Nuits blanches (film, 1957)

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Nuits blanches (Le notti bianche) est un film franco-italien réalisé par Luchino Visconti en 1957.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Un jeune homme, Mario, erre dans les rues désertes d'une ville, la nuit. Il rencontre sur un pont une jeune femme qui pleure, Natalia. Il obtient d'elle un rendez-vous pour le lendemain à la même heure et au même endroit. Lorsqu'ils se revoient, Natalia lui avoue qu'elle attend son "grand amour", rencontré un an auparavant et qui logeait dans le même immeuble qu'elle. Mais sa famille, voyant d'un mauvais œil cette passion naissante, avait imposé une séparation, arrivée à son terme. Et c'est précisément sur ce pont que la jeune femme attend l'homme. Mais Mario aussi tombe amoureux d'elle...

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]


Récompenses[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Présidèrent à la naissance de Nuits blanches, l'aspiration, chez Luchino Visconti, à une fusion des genres (théâtre et cinéma) et des registres (réalisme et onirisme), mais aussi la volonté d'ouvrir des voies nouvelles, écartant désormais celles, anachroniques, du néoréalisme. On souhaitait, par ailleurs, offrir à l'acteur Marcello Mastroianni un rôle plus valorisant que celui d'éternel "chauffeur de taxi".
  • L'objectif demeurait pourtant de réaliser un film, certes original, mais dans un laps de temps raisonnable - moins de huit semaines -, et suivant un budget le moins onéreux possible. Si le premier pari fut tenu, le second le fut nettement moins : la scénariste fidèle de Luchino Visconti, Suso Cecchi d'Amico, confiait "avoir passé des mois de terreur noire" dans l'appréhension de finir avec les huissiers aux trousses.
  • Pour la première fois, Luchino Visconti fit reconstituer son décor à Cinecittà : celui du quartier Venezia de la vieille Livourne où il voulut situer son action. Les effets de brouillard, plus ou moins dense, furent rendus, comme au théâtre, à l'aide de voiles de tulle de la plus belle qualité, donc fort dispendieuse. Quant à la photographie, elle revêtit pour le cinéaste italien une importance considérable et il la traita comme "un scénario". Il disait, à ce propos : "(il faut) que tout soit comme si c'était artificiel, faux ; mais quand on a l'impression que c'est faux, ça doit devenir comme si c'était vrai." Visconti ajouta, plus tard : "Éviter de faire du théâtre au cinéma n'est pas une règle ; il suffit de repenser aux origines, à Méliès par exemple."
  • Séduit par l'actrice autrichienne Maria Schell, Luchino Visconti tenait absolument à elle pour le rôle de Natalia. Or, celle-ci, au faîte de sa gloire, exigea un cachet extrêmement élevé. Ce qui alourdit la facture d'un film qui, à l'origine, devait être économique. Maria Schell, accusée d'être, parfois, trop larmoyante, eut un jeu sobre et émouvant, et la qualité de prononciation et d'intonation de son italien, qu'elle affirmait avoir appris en quinze jours, fut proprement miraculeux.
  • La danse occupe une place centrale dans cette "chorégraphie des sentiments", selon l'expression de Freddy Buache (in : Le cinéma italien, Éditions L'Âge d'Homme). On se remémorera la prestation endiablée du danseur rock and roll Dirk Sanders puis celle, pareillement déchaînée, de Marcello Mastroianni.
  • Deux autres adaptations de la nouvelle de Fedor Dostoievski ont été réalisées, Quatre nuits d'un rêveur de Robert Bresson en 1971 et, à Bollywood, Saawariya de Sanjay Leela Bhansali en 2007, avec Ranbir Kapoor et Sonam Kapoor.

Liens externes[modifier | modifier le code]