Mickey Rourke

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Mickey Rourke

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Mickey Rourke en 2009 à la première de City Island.

Nom de naissance Philip Andre Rourke, Jr.
Surnom Sir Eddy Cook / Le cendrier humain
Naissance 16 septembre 1952 (61 ans)
Schenectady, État de New York, États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américain
Profession Acteur (1979-actuellement)
Boxeur (1991-1994)
Scénariste
Films notables L'Année du dragon
9 semaines 1/2
Angel Heart : Aux portes de l'enfer
Sin City
The Wrestler

Philip Andre Rourke, Jr., dit Mickey Rourke, né le 16 septembre 1952 à Schenectady[1],[2] dans l'État de New York, est un acteur, scénariste et ancien boxeur américain.

Apprenti à l'Actors Studio, il fait ses débuts au cinéma en 1978. Après un second rôle remarqué dans Rusty James en 1983, Michael Cimino lui confie son premier rôle principal dans L'Année du dragon. Rourke s'illustre alors dans l'interprétation de personnages profonds et torturés pour des réalisateurs prestigieux, comme Barbet Schroeder avec Barfly et Alan Parker avec Angel Heart. Régulièrement assimilé à Marlon Brando et à James Dean pour son charisme et sa sensibilité à fleur de peau, l'image de sex-symbol qu'il acquiert avec 9 semaines 1/2 contribue à faire de lui une icône du cinéma américain des années 1980.

Il connaît par la suite une longue période d'égarements d'une quinzaine d'années, pendant lesquelles il s'éloigne des projets cinématographiques les plus ambitieux. De 1991 à 1995, il entreprend en vain une carrière de boxeur professionnel, dont les dommages physiques subis entraînent son recours à plusieurs opérations de chirurgie réparatrice et esthéthique.

Après un retour au cinéma avec des seconds rôles dans L'Idéaliste, Animal Factory ou encore Man on Fire entre 1997 et 2004, il renoue avec le succès en 2005 avec Sin City. Son retour au premier plan se confirme en 2009 avec l'obtention d'un Golden Globe, d'un BAFTA Award et d'une nomination aux Oscars pour son rôle de catcheur vieillissant et passionné dans The Wrestler.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et adolescence[modifier | modifier le code]

Photographie aérienne de Schenectady.
Schenectady, ville de naissance de Mickey Rourke.

Philip Andre Rourke Jr[3] naît à Schenectady en 1952 dans une famille chrétienne d'origine française par sa mère, Annette, et irlandaise par son père, Philip Andre Rourke Senior. Le surnom Mickey lui aurait été donné dans son enfance par ses parents, qui trouvaient qu'il ressemblait à une souris[4]. Il a un frère, Joey, et une sœur aînée, Patricia.

Rourke a 6 ans lorsque son père quitte le foyer. Sa mère rencontre Eugene Addis, un policier de Floride, puis le couple s'installe un an plus tard à Miami pour recomposer une famille de huit enfants.

Dans ses interviews, Rourke s'exprime régulièrement sur le déroulement de sa jeunesse, qu'il dit avoir passé dans les ghettos de Miami. Il déclare avoir été maltraité par son beau-père, sans jamais entrer dans les détails. Addis conteste[5] ses propos en confiant à un journaliste du New York Times en 2008 que Rourke « n'a jamais dit la vérité dans sa vie ». Ses sœurs réagissent et défendent leur frère, en remettant en cause les pratiques du journaliste qui n'a jamais essayé de les contacter[6].

Dans le cadre d'un projet scolaire, Il joue sa première de théâtre à la Miami Beach Senior High School, qu'il intègre en 1969 et dont il sort diplômé[7] en 1971. Néanmoins, Mickey Rourke est davantage attiré par le baseball[8] et la boxe, sport qu'il commence dès ses 12 ans et qu'il pratiquera durant toute son adolescence. Il termine son parcours scolaire à la Horace Mann Senior High School.

Formation et débuts au cinéma[modifier | modifier le code]

En 1971, Mickey Rourke revient à New York à 19 ans où il devient tour à tour videur de boîte de nuit, gardien de parking et vendeur ambulant[3], tout en suivant les cours d'art dramatique du Lee Strasberg Theatre Institute. Rourke dit de lui-même qu'il a été un élève timide et réservé, mais très à l'aise dans l'improvisation[4]. Sa professeure Sandra Seacat le convainc de partir pour Los Angeles, de crainte qu'il reste un éternel étudiant.

Après quelques petits rôles à la télévision, il fait ses débuts au cinéma en 1979 en apparaissant dans 1941 de Steven Spielberg, et dans La Porte du paradis (Heaven's Gate, 1980), l'un des plus gros échecs commerciaux de l'histoire du cinéma où il rencontre le jeune Christopher Walken et Michael Cimino. Dans La Fièvre au corps (Body Heat, 1981) de Lawrence Kasdan, il se fait remarquer pour son rôle de Teddy Lewis, un ami de Ned Racine (William Hurt) aux allures de rebelle. Il est ensuite l'un des jeunes copains de la bande de Steve Guttenberg et Kevin Bacon dans le succès critique Diner (Diner, 1982) de Barry Levinson, à la suite duquel il remporte le NSFC Award du meilleur acteur dans un rôle secondaire.

Il est rapidement contacté pour interpréter Jack Cates, l'un des deux personnages principaux du buddy movie 48 heures (48 Hrs., 1982) de Walter Hill, mais il refuse le rôle, récupéré par Nick Nolte.

La naissance d'une vedette[modifier | modifier le code]

Photographie de Kim Basinger.
Kim Basinger est la partenaire de Mickey Rourke dans 9 semaines 1/2.

Mickey Rourke se distingue une nouvelle fois dans Rusty James (Rumble Fish, 1983) de Francis Ford Coppola dans le rôle secondaire du grand frère sensible et protecteur de Matt Dillon. Il convoite ensuite l'argent de Gene Hackman dans Eureka (Eureka, 1983), puis il obtient son premier rôle principal dans le Pape de Greenwich Village (The Pope of Greenwich Village, 1984), en partageant la tête d'affiche avec Eric Roberts. La genèse du film est chaotique, initialement conçu pour associer Robert De Niro et Al Pacino dans le rôle des deux cousins sous la direction de Michael Cimino. Finalement confié à Stuart Rosenberg[9], le film reçoit un bon accueil critique mais passe relativement inaperçu à sa sortie auprès du public.

« C'est le film que j'ai eu le plus de plaisir à tourner, l'un des meilleurs moments de ma vie. Je vivais à New-York et j'ai vraiment aimé jouer en même temps. C'est drôle, car c'est aussi à ce moment-là que j'ai dérapé. Le studio a changé de propriétaire, ils n'ont pas promu le film qui est alors tombé aux chiottes. C'est à partir de là que j'ai commencé à court-circuiter, parce que j'avais beaucoup de considération pour le film. »

— Mickey Rourke, à propos de The Pope of Greenwich Village (2003)[trad 1],[10]

Rourke refuse à nouveau un rôle principal dans un buddy movie, Le Flic de Beverly Hills (Beverly Hills Cop, 1984)[11] , qui devient avec Eddie Murphy l'un des plus gros succès commerciaux de la décennie en fin d'année.

C'est Michael Cimino qui lui confie son premier rôle principal de grande ampleur, dans L'Année du dragon (Year of the Dragon, 1985). Rourke s'établit en tant qu'anti-héros dans la peau de Stanley White, capitaine de police polonais déterminé à éliminer John Lone, le patron du crime de Chinatown à New York. Pourtant le film est vivement contesté par aux États-Unis par des détracteurs qui dénoncent une représentation négative du peuple chinois et le caractère ouvertement raciste de son personnage central[12]. Nominé aux Razzie Awards 1986 sans remettre en cause la performance de Rourke, le film est par ailleurs sélectionné à la 11e cérémonie des César du cinéma.

Mickey Rourke accède à la notoriété internationale avec 9 semaines 1/2 (Nine 1/2 Weeks, 1986) d'Adrian Lyne, dans le rôle du petit ami énigmatique de Kim Basinger. Le succès de ce film à l'esthétique érotique soft et accessible découle essentiellement du couple torride qu'il forme avec la jeune actrice. Rourke acquiert une image de sex-symbol auprès du grand public[13], mais la reconnaissance à la fois critique et commerciale dans un même film tarde pourtant à venir : très rentable à l'étranger, le film cumule seulement 7 millions de dollars de recettes aux États-Unis pour un budget de 17 millions de dollars[14] et postule au titre de pire scénario de l'année aux Razzie Awards 1987.

Très sollicité en cette période, il refuse d'incarner Connor MacLeod dans Highlander (Highlander, 1986), Maverick dans Top Gun (Top Gun, 1986) et un rôle dans l'immense blockbuster Platoon (Platoon, 1986). En août 1986, le tournage du film Les Incorruptibles (The Untouchables) démarre avec Kevin Costner et sans Rourke, qui a décliné le rôle d'Elliott Ness au même titre que Mel Gibson, William Hurt et Harrison Ford.

La confirmation en 1987[modifier | modifier le code]

Photographie de Robert De Niro lors d'une conférence de presse.
Mickey Rourke s'illustre face à Robert De Niro dans Angel Heart.

À l'affiche de trois films en 1987, Mickey Rourke assoit son statut de star montante du cinéma américain. Dans le thriller fantastique Angel Heart : Aux portes de l'enfer (Angel Heart, 1987) de Alan Parker, il incarne Harold Angel, un détective privé au passé inquiétant. Confronté à Robert De Niro, l'acteur de 34 ans est considéré comme étant parvenu au sommet de son art par les observateurs. Le journaliste Matthew Hammond analyse : « Rourke est totalement convaincant dans le rôle du mâle endommagé d'après-guerre […] Cependant, c'est par la progressive détérioration physique et émotionnelle de Angel qu'il réalise la performance la plus aboutie de sa carrière; il stimule ses émotions jusqu'à en atteindre l'hystérie pour dépeindre le portrait d'un homme à l'âme déchirée »[trad 2],[15].

Le film est une nouvelle fois soumis à controverse aux États-Unis, initialement classé X (interdit aux moins de 17 ans) à cause du caractère sanglant de la scène de sexe entre Rourke et la jeune Lisa Bonet, à peine débarquée du Cosby Show. La séquence est finalement censurée au cinéma pour recevoir la mention « Rated R »[note 1] de la MPAA[16]. Malgré un nombre d'entrées relativement mesuré aux États-Unis, le film attire plus de 1 300 000 spectateurs dans les salles françaises[17] et accroît la côte de popularité de Rourke dans l'Hexagone.

Dans le making-of du film, Alan Parker dit notamment admirer « le naturel, la vérité qu'il dégage sans avoir l'air de trop travailler », ainsi que sa faculté à « inventer en permanence ». Il évoque également son caractère fantasque quand il déclare « lui pardonner grâce à son charme lorsqu'il fait des choses répréhensibles ». Mickey Rourke, lui, avoue que travailler avec De Niro l'a quelque peu réconcilié avec son métier, dont il commençait à « penser beaucoup de mal »[18].

« Si Mickey Rourke était mort après Angel Heart, on se serait souvenu de lui comme d'un James Dean ou d'un Marlon Brando. »

— Adrian Lyne, réalisateur de 9 1/2 weeks[trad 3],[19]

Il interprète Henry Chinaski, un pilier de bar, poète maudit et écrivain de génie dans Barfly (Barfly, 1987) de Barbet Schroeder, avec Faye Dunaway. Rourke est nommé aux Independent Spirit Awards 1988 pour son travail de composition calqué sur la gestuelle de l'écrivain Charles Bukowski, qui est aussi l'auteur du scénario. Le film fait partie de la liste des prétendants à la Palme d'or du Festival de Cannes 1987, sans toutefois obtenir de récompense.

Dans L'Irlandais (A prayer for the dying, 1987), il incarne un anti-héros terroriste et solitaire aux côtés de Bob Hoskins et de Liam Neeson. Le traitement de ce film entraîne la colère de Rourke qui traite son producteur Samuel Goldwyn Jr de « menteur » et de « salaud » en conférence de presse du Festival de Cannes 1987, pour avoir selon lui dénaturé le message pro-IRA du film et avoir essayé d'en faire « une grosse production commerciale et extravagante »[20].

Le déclin progressif par la rébellion[modifier | modifier le code]

Photographie de Tom Cruise à la cérémonie des Awards en 1989.
Tom Cruise récupère le rôle de Charlie Babbitt décliné par Rourke dans Rain Man.

Dustin Hoffman lui fait parvenir le scénario de Rain Man (Rain Man, 1988) pour jouer le rôle de Charlie Babbitt, qu'il ne lit même pas au profit d'un combat de boxe[21] et en lui préférant l'écriture de Homeboy (Homeboy, 1988), son premier script. Il sollicite Eric Clapton pour la musique du film et il s'associe à l'écran avec Debra Feuer et Christopher Walken autour du thème de la boxe, mais le résultat final rate sa cible. En plus de perdre beaucoup d'argent, cet échec critique et commercial finit d'établir la rupture entre l'industrie de Hollywood et l'acteur, qui enchaîne dès lors les camouflets.

Mickey Rourke s'engage dans le projet de Walter Hill pour tourner Johnny Belle Gueule (Johnny Handsome, 1989), puis il apparaît dans L'Orchidée sauvage (Wild Orchid, 1990). Divorcé de Debra Feuer, il rencontre l'actrice-mannequin Carré Otis sur le tournage, qui devient son épouse en 1992. Le film est raillé par la critique pour sa faiblesse d'ensemble et ses scènes de sexe jugées trop explicites[22], dont certaines d'entre elles ont été coupées pour éviter au film d'être classé pornographique[23]. Rourke est nominé aux Razzie Awards 1990 au titre de pire acteur de l'année pour ses prestations dans L'Orchidée Sauvage et dans La maison des otages (Desperate Hours), sa quatrième et infructueuse collaboration avec Michael Cimino.

Dans Harley Davidson et l'homme aux santiags (Harley Davidson and the Marlboro Man, 1991), Rourke a pour partenaire Don Johnson, héros de Miami Vice : Deux flics à Miami. Nouveau tollé envers l'acteur, qui avoue plus tard n'avoir fait ce film que pour l'argent (2 750 000 dollar)[7]. Cette même année, il est considéré pour prendre le rôle de Jack Crawford dans Le Silence des agneaux, finalement attribué à Scott Glenn. Il est opposé à Willem Dafoe par un rôle de gangster dans le thriller Sables Mortels (White Sands, 1992) de Roger Donaldson, mal reçu par la critique.

« Alec Baldwin, Daniel Day-Lewis, Kevin Costner… Vous me mettez dans une chambre avec n'importe lequel de ces acteurs, je mangerai leurs trous du c**. »

— Mickey Rourke , (1994)[trad 4],[7]

La carrière de l'acteur devient aussi dissolue que sa vie privée. Ses déclarations provocatrices et son comportement agressif sont les symboles d'un profond rejet de l'acteur envers le monde du cinéma dont il ne supporte plus les règles et la mentalité. Entre excès de drogue et d'alcool, on peut citer Tupac Shakur, John Gotti, au procès duquel il assiste et Christophe Rocancourt parmi ses relations du moment. Sa réputation se dégrade un peu plus lorsque Carré Otis porte plainte contre lui pour violences conjugales en juillet 1994.

Entre les studios et les rings de boxe[modifier | modifier le code]

Pendant cette période, Mickey Rourke incarne des personnages repris de justice souvent marginaux dans des films d'action sur les thèmes de la vengeance ou du délit, commercialisés directement sur le marché vidéo à l'image de The Last Outlaw avec Dermot Mulroney et de Fall Time avec Stephen Baldwin. Se tenant à l'écart des productions importantes, il décline Tombstone (Tombstone, 1993) et le rôle de Butch Coolidge dans Pulp Fiction (Pulp Fiction, 1994)[24] pour écrire, sous le pseudonyme « Sir Eddy Cook », les scénarios de F.T.W. (F.T.W., 1994) et de Bullet (Bullet, 1996), dans lequel il forme un trio de gangsters avec le jeune Adrien Brody et John Enos III face à son ami Tupac Shakur, assassiné un mois avant la sortie du film. Exit in Red sort également en 1996, sa deuxième collaboration à l'écran avec Carré Otis avec laquelle il s'est réconcilié.

De Sables Mortels à Bullet, le visage de Rourke apparaît de plus en plus abîmé, conséquences de la reprise de la boxe. Trop âgé pour espérer perdurer au plus haut niveau et atteint de troubles de la mémoire, il arrête sa carrière en 1995 au bout de huit combats et sollicite le recours à plusieurs interventions maxillo-faciales afin de réparer ses nombreuses blessures, dont deux traumatismes crâniens, une pommette fracturée et la langue sectionnée.

Nouvelle apparence et seconds rôles[modifier | modifier le code]

Photographie de Steve Buscemi.
Steve Buscemi offre un second rôle à Mickey Rourke dans Animal Factory.

Mickey Rourke apparaît à l'écran avec le visage opéré, les traits grossis et le corps épaissi[25] dans Double Team (Double Team, 1997) face à Jean-Claude Van Damme, première incursion de Tsui Hark sur les plateaux américains. Rourke s'établit dans un registre inédit de méchant dans un pur film de combat, tandis que le timbre de sa voix, à l'origine doux et clair, a évolué dans des tons plus graves.

Coppola fait appel à lui pour tenir un rôle dans L'Idéaliste (The Rainmaker, 1997). Pour la première fois depuis des années, il joue dans un film bien accepté par la critique, en tant que personnage secondaire qui intervient dans le parcours de Matt Damon. Love in Paris (Love In Paris, 1997), la suite de 9 semaines 1/2, passe cependant inaperçue.

L'année de son divorce avec Carré Otis, il joue dans Buffalo '66 (Buffalo '66, 1998), la production indépendante de Vincent Gallo classé 36e meilleur film indépendant jamais réalisé par le magazine américain Empire. Il se démarque en tournant quatre scènes dans le rôle d'un prisonnier travesti pour Animal Factory (Animal Factory, 2000) le premier film de Steve Buscemi, puis il est dirigé par Sean Penn pour The Pledge (The Pledge, 2001), dans lequel il échange quelques répliques avec Jack Nicholson.

Mickey Rourke alterne ainsi entre les apparitions spéciales dans des films de qualité et les rôles dans des productions moins réussies, à l'image de Get Carter (Get Carter, 2000) qui ne convainc pas la critique (53 critiques négatives sur les 60 critiques collectées par Rotten Tomatoes) et marche timidement au box-office. Le film réalisé par Sylvester Stallone lui permet surtout de redresser sa situation financière : « Quand j'étais à sec et que j'avais du mal à payer un plat de spaghettis dans un restaurant, Stallone m'a fait jouer deux semaines et demi dans Get Carter et j'ai pu rembourser mes put*** de dettes des huit derniers mois »[trad 5],[7].

Sans emploi, ruiné, il doit vendre sa collection de motocyclettes et son manoir de Los Angeles afin de rembourser ses créanciers, puis il est interné momentanément lorsque ses amis s'inquiètent de ses tendances suicidaires[26]. Il se retrouve par ailleurs démuni de plus de 30 millions de dollars sans qu'il ne sache comment[26]. Tandis que Spun (Spun, 2002) est un échec, son rôle de Billy Chambers dans le succès Il était une fois au Mexique... Desperado 2 (Once Upon a Time in Mexico, 2003) de Robert Rodriguez lui offre une visibilité nouvelle, pour ensuite jouer dans le rentable Man on Fire (Man on Fire, 2004) avec Denzel Washington. Le 16 octobre 2004, son frère Joey Rourke décède d'un cancer, avec lequel il avait tourné dans The Last Outlaw et Bullet[7].

Retour en grâce et The Wrestler[modifier | modifier le code]

Photographie de Darren Aronofsky.
Darren Aronofsky dirige Rourke pour The Wrestler en 2008.

Mickey Rourke est l'une des têtes d'affiche du très ambitieux Sin City (Frank Miller's Sin City, 2005) de Frank Miller et Robert Rodriguez, qui remporte un franc succès critique et financier. Récompensé par de nombreux prix dont le Saturn Award du meilleur acteur pour son rôle de Marv, il incarne à nouveau des personnages principaux comme dans Domino (Domino, 2005) avec Keira Knightley. Alors qu'il redevient un acteur à succès pour l'industrie cinématographique, ce retour en grâce est le fait de certains réalisateurs à la mode tels que Quentin Tarantino et Robert Rodriguez[3], attristés de ne le voir jouer que de petits rôles et qu'il soit considéré comme un has-been. Le rôle de l'anti-héros en marge du système devient sa marque de fabrique.

The Wrestler (The Wrestler, 2008) de Darren Aronofsky est le premier film reconnu unanimement par l'opinion internationale dans lequel Mickey Rourke tient le rôle principal. Salué dans le monde entier, Rourke est la vedette de la 65e Mostra de Venise, le 6 septembre 2008, sans recevoir le prix ultime déjà donné au film[27]. Le président du jury, Wim Wenders, déclare qu'il y assure « une performance à briser le cœur » dans la peau de Randy « The Ram », un catcheur fatigué et touchant. Sur Rotten Tomatoes, le film recueille 98% de critiques positives, pour une moyenne de 8,4/10 sur la base de 219 critiques collectées[28].

Contesté par le passé pour ses choix de carrière et ses attitudes, il obtient à 56 ans le Golden Globe du meilleur acteur dans un film dramatique le 11 janvier 2009, puis il glane à Londres le British Academy Film Award du meilleur acteur le 8 février 2009. Il postule pour la première fois à l'Oscar du meilleur acteur, finalement attribué à Sean Penn le 22 février 2009.

Les années 2010[modifier | modifier le code]

Photo de Mickey Rourke, attablé.
Mickey Rourke en 2010.

L'estime de la profession retrouvée, il s'engage pour Expendables : Unité spéciale (The Expendables, 2010) de Sylvester Stallone et surtout Iron Man 2 (Iron Man 2, 2010) avec entre autres Robert Downey Jr et Scarlett Johansson, qui rapporte plus de 312 millions de dollars au box-office US[29]. Il enchaîne également les apparitions dans des films d'action de qualité variable : Killshot, 13 avec Fifty Cent et Passion Play avec Megan Fox et Bill Murray, souvent par souci financier[30].

Le 31 octobre 2011, il intègre Hollywood Boulevard en devenant le 254e acteur à laisser ses empreintes de mains et de pas devant le Grauman's Chinese Theatre[31]. Cette même année, il rencontre Gareth Thomas et annonce sa volonté de l'incarner dans le film biographique que compte produire l'ancien rugbyman, malgré une différence d'âge de près de 23 ans entre les deux hommes. En mars 2012, Thomas annonce dans The Sun que Tom Hardy est désormais pressenti, en expliquant que les effets spéciaux envisagés n'auraient pas été assez réalistes sur Rourke et que le programme d'entraînement était trop intensif[32].

En 2013, il est le narrateur de The Good Son : The life of Ray "Boom Boom" Mancini, un film biographique sur l'ancien champion du monde des poids légers, et Generation Iron, un film sur la boxe.

Une personnalité singulière[modifier | modifier le code]

Photographie de Mickey Rourke lors du Festival de Cannes 2007.
Mickey Rourke au Festival de Cannes en 2007.

Aux États-Unis, Mickey Rourke fait régulièrement parler de lui par ses attitudes décalées et des déclarations détonantes dans le monde du cinéma, comme en 1989 lorsqu'il dit soutenir l'action de l'IRA et déclare avoir versé toutes ses indemnités du film Francesco à l'organisation irlandaise, soit 1 500 000 dollars et s'être fait tatouer le symbole de l'organisation terroriste. Il renie ce choix plus tard[33].

« Je n'aime pas les acteurs. Un jour j'ai rencontré Warren Beatty et je me suis dit : c'est l'une des plus effrayantes chiasses que j'ai rencontré dans ma vie. »

— Mickey Rourke, (1994)[trad 6],[34]

Mickey Rourke acquiert une réputation d'acteur ingérable et capricieux, quand Alan Parker déclare qu'il est « dangereux » et « cauchemardesque » sur les plateaux de tournage car « on ne sait jamais ce qu'il va faire »[35]. En 2000, il quitte le tournage de Luck of the Draw, une modeste production de série Z, à cause du refus des producteurs d'inclure son chihuahua dans le film[7].

À la fin de sa carrière de boxeur, Mickey Rourke commence une thérapie de plusieurs années pour se guérir de ses pulsions auto-destructrices. Après son retour sur le devant de la scène, il s'explique régulièrement sur les causes de son déclin, sur son comportement marginal des années 1990 et sur son recours à la chirurgie esthétique, en affirmant notamment avoir eu cinq opérations du nez[21]. Il déclare lui-même que le chirurgien contacté pour réparer les dégâts subis par son visage avait fait un mauvais travail, et laissé ses traits dans un état déplorable[36].

« J'avais la grosse tête, je me prenais pour un génie. On gagne beaucoup, tout le monde vous lèche les bottes et on commence à se croire formidable. »

— Mickey Rourke, sur le plateau de Tout le monde en parle (2005)[21]

Charlotte Rampling, partenaire de Rourke dans Angel Heart, accorde selon elle que c'est juste après ce film qu'il a commencé à « prendre un chemin contraire à celui de Hollywood pour ne pas faire partie du système » et qu'il en est finalement « presque devenu pire ». Elle émet également l'hypothèse que Mickey Rourke ait eu recours à la chirurgie pour se « reconstruire une personnalité »[37].

Photographie de Mickey Rourke et Ric Flair saluant la foule au spectacle de catch Wrestlemania 25.
Rourke (gauche) et Ric Flair (droite) au Wrestlemania XXV.

Darren Aronofsky évoque quant à lui la sensibilité de l'acteur : « Quand vous le rencontrez, il porte comme une armure, mais c'est parce qu'il a un cœur énorme et qu'il est extrêmement doux. Techniquement, c'est un acteur incroyable qui maîtrise totalement son métier[trad 7],[38]. »

Mickey Rourke révèle par ailleurs l'impact déterminant qu'ont eu ses chiens pendant son rétablissement, auxquels il rend hommage dans son discours de remerciement lors des Golden Globes 2009[39]. Sur la plaque de ciment du Grauman's Chinese Theatre, il s'immortalise sous le nom de Mickey « Loki » Rourke, Loki étant le nom d'un des nombreux chihuahuas qu'il possède et avec lequel il s'affiche régulièrement en public jusqu'à la mort de l'animal en 2009. Il refuse son étoile sur Hollywood Walk of Fame en raison de l'impossibilité d'y personnaliser sa signature[40].

En 2006, il approuve l'action de George W. Bush après les attentats du 11 septembre 2001, estimant que « personne n'aurait géré la situation mieux que lui ». En 2009, il déclare que Sean Penn est « l'une des personnes les plus homophobes qu'il connaisse »[41] après la victoire de l'acteur aux Oscars pour le rôle du célèbre politicien homosexuel américain Harvey Milk.

Fumeur depuis sa jeunesse, Mickey Rourke apparaît à l'écran avec la cigarette dans la majeure partie de ses films. Kim Basinger, sa partenaire dans 9 semaines 1/2, le surnomme à l'époque « the human ashtray » (« le cendrier humain »)[4].

Boxe[modifier | modifier le code]

Carrière amateur[modifier | modifier le code]

Boxeur apprenti dès l'âge de 12 ans au Fifth street Gym de Miami Beach, la salle de sport où avait débuté Mohamed Ali, Rourke dispute un match d'entraînement en 1969 contre Luis Manuel Rodríguez, classé numéro un des poids moyens dans le monde à cette époque, au cours duquel il affirme avoir été victime d'une commotion cérébrale7. En 1971, à la suite d'une autre commotion développée, les médecins lui conseillent de se retirer des rings pour une année, puis il arrête en 1973.

De 1964 à 1973, le bilan officiel de Rourke en tant que boxeur amateur, enregistré sous le nom de Phil Rourke, est de 27 victoires (dont 17 avec K.O) et 3 défaites8. Il enchaîne notamment une série de 12 victoires consécutives selon l'IMDb3.

Résultats en boxe amateur
Résultat Score Adversaire Type Round, Temps Date Lieux Notes
Gagné 13–0–0 Drapeau des États-UnisDeon Harris KO 1 27 août 1973 Liberty City, Floride
Gagné 12–0–0 Drapeau des États-UnisSherman Bergman KO 1 20 août 1973 Miami, Florida Rourke fait sortir son adversaire en 31 secondes pour gagner.
Gagné 11–0–0 Drapeau des États-UnisJohn "Two Dice" Carver KO 1, 0:39 7 mai 1972 Miami, Florida Rourke gagne en 39 secondes par knockout.
gagné 10–0–0 Drapeau des États-UnisRon "22nd Street" Robinson KO 1, 0:18 15 février 1972 Miami, Floride Rourke gagne en 18 secondes.
Gagné 9–0–0 Drapeau des États-UnisLeroy Harrington KO 1 4 juillet 1971 Miami, Floride Rourke gagne en 15 secondes.
Gagné 8–0–0 Drapeau des États-UnisPaul Malsoh KO 1, 0:29 22 juin 1970 Miami, Floride Rourke gagne en 29 secondes par knockout.
Gagné 7–0–0 Drapeau des États-UnisKenny Jacobs KO 1, 0:14 15 juin 1970 Miami Beach, Floride Rourke gagne en 14 secondes.
Gagné 6–0–0 Drapeau des États-UnisJoe Riles PTS 3 26 août 1964 Miami, Floride
Gagné 5–0–0 Drapeau des États-UnisCharles Gathers PTS 3 12 août 1964 Miami, Floride
Gagné 4–0–0 Drapeau des États-UnisRonnie Carter PTS 3 16 juin 1965 Miami, Floride
Gagné 3–0–0 Drapeau de CubaJavier Villanueva PTS 3, (3) 1964 Miami, Floride
Gagné 2–0–0 Drapeau de CubaJesus "KoKo" Carranza PTS 3 Miami, Floride
Gagné 1–0–0 Drapeau des États-UnisRoger Hough PTS 3, (3) Juillet 1964 Miami, Floride

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

À 39 ans, Mickey Rourke débute une carrière de boxeur professionnel en 1991 sous le surnom El Marielito, avec l'intention de disputer seize combats pro avant de concourir pour le titre mondial. Il est entraîné par Chuck Zito, son ami des Hells Angels et il affronte notamment Poli Díaz, l'ancien champion d'Europe, en match d'exhibition. Financièrement, son premier combat lui rapporte 250 dollars pour totaliser plus de 1 000 000 dollar[1] à la fin de sa deuxième année de boxe.

Malgré un bilan favorable de 6 victoires et 2 nuls, il n'est pas considéré comme un bon boxeur. Chuck Zito dit de lui : « Soyons francs, je préfère les boxeurs qui passent devant la caméra aux acteurs qui montent sur un ring. Mickey a un tout petit niveau, il se leurre. C'est un tocard. Je ne dis pas cela méchamment car c'est mon frère de cœur, mais la boxe n'est ni pour les amateurs ni pour les rêveurs. En revanche, c'est un acteur admirable »[26].

6 victoires (4 knockouts, 2 decisions), 0 défaites, 2 nuls
Résultat Score Adversaire Type Rd., Time Date Lieux Notes
Nul 6-0-2 Drapeau : États-Unis Sean Gibbons nul par décision des arbitres 4 8 septembre 1994 Drapeau : États-Unis Davie, Floride, États-Unis Score : 37-39 pour
Gibbons, 38-38 et 38-38.
Gagné 6-0-1 Drapeau : États-Unis Thomas McCoy TKO 3 (4) 20 novembre 1993 Drapeau : Allemagne Hambourg, Allemagne
Gagné 5-0-1 Drapeau : États-Unis Bubba Stotts TKO 3 (4) 24 juillet 1993 Drapeau : États-Unis Joplin, Missouri, États-Unis
Gagné 4-0-1 Drapeau : États-Unis Tom Bentley KO 1 (4) 30 mars 1993 Drapeau : États-Unis Kansas City, Missouri, États-Unis
Gagné 3-0-1 Drapeau : Canada Terry Jesmer Décision 4 12 décembre 1992 Drapeau : Espagne Asturies, Espagne
Nul 2-0-1 Drapeau : États-Unis Francisco Harris Nul par décision des arbitres 4 25 avril 1992 Drapeau : États-Unis Miami Beach, Floride, États-Unis Score : 38-39 pour
Harris, 38-38 et 38-38.
Gagné 2-0 Drapeau : États-Unis Darrell Miller KO 1 (4), 2:14 23 juin 1991 Drapeau : Japon Tokyo, Japon
Gagné 1-0 Drapeau : États-Unis Steve Powell Décision unanime 4 23 mai 1991 Drapeau : États-Unis Fort Lauderdale, Floride, États-Unis Score : 38-37, 38-37
et 39-37.

Activités annexes[modifier | modifier le code]

Mickey Rourke s'est fait tatouer une tête de tigre sur l'épaule gauche, un crâne de taureau sur le biceps droit, un trèfle sur le bras droit et des tatouages sur les doigts des deux mains.

Il fait un rap au milieu du titre Shining Star (Makin' My Love) de l'album Never Let Me Down de David Bowie, sorti en 1987. Il apparaît également dans le clip du titre Hero de Enrique Iglesias.

En 2004, il prête sa voix au personnage de Jericho dans la version originale du jeu Driver 3 aux côtés de Michael Madsen, puis à Terrence Higgins dans True Crime: New York City avec Christopher Walken en 2005 et à Dick Marcinko dans Rogue Warrior en 2009. Cette même année, Il fait une apparition au Wrestlemania XXV, lors duquel il frappe Chris Jericho par vengeance.

Il tourne quelques publicités au Japon : pour le véhicule Daihatsu Charade en 1988, les cigarettes Lark au début des années 1990 et les alcools Suntory[7]. En 2009, il s'investit dans une campagne de publicité en faveur de l'organisation de défense des animaux PETA[42].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Photographie de Debra Feuer.
Debra Feuer, la première épouse de Mickey Rourke, entre 1981 et 1989.

Le 31 janvier 1981, il se marie avec l'actrice américaine Debra Feuer, avec laquelle il tourne Homeboy. Il divorcent en 1989, puis il a une relation de courte durée avec Terry Farrell.

Il se marie avec Carré Otis en 1992. Cette relation est à l'époque largement relayée dans les médias et la presse people, puisqu'il se sont connus sur le plateau de l'Orchidée Sauvage deux ans auparavant et que les observateurs n'hésitent pas à mettre en avant la non-simulation de certaines de leurs scènes de sexe, coupées au montage puis réinsérées dans la version vidéo[23]. Le couple défraye la chronique lorsque Otis porte plainte contre Rourke pour violences conjugales en 1994, au moment où l'acteur est au creux de sa carrière. Après avoir retiré sa plainte et s'être réconciliés autour d'un deuxième film en 1996, ils divorcent en 1998. Après son come-back, Mickey Rourke dément avoir été violent avec Otis, évoquant une probable manigance de l'agent de l'actrice pour accélérer sa carrière[43].

Il a également fréquenté les mannequins russes Eugenia Volodina et Elena Kuletskaya. Depuis 2009, il est en couple avec Anastassija Makarenko et ils ont acheté depuis la mi-2011 à Wiesbaden en Allemagne[44].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Années 1970-1980[modifier | modifier le code]

Années 1990[modifier | modifier le code]

Années 2000[modifier | modifier le code]

Années 2010[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

Voix françaises[modifier | modifier le code]

et aussi :

Distinctions[modifier | modifier le code]

Depuis 1983 et sa performance dans Diner, 23 ans se sont écoulés entre ses deux premiers prix et les multiples distinctions qui lui sont attribuées pour son interprétation de Marv dans Sin City en 2005, dont un Saturn Award du meilleur acteur secondaire. C'est incontestablement avec The Wrestler et son rôle de Randy Robinson en 2008 que Mickey Rourke obtient les récompenses les plus nombreuses et les plus prestigieuses de sa carrière, parmi lesquelles un Golden Globe, un BAFTA Award et un Empire Award, en plus de lui valoir une première et unique nomination à un Oscar[45].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Tableau récapitulatif des récompenses cinématographiques de Mickey Rourke
Année Cérémonie ou récompense Prix Film
1983 National Society of Film Critics Awards Meilleur second rôle[46],[47] Diner
Boston Society of Film Critics Awards
2006 Saturn Award Meilleur second rôle[48],[49],[50] Sin City
Chicago Film Critics Association Awards
Online Film Critics Society Awards
2008 Boston Society of Film Critics Awards Meilleur acteur[47],[51],[52],[53],[54],[55],[56] The Wrestler
Chicago Film Critics Association Awards
Florida Film Critics Circle Awards
Oklahoma Film Critics Circle Awards
San Diego Film Critics Society Awards
San Francisco Film Critics Circle
Washington DC Area Film Critics Association Awards
Kansas City Film Critics Circle Awards
Toronto Film Critics Association Awards Meilleure performance
2009 Golden Globes Awards Meilleur acteur dans un film d'action - Drame[57]
BAFTA Award Meilleur acteur principal[58],[59]
Independent Spirit Awards
London Critics Circle Film Awards Acteur de l'année[45]
Online Film Critics Society Awards Meilleur acteur
Central Ohio Film Critics Association Meilleur acteur[60]

Nominations[modifier | modifier le code]

Tableau récapilatif des nominations de Mickey Rourke à des récompenses cinématographiques
Année Cérémonie ou récompense Prix Film
1988 Independent Spirit Awards Meilleur acteur principal[59] Barfly
1991 Razzie Awards Pire acteur principal[61] La maison des otages
L'Orchidée sauvage
2005 Satellite Awards Meilleur acteur secondaire dans un drame[45] Sin City
2008 Dallas-Fort Worth Film Critics Association Awards Meilleur acteur - 2e place[45] The Wrestler
Los Angeles Film Critics Association Awards
New York Film Critics Circle Awards
Satellite Awards Meilleur acteur dans un drame[62]
2009
Broadcast Film Critics Association Awards Meilleur acteur[45],[63]
Chlotrudis Awards
National Society of Film Critics Awards, USA Meilleur acteur - 2e place[45]
Oscars du cinéma Meilleur acteur dans un rôle principal[45]
Prism Awards Meilleure performance dans un long métrage[45]
Screen Actors Guild Awards Meilleure acteur principal[45]
Vancouver Film Critics Circle Meilleur acteur[45]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. "Rated R" : classification de la Motion Picture Association of America qui indique que les mineurs doivent être accompagnés d'un adulte devant le film.

Citations originales[modifier | modifier le code]

  1. (en) « It was the most fun I've ever had on a movie. It was one of the happiest times in my life. I was living in New York, and I really enjoyed acting at the time. [Pauses] Also, it's funny because that was also the time when I went downhill. The studio changed hands and they didn't promote [the movie], so it went in the toilet, and that's about the time I started to short-circuit—because I had high aspirations for the film. »
  2. (en) « Mickey Rourke’s performance as Harry Angel is remarkable; Rourke completely convinces as a film noir lead, embodying the iconic role of the traumatised and damaged post-war male, a figure that defined film noir after the Second World War. However, it is the physical and emotional deterioration of Angel throughout the film that marks Rourke’s performance as the best of his career; Rourke delves deep inside himself and pushes his emotions to hysterical levels in order to portray a man whose very soul is ripped bare. »
  3. (en) « If Mickey had died after Angel Heart, he would have been remembered as James Dean or Marlon Brando. »
  4. (en) « Alec Baldwin, Daniel Day-Lewis, Kevin Costner… you put me in a room with any of these actors, I'll eat their asshole. »
  5. (en) « Stallone, when I was flat broke and I could hardly pay for a bowl of spaghetti in a restaurant, gave me a couple of weeks on Get Carter (2000), and that paid my f***in' rent for eight months. »
  6. (en) « I met Warren Beatty one time and I thought… “What a creepy puke ass”. »
  7. (en) « When you meet him, he has all this armour on him, but that's because inside he's soft as jelly and he has such a big heart. Technically, he's an incredible actor and completely in control of his craft. »

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Mickey Rourke - Biography sur l’Internet Movie Database
  2. (en) « Miami Beach Police Report » [PDF]
  3. a, b et c Mickey Rourke sur Allociné
  4. a, b et c Olivier Rajchman, « Mickey Rourke : prises de risque », sur L'Express,‎ 29 janvier 2009
  5. (en) Pat Jordan, « His Fists Are Up And His Guard Is Down », The New York Times,‎ 28 novembre 2008 (lire en ligne)
  6. (en) Nikki Finke, « Rourke vs NYT: Who Was Conning Whom? », sur Deadline,‎ 3 décembre 2008
  7. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées ImdbBio.
  8. (en) « Mickey Rourke Biography - Facts, Birthday, Life Story », sur Biography, A+E Networks,‎ 2014
  9. (en) Michael Wolff, « The Pope of Greenwich Village », sur Examiner,‎ 11 février 2013
  10. (en) Johnny Depp, « Mickey Rourke », Interview,‎ octobre 2003 (lire en ligne)
  11. Alexandre Hervaud, « Le Flic de Beverly Hills : des pistes en or pour un remake français », sur Vodkaster,‎ 8 août 2012
  12. Frédéric Mercier, « Zoom sur… L'Année du Dragon », sur TCM Cinéma,‎ 14 novembre 2011
  13. (en) Joe Dziemianowicz, « Mickey Rourke's rise, fall and rise again », sur New York Daily News,‎ 17 février 2009 (consulté le 9 mars 2014)
  14. (en) « Box office de Nine 1/2 weeks », sur JP Box Office
  15. (en) Matthew Hammond, « Films that time forgot: Angel Heart (1987) », New Empress Magazine,‎ 31 octobre 2008 (lire en ligne)
  16. (en) « Appeals Board Upholds 'Angel Heart' X Rating », The New York Times,‎ 21 février 1987
  17. « Box office de Angel Heart », sur JP Box Office
  18. (en) [vidéo] Mickey Rourke behind the scenes of Angel Heart sur YouTube
  19. (en) Chris Nashawaty, « Mickey Roars », Entertainment Weekly,‎ 31 octobre 2008 (lire en ligne)
  20. (en) Jack Mathews, « Cannes 87 : Rourke Roars At Press Conference », Los Angeles Times,‎ 19 mars 1987 (lire en ligne)
  21. a, b et c [vidéo] Mickey Rourke chez Thierry Ardisson sur Dailymotion
  22. Wild Orchid sur Rotten Tomatoes
  23. a et b Jean-Maxime Renault, « L'Orchidée Sauvage », sur Allo Ciné
  24. (en) « Ten fun facts about Mickey Rourke », sur 10-facts-about.com
  25. (en) Fei Phoon, « Rourke triumphs over demons in "The Wrestler" », sur CNN,‎ 24 septembre 2008
  26. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées redemption.
  27. Thomas Sotinel, « Mickey Rourke triomphe sans prix à la Mostra de Venise », Le Monde,‎ 8 septembre 2008
  28. The Wrestler sur Rotten Tomatoes
  29. Iron Man 2 sur Rotten Tomatoes
  30. (eu) Kyle Buchanan et Claude Brodesser-Akner, « Is Mickey Rourke Is Own Worst Enemy? », sur Vulture,‎ 11 novembre 2001 (consulté le 9 mars 2014)
  31. (en) « 'Immortals' co-star Mickey Rourke immortalized on Hollywood Boulevard », sur Times News, Associated Press,‎ 10 novembre 2011
  32. (en) Tom Eames, « Tom Hardy to replace Mickey Rourke in Gareth Thomas biopic ? », sur Digital Spy,‎ 25 mars 2012 (consulté le 7 mars 2014)
  33. (en) « The religion and political views of Mickey Rourke », sur Hollow Verse
  34. (en) John Hind, « Did I say that? », sur The Guardian, The Observer,‎ 15 février 2009
  35. (en) « Mickey Rourke's Biography », sur The Biography Channel
  36. (en) Chris Sullivan, « Mickey Rourke: I've hacked off so many people in Hollywood, who the hell would give me an Oscar? », The Daily Mail,‎ 20 septembre 2009
  37. Thomas Douineau, « Charlotte Rampling parle de Mickey Rourke », sur Écran Large
  38. (en) John Hiscock, « Mickey Rourke: my last chance of redemption », The Telegraph,‎ 15 décembre 2008 (lire en ligne)
  39. (en) Helena Sung, « Mickey Rourke wins Best Actor at Golden Globes and thanks his dogs », sur Examiner,‎ 11 janvier 2009
  40. « Why Mickey Rourke turned down Hollywood Walf of Fame », sur Hindustantimes,‎ 10 novembre 2011
  41. (en) Richard Lawson, « Sean Penn Is One of the Most Homophobic People Mickey Rourke Knows », sur Gawker,‎ 29 décembre 2008
  42. (en) Peter Gicas, « Mickey Rourke Gets in the Ring with PETA », sur E Online,‎ 13 janvier 2009
  43. (en) Ben Arnold, « L'Orchidée Sauvage », sur The Guardian, The Observer,‎ 7 juin 2009
  44. http://www.faz.net/aktuell/gesellschaft/menschen/immobilien-mickey-rourke-wohnt-jetzt-in-wiesbaden-1637977.html
  45. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j (en) Mickey Rourke - Awards sur l’Internet Movie Database
  46. (en) « Past Awards », NSFC Awards
  47. a et b (en) « Past Award Winners », BSFC Awards
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  49. (en) « Chicago Film Critics Awards - 1998-2007 », CFCA Awards
  50. (en) « 2005 Awards (9th Annual) », OFCS Awards
  51. (en) « 2008 Chicago Film Critics Awards », CSFC Awards
  52. (en) « 2008 FFCC AWARD WINNERS », FFCC Awards
  53. (en) « 2008 Awards », SDFCS Awards
  54. (en) « 2008 SAN FRANCISCO FILM CRITICS CIRCLE AWARDS », SFFCC Awards
  55. (en) « 2008 WAFCA Awards », WAFCA Awards
  56. (en) « KCFCC Award Winners – 2000-09 », KCFCCA Awards
  57. (en) « Mickey Rourke », The Hollywood Foreign Press Association
  58. (en) « Film Awards Winners in 2009 », BAFTA Awards
  59. a et b (en) « History Results », Independant Spirit Awards
  60. (en) « Awards 2008 », COFCA Awards
  61. (en) « 1990 Archive », Razzie Awards
  62. (en) « 2008 Motion Pictures », Satellite Awards
  63. (en) « 2009, 15th Annual Awards, March 22, 2009 », Chlotrudis Awards

Liens externes[modifier | modifier le code]

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