Château de Montaner

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Château de Montaner
Image illustrative de l'article Château de Montaner
Le château de Montaner
Type Château fort
Architecte Sicard de Lordat
Début construction XIVe siècle
Propriétaire initial Gaston Fébus
Protection Logo monument historique Classé MH (1980)
Coordonnées 43° 20′ 57″ N 0° 00′ 45″ O / 43.349167, -0.012543° 20′ 57″ Nord 0° 00′ 45″ Ouest / 43.349167, -0.0125  [1]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Béarn
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Commune Montaner

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

(Voir situation sur carte : Pyrénées-Atlantiques)
Château de Montaner

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de Montaner

Le château de Montaner se situe dans la ville du même nom, dans le département français des Pyrénées-Atlantiques. Il s'agit d'un château fort édifié au Moyen Âge, faisant l'objet d'un classement au titre des monuments historiques par arrêté du 18 mars 1980[2].

Présentation[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le château de Montaner a été édifié à la demande de Gaston Fébus au XIVe siècle pour protéger les frontières du Béarn face à la Bigorre et à l'Armagnac.

L'architecte fut Sicard de Lordat. En 1379, une négociation eut lieu avec des cagots du Béarn (charpentiers qui étaient considérés comme "intouchables") pour qu'ils travaillent à la charpente du château de Montaner (réalisée en 1398) . Les cagots passèrent un contrat de gré à gré avec Gaston Fébus, dans l’église de Pau, en présence de témoins, et par devant notaire où les cagots s'engageaient à la construction du château de Montaner contre une exonération de taille. Pour le château de Montaner, le maître charpentier cagot Pierre Doat s’engagea au nom des cagots à installer des fours pour y cuire 100 000 briques par an. Le 6 décembre 1379, quatre-vingt-huit charpentiers cagots s’engagèrent à fournir toutes les pièces de bois nécessaires, taillées, avec leurs ferrures, à les poser, à recouvrir les charpentes du toit de lauzes livrées sur place. Dans ce traité, les cagots s’engageaient à exécuter toute la charpente du château de Montaner, ainsi que les ferrures nécessaires, le tout, à leurs frais; en revanche le prince leur accordait la remise de deux francs sur 1 imposition de chaque feu (les « feux » correspondaient aux foyers ou familles), les dispensait de la taille, et leur permettait de prendre le bois dans ses forêts. En 1379, des serfs furent eux-aussi dispensés de corvées contre des versements en argent dont le produit fut affecté aux travaux du château de Montaner. Après la mort de Gaston Fébus, la rénovation du fort, en 1398, exempte ces cagots selon les termes du contrat, pour leurs cagoteries, tout comme les ecclésiastiques pour leurs bénéfices.[3]

Depuis 1854, le château est mis en valeur et géré par le conseil général des Pyrénées-Atlantiques. En été, sont organisés de nombreux spectacles et animations sur le thème du Moyen Âge.

Descriptif[modifier | modifier le code]

Il comprend une vaste enceinte polygonale percée de deux portes et hérissée d'un haut donjon carré classé à l'inventaire des monuments historiques[4] depuis 1970. La porte du donjon, par laquelle on accède encore aujourd'hui à la forteresse, est surmontée du blason de Foix-Béarn, lui-même coiffé de la formule « Fébus mé fé », soit « Fébus me fit », que Gaston Fébus faisait mettre sur les constructions qu'il faisait édifier.

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Cinéma[modifier | modifier le code]

Le Monde vivant d'Eugène Green a été tourné au château de Montaner[5].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Coordonnées vérifiées sur Géoportail et Google Maps
  2. « Classement du château de Montaner », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 18 septembre 2009
  3. Voir la page Wikipedia sur les cagots
  4. « Notices sur le château de Montaner », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 18 septembre 2009
  5. Philippe Chappuis, « Eugène Green : Toutes les nuits et Le pont des arts (interview) », Objectif Cinéma,‎ décembre 2003 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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