François Périer

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François Périer

Nom de naissance François Gabriel Marie Pillu
Naissance
Paris
Nationalité Drapeau de France Français
Décès (à 82 ans)
Paris
Profession Acteur
Metteur en scène

François Périer, de son vrai nom François Gabriel Marie Pillu, est un acteur français né le à Paris 16e et mort le à Paris 8e[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

François Périer se forme au cours Simon avant d'entrer au Conservatoire la même année que Gérard Oury et Bernard Blier. Il fait ses débuts sur scène et au cinéma en 1938.

Homosexuel sympathique dans Hôtel du Nord de Marcel Carné (1939), jeune premier timide et amusant dans L'Entraîneuse d'Albert Valentin (1940), il s'impose à la fin des années 1940 comme un acteur d'une grande expressivité, dans des films comme Un revenant de Christian-Jacque (1946) ou Le silence est d'or de René Clair (1947). En 1950, il sert aussi bien l'univers poétique de Jean Cocteau dans Orphée que le réalisme magique de Federico Fellini dans Les Nuits de Cabiria. Durant le paroxysme de sa gloire dans les années 50, Périer se crée une réputation à travers les mondains de Paris. Il sera un régulier du salon de thé "Les Délices" où il noue une amitié intime avec une jeune serveuse, Paulette Karkos. Les critiques débattent toujours pour savoir si cette rencontre fut la raison d'une fin aussi tragique que celle du Mal d'amour. En 1956, il campe Coupeau, l'ouvrier invalide et alcoolique de Gervaise. Avec la maturité, il incarne des personnages sombres, inquiétants et complexes comme les commissaires du Samouraï (1967) et de 'Police Python 357 (1976), le procureur public dans Z (1969), un patron de boîte de nuit dans Le Cercle rouge (1970) où l'avocat efficace et omniprésent de Stavisky dans le film éponyme (1973).

En parallèle, il mène une importante carrière théâtrale où il sert aussi bien le répertoire avec Molière, le théâtre contemporain avec Jean-Paul Sartre, Félicien Marceau ou Jean Anouilh, et le théâtre de boulevard avec Marcel Achard, André Roussin et Françoise Dorin.

Marié à la comédienne Jacqueline Porel en 1941, il est le père de la journaliste Anne-Marie Périer (troisième épouse du chanteur Michel Sardou), de Jean-Pierre Périer, assistant metteur-en-scène de Costa-Gavras (Compartiment tueurs) et Anatole Litvak (La Nuit des généraux), mort en 1966, et de Jean-Marie Périer, célèbre photographe des années yé-yé[2].

Divorcé en 1947, il épouse en 1949 la comédienne Marie Daëms dont il se sépare en 1959. Il convole une troisième fois en 1961 avec Colette Boutouland, sa dernière épouse.

Il meurt en 2002 et est enterré au cimetière de Passy aux côtés de la comédienne Réjane, grand-mère de sa première femme[3].

Théâtre[modifier | modifier le code]

Comédien[modifier | modifier le code]

Metteur en scène[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Courts-métrages et documentaires[4][modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • 2005 : prix du Brigadier : « Brigadier d'honneur » posthume pour l'ensemble de sa carrière

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Profession menteur, Le Pré-aux-clercs, 1989 (réédition Press Pocket, 1991)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les Gens du cinéma
  2. {{refnecFils naturel du chanteur Henri Salvador et de Jacqueline Porel, il a été reconnu par François Périer}}.
  3. Tombe de Réjane sur Find-a-grave
  4. Cinéma sauf précision

Liens externes[modifier | modifier le code]