Nino Manfredi

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Nino Manfredi

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Totò et Nino Manfredi dans Operation San Gennaro en 1966.

Nom de naissance Saturnino Manfredi
Naissance 22 mars 1921
Castro dei Volsci, Latium
Italie
Nationalité Drapeau de l'Italie Italienne
Décès 4 juin 2004 (à 83 ans)
Rome, Latium
Italie
Profession Acteur, réalisateur
Films notables Les Aventures de Pinocchio
Miracle à l'italienne
Affreux, sales et méchants (Brutti, Sporchi e Cattivi)

Nino Manfredi (de son vrai nom Saturnino Manfredi) (22 mars 1921 - 4 juin 2004) est un acteur et un réalisateur italien.

Il était le dernier survivant d'une génération d'acteurs comiques très populaires en Italie puis à l'étranger et encensés comme l'incarnation du génie national italien pour l'art de la comédie : Ugo Tognazzi, Marcello Mastroianni, Vittorio Gassman et Alberto Sordi, une fine équipe de comédiens satiriques, séducteurs volubiles et talentueux.

Jeunesse et famille[modifier | modifier le code]

Nino Manfredi est né le 22 mars 1921 à Castro dei Volsci, dans la province de Frosinone dans la région Latium, près de Rome. Il est décédé le 4 juin 2004 à Rome, alors qu'il était dans le coma depuis juillet 2003 à la suite d'une hémorragie cérébrale. La mort d'Alberto Sordi à presque 83 ans en février 2003 avait déjà suscité beaucoup d'émotion dans la péninsule.

Il avait épousé Erminia Ferrari, avec laquelle il a eu trois enfants. Avant de se lancer dans la comédie, il avait obtenu un diplôme de droit, car son père, un homme modeste, ne jurait que par les études.

Ses études terminées, il s'inscrivit aux cours de l'Académie nationale d'arts dramatiques, puis intégra la troupe théâtrale de Vittorio Gassman et joua au prestigieux Piccolo teatro à Milan et Rome. Il fréquenta également les scènes du music-hall, où il endossa des rôles d'acteurs, chanta et devint aussi parolier.

Carrière d'acteur[modifier | modifier le code]

Ses premiers rapports avec le cinéma furent très modestes, il doublait des acteurs étrangers et même italiens, et fut notamment la voix italienne de Gérard Philipe. Ses deux premiers rôles réels datent de 1949 dans Monastero di Santa Chiara et dans Torna a Napoli. Les productions étaient financièrement pauvres et certains racontent qu'il avait accepté de se contenter du couvert pour tout cachet.

Jugé trop provincial, quelques beaux rôles lui échappèrent et ses débuts furent ternes. En 1955, grâce au film Les Amoureux de Mauro Bolognini, il fut présenté au festival de Cannes et commença à être connu; il décrocha son premier grand rôle dans L'Impiegato, une satire dont il était également le scénariste.

Dans les années 1960, profitant du renouveau du cinéma italien, il devint une des stars en vue de cet âge d'or de la comédie italienne, et campa des personnages truculents, grotesques ou même monstrueux. Observateur de la vie humaine, on dit qu'il s'inspirait de réels modèles pour faire naître ses personnages. Il apparut ainsi dans quelques 90 films.

Parmi ses meilleurs rôles, on retiendra :

Pour Ettore Scola, qui travailla plusieurs fois avec lui, il représentait : « le petit bonhomme italien, sympathique, pas très intelligent, mais astucieux (...), celui qui est né pour être victime mais qui ne le devient pas à cause de sa richesse intérieure. »

Carrière en tant que réalisateur[modifier | modifier le code]

Comme réalisateur, Nino Manfredi a révélé un véritable don, notamment dans la satire anticléricale Miracle à l'italienne qui obtint en 1971 le Prix de la première œuvre au Festival de Cannes. Pourtant il disait « Si je ne fais pas davantage de mise en scène cinématographique, c'est parce que le métier d'acteur m'excite beaucoup plus. »

Nino Manfredi vouait une véritable passion à son métier d'acteur, la petite histoire raconte, qu'il posait tant de questions sur les tournages, qu'un jour un réalisateur excédé avait changé le panneau « Silence on tourne » par « Silence Manfredi ».

Son grand regret est de n'avoir jamais tourné avec Fellini, mais il disait qu'il était bien trop casse-pieds, pas assez docile pour travailler avec « il maestro ».

Divers[modifier | modifier le code]

En 2003, à l'occasion de son dernier film La Luz prodigiosa de l'espagnol Miguel Hermoso, présenté à la Mostra de Venise, il devait recevoir un prix spécial pour l'ensemble de sa carrière.

Filmographie partielle[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]