Sombrun

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Sombrun
Mairie de Sombrun
Mairie de Sombrun
Blason de Sombrun
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Arrondissement de Tarbes
Canton Canton de Maubourguet
Intercommunalité Communauté de communes du Val d'Adour
Maire
Mandat
Gérard Dieuzeide
2014-2020
Code postal 65700
Code commune 65429
Démographie
Gentilé Sombrunois
Population
municipale
211 hab. (2011)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 28′ 47″ N 0° 00′ 28″ E / 43.4797222222, 0.0077777777777843° 28′ 47″ Nord 0° 00′ 28″ Est / 43.4797222222, 0.00777777777778  
Altitude 160 m (min. : 164 m) (max. : 291 m)
Superficie 9,67 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Hautes-Pyrénées

Voir sur la carte administrative des Hautes-Pyrénées
City locator 14.svg
Sombrun

Géolocalisation sur la carte : Hautes-Pyrénées

Voir sur la carte topographique des Hautes-Pyrénées
City locator 14.svg
Sombrun

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Sombrun

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Sombrun

Sombrun[1] est une commune française, située dans le département des Hautes-Pyrénées en région Midi-Pyrénées. Le village appartient historiquement au pays de Rivière-Basse, situé aux confins de la Bigorre, du Béarn et de l'Armagnac.

Ses habitants sont appelés les Sombrunois[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Sombrun est située en région Midi-Pyrénées au nord du département des Hautes-Pyrénées. Son territoire est traversé par le méridien de Greenwich.

La commune est aujourd’hui située à 625 km au sud-ouest de Paris-Notre-Dame[3], point zéro des routes de France, à 117 km à l'ouest de Toulouse[4], à 28 km au nord-ouest de Tarbes[5], à 36 km au nord-est de Pau[6] et à 2,6 km au nord-ouest de Maubourguet[7].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Sombrun et des proches communes.
Rose des vents Lascazères Villefranque Estirac Rose des vents
Moncaup
( Pyrénées-Atlantiques)
N Maubourguet
O    Sombrun    E
S
Lahitte-Toupière Maubourguet Maubourguet

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Géologie des terrains affleurants de Sombrun
Article détaillé : Géologie de la commune de Sombrun.

Le territoire de la commune de Sombrun se situe au sud du Bassin aquitain, vaste région géologique sédimentaire du Sud-Ouest de la France, à proximité de la chaîne des Pyrénées dont les contreforts (le piémont pyrénéen) sont à environ 50 km au sud du village, et sur le versant ouest de la vallée de l'Adour avant son inflexion vers l'Atlantique.

Dans sa partie orientale, la commune s'étend le long de la vallée formée par l'Adour et par son affluent l'Échez. Une longue colline, orientée sud-nord et issue du piémont pyrénéen, constitue la partie occidentale de la commune. Sombrun s'étage ainsi, d'ouest en est, d'une altitude maximale de 291 m (point culminant situé au sud-ouest de son territoire) à une altitude minimale de 167 m au niveau du hameau du Moulin au nord-est de la commune.

De la colline principale, se détache un long éperon rocheux traversant le territoire communal depuis le sud, à une altitude de 240 m, jusqu'en son centre, à une altitude de 196 m. C'est à l'extrémité septentrionale de cet éperon, appelé « colline du Maillo », dominant les vallées de l’Adour et de la Sède, qu'un oppidum protohistorique puis une motte castrale furent établis.

L'ensemble des terrains affleurants de la commune sont issus de l'ère Cénozoïque. Les sols des vallées datent de la période du Quaternaire, ceux des coteaux sont de la période du Néogène et les hauteurs des collines datent, quant à elles, de la période du Paléogène[8],[9],[10].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Crue du ruisseau l'Ayza en mars 2006.

Le territoire de la commune se situe sur le versant ouest de la vallée de l'Adour.

Quelques ruisseaux traversent la commune dont l'Ayza (affluent du Louet), la Sède (affluent de l'Ayza), la Coge (affluent de la Sède), le Pradet (affluent de la Coge ) et La Gelotte (affluent de l'Ayza). Les rivières le Louet et Lestibette (affluent du Louet) délimitent la commune respectivement à l'ouest et au nord-ouest.

Le canal du moulin de Sombrun est capté au confluent de l’Echez et de l'Adour à Maubourguet. Il alimente le moulin de Sombrun et se jette dans le ruisseau l'Ayza à Estirac. Au XVIIIe siècle, il est l’objet d’un accord entre les seigneurs de Sombrun et Lascazères pour assurer le fonctionnement continu de leurs moulins respectifs. Dès le XIXe siècle, sa fonction d’irrigation devient prépondérante[11]. À partir de 1862, il est géré par un syndicat d’irrigation défendant les intérêts de propriétaires possédant plus de 600 hectares de terres, répartis sur une dizaine de communes entre Maubourguet et Castelnau-Rivière-Basse.

La construction de la ligne de chemin de fer en 1849 isole une partie des prairies de la commune des eaux de l’Adour, un autre canal est alors creusé et exploité par un syndicat intitulé Société du canal de Sombrun à partir de 1864. Ce canal dérivait une partie des eaux de l’Echez à l'ouest de Maubourguet pour réalimenter le ruisseau l'Ayza à Sombrun à hauteur de la D50. Uniquement destiné à l’irrigation, il n’est plus exploité depuis le milieu du XXe siècle, une partie de son tracé sert aujourd’hui à l’écoulement des eaux pluviales[12].

Climat[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous indique les valeurs normales de l'ensoleillement, des températures et des précipitations, observées par Météo-France à Ossun, où se trouve la station météorologique de référence pour le département.

Données climatiques à Sombrun.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,6 1,3 2,7 5,2 8,3 11,6 14,1 13,9 11,7 8 3,6 1,3 6,9
Température moyenne (°C) 5,3 6,1 7,8 10 13,3 16,7 19,3 19 17,2 13,3 8,5 5,8 11,9
Température maximale moyenne (°C) 9,9 11 12,9 14,8 18,3 21,7 24,5 24 22,6 18,6 13,4 10,4 16,8
Ensoleillement (h) 108,8 118,8 155,6 157,2 181,3 191,5 215,5 196,4 194,5 164,4 124,4 104,4 1 912,8
Précipitations (mm) 112,8 97,5 100,2 105,7 113,6 80,7 57,3 70,3 71 85,2 93 112,1 1 099,4
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale d'Ossun de 1961-1990[13].
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
9,9
0,6
112,8
 
 
 
11
1,3
97,5
 
 
 
12,9
2,7
100,2
 
 
 
14,8
5,2
105,7
 
 
 
18,3
8,3
113,6
 
 
 
21,7
11,6
80,7
 
 
 
24,5
14,1
57,3
 
 
 
24
13,9
70,3
 
 
 
22,6
11,7
71
 
 
 
18,6
8
85,2
 
 
 
13,4
3,6
93
 
 
 
10,4
1,3
112,1
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte d'occupation des sols.
Cultures de maïs dans la plaine de l'Adour (vue depuis l'église de Sombrun).

D'une superficie de 967 ha, la commune est essentiellement constituée d'espaces ruraux, dont 40 % de terres arables, 37 % de bois ou forêts et 23 % de cultures permanentes ; l'espace urbain représentant environ 5 % de la superficie totale[14]. Les parcelles boisées occupent les hauteurs des collines situées à l'ouest de la commune. Les terres arables sont à l'est, dans la vallée de l'Adour. Les cultures permanentes occupent, quant à elles, la partie centrale de la commune, sur les coteaux de la vallée.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Routes et rivières de Sombrun.
La ligne ferroviaire de Morcenx à Bagnères-de-Bigorre et la déviation de la RD 935.

Sombrun est desservie par la RD 935, anciennement route nationale 135 qui reliait, avant 1973, Barcelonne-du-Gers à Sainte-Marie-de-Campan en passant par Tarbes. Le village se trouve à l'intersection des routes départementales RD50 et RD59.

La ligne ferroviaire de Morcenx à Bagnères-de-Bigorre traverse le nord-est du territoire de la commune en longeant l'ancienne route nationale 135. Jusqu'en 1970, date de la fin du service voyageurs sur la ligne entre Mont-de-Marsan et Tarbes, la gare la plus proche était celle de Maubourguet située à 3,5 km de Sombrun. Actuellement, la gare la plus proche est celle de Tarbes, située à 30 km. Des cars TER et du conseil général des Hautes-Pyrénées assurent des liaisons régulières entre Maubourguet et les gares routières et ferroviaires de Tarbes en trente minutes.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Hameaux et lieux-dits de Sombrun
Vue du village de Sombrun

Outre le village, situé au centre de la commune, Sombrun ne possède qu'un seul hameau, celui du Moulin situé à l'est de la commune en direction d'Estirac. Sous l'Ancien Régime, ce lieu-dit et son moulin banal portaient le nom de Barbazan.

Le territoire est découpé en quartiers ruraux ou lieux-dits dont les noms ont traversé les siècles. Au nord : Bioué, Bouhebent, Caussière, Las Coumes, le Fourré, Lahaille et Lestibette. À l'est : Les Condaux, Mouts, Pélagaries et Pihat. Au sud : la Coge, Couletou, la Coste, Garros, Gelotte, Lahitau, Peyra et Serette. À l'ouest : le bois de Laborde, le Bosc, Bourdas, Cambajou, Darré Menay, Prébendes. Au centre : Bernets, Carnabous, Maillo et Menay[15],[16].

Logements[modifier | modifier le code]

Une ancienne ferme du village.

L'habitat de Sombrun est essentiellement constitué de maisons individuelles qui sont pour la plupart d'anciennes fermes reconverties en habitations. Seules quelques fermes restent en activité. En 2009, le nombre total de logements était de 114 dont 84 résidences principales (74 %), 23 résidences secondaires (20,4 %) et 7 logements vacants (6 %)[17].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Origine du nom : Soum : sommet et brun, sombre par extension néfaste à ses ennemis[18].

Histoire[modifier | modifier le code]

Protohistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Hache de bronze découverte à Sombrun

La découverte d'une hache de bronze, dans le quartier Lahitau en 1960 par un agriculteur, est un témoignage de l'occupation humaine du lieu à l'Âge du bronze[19],[20]. Selon Roland Coquerel, archéologue tarbais, cette hache, d'une longueur de 16,4 cm et d'un poids de 485 grammes, daterait de la période du bronze moyen (soit 1 500 à 1 200 ans avant J.C.)[21],[22]. Coquerel situe la castramétation de la colline du Maillot à époque du bronze final ou bien à l'âge du fer.

Des vestiges datant de l’époque romaine ont été découverts lors de la reconstruction de l'église du village au cours de XIXe siècle. Le lieu serait ainsi demeuré comme un oppidum à l'Antiquité[19].

Les découvertes de céramiques du Ier siècle et IIe siècle par Sylvain Doussau, archéologue local autodidacte, dans le hameau du Moulin révèlent la présence d’un domaine agricole gallo-romain et d’une auberge le long d’une voie gallo romaine qu’il considère être le cardo maximus de la Bigorre[23]. Le toponyme de Barbazan est utilisé jusqu’au XIXe siècle pour désigner ce hameau et son moulin. On peut voir son origine soit dans le nom du propriétaire du domaine gallo-romain: Barbatius, soit plus tardivement dans le nom des seigneurs de Barbazan possédant la seigneurie de Sombrun au XIVe siècle[19].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Sceau de Jean Ier d'Armagnac, comte d'Armagnac, seigneur de Rivière-Basse.

Jusqu'au XIIIe siècle, l'histoire de Sombrun est intimement liée à celle du comté de Bigorre et de la vicomté de Rivière-Basse, vassale du premier. Ensuite, la Rivière-Basse se trouve au cœur des conflits féodaux entre la Maison d'Armagnac et la Maison de Foix-Béarn. Démembrée de la Bigorre en 1256, revendiquée par les deux puissances féodales rivales, soumise à des occupations et dévastations, elle est définitivement attribuée au comte d'Armagnac en 1329. Les conséquences de cet arbitrage perdurent jusqu’en 1789, date à laquelle l’administration financière de la communauté dépend encore de l’Élection d’Armagnac et la justice relève de la sénéchaussée de Lectoure. Toutefois sur le plan religieux, Sombrun reste rattachée au diocèse de Tarbes. Sa paroisse dépend de l’archiprêtré de Caixon qui dépend de l’archidiaconé de Montaner, lui-même relevant de l’évêché de Bigorre. Par ailleurs, un quart de la dîme est prélevé par la cathédrale d'Alet-les-Bains car l'église de Sombrun est une dépendance de l’église de Maubourguet qui est à son origine un prieuré bénédictin dépendant de l'abbaye d'Alet. Au XIVe siècle, Sombrun est un petit fief dépendant des seigneurs de Troncens puis de Barbazan, dont le valeureux Arnault Guilhem de Barbazan. Ces seigneurs sont au service des comtes d'Armagnac.

La chute de la maison d'Armagnac à la fin du XVe siècle entraine la réunion de ses domaines à la couronne de France, dont les terres comtales de Rivière-Basse. Les biens nobles de Sombrun restent un fief des seigneurs de Barbazan et de leurs héritiers; pour les autres biens, la communauté rend désormais compte directement à l’administration royale.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Jeanne d'Albret, reine de Navarre, possède la seigneurie de Sombrun.

Au milieu du XVIe siècle, Sombrun dépend encore de la baronnie de Barbazan. André de Foix-Lautrec en est un des seigneurs. À sa mort, et après une querelle de succession, Henri d'Albret, roi de Navarre et vicomte de Béarn, hérite des domaines de Lautrec dont Sombrun est une infime partie. En mai 1549, les habitants de Sombrun réunis devant la maison du seigneur, prêtent serment de fidélité à Henri d'Albret, représenté par Jean de Rivière, vicomte et seigneur de Labatut[24].

Jeanne d'Albret, fille unique d’Henri d’Albret, est confirmée dans sa possession de Sombrun et autres héritages de la maison de Foix-Lautrec par une transaction de 1558[25]. Son fils devient roi de France sous le nom d’Henri IV, et, contrairement à la tradition, il refuse d’intégrer ses domaines personnels au royaume de France. Lourdement endetté par dix années de guerre d’accession au trône, il vend des parties de son domaine pour rembourser ses débiteurs. Aussi, le 18 mars 1604, ses émissaires mettent aux enchères les seigneuries de Sombrun, Lascazères et la moitié de Vidouze. Pierre de La Torte, seigneur de Caussade, achète l'ensemble pour la somme de 12 000 livres. Le mois suivant, Pierre de Caussade cède la seigneurie de Sombrun à son frère Raimond pour la somme de 3 500 livres[26].

Carte de la région de Sombrun au XVIIIe siècle par Cassini.

Joseph de Monet succède à son oncle Raimond de Caussade en 1632. Seigneur relativement fortuné et autoritaire, il obtient le titre de gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi. Il s’arroge un certain nombre de droits féodaux (justice, droits d’herbage, de boucherie, de taverne) que les habitants lui contestent. Des terres dites vagues ou vaquants sont aussi l’objet d’un long litige. Les Monet héritent de père en fils de la seigneurie de Sombrun avec : Antoine de Monet (1635-1706), Louis de Monet (1672-1747), Bernard de Monet (1708-1750) et Louis de Monet né en 1743, qui émigre à Saint-Domingue dans les années 1770. La seigneurie de Sombrun passe alors sous gérance puis possession de Germain Maigné de Sallenave de Vic-en-Bigorre, oncle maternel de Louis de Monet[27]. Le naturaliste Jean-Baptiste de Monet de Lamarck (1744-1829), connu sous le nom de Jean-Baptiste de Lamarck, est issu de la même famille[28].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

L'église de Sombrun au début du XXe siècle

En 1790, Bertrand Barère député de Bigorre obtient la création du département des Hautes-Pyrénées dans lequel est incorporée la plus grande partie de la Rivière-Basse dont Sombrun. Avec la création des communes, la Révolution permet à Sombrun de se doter début 1790 d’une municipalité élue. Son premier maire, Dominique Dargellès Bernadou, entre immédiatement en conflit avec le seigneur Germain Maigné de Sallenave essentiellement sur l’imposition de ses biens et la propriété de terres seigneuriales revendiquées de longue date par la communauté des habitants[19]. Germain Maigné disparait sans postérité le 5 octobre 1792 alors que la Révolution entre dans la période de la Terreur à Paris. Ses neveux héritent de la seigneurie de Sombrun, mais la loi des suspects les envoie en détention ainsi que le reste de la famille, du printemps à l’automne 1794, pour cause d’émigration de l’un d’entre eux et de postures antirévolutionnaires pour les autres. Leurs biens dont le château de Sombrun et ses terres sont mis sous séquestre jusqu’en juillet 1795[19]. Ces biens nobles échappent donc à la vente en qualité de biens nationaux, contrairement au mobilier et les objets de culte de l’église vendus en 1794 pour participer à l’effort de guerre.

Le concordat de 1801 contrarie la majeure partie de la population catholique, la paroisse de Sombrun ayant été reléguée à un statut d’annexe de la succursale de Larreule. Le conseil municipal réagit immédiatement et propose la réunion de Sombrun aux paroisses de Lahitte-Toupière et de Villefranque plus proches et contiguës. Les municipalités successives multiplient en vain les démarches auprès de l’administration pour obtenir un prêtre desservant jusqu’en 1825, date à laquelle la commune achète l’ancien presbytère pour le loger[29]. Sombrun obtient plus tard le statut de succursale par décret du président de la République du 10 juin 1852. La vie administrative et politique de la deuxième moitié du XIXe siècle est dominée par la famille Lasserre dont trois membres (Jean-Pierre, Honoré, Pierre) occupent, de père en fils, la fonction de maire de Sombrun de façon quasi continue de 1835 à 1900. Cette période est celle de la construction ou reconstruction des édifices publics de la commune : la promenade (1836), la mairie (1837), le clocher (1842), la croix du centre (1845), le presbytère (1857), l’école des filles (1863), trois fontaines (1864), l’église (1867), le kiosque (1885). La commune finance cette modernisation sans précédent par la vente de biens communaux, en particulier des landes et des bois, malgré l’opposition de petits agriculteurs qui en ont l’usage depuis des siècles[30].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de la guerre de 1914-1918

En août 1914, la mobilisation générale rappelle plusieurs dizaines de Sombrunois sous les drapeaux[31]. Dès le 7 septembre, la première victime, Jean Lafargue, succombe à ses blessures à la bataille du Grand Couronné pour la défense de Nancy. Fin octobre, une vingtaine de réfugiés belges sont hébergés dans la commune. Réquisitions, privations et mobilisation des nouvelles classes d’âge sont le lot quotidien d’une commune de l’arrière durant le conflit qui se solde par un total de treize victimes militaires âgées de 21 à 39 ans. Pour une population de 371 habitants, treize morts représentent un taux de perte de 3,50 %, très proche de la moyenne nationale (3,53 %)[32].

La cabane du maquis de Sombrun

La première conséquence de la Seconde Guerre mondiale est la mobilisation d’une vingtaine d’hommes du village dont plusieurs se retrouvent prisonniers en Allemagne à partir de juin 1940. Certains ne rentreront dans leur famille qu’à la libération, l'un d’entre eux périra sous les bombardements anglo-américains en 1944. La débâcle de 1940 s’accompagne de l’ exode de nombreux réfugiés vers la zone libre. Durant l’été, le village accueille au total de 123 personnes dont 47 enfants. La moitié est en provenance du Havre, en liaison avec le repli d’activités de l'atelier de construction du Havre vers l'atelier de construction de Tarbes[33]. Dès 1943, des réfractaires au STO rejoignent des maquis constitués dans la région. Un groupe de maquisards dirigées par Jean Cazenave, dit Le Bison, s’implante dans la région de Lourdes, puis se déplace pour échapper à la traque de l’occupant allemand. Au début de l’année 1944, le groupe campe dans les bois du nord du département des Hautes-Pyrénées. En juin, il s’installe dans une grange agricole dissimulée dans une zone boisée de Sombrun limitrophe de Lahitte-Toupière. Un maquisard déserte le groupe et le dénonce pour des raisons vénales à Peter Blindauer responsable de la Gestapo à Tarbes. Le 15 juillet, en fin d’après-midi, une colonne allemande d’une centaine d’hommes commandés par le capitaine August Schudt attaque le campement à l’arme lourde. Surpris et peu armé, le groupe ne peut résister bien longtemps et fuit à travers bois. L’accrochage a été violent, cinq maquisards sont tués, quatre sont blessés et trois sont fait prisonniers par les allemands qui comptent quelques blessés[34],[35]. Un des prisonniers est retrouvé mort dans sa cellule, les deux autres sont abattus le 18 juillet à Moncaup par un détachement allemand commandé par le capitaine Schudt, parti à la recherche du maquis dans cette commune. Dénoncé à son tour, l'agent de liaison du maquis est arrêté et abattu à Sombrun sur tentative de fuite le 27 juillet[36]. Le déserteur est arrêté, jugé et fusillé à la Libération.

En 1996, Sombrun rejoint la Communauté de communes du Val d'Adour dès sa création.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Vie politique locale[modifier | modifier le code]

Localisation de Sombrun dans le canton de Maubourguet et dans le département des Hautes-Pyrénées

Le maire actuel, Gérard Dieuzeide, préside le conseil municipal. Le nombre d'habitants de la commune étant compris entre 100 et 499, le conseil municipal se compose de onze membres[37].

La commune de Sombrun est rattachée administrativement à l’arrondissement de Tarbes. Elle fait partie du canton de Maubourguet représenté par le conseiller général Jean Guilhas (PS), et de la deuxième circonscription des Hautes-Pyrénées représentée par la députée Jeanine Dubié (RDG).

Sombrun est membre de la Communauté de communes du Val d'Adour et du Madiranais qui regroupe dix-neuf communes. Cette structure intercommunale étant elle-même membre du Pays du Val d’Adour, structure administrative chargée de l’aménagement du territoire.

Maires de Sombrun[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Sombrun.

Vingt-quatre maires se sont succédé à la tête de la commune de Sombrun depuis l'élection du premier en 1790.

Maires de Sombrun depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1967 Joseph Poumaderes   Agriculteur
1967 1977 Pierre Budan   Journaliste et agriculteur
1977 2001 Henri Delmas   Inspecteur Télécom
2001 2008 André Mirail   Retraité
mars 2008 en cours Gérard Dieuzeide   Agriculteur

Tendances et résultats politiques[modifier | modifier le code]

L’analyse des derniers résultats électoraux de Sombrun montrent une tendance au vote à gauche des électeurs de la commune avec des victoires systématiques des candidats du Parti socialiste ou du Parti radical de gauche aux élections majeures (à l'exclusion de la situation exceptionnelle des présidentielles de 2002).

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores[modifier | modifier le code]

Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections municipales[modifier | modifier le code]

  • Élections municipales de 2001 : 144 pour André Mirail, 153 voix pour Marc Bounneau-Lavedan, 154 voix pour Gérard Dieuzeide, 132 voix pour Hélène Dours, 137 voix pour René Dutaut, 145 voix pour Roland Escoula, 116 voix Éric Fourcade, 140 voix pour Jean-Luc Lacaze, 134 voix pour Serge Larrieu, 149 voix pour Thierry Lasserre, 148 voix pour Raymond Lestrade.
  • Élections municipales de 2008 : 135 voix pour Lilian Vignolo, 132 voix pour Thierry Filbet, 132 voix pour Sophie Tisné, 131 voix pour Gérard Gressien, 129 voix pour Gérard Dieuzeide, 129 voix pour Bernadette Escoula, 129 voix pour Jean-Luc Lacaze, 128 voix pour Thierry Lasserre, 117 voix pour Brigitte Tapia, 116 voix pour Danielle Mathieu, 115 voix pour Catherine Augoyard[47].

Comptes de la commune[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune disposait d’un budget de 132 000 € dont 115 000 € de fonctionnement et 17 000 € d’investissement[48], financés à 36,45 % par les impôts locaux[49] avec des taux d’imposition fixés à 14,46 % pour la taxe d'habitation et 8,95 % et 44,84 % pour la taxe foncière sur le bâti et le non-bâti[50]. Cette même année, la dette cumulée de la commune s’élevait à 20 000 €[51].

L’Insee attribue à la commune le code 65 3 14 429[1]. La commune de Sombrun est enregistrée au répertoire des entreprises sous le code SIREN 216 504 290. Son activité est enregistrée sous le code APE 8411Z[52].

Services publics[modifier | modifier le code]

La commune de Sombrun ne dispose pas de services publics sur son territoire. Le bureau de poste le plus proche se trouve à Maubourguet. La sécurité de la commune est assurée par la brigade de gendarmerie nationale de Maubourguet[53]. De même, le centre de secours le plus proche est aussi celui de Maubourguet.

Sombrun relève du tribunal d'instance et du tribunal de grande instance de Tarbes, de la Cour d'appel de Pau, du tribunal pour enfants de Tarbes, du conseil de prud'hommes de Tarbes, du tribunal de commerce de Tarbes, du tribunal administratif de Pau et de la cour administrative d'appel de Bordeaux[54].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 1er décembre 2012, Sombrun n'est jumelée avec aucune commune[55].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 211 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
466 482 512 543 506 529 511 524 532
1856 1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901
552 522 509 464 460 446 436 388 402
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
386 371 350 342 324 292 234 243 258
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011 -
240 241 232 229 237 216 213 211 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[56] puis Insee à partir de 2004[57].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La pyramide des âges de la population de Sombrun en 2009 est sensiblement différente de celle du département des Hautes-Pyrénées. Notamment la tranche d’âges de 15 à 29 ans qui est sous-représentée et la tranche d’âges 60 à 74 ans qui, a contrario, est sur-représentée. Cette situation dénote une faible présence de jeunes adultes dans la commune et, en opposition, une plus grande présence de jeunes séniors.

Pyramide des âges à Sombrun en 2009 en pourcentage[58].
Hommes Classe d’âge Femmes
90 ans ou +
0,9 
9,1 
75 à 89 ans
11,4 
26,3 
60 à 74 ans
25,4 
23,2 
45 à 59 ans
19,3 
19,2 
30 à 44 ans
16,7 
9,1 
15 à 29 ans
12,3 
13,1 
0 à 14 ans
14,0 
Pyramide des âges des Hautes-Pyrénées en 2009 en pourcentage[59].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90 ans ou +
1,7 
9,1 
75 à 89 ans
13,5 
16,6 
60 à 74 ans
17,6 
22,3 
45 à 59 ans
21,7 
18,6 
30 à 44 ans
17,5 
16,5 
15 à 29 ans
13,8 
16,3 
0 à 14 ans
14,2 

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école municipale de Sombrun.

La commune de Sombrun fait partie du syndicat intercommunal à vocation scolaire (SIVOS) « VILASOM » qui regroupe les écoles de trois communes : Vidouze, Lahitte-Toupière et Sombrun. Elle dispose d'une école primaire[60] accueillant les élèves des trois communes.

Les collégiens de Sombrun ont accès au collège Jean-Jaurès[61] de Maubourguet et les lycéens au lycée Pierre-Mendès-France de Vic-en-Bigorre[62].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le foyer rural de Sombrun

Sombrun dispose d'un foyer rural permettant l'organisation d'activités culturelles ou associatives.

La fête locale du village se déroule traditionnellement durant le dernier week end du mois d'août. En automne, l'animation phare de Sombrun est la fête du cheval, organisée par l'association « Cheval mon ami ». Elle rassemble les passionnés de chevaux et de la nature.

L’association les Rénégats créée à Sombrun en 1987 regroupe les passionnés de danse country, de danse irlandaise et de danse en ligne. Son programme annuel de cours, d’animations et de démonstrations inclut une manifestation dans le foyer rural de Sombrun sous la forme de bal, au mois de mars.

Santé[modifier | modifier le code]

Aucun établissement de santé n’est implanté à Sombrun. Les médecins, les chirurgiens-dentistes ainsi que les pharmacies les plus proches se situent à Maubourguet et à Castelnau-Rivière-Basse. L'hôpital départemental est le groupe hospitalier de Tarbes - Lourdes - Vic en Bigorre[63].

Sports[modifier | modifier le code]

En dehors d'un court de tennis, Sombrun ne dispose pas d’infrastructure sportive.

Médias[modifier | modifier le code]

Les quotidiens régionaux La Dépêche du Midi et La Nouvelle République des Pyrénées et l'hebdomadaire régional La semaine des Pyrénées, relatent les informations locales. La commune est en outre dans le bassin d’émission des chaînes de télévision France 3 Midi-Pyrénées.

L’information institutionnelle est assurée par plusieurs publications périodiques : le bulletin municipal d’information diffusé par la commune de Sombrun ; Pays Info, le bulletin d’informations de la Communauté de communes du Val d'Adour[64] ; Hautes-Pyrénées 65, le journal du Conseil général des Hautes-Pyrénées[65] et Midi-Pyrénées Info, le journal du Conseil régional de Midi-Pyrénées[66].

Cultes[modifier | modifier le code]

La commune de Sombrun fait partie de l'ensemble paroissial catholique de Maubourguet au sein du diocèse de Tarbes et Lourdes. Elle dispose de l'église Sainte-Marie[67].

Chasse[modifier | modifier le code]

Palombière à Sombrun

La chasse, loisir rural par excellence, est pratiquée à Sombrun par les membres l’association de chasse des communes de Maubourguet, Sombrun et Villefranque, dénommée Saint-Hubert Club de l'Adour. Le petit gibier sédentaire de plaine a pratiquement disparu avec la modification des milieux liée à l'évolution des cultures, aussi l’association a recours à des lâchés de gibier. Les oiseaux migrateurs sont l’objet d’une chasse aux techniques plus élaborées en particulier la bécasse et la palombe. Cette dernière, oiseau emblématique du Sud-ouest est chassée en palombières. Plusieurs palombières sont construites dans les arbres des bois de Sombrun. La pratique de la chasse obéit aux réglementations mise en vigueur par la Fédération départementale des chasseurs des Hautes-Pyrénées qui a mis en place le schéma départemental de gestion cynégétique des Hautes-Pyrénées[68].

Économie[modifier | modifier le code]

Emplois, revenus et niveau de vie[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active de Sombrun est de 76 personnes pour une population totale de 207 habitants, soit 58,45 % de la population. La population active occupée (ayant un emploi) est de 69 personnes et la population active inoccupée (au chômage) est de 7 personnes. Le taux de chômage étant de 5,6 % de la population active[17].

Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2009.
  Nb. Personnes Pourcentage
Population active 76 62,9 %
    Actifs ayant un emploi 69 57,3 %
    Chômeurs  7  5,6 %
Population inactive 45 37,1 %
    Élèves, étudiants 18  8,1 %
    Retraités ou préretraités 10 14,5 %
    Autres inactifs 18 14,5 %

La population de Sombrun était constituée en 2009 de 84 ménages. Soixante-dix-huit ménages sombrunois étaient propriétaires de leur logement (93,0 %), cinq étaient locataires (5,8 %) et un ménage était logé gratuitement[17].

Toujours en 2009, le nombre de foyer fiscaux était de 128, dont 64 (50 %) étaient assujettis à l’impôt sur le revenu. Le revenu net déclaré moyen dans la commune s’élevait à 20 532 € et l'impôt moyen était de 767 €.

Entreprises[modifier | modifier le code]

En janvier 2011, six entreprises sont installées à Sombrun. Trois dans le secteur de la construction et trois dans les secteurs du commerce des transports et services divers[17].

Agriculture et élevage[modifier | modifier le code]

Sombrun est une commune rurale de tradition agricole. En 1866, ce secteur d'activité était composé de 64 exploitations et employait 72 % de la population active. En 2000, ce taux était descendu à 38 % et seulement sept exploitations agricoles professionnelles étaient recensées[17]. Leur taille n'a cessé de croître, y compris récemment, avec une évolution de leur superficie moyenne de 54 ha en 1988 à 97 ha en 2000.

Les mutations profondes de l’agriculture locale sont liées à trois phénomènes successifs. Tout d’abord le phylloxéra met à mal la vigne dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Le vin représentait la principale source de revenus des cultivateurs sombrunois. Les plantations de vignes s’étendaient sur 180 ha, elles sont réduites de nos jours à 1 ha. Les métiers de la viticulture, si présents dans les siècles passés, sont donc sur le point de disparaitre. Le deuxième facteur de changement est la mécanisation agricole avec l’adoption des tracteurs au lendemain de la Seconde Guerre mondiale qui a eu raison de la traction animale et d’une partie de l’élevage. La troisième étape, connue sous le nom de révolution verte dans les années 1960 et 1970, favorisée par l’irrigation par aspersion dans le bassin de l'Adour[69], débouche sur la monoculture du maïs.

Un remembrement de 367 ha de terres agricoles de la commune a été réalisé en 2005 suite au tracé de la déviation de la RD935. Une ASA d’irrigation est venu compléter le dispositif de mise en valeur de ces terres grâce à l’installation de stations de pompage électriques alimentant des rampes et des pivots d’arrosage. La production agricole dominante est le maïs. Il subsiste quelques parcelles de vigne et quelques élevages dont des bovins et des cervidés[18].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Dialecte[modifier | modifier le code]

À l’instar des populations régionales, les Sombrunois se sont exprimés en gascon dans leur vie courante jusqu'au milieu du XXe siècle. Dans la nébuleuse des langues occitanes et la variété même des gascons, le dialecte de la Rivière-Basse appartient au gascon oriental appelé aussi parlar clar. Achille Luchaire voit dans le patois de la Rivière-Basse une transition entre les dialectes de l’Armagnac et de la Bigorre[70], en cohérence avec le contexte historico-géographique de ce pays.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

La motte castrale. La position géographique de la colline du Maillo à l’entrée nord-est du village, dominant la vallée de l’Adour et celle de la Sède, lui confère un intérêt stratégique de contrôle et de défense. Les archéologues considèrent qu’elle fut un oppidum protohistorique dont la construction peut remonter à la fin de l’Âge du bronze (800 ans avant J.C.). Au Moyen Âge, elle fut réaménagée avec une motte castrale et une contre-motte, parfaitement reconnaissables de nos jours.

Vue panoramique du château, de la motte castrale et de l'église.

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

L'église de Sombrun

Le château de Sombrun appartenait à la famille de Monet aux XVIIe et XVIIIe siècles. Son architecture fut profondément modifiée lors de sa restauration par la famille Lasserre au XIXe siècle[19].

La mairie fut construite en qualité de maison commune, abritant aussi l’école, en 1839.

La croix du centre, à l'intersection des départementales D50 et D59, a été érigée en 1845.

L'église paroissiale est édifiée sur la colline du Maillo. Plusieurs bâtiments se succédèrent au cours des siècles, la dernière reconstruction du clocher date de 1842, celle de l’église dédiée à Sainte Marie s’acheva en 1867.

Quatre fontaines, construites au cours des années 1860, sont encore en service dans le village. Trois de ces fontaines (rue du Maquis, route de Moncaup et rue du château) ont été construites en 1864 à la demande des habitants du village suite à l’incendie du 27 août 1863. La fontaine de la rue du Maquis et celle de la route de Moncaup sont bâties sur une base carrée de 1,20 m et sont hautes de 1,50 m. La fontaine de la rue du château est plus imposante ; elle est bâtie sur une base carrée de 1,50 m et sa hauteur est de 2,50 m. Sa façade sud est surmontée d’un fronton en pierre de taille. La quatrième fontaine, moins élevée que les précédentes, est située en périphérie du village sur la route de Lahitte. Aux quatre fontaines, sont adjoints des bassins assurant, à l’époque, la fonction d’abreuvoir pour le bétail.

Le kiosque à musique, datant de 1885, est construit au-dessus du ruisseau de la Sède.

Une grange agricole dissimulée dans les bois, aux confins des communes de Sombrun et de Lahitte-Toupière, abritait un maquis de réfractaires au STO. Dénoncés par un des leurs, ils subirent l'attaque d’un détachement allemand le 15 juillet 1944. Les noms des victimes sont gravés dans la pierre du monument aux morts de Sombrun et sur deux stèles commémoratives. La grange connue sous le nom de Cabane du Maquis a été restaurée en 2002 par la communauté de communes du Val d'Adour.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sombrun

Sombrun pour sa communication (plan de la ville, bulletin municipal) utilise un blason se lisant

d'argent à la grappe de raisin de pourpre pamprée de deux feuilles de sinople, au chef cousu d'or chargé d'un broc de sable [71].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Fiche communale sur le site de l’Insee. Consulté le 24/11/2012.
  2. David Malescourt, « Hautes-Pyrénées > Sombrun (65700) », sur le site habitants.fr (consulté le 24 novembre 2012).
  3. « Orthodromie entre Sombrun et Paris », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 24 novembre 2012).
  4. « Orthodromie entre Sombrun et Toulouse », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 24 novembre 2012).
  5. « Orthodromie entre Sombrun et Tarbes », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 24 novembre 2012).
  6. « Orthodromie entre Sombrun et Pau », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 24 novembre 2012).
  7. « Orthodromie entre Sombrun et Maubourguet », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 24 novembre 2012).
  8. Carte géologique du BRGM sur son site officiel. Consulté le 9/12/2012.
  9. [PDF]Notice explicative de la carte géologique de la région de Lembeye (carte 1005N)
  10. [PDF]Notice explicative de la carte géologique de la région de Vic-en-Bigorre(carte 1006N)
  11. Procès entre Antoine Cazeneuve et le syndicat du canal de Sombrun. Archives départementales des Hautes-Pyrénées-S473
  12. Archives municipales de Sombrun, Registres des délibérations du conseil municipal.
  13. « Climatologie mensuelle à Tarbes », sur le site de l'association InfoClimat (consulté le 2 décembre 2012).
  14. Carte d'occupation des sols sur le site des Services de l’État des Hautes-Pyrénées. Consulté le 9/03/2013.
  15. Cadastre de la commune de Sombrun sur le site internet cadastre.gouv.fr. Consulté le 9/12/2012.
  16. Selon les plans du cadastre napoléonien de la commune de Sombrun datant de 1824, consulté en mairie de Sombrun.
  17. a, b, c, d et e [PDF] « Rapport statistique communal pour la ville de Sombrun, », sur le site de l'Insee (consulté le 8 décembre 2012).
  18. a et b Sombrun sur le site de la Communauté de Communes du Val d'Adour.
  19. a, b, c, d, e et f Claude Dieuzeide, La seigneurie de Sombrun au fil des siècles,‎ août 1992. Archives départementales des Hautes-Pyrénées, F435.
  20. « Maubourguet. Une hache en bronze de 3.500 ans au musée », article du journal La Dépêche du 16 février 2013.. Consulté le 16/02/2013.
  21. Roland Coquerel, Étude d'une hache de bronze trouvée à Sombrun (Haute-Pyrénées). OGAM, tradition celtique, avril-juin 1963, 15, fasc. 2-3, p. 185-188.
  22. Louis Méroc. Toulouse. In: Gallia préhistoire. Tome 6, 1963. p. 216, [lire en ligne], consulté le 16/12/2012.
  23. La mosaïque au dieu Océan et le domaine de Saint-Girons. Sylvain Doussau. 2010. ISBN 2-913781-62-4. Édité par la ville de Maubourguet et diffusé par l’office du tourisme du Val d’Adour
  24. Manuscrit du serment de fidélité à Henri d'Albret. Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques E506.
  25. Accord entre la reine de Navarre et le duc d'Étampes. Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques E506.
  26. Copie des actes de vente des seigneuries de Sombrun et de Lascazères et de la moitié de la seigneurie Vidouze au seigneur de Caussade conservées aux archives départementales des Hautes-Pyrénées et municipales de Sombrun.
  27. Bulletin municipal de Sombrun années 2001 et 2002.
  28. Nobiliaire universel de France de M. de Saint-Allais, Tome 19, « Maison de Monet de La Marck, Seigneurs et barons de Saint-Martin, de Sombrun, de Fontac, de Bazentin, etc. ». Lire en ligne sur le site consulté sur le site Gallica. Consulté le 18/12/2012.
  29. Bulletin municipal de Sombrun décembre 2010.
  30. Bulletins municipaux de Sombrun, décembre 2010, décembre 2011 et décembre 2012.
  31. Archives municipales de Sombrun, dossier 14-18.
  32. Bulletin municipal de Sombrun, décembre 2008.
  33. Archives municipales de Sombrun, dossier réfugiés.
  34. « Maubourguet. Hommage aux maquisards », sur le site du journal La Dépêche,‎ 22 juillet 2009 (consulté le 31 décembre 2012).
  35. « Le maquis de Sombrun », sur le site de l'office de tourisme du canton de Maubourguet (consulté le 27 décembre 2012).
  36. [PDF]Allocution du maire de Labatut-Rivière, le 8 mai 2010 ; sur le site internet de la commune de Labatut-Rivière.
  37. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales
  38. Résultats de l'élection présidentielle 2002 sur le site du Ministère de l'Intérieur. Consulté le 29/07/2009.
  39. Résultats de l'élection présidentielle 2007 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 29/07/2009.
  40. Résultats de l’élection présidentielle 2012 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 1/12/2012.
  41. Résultats de l'élection législative 2002 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 29/07/2009.
  42. Résultats de l'élection législative 2007 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 29/07/2009.
  43. Résultats de l’élection législative 2012 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 2/12/2012.
  44. Résultats de l’élection régionale 2004 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 2/12/2012.
  45. Résultats de l’élection régionale 2010 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 8/03/2013.
  46. Résultats des élections cantonales 2011 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 2/12/2012.
  47. Résultats de l’élection municipale 2008 sur le site internet du quotidien Le Figaro. Consulté le 2/12/2012.
  48. Budget communal simplifié 2011 (Chiffres Clés) sur la base Alize du ministère des Finances. Consulté le 2/12/2012.
  49. Compte communal détaillé 2011 sur la base Alize du ministère des Finances. Consulté le 2/12/2012.
  50. Compte communal détaillé 2011 (Fiscalité) sur la base Alize du ministère des Finances. Consulté 09/11/2012.
  51. Compte communal détaillé 2011 (Endettement) sur la base Alize du ministère des Finances. Consulté le 2/12/2012.
  52. Fiche entreprise de la commune de Sombrun sur le site verif.com Consulté le 2/12/2012.
  53. Brigade de proximité de gendarmerie de Maubourguet sur le site service-public.fr. Consulté le 1/12/2012.
  54. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et ds libertés (consulté le 2 décembre 2012).
  55. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur Ministère des affaires étrangères (consulté le 1er décembre 2012)
  56. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  57. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  58. Évolution et structure de la population de Sombrun en 2009 sur le site de l'Insee. Consulté le 24/11/2012.
  59. Pyramide des âges des Hautes-Pyrénées en 2009 sur le site de l’Insee. Consulté le 24/11/2012.
  60. « École de Sombrun », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 27 novembre 2012).
  61. « Collège Jean-Jaurès de Maubourguet », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 27 novembre 2012).
  62. « Lycée Pierre-Mendès-France de Vic-en-Bigorre », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 27 novembre 2012).
  63. Présentation du centre hospitalier de Bigorre sur son site internet. Consulté le 1/12/2012.
  64. « Pays Info », sur le site internet du Pays du Val d'Adour (consulté le 16 novembre 2014).
  65. « Magazine Hautes-Pyrénées 65 », sur le site internet du Conseil général des Hautes-Pyrénées (consulté le 16 novembre 2014).
  66. « Midi-Pyrénées Info », sur le site internet du Conseil régional de Midi-Pyrénées (consulté le 16 novembre 2014).
  67. « L'ensemble paroissial de Maubourguet », sur le site du diocèse de Tarbes et Lourdes (consulté le 28/11/2012).
  68. « Schéma départemental de gestion cynégétique des Hautes-Pyrénées », sur Fédération Départementale des Chasseurs des Hautes-Pyrénées (consulté le 10 janvier 2013).
  69. « L’irrigation dans le Bassin de l’Adour - Synthèse 2011 », sur le site du Bassin de l’Adour (Publications) (consulté le 14 janvier 2013).
  70. Achille Luchaire, Études sur les idiomes pyrénéens de la région française, 1879. Réédition : Slatkine, Genève, 1973.
  71. . Passion Bigorre Conforme au blason affiché sur le plan de la ville.[1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Dieuzeide, La seigneurie de Sombrun au fil des siècles,‎ août 1993. Archives départementales des Hautes-Pyrénées, F435. Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :