Giuseppe De Santis

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Giuseppe De Santis

Naissance 11 février 1917
Fondi, Latium
Italie
Nationalité Drapeau de l'Italie Italienne
Décès 16 mai 1997 (à 80 ans)
Rome, Latium
Italie
Profession Réalisateur
Films notables Riz amer

Giuseppe De Santis (né le 11 février 1917 à Fondi, dans le Latium et mort le 16 mai 1997 à Rome) est un réalisateur italien, parmi les plus marquants du néo-réalisme des années 1940. Ses films sont ponctués d'appels ardents à la réforme sociale.

Il était le frère du directeur de la photographie Pasqualino De Santis.

Biographie[modifier | modifier le code]

D'abord étudiant en philosophie et en littérature, Giuseppe De Santis entre bientôt au Centro Sperimentale di Cinematografia de Rome. Il devient ensuite journaliste à la revue Cinema: ses articles sont autant de plaidoyers pour les premiers réalisateurs néoréalistes dont les films, qui tendent à refléter les simples réalités, souvent tragiques, de la vie du prolétariat, sont souvent tournés hors studio avec des acteurs non-professionnels.

En 1942, De Santis collabore au scénario d'Ossessione, le premier film de Luchino Visconti.

Tout en continuant sa collaboration à la revue, il s'investit de plus en plus dans l'écriture pour le cinema et devient assistant. En 1945, il réalise son premier film, Jours de gloire (Giorni di gloria). Dans ce film et les deux suivants, il appelle sincèrement à une amélioration des conditions de vie de la classe ouvrière italienne.

Son troisième film est Riz amer (Riso amaro) (1949), histoire d'une jeune femme qui travaille dans les rizières et doit choisir entre deux soupirants de condition sociale différente. Le film, qui marque le nouveau style cinématographique italien, fait de Silvana Mangano une vedette et vaut à De Santis une nomination aux Oscars pour son scénario.

C'est l'époque où le mouvement néoréaliste commence à perdre rapidement la faveur du public et de la critique. De nouveaux réalisateurs centrent leurs films, souvent dramatiques, sur les relations entre les protagonistes. De Santis s'adapte à ce changement, mais ses films en pâtissent. Alors qu'il tourne jusqu'en 1973, il ne retrouvera jamais la puissance de ses débuts.

En 1952, il tourne Onze heures sonnaient (Roma ore 11), illustration du tragique accident réel dont Augusto Genina avait donné sa version l'année précédente dans Histoires interdites (Tre storie proibite).

Giuseppe De Santis meurt en 1997 à Rome, des suites d'une crise cardiaque. Il est unanimement considéré comme l'un des plus grands réalisateurs italiens du XXe siècle.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]