Lee Marvin

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Lee Marvin

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Marvin en 1971

Nom de naissance Lee Marvin
Naissance
New York, États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis États-Unis
Décès (à 63 ans)
Tucson, États-Unis
Profession Acteur
Films notables L'Homme qui tua Liberty Valance
À bout portant
Cat Ballou
Les Douze Salopards

Lee Marvin, né le à New York et mort le à Tucson, dans l'Arizona, est un acteur américain.

Biographie[modifier | modifier le code]

Au départ plombier, il se découvre une vocation pour le théâtre alors qu'il effectuait des travaux durant une répétition lorsque le producteur lui demande de remplacer un comédien tombé malade. Durant les années 1950, il tient de nombreux seconds rôles dans des westerns et films de guerre. Il témoigne par exemple au procès de Ouragan sur le Caine. Après quelques personnages hauts en couleur comme le motard de L'Équipée sauvage, il tient pendant plusieurs années un rôle de policier dans la série M-Squad. John Ford lui offre un de ses rôles les plus célèbres avec L'Homme qui tua Liberty Valance.

Il a obtenu l'Oscar du meilleur acteur en 1965 pour le rôle comique du Kid Shelleen dans Cat Ballou de Elliot Silverstein.

Il devient une star mondiale grâce à son rôle légendaire dans Les Douze Salopards de Robert Aldrich en 1966.

Lee Marvin interprétait lui-même les chansons dans ses films : Cat Ballou d'Elliot Silverstein (1965), La Kermesse de l'ouest de Joshua Logan (1969)

Il tournera (en vedette) deux fois avec John Boorman dans deux classiques de l'histoire du cinéma : Le Point de non-retour (1967) et Duel dans le Pacifique (1968). Il deviendra un intime du cinéaste. En 2000, 13 ans après la disparition de Lee Marvin, John Boorman (avec l'aide de la dernière femme de l'acteur) réalisera un très émouvant documentaire : Lee Marvin, un portrait.

Figure du film noir[modifier | modifier le code]

Révélé en 1953 par Fritz Lang dans le chef-d'œuvre du film noir Règlement de comptes : il interprète un tueur violent et imprévisible.

Marqué par ce rôle, il enchaîne dans d'autres films criminels comme le formidable Les Inconnus dans la ville de Richard Fleischer (1955) ou la même année Un homme est passé, le classique de John Sturges. Autre série B spectaculaire : La Peur Au Ventre de Stuart Heilser encore en 1955.

Il incarne à nouveau un tueur dans À bout portant de Don Siegel en 1964. Série B nerveuse et violente très éloignée du classique de Robert Siodmak en 1946.

Il trouve enfin en 1967, un rôle sommet avec le deuxième film de John Boorman: Le Point de non-retour dans lequel il incarne le taciturne et énigmatique Walker. Boorman dira qu'il s'agissait pour lui de réaliser "un documentaire sur le visage de Lee Marvin".

Après ce sommet, il ne lui restera plus qu'à décliner ce rôle mythique sur un mode parodique avec : Carnage (1972) de Michael Ritchie et son remake français : Canicule d'Yves Boisset (1982).

Filmographie[modifier | modifier le code]

Doublage français[modifier | modifier le code]

Anecdotes[modifier | modifier le code]

  • Jim Jarmusch est le fondateur d'une société secrète humoristique, Les fils de Lee Marvin, rassemblant des célébrités dont les traits du visage pourraient laisser croire qu'ils sont les fils de Lee Marvin. Tom Waits, Nick Cave, Richard Bose et John Lurie en font aussi partie. Le véritable fils de Lee Marvin désapprouve l'existence de cette organisation et l'a directement fait savoir à Tom Waits[1].
  • À noter que le Lee Marvin chanteur est nettement moins connu et pourtant, dans la comédie musicale "Paint your wagon" (en français, "La kermesse de l'Ouest"), il est l'interprète de la chanson "The wandering star" qui a eu un certain succès à l'époque. Le début des paroles était, avec sa voix grave et rocailleuse, " I was born under a wandering star ..." .

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]