Madiran

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la commune. Pour le vin, voir Madiran (AOC). Pour le journaliste et écrivain, voir Jean Madiran.
Madiran
Blason de Madiran
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Arrondissement de Tarbes
Canton Canton de Castelnau-Rivière-Basse
Intercommunalité aucune
Maire
Mandat
Francis Dutour
2008-2014
Code postal 65700
Code commune 65296
Démographie
Population
municipale
441 hab. (2011)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 32′ 58″ N 0° 03′ 28″ O / 43.549516, -0.057875 ()43° 32′ 58″ Nord 0° 03′ 28″ Ouest / 43.549516, -0.057875 ()  
Altitude Min. 133 m – Max. 262 m
Superficie 15,02 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Hautes-Pyrénées

Voir sur la carte administrative des Hautes-Pyrénées
City locator 14.svg
Madiran

Géolocalisation sur la carte : Hautes-Pyrénées

Voir sur la carte topographique des Hautes-Pyrénées
City locator 14.svg
Madiran

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Madiran

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Madiran
Liens
Site web http://www.commune-madiran.com

Madiran (occitan : Madiran) est une commune française, située dans le département des Hautes-Pyrénées en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cette ville du Val d'Adour en Gascogne donne son nom au vignoble de Madiran. La rivière voisine s'appelle le Bergons et c'est l'endroit qui servait de bains publics.

Le vignoble de Madiran est un vignoble de coteaux et de pentes. Il occupe les collines les plus orientales de la grande boucle de l'Adour.

Le vignoble marque peu le paysage. Il n'occupe qu'une place réduite : 5 % des surfaces agricoles des 37 communes ayant droit à l'appellation d'origine contrôlée soit 1 300 ha (en 1990).

Dans le paysage, on ne voit nulle part une « mer » de vigne comme dans le Bordelais ou le Languedoc.La viticulture est souvent associée à d'autres cultures : céréacultures traditionnelles : maïs, blé, ou plus récentes : soja, noisetiers, kiwi... Le paysage associe donc toutes ces activités avec, en outre, de belles forêts de chênes et de châtaigniers.

La culture de la vigne est une activité quasi-millénaire. Ce sont les moines bénédictins qui l'ont introduite et diffusée. L'AOC ne fut obtenue qu'en 1948. Le vignoble du Madiran a souffert, en effet, de la concurrence du vin du Jurançon et surtout du vin de Bordeaux.

Les cépages utilisés sont le cabernet et le sauvignon mais aussi des cépages propres au Madiran à savoir : le tannat, le pacherenc et le palissé.

Le village moyenâgeux de Madiran fut marqué par cette activité qui lui donne tout son caractère.

Toponymie[modifier | modifier le code]

On a imaginé que Madiran fut un ancien « *Maridan » déformation du latin « Maria Dona », nom de la patronne de son église et du grand monastère qui existait.

C'est plus vraisemblablement un ancien *Materianus, qui signifie « domaine de Materius ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Sa fondation remonte à l'époque romaine. Il apparaît dans l'histoire en 1030/1088 avec une référence à la fondation du prieuré de Madiran trouvée dans les archives des Pères Jésuites de Toulouse.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Coupé : d'azur à la croix patriarcale issante d'or, accostée de deux têtes de maure contournées de sable, au second d'argent au cep de vigne fruité d'une pièce au naturel.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Francis Dutour PRG Conseiller général
mars 1901 1914 Ludger Nabonne    
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Madiran est jumelée avec

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 441 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 004 1 097 1 115 1 125 1 289 1 214 1 151 1 205 1 260
1856 1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 200 1 133 1 117 1 090 1 110 1 044 1 005 943 890
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
903 850 750 803 729 763 707 581 582
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
556 554 598 553 536 476 467 449 441
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

AOC Madiran

La commune fait partie des zones d'appellation d'origine contrôlée (AOC) du madiran, du pacherenc-du-vic-bilh et du béarn.

Le village est animé tous les 15 août par la foire des vins de Madiran.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Du monastère, fondé par les moines bénédictins au XIe siècle, ne subsistent que quelques vestiges près de l'église. Le monastère fut occupé par les Jésuites entre 1625 et 1776, puis de nouveau par les Bénédictins de 1936 à 1952.
  • Une belle halle en bois.
  • Église romane.

Au cours de la première moitié du XIe siècle, Sancius, parent des comtes de Bigorre et qui devint plus tard moine, agrandit les possessions du prieuré et remplaça la chapelle primitive de Notre Dame de Madiran par une église plus belle.

Vers 1080, le 3ème prieur, Guillaume Par agrandit et embellit l'église élevée par Sancius et l'adapta aux exigences de la vie monastique en la dotant d'un chœur ainsi que de la chapelle Saint Benoit accolée au côté nord de l'édifice.

Le 1er septembre 1569, les troupes protestantes de Mongommery, sur l'ordre de Jeanne d'Albret, mère du futur roi de France, Henri IV, brûlèrent le prieuré et l'église. À l'extérieur de la façade nord, on peut encore voir les pierres rougies par le feu.

En 1899, l'église est classée monument historique.

La nef de l'église a été très remaniée au XVIIIe siècle. Elle est construite en petit appareil. Elle mesure 11 mètres de largeur. Ses murs étaient plus hauts, mais suite aux vicissitudes de l'histoire, ils ont été arasés perdant ainsi leurs fenêtres primitives. Des pilastres de moyen appareil les renforcent intérieurement pour assurer la solidité de l'ensemble du bâtiment.

Le chœur de l'église possède des arcatures et des chapiteaux dont l'un représente un paysan en train de chausser un cep de vigne solidement fixé à un piquet.

L'église abrite une statuette de Notre Dame. La population de Madiran la vénérait pour sa protection contre les épidémies de peste et notamment celle de 1654.Elle aurait été, dit la légende, retrouvée intacte après l'incendie du prieuré en 1569.

L'église est bâti sur une crypte en berceau. Sa structure basse, ses piliers trapus, un chapiteau romain peuvent laisser supposer qu'un temple païen pré-existait à cet endroit pendant la période romaine.

Dépourvue de contreforts extérieurs, l'église ne fut jamais voûtée,mais simplement recouverte d'une charpente apparente.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Émile Peynaud (1912-2004), œnologue
  • La famille Nabonne donna des juristes, des diplomates, des historiens et des hommes de lettres. Leur maison natale donne sur la rue principale.
  • Ludger Nabonne maire de Madiran de 1901 à 1914 et président du syndicat des viticulteurs du Madiranais fondé en 1906. Il a fait la demande d'une aire spécifique au madiranais et fait une demande d'appellation. C'est son fils Bernard Nabonne, écrivain (auteur d'une vingtaine de livres références) à son tour président des viticulteurs, qui a fait obtenir l'appellation contrôlée en 1948.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011