en Gironde a la même étymologie.

Nom occitan : La Reula.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village primitif se serait trouvé sur la rive droite de l'Échez. Il se serait déplacé après la fondation du monastère ou du château féodal.

L'abbaye Saint-Orens de Larreule fut fondée à la fin du Xe siècle ou au début du XIe siècle sur la Via Tolosane vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Le monastère eut à souffrir des guerres de religion mais resta en activité jusqu´en 1740. L´abbatiale, édifiée aux XIe et XIIe siècles, devint par la suite l´église paroissiale du village.

Le château de Parrabère était le fief des comtes de Parrabère, mais ne semble être antérieur au XVe siècle. Il aurait remplacé un ancien château féodal, dont les fossés et quelques vieux pans de murs auraient encore été visibles à la fin du XIXe siècle[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 2014 Claude Lafonta SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Larreule appartient à la communauté de communes du Val d'Adour et du Madiranais créée en janvier 2014 qui réunie 19 communes.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 435 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
608 695 778 809 772 765 730 728 672
1856 1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901
738 705 717 676 663 622 634 619 570
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
536 482 455 428 416 430 448 397 406
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2012
402 385 354 371 381 390 394 432 435
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Parrabère, remontant au XVe siècle, ancienne possession de la famille de Baudéan-Parrabère. Il fut délaissé à partir du XVIIIe siècle, les comtes préférant vivre à la cour de Versailles et à Paris.
  • Fontaine Saint-Esselin : selon la légende, saint Esselin, évêque de Sutri, alors en pèlerinage, en aurait fait jaillir l´eau grâce à son bourdon juste avant de mourir et d´être enterré dans l´abbatiale de Larreule où une chapelle lui fut consacrée. Des vertus médicinales étaient attribuées à l´eau de la fontaine.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Les comtes de Parrabère

L'origine des comtes de Parrabère remonte au XVe siècle, lorsque Arnaud de Momas, cadet, reçut en partage la terre de Parrabère et fonda la branche des comtes.

  1. un comte de Parrabère aurait été tué lors de la bataille d´Ivry sous les yeux du futur Henri IV
  2. Marie-Madeleine de Vieuville, comtesse de Parabère, fut la favorite officielle du Régent (1715-1723)


  • Eugène Ténot (1839 - 1890)

Auteur et journaliste. Les ouvrages cités ci-dessous sont des ouvrages de référence sur le Coup d'état de 1851. Né le 2 mai 1839 à Larreule, il est d'abord enseignant (Algérie, Paris) puis journaliste (Le Siècle). Républicain, il est Préfet des Hautes-Pyrénées, nommé par Gambetta après le 4 septembre 1870. Député des Hautes-Pyrénées de 1881 à 1885, il décède à Bordeaux le 9 janvier 1890.

Œuvres:

    • Paris en décembre 1851. Etude historique sur le coup d'Etat, Paris Le Chevalier 1868.
    • La Province en décembre 1851, étude historique, Paris Le Chevalier 1868.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.passion-bigorrehp.org/monographie1887-larreule.html
  2. Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail, Dictionnaire toponymique des communes des Hautes Pyrénées intégrant les travaux de Jacques Boisgontier, Conseil Général des Hautes Pyrénées, 2000.
  3. http://www.archivesenligne65.fr/larreule/
  4. http://www.passion-bigorrehp.org/monographie1887-larreule.html
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012