Mickey Rourke

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Mickey Rourke

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Mickey Rourke en 2009 à la première de City Island.

Nom de naissance Philip Andre Rourke Jr
Surnom Sir Eddy Cook / Le cendrier humain
Naissance (61 ans)
Schenectady, États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Profession Acteur
Boxeur
Scénariste
Films notables L'Année du dragon
9 semaines 1/2
Sin City
The Wrestler

Philip Andre Rourke Jr, dit Mickey Rourke, né le à Schenectady[1],[2] dans l'État de New York, est un acteur, scénariste et ancien boxeur américain.

Par une ascension rapide, Mickey Rourke a été l'une des icônes du cinéma américain des années 1980, régulièrement assimilé à Marlon Brando et à James Dean pour son physique de boxeur et sa sensibilité à fleur de peau. Il s'illustre en tant que rôle principal dans L'Année du dragon, Barfly, 9 semaines 1/2 et Angel Heart, aussi bien en partageant la tête d'affiche avec des jeunes acteurs en devenir tels que Matt Dillon et Kim Basinger qu'aux côtés de Robert De Niro, de Faye Dunaway et de Christopher Walken.

Malgré ce succès, il connaît par la suite une période tumultueuse d'une quinzaine d'années pendant lesquelles il s'éloigne des projets les plus ambitieux et entreprend une courte carrière de boxeur professionnel de 1991 à 1995. Après quelques seconds rôles entre 1997 et 2004, il renoue avec le succès cinématographique en 2005 avec Sin City, lequel se confirme en 2009 avec l'obtention d'un Golden Globe, d'un BAFTA Award et d'une nomination aux Oscars pour son rôle de catcheur vieillissant et passionné dans The Wrestler.

Mickey Rourke est connu pour avoir eu recours à la chirurgie réparatrice et esthétique au terme de sa carrière professionnelle de boxeur, qui a modifié les traits de son visage de manière significative. Dans une moindre mesure en France, il est également renommé pour avoir refusé un nombre conséquent de rôles principaux dans des films devenus importants, tels que celui d'Axel Foley dans Le Flic de Beverly Hills, celui d'Eliot Ness dans Les Incorruptibles ou encore Platoon, Top Gun, Highlander, Rain Man et Pulp Fiction[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et adolescence[modifier | modifier le code]

Schenectady, ville de naissance de Mickey Rourke.

Philip Andre Rourke Jr[4] naît à Schenectady en 1952 dans une famille chrétienne d'origine française par sa mère, Annette, et irlandaise par son père, Philip Andre Rourke Senior. Le surnom Mickey lui aurait été donné dans son enfance par ses parents, qui trouvaient qu'il ressemblait à une souris[5].

Son père quitte le foyer lorsqu'il a 6 ans et sa famille déménage un an plus tard à Miami, conséquences de la rencontre entre sa mère et Eugene Addis, un policier de Miami qui devient son beau-père. Il fait alors partie d'une famille recomposée de huit enfants avec son frère cadet Joey Rourke, sa sœur Patricia Rourke et cinq demi-frères et sœurs.

Dans sa jeunesse, Mickey Rourke est davantage attiré par le sport, surtout le base-ball[6], que par les études et la comédie, bien qu'il intègre la réputée Miami Beach Senior High School de 1969 à 1971 dont il sort diplômé[3]. Il y joue sa première pièce de théâtre dans le cadre d'un projet scolaire, puis il intègre la Horace Mann Senior High School.

Boxeur apprenti dès l'âge de 12 ans au Fifth street Gym de Miami Beach, la salle de sport où avait débuté Mohamed Ali, Rourke dispute un match d'entraînement en 1969 contre Luis Manuel Rodriguez, classé numéro un des poids moyens dans le monde à cette époque, lors duquel il révèle avoir été victime d'une commotion cérébrale[7]. En 1971, à la suite d'une autre commotion développée, les médecins lui conseillent de se retirer des rings pour une année, puis il arrête en 1973.

De 1964 à 1973, le bilan officiel de Rourke en tant que boxeur amateur, qui s'enregistre sous le nom de Phil Rourke, est de 27 victoires (dont 17 avec K.O) et 3 défaites. Il enchaîne notamment une série de 12 victoires consécutives selon l'IMDb[3].

Polémique sur sa jeunesse[modifier | modifier le code]

Après The Wrestler, dans un article écrit par le journaliste Pat Jordan et publié le 30 novembre 2008 par le New York Times[8], Mickey Rourke confirme ses dires de toujours concernant sa jeunesse, à savoir qu'il a grandi dans les quartiers noirs de Liberty City à Miami et qu'il a commencé la boxe en guise de self-défense contre la violence de son milieu et celles que lui infligeaient Eugene Addis[9]. Il déclare également avoir été très protecteur envers son frère Joey, de deux ans son cadet. Dans cet article, il est aussi question d'une interview téléphonique entre le journaliste et Addis dont il rapporte les réponses :

« Mickey aime mentir, il n'a jamais dit la vérité dans sa vie. [...] Nous n'avons jamais vécu à Liberty City, mais dans un quartier blanc près de Miami Shores. [...] Bien plus que son petit frère, c'est Mickey qui avait besoin d'être protégé, c'est pour ça que je l'ai fait intégrer le Fifth Street Gym. Ils n'étaient pas si proches que cela. [...] Mickey était le meilleur garçon que j'avais, je n'avais aucune raison d'être violent avec lui[10]. »

Addis conteste sa carrière de boxeur amateur et son passage aux Golden Gloves de Floride car selon lui, Rourke n'aurait pratiqué que pendant six mois et aurait arrêté après son premier combat[8]. Toujours dans ce billet, Brian Adams, directeur du New York Daily News Golden Gloves, confie à Pat Jordan qu'aucune preuve n'attestait du passage de Rourke à l'académie. Le journaliste précise que l'organisation nationale des Golden Gloves lui a affirmé que les archives qu'ils détiennent concernant les boxeurs ne sont pas assez anciennes pour apporter toute éventuelle justification. Il existerait néanmoins une photo en noir et blanc d'un combat entre Phil Rourke et un adversaire inconnu lors des Golden Gloves 1972[7]. Ses sœurs Patty Rourke et Janet Smalley déclarent plus tard avoir été choquées par l'article de Pat Jordan et apportent leur soutien à l'acteur :

« [...] Si le journaliste avait essayé de nous contacter, il aurait su la vérité[11]. »

Formation et débuts au cinéma[modifier | modifier le code]

En 1971, Mickey Rourke revient à New York à 19 ans où il devient tour à tour videur de boîte de nuit, gardien de parking et vendeur ambulant[12], tout en suivant les cours d'art dramatique du Lee Strasberg Theatre Institute. D'après lui, il y a été un élève timide et réservé, mais très à l'aise dans l'improvisation[5]. Sa professeure Sandra Seacat le convainc de partir pour Los Angeles, de crainte qu'il ne reste un éternel étudiant.

Après quelques petits rôles à la télévision, il fait ses débuts au cinéma en 1979 en apparaissant dans 1941 de Steven Spielberg et dans La Porte du Paradis (Heaven's Gate, 1980) de Michael Cimino, connu pour être devenu l'un des plus gros échecs commerciaux de l'histoire du cinéma. Il se fait remarquer pour son rôle de Teddy Lewis dans La Fièvre au corps (Body Heat, 1981) de Lawrence Kasdan, puis il est l'un des jeunes copains de la bande de Steve Guttenberg et Kevin Bacon dans le succès critique Diner (Diner, 1982) de Barry Levinson, à la suite duquel il remporte le NSFC Award du meilleur acteur dans un rôle secondaire.

Il est rapidement contacté pour jouer Jack Cates, l'un des deux personnages principaux du buddy movie 48 heures (48 Hrs., 1982) de Walter Hill, mais il refuse le rôle, récupéré par Nick Nolte.

La naissance d'une vedette[modifier | modifier le code]

Kim Basinger est la petite amie de Mickey Rourke dans 9 semaines 1/2.

Mickey Rourke se distingue dans Rusty James (Rumble Fish, 1983) de Francis Ford Coppola, dans le rôle du grand frère sensible et protecteur de Matt Dillon, puis il convoite l'argent de Gene Hackman dans le confidentiel Eureka (Eureka, 1983). Il partage ensuite la tête d'affiche avec le prometteur Eric Roberts dans le Pape de Greenwich Village (The Pope of Greenwich Village, 1984) dans un registre à la fois comique et dramatique. Initialement prévu pour associer Robert De Niro et Al Pacino dans le rôle des deux cousins sous la direction de Michael Cimino puis finalement confié à Stuart Rosenberg[13], le film reçoit malgré tout un excellent accueil critique mais passe relativement inaperçu à sa sortie auprès du public.

« C'est le film que j'ai eu le plus de plaisir à tourner, l'un des meilleurs moments de ma vie. Je vivais à New-York et j'ai vraiment aimé jouer en même temps. C'est drôle, car c'est aussi à ce moment-là que j'ai dérapé. Le studio a changé de propriétaire, ils n'ont pas promu le film qui est alors tombé aux chiottes. C'est à partir de là que j'ai commencé à court-circuiter, parce que j'avais beaucoup de considération pour le film[C 1],[14]. »

— Mickey Rourke, à propos de The Pope of Greenwich Village (2003)

Rourke refuse le rôle d'Axel Foley dans Le flic de Beverly Hills (Beverly Hills Cop, 1984)[15] qui devient avec Eddie Murphy l'un des plus gros succès commerciaux de la décennie en fin d'année.

C'est dans L'Année du dragon (Year of the Dragon, 1985) de Michael Cimino que Mickey Rourke tient son premier rôle principal de grande ampleur, dans la peau de l'anti-héros Stanley White, capitaine de police polonais aux cheveux grisonnants déterminé à éradiquer le crime du Chinatown de New York face à John Lone. Écrit conjointement par Cimino et Oliver Stone, le film est vivement contesté aux États-Unis pour sa représentation estimée négative du peuple chinois et pour le caractère ouvertement raciste de son personnage central[16]. Nominé aux Razzie Awards 1986 sans remettre en cause la performance de sa vedette, le film est par ailleurs sélectionné à la 11e cérémonie des César du cinéma et donne une visibilité importante à Rourke en France.

Mickey Rourke accède à la notoriété internationale avec 9 semaines 1/2 (Nine 1/2 Weeks, 1986) de Adrian Lyne, dans le rôle du petit ami énigmatique de Kim Basinger. Le succès de ce film à l'esthétique érotique soft et accessible découle essentiellement du couple torride qu'il forme avec la jeune actrice. Rourke acquiert une image de sex-symbol auprès du grand public[17], mais la reconnaissance à la fois critique et commerciale dans un même film tarde pourtant à venir : très rentable à l'étranger, le film cumule seulement 7 millions de $ de recettes aux États-Unis pour un budget de 17 millions de dollars[18] et postule au titre de pire scénario de l'année aux Razzie Awards 1987.

Très sollicité en cette période, il refuse d'incarner Connor MacLeod dans Highlander (Highlander, 1986), Maverick dans Top Gun (Top Gun, 1986) et un rôle dans l'immense blockbuster Platoon (Platoon, 1986). En août 1986, le tournage du film Les Incorruptibles (The Untouchables) démarre avec Kevin Costner et sans Rourke, qui a décliné le rôle d'Elliott Ness au même titre que Mel Gibson, William Hurt et Harrison Ford.

La confirmation en 1987[modifier | modifier le code]

Mickey Rourke s'illustre face à Robert De Niro dans Angel Heart.

A l'affiche de trois films en 1987, Mickey Rourke assoit son statut de star montante du cinéma américain. Dans le thriller fantastique Angel Heart : Aux portes de l'enfer (Angel Heart, 1987) de Alan Parker, il incarne Harold Angel, un détective privé au passé inquiétant. Confronté à Robert De Niro, l'acteur de 34 ans est considéré comme étant parvenu au sommet de son art par les observateurs. Le journaliste Matthew Hammond analyse : « Rourke est totalement convaincant dans le rôle du mâle endommagé d'après-guerre [...] Cependant, c'est par la progressive détérioration physique et émotionnelle de Angel qu'il réalise la performance la plus aboutie de sa carrière; il stimule ses émotions jusqu'à en atteindre l'hystérie pour dépeindre le portrait d'un homme à l'âme déchirée[C 2],[19]. »

Le film est une nouvelle fois soumis à controverse aux États-Unis, initialement classé X (interdit aux moins de 17 ans) à cause du caractère sanglant de la scène de sexe entre Rourke et la jeune Lisa Bonet, à peine débarquée du Cosby Show. La séquence est finalement censurée au cinéma pour recevoir la mention « Rated R[N 1] » de la MPAA[20]. Malgré un nombre d'entrées relativement mesuré aux États-Unis, le film d'attire plus d'1 300 000 spectateurs dans les salles françaises[21] et accroît la côte de popularité de Rourke dans l'Hexagone.

Dans le making-of du film, Alan Parker dit notamment admirer « le naturel, la vérité qu'il dégage sans avoir l'air de trop travailler », ainsi que sa faculté à « inventer en permanence ». Il évoque également son caractère fantasque quand il déclare « lui pardonner grâce à son charme lorsqu'il fait des choses répréhensibles ». Mickey Rourke, lui, avoue que travailler avec De Niro l'a quelque peu réconcilié avec son métier, dont il commençait à « penser beaucoup de mal »[22].

« Si Mickey Rourke était mort après Angel Heart, on se serait souvenu de lui comme d'un James Dean ou d'un Marlon Brando[C 3],[23]. »

— Adrian Lyne, réalisateur de 9 1/2 weeks

Il interprète Henry Chinaski, un pilier de bar, poète maudit et écrivain de génie dans Barfly (Barfly, 1987) de Barbet Schroeder, avec Faye Dunaway. Rourke est nommé aux Independent Spirit Awards 1988 pour son travail de composition calqué sur la gestuelle de l'écrivain Charles Bukowski, qui est aussi l'auteur du scénario. Le film fait partie de la liste des prétendants à la Palme d'or du Festival de Cannes 1987, sans toutefois obtenir de récompense.

Dans L'Irlandais (A prayer for the dying, 1987), il incarne un anti-héros terroriste et solitaire aux côtés de Bob Hoskins et de Liam Neeson. Le traitement de ce film entraîne la colère de Rourke qui traite son producteur Samuel Goldwyn Jr de « menteur » et de « salaud » en conférence de presse du Festival de Cannes 1987, pour avoir selon lui dénaturé le message pro-IRA du film et avoir essayé d'en faire « une grosse production commerciale et extravagante »[24].

Le déclin progressif par la rébellion[modifier | modifier le code]

Tom Cruise récupère le rôle de Charlie Babbitt décliné par Rourke dans Rain Man.

Dustin Hoffman lui fait parvenir le scénario de Rain Man (Rain Man, 1988) pour jouer le rôle de Charlie Babbitt, qu'il ne lit même pas au profit d'un combat de boxe[25] et en lui préférant l'écriture de Homeboy (Homeboy, 1988), son premier script. Il sollicite Eric Clapton pour la musique du film et il s'associe à l'écran avec sa femme et Christopher Walken autour du thème de la boxe, mais le résultat final rate sa cible. En plus de perdre beaucoup d'argent, cet échec critique et commercial finit d'établir la rupture entre l'industrie de Hollywood et l'acteur, qui enchaîne dès lors les camouflets.

Mickey Rourke s'engage dans le projet de Walter Hill pour tourner Johnny Belle Gueule (Johnny Handsome, 1989), puis il apparaît dans L'Orchidée sauvage (Wild Orchid, 1990). Divorcé de Debra Feuer, il rencontre l'actrice-mannequin Carré Otis sur le tournage, qui devient sa femme en 1992. Le film est raillé par la critique pour sa faiblesse d'ensemble et ses scènes de sexe jugées trop explicites[26]. Certaines d'entre elles ont été coupées pour éviter au film d'être classé pornographique[27]. Rourke est nominé aux Razzie Awards 1990 au titre de pire acteur de l'année pour ses prestations dans L'Orchidée Sauvage et dans La maison des otages (Desperate Hours), sa quatrième et infructueuse collaboration avec Michael Cimino.

Dans Harley Davidson et l'homme aux santiags (Harley Davidson and the Marlboro Man, 1991), Rourke a pour partenaire Don Johnson, héros de Miami Vice : Deux flics à Miami. Nouveau tollé envers l'acteur, qui avoue plus tard n'avoir fait ce film que pour l'argent (2 750 000 $)[3]. Cette même année, il est considéré pour prendre le rôle de Jack Crawford dans Le Silence des agneaux, finalement attribué à Scott Glenn. Il est opposé à Willem Dafoe par un rôle de gangster dans le thriller Sables Mortels (White Sands, 1992) de Gorman Lennox, mal reçu par la critique.

« Alec Baldwin, Daniel Day-Lewis, Kevin Costner ... Vous me mettez dans une chambre avec n'importe lequel de ces acteurs, je mangerai leurs trous du c..[C 4],[28]. »

— Mickey Rourke (1994)

La carrière de l'acteur devient aussi dissolue que sa vie privée. Ses déclarations provocatrices et son comportement agressif sont les symboles d'un profond rejet de l'acteur envers le monde du cinéma dont il ne supporte plus les règles et la mentalité. Entre excès de drogue et d'alcool, on peut citer Tupac Shakur, John Gotti, au procès duquel il assiste, et Christophe Rocancourt parmi ses relations du moment. Sa réputation se dégrade un peu plus lorsque Carré Otis porte plainte contre lui pour violences conjugales en juillet 1994.

Entre les studios et les rings de boxe[modifier | modifier le code]

À 39 ans, Mickey Rourke débute une carrière de boxeur professionnel en 1991 sous le surnom El Marielito, avec l'intention de disputer seize combats pro avant de concourir pour le titre mondial. Il est entraîné par Chuck Zito, son ami des Hells Angels, et il affronte notamment l'ancien champion d'Europe Poli Díaz en match d'exhibition. Financièrement, son premier combat lui rapporte 250$ pour totaliser plus d'1 000 000 $[1] à la fin de sa deuxième année de boxe.

Pendant cette période, Mickey Rourke incarne des personnages repris de justice souvent marginaux dans des films d'action sur les thèmes de la vengeance ou du délit, commercialisés directement sur le marché vidéo à l'image de The Last Outlaw avec Dermot Mulroney et de Fall Time avec Stephen Baldwin. Se tenant à l'écart des productions importantes, il décline Tombstone (Tombstone, 1993) et le rôle de Butch Coolidge dans Pulp Fiction (Pulp Fiction, 1994)[29] pour écrire, sous le pseudonyme « Sir Eddy Cook », les scénarios de F.T.W. (F.T.W., 1994) et de Bullet (Bullet, 1996), dans lequel il forme un trio de gangsters avec le jeune Adrien Brody et John Enos III face à son ami Tupac Shakur, assassiné un mois avant la sortie du film.

Exit in Red sort également en 1996, sa deuxième collaboration à l'écran avec Carré Otis avec laquelle il s'est réconciliée.

6 victoires (4 knockouts, 2 decisions), 0 défaites, 2 nuls
Résultat Score Adversaire Type Rd., Time Date Lieux Notes
Nul 6-0-2 Drapeau des États-Unis Sean Gibbons nul par décision des arbitres 4 8 septembre, 1994 Drapeau des États-Unis Davie, Floride, USA Score : 37-39 pour
Gibbons, 38-38 et 38-38.
Gagné 6-0-1 Drapeau des États-Unis Thomas McCoy TKO 3 (4) 20 novembre, 1993 Drapeau de l'Allemagne Hambourg, Allemagne
Gagné 5-0-1 Drapeau des États-Unis Bubba Stotts TKO 3 (4) 24 juillet, 1993 Drapeau des États-Unis Joplin, Missouri, USA
Gagné 4-0-1 Drapeau des États-Unis Tom Bentley KO 1 (4) 30 mars, 1993 Drapeau des États-Unis Kansas City, Missouri, USA
Gagné 3-0-1 Drapeau du Canada Terry Jesmer Décision 4 12 décembre, 1992 Drapeau de l'Espagne Asturies, Espagne
Nul 2-0-1 Drapeau des États-Unis Francisco Harris Nul par décision des arbitres 4 25 avril, 1992 Drapeau des États-Unis Miami Beach, Floride, USA Score : 38-39 pour
Harris, 38-38 et 38-38.
Gagné 2-0 Drapeau des États-Unis Darrell Miller KO 1 (4), 2:14 23 juin, 1991 Drapeau du Japon Tokyo, Japon
Gagné 1-0 Drapeau des États-Unis Steve Powell Décision unanime 4 23 mai, 1991 Drapeau des États-Unis Fort Lauderdale, Floride, USA Score : 38-37, 38-37
et 39-37.

Mickey Rourke n'est pas considéré comme un bon boxeur. Chuck Zito dit de lui : « Soyons francs, je préfère les boxeurs qui passent devant la caméra aux acteurs qui montent sur un ring. Mickey a un tout petit niveau, il se leurre. C'est un tocard. Je ne dis pas cela méchamment car c'est mon frère de cœur, mais la boxe n'est ni pour les amateurs ni pour les rêveurs. En revanche, c'est un acteur admirable »[9].

De Sables Mortels à Bullet, le visage de Rourke apparaît de plus en plus abîmé, conséquences de la reprise de la boxe. Trop âgé pour espérer perdurer au plus haut niveau et atteint de troubles de la mémoire, il arrête sa carrière en 1995 au bout de huit combats et sollicite le recours à plusieurs interventions maxillo-faciales afin de réparer ses nombreuses blessures, dont deux traumatismes crâniens, une pommette fracturée et la langue sectionnée.

Nouvelle apparence et seconds rôles[modifier | modifier le code]

Steve Buscemi offre un second rôle à Mickey Rourke dans Animal Factory.

Mickey Rourke apparaît à l'écran avec le visage opéré, les traits grossis et le corps épaissi[30] dans Double Team (Double Team, 1997) face à Jean-Claude Van Damme, première incursion de Tsui Hark sur les plateaux américains. Rourke s'établit dans un registre inédit de méchant dans un pur film de combat, tandis que le timbre de sa voix, à l'origine doux et clair, a évolué dans des tons plus graves.

Coppola fait appel à lui pour tenir un rôle dans L'Idéaliste (The Rainmaker, 1997). Pour la première fois depuis des années, il joue dans un film bien accepté par la critique, en tant que personnage secondaire qui intervient dans le parcours de Matt Damon. Love in Paris (Love In Paris, 1997), la suite de 9 semaines 1/2, passe cependant inaperçue.

L'année de son divorce avec Carré Otis, il joue dans Buffalo '66 (Buffalo '66, 1998), la production indépendante de Vincent Gallo classé 36e meilleur film indépendant jamais réalisé par le magazine américain Empire. Il se démarque en tournant quatre scènes dans le rôle d'un prisonnier travesti pour Animal Factory (Animal Factory, 2000) le premier film de Steve Buscemi, puis il est dirigé par Sean Penn pour The Pledge (The Pledge, 2001), dans lequel il donne quelques répliques à Jack Nicholson.

Mickey Rourke alterne ainsi entre les apparitions spéciales dans des films de qualité et les rôles dans des productions moins réussies, à l'image de Get Carter (Get Carter, 2000) qui ne convainc pas la critique (53 critiques négatives sur les 60 critiques collectées par Rotten Tomatoes) et marche timidement au box-office. Le film réalisé par Sylvester Stallone lui permet surtout de redresser sa situation financière : « Quand j'étais à sec et que j'avais du mal à payer un plat de spaghettis dans un restaurant, Stallone m'a fait jouer deux semaines et demi dans Get Carter et j'ai pu rembourser mes put.... de dettes des huit derniers mois[C 5],[3] ».

Sans emploi, ruiné, il doit vendre sa collection de motocyclettes et son manoir de Los Angeles afin de rembourser ses créanciers, puis il est interné momentanément lorsque ses amis s'inquiètent de ses tendances suicidaires[9]. Il se retrouve par ailleurs démuni de plus de 30 millions $ sans qu'il ne sache comment[9]. Tandis que Spun (Spun, 2002) est un échec, son rôle de Billy Chambers dans le succès Il était une fois au Mexique... Desperado 2 (Once Upon a Time in Mexico, 2003) de Robert Rodriguez lui offre une visibilité nouvelle, pour ensuite jouer dans le rentable Man on Fire (Man on Fire, 2004) avec Denzel Washington. Le 16 octobre 2004, son frère Joey Rourke décède d'un cancer, avec lequel il avait tourné dans The Last Outlaw et Bullet[3].

Retour en grâce et The Wrestler[modifier | modifier le code]

Darren Aronofsky dirige Rourke pour The Wrestler en 2008.

Mickey Rourke est l'une des vedettes du très ambitieux Sin City (Frank Miller's Sin City, 2005) de Frank Miller et Robert Rodriguez, qui remporte un franc succès critique et financier. Récompensé par de nombreux prix dont le Saturn Award du meilleur acteur pour son rôle de Marv, il incarne à nouveau des personnages principaux comme dans Domino (Domino, 2005) avec Keira Knightley. Alors qu'il redevient un acteur à succès pour l'industrie cinématographique, ce retour en grâce est le fait de certains réalisateurs à la mode tels que Quentin Tarantino et Robert Rodriguez[4], attristés de ne le voir jouer que de petits rôles et qu'il soit considéré comme un has-been. Le rôle de l'anti-héros en marge du système devient sa marque de fabrique.

The Wrestler (The Wrestler, 2008) de Darren Aronofsky est le premier film reconnu unanimement par l'opinion internationale dans lequel Mickey Rourke tient le rôle principal. Salué dans le monde entier, Rourke est la vedette de la 65e Mostra de Venise, le 6 septembre 2008, sans recevoir le prix ultime déjà donné au film[31]. Le président du jury, Wim Wenders, déclare qu'il y assure « une performance à briser le cœur » dans la peau de Randy « The Ram », un catcheur fatigué et touchant. Sur Rotten Tomatoes, le film recueille 98% de critiques positives, pour une moyenne de 8,4/10 sur la base de 219 critiques collectées et 93% du public[32].

Contesté par le passé pour ses choix de carrière et ses attitudes, il obtient à 56 ans le Golden Globe du meilleur acteur dans un film dramatique le 11 janvier 2009, puis il glane à Londres le British Academy Film Award du meilleur acteur le 8 février 2009. Il postule pour la première fois à l'Oscar du meilleur acteur, finalement attribué à Sean Penn le 22 février 2009.

Les années 2010[modifier | modifier le code]

Mickey Rourke en 2010.

L'estime de la profession retrouvée, il s'engage pour Expendables : Unité spéciale (The Expendables, 2010) de Sylvester Stallone et surtout Iron Man 2 (Iron Man 2, 2010) avec entre autres Robert Downey Jr. et Scarlett Johansson, qui rapporte plus de 312 millions de $ au box-office US[33]. Il enchaîne également les apparitions dans des films d'action de qualité variable : Killshot, 13 avec Fifty Cent et Passion Play avec Megan Fox et Bill Murray, souvent par souci financier[34].

Le 31 octobre 2011, il intègre Hollywood Boulevard en devenant le 254e acteur à laisser ses empreintes de mains et de pas devant le Grauman's Chinese Theatre[35]. Cette même année, il rencontre Gareth Thomas et annonce sa volonté de l'incarner dans le biopic que compte produire l'ancien rugbyman, malgré une différence d'âge de près de 23 ans entre les deux hommes. En mars 2012, Thomas annonce dans The Sun que Tom Hardy est désormais pressenti, en expliquant que les effets spéciaux envisagés n'auraient pas été assez réalistes sur Rourke et que le programme d'entraînement était trop intensif[36].

En 2013, il est le narrateur de The Good Son : The life of Ray "Boom Boom" Mancini, un biopic sur l'ancien champion du monde des poids légers, et Generation Iron, un film sur la boxe.

Une personnalité singulière[modifier | modifier le code]

Mickey Rourke au Festival de Cannes en 2007.

Aux États-Unis, Mickey Rourke fait régulièrement parler de lui par ses attitudes décalées et des déclarations détonantes dans le monde du cinéma, comme en 1989 lorsqu'il dit soutenir l'action de l'IRA et déclare avoir versé toutes ses indemnités du film Francesco à l'organisation irlandaise, soit 1 500 000 $ et s'être fait tatouer le symbole de l'organisation terroriste. Il renie ce choix plus tard[37].

« Je n'aime pas les acteurs. Un jour j'ai rencontré Warren Beatty et je me suis dit : c'est l'une des plus effrayantes chiasses que j'ai rencontré dans ma vie[C 6],[38]. »

— Mickey Rourke (1994)

Mickey Rourke acquiert une réputation d'acteur ingérable et capricieux, quand Alan Parker déclare qu'il est « dangereux » et « cauchemardesque » sur les plateaux de tournage car « on ne sait jamais ce qu'il va faire »[39]. En 2000, il quitte le tournage de Luck of the Draw, une modeste production de série Z, à cause du refus des producteurs d'inclure son chihuahua dans le film[3].

À la fin de sa carrière de boxeur, Mickey Rourke commence une thérapie sur plusieurs années pour se guérir de ses pulsions auto-destructrices. Après son retour sur le devant de la scène, il s'explique régulièrement sur les causes de son déclin, sur son comportement marginal des années 1990 et sur son recours à la chirurgie esthétique, en affirmant notamment avoir eu cinq opérations du nez[25]. Il déclare lui-même que le chirurgien contacté pour réparer les dégâts subis par son visage avait fait un mauvais travail, et laissé ses traits dans un état déplorable[40].

« J'avais la grosse tête, je me prenais pour un génie. On gagne beaucoup, tout le monde vous lèche les bottes et on commence à se croire formidable[25]. »

— Mickey Rourke, sur le plateau de Tout le monde en parle (2005)

Charlotte Rampling, partenaire de Rourke dans Angel Heart, accorde selon elle que c'est juste après ce film qu'il a commencé à « prendre un chemin contraire à celui de Hollywood pour ne pas faire partie du système » et qu'il en est finalement « presque devenu pire ». Elle émet également l'hypothèse que Mickey Rourke ait eu recours à la chirurgie pour se « reconstruire une personnalité »[41].

Darren Aronofsky évoque quant à lui la sensibilité de l'acteur : « Quand vous le rencontrez, il porte comme une armure, mais c'est parce qu'il a un cœur énorme et qu'il est extrêmement doux. Techniquement, c'est un acteur incroyable qui maîtrise totalement son métier[C 7],[42]. » Mickey Rourke (1994).

Mickey Rourke révèle par ailleurs l'impact déterminant qu'ont eu ses chiens pendant son rétablissement, auxquels il rend hommage dans son discours de remerciement lors des Golden Globes 2009[43]. Sur la plaque de ciment du Grauman's Chinese Theatre, il s'immortalise sous le nom de Mickey "Loki" Rourke, Loki étant le nom d'un des nombreux chihuahuas qu'il possède et avec lequel il s'affiche régulièrement en public jusqu'à la mort de l'animal en 2009. Il refuse son étoile sur Hollywood Walk of Fame en raison de l'impossibilité d'y personnaliser sa signature[44].

Rourke (gauche) et Ric Flair (droite) au Wrestlemania XXV.

En 2006, il approuve l'action de George W. Bush après les attentats du 11 septembre 2001, estimant que « personne n'aurait géré la situation mieux que lui ». En 2009, il déclare que Sean Penn est « l'une des personnes les plus homophobes qu'il connaisse[45] » après la victoire de l'acteur aux Oscars pour le rôle du célèbre politicien homosexuel américain Harvey Milk.

Fumeur depuis sa jeunesse, Mickey Rourke apparaît à l'écran avec la cigarette dans la majeure partie de ses films. Kim Basinger, sa partenaire dans 9 semaines 1/2, le surnomme à l'époque « the human ashtray » (« le cendier humain »)[5].

Activités annexes[modifier | modifier le code]

Mickey Rourke s'est fait tatouer une tête de tigre sur l'épaule gauche, un crâne de taureau sur le biceps droit, un trèfle sur le bras droit et des tatouages sur les doigts des deux mains.

Il fait un rap au milieu du titre Shining Star (Makin' My Love) de l'album Never Let Me Down de David Bowie, sorti en 1987. Il apparaît également dans le clip du titre Hero de Enrique Iglesias.

En 2004, il prête sa voix au personnage de Jericho dans la version originale du jeu Driver 3 aux côtés de Michael Madsen, puis à Terrence Higgins dans True Crime: New York City avec Christopher Walken en 2005 et à Dick Marcinko dans Rogue Warrior en 2009. Cette même année, Il fait une apparition au Wrestlemania XXV, lors duquel il frappe Chris Jericho par vengeance.

Il tourne quelques publicités au Japon : pour le véhicule Daihatsu Charade en 1988, les cigarettes Lark au début des années 1990 et les alcools Suntory[3]. En 2009, il s'investit dans une campagne de publicité en faveur de l'organisation de défense des animaux PETA[46].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Debra Feuer.

Le 31 janvier 1981, il se marie avec l'actrice américaine Debra Feuer, avec laquelle il tourne Homeboy. Il divorcent en 1989, puis il a une relation de courte durée avec Terry Farrell.

Il se marie avec Carré Otis en 1992. Cette relation est à l'époque largement relayée dans les médias et la presse people, puisqu'il se sont connus sur le plateau de l'Orchidée Sauvage deux ans auparavant et que les observateurs n'hésitent pas à mettre en avant la non-simulation de certaines de leurs scènes de sexe, coupées au montage puis réinsérées dans la version vidéo[27]. Le couple défraye la chronique lorsque Otis porte plainte contre Rourke pour violences conjugales en 1994, au moment où l'acteur est au creux de sa carrière. Après avoir retiré sa plainte et s'être réconciliés autour d'un deuxième film en 1996, ils divorcent en 1998. Après son come-back, Mickey Rourke dément avoir été violent avec Otis, évoquant une probable manigance de l'agent de l'actrice pour accélérer sa carrière[47].

Il a également fréquenté les mannequins russes Eugenia Volodina et Elena Kuletskaya. Il est actuellement en couple avec Anastassija Makarenko.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Années 1970-1980[modifier | modifier le code]

Années 1990[modifier | modifier le code]

Années 2000[modifier | modifier le code]

Années 2010[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

Voix françaises[modifier | modifier le code]

Distinctions[48][modifier | modifier le code]

Depuis 1983 et sa performance dans Diner, 23 ans se sont écoulés entre ses deux premiers prix et les multiples distinctions qui lui sont attribuées pour son interprétation de Marv dans Sin City en 2005, dont un Saturn Award du meilleur acteur secondaire. C'est incontestablement avec The Wrestler et son rôle de Randy Robinson en 2008 que Mickey Rourke obtient les récompenses les plus nombreuses et les plus prestigieuses de sa carrière, parmi lesquelles un Golden Globe, un BAFTA Award et un Empire Award, en plus de lui valoir une première et unique nomination à un Oscar.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Année Cérémonie ou récompense Prix Film
1983 National Society of Film Critics Awards Meilleur second rôle[49],[50] Diner
Boston Society of Film Critics Awards
2006 Saturn Award Meilleur second rôle[51],[52],[53] Sin City
Chicago Film Critics Association Awards
Online Film Critics Society Awards
2008 Boston Society of Film Critics Awards Meilleur acteur[54],[55],[56],[57],[58],[59],[60] The Wrestler
Chicago Film Critics Association Awards
Florida Film Critics Circle Awards
Oklahoma Film Critics Circle Awards
San Diego Film Critics Society Awards
San Francisco Film Critics Circle
Washington DC Area Film Critics Association Awards
Kansas City Film Critics Circle Awards
Toronto Film Critics Association Awards Meilleure performance
2009 Golden Globes Awards Meilleur acteur dans un film d'action - Drame[61] The Wrestler
BAFTA Award Meilleur acteur principal[62],[63]
Independent Spirit Awards
London Critics Circle Film Awards Acteur de l'année[64]
Online Film Critics Society Awards Meilleur acteur
Central Ohio Film Critics Association Meilleur acteur[65]

Nominations[modifier | modifier le code]

Année Cérémonie ou récompense Prix Film
1988 Independent Spirit Awards Meilleur acteur principal[66] Barfly
1991 Razzie Awards Pire acteur principal[67] La maison des otages
L'Orchidée sauvage
2005 Satellite Awards Meilleur acteur secondaire dans un drame[64] Sin City
2008 Dallas-Fort Worth Film Critics Association Awards Meilleur acteur - 2e place[64] The Wrestler
Los Angeles Film Critics Association Awards
New York Film Critics Circle Awards
Satellite Awards Meilleur acteur dans un drame[68]
2009
Broadcast Film Critics Association Awards Meilleur acteur[64],[69]
Chlotrudis Awards
National Society of Film Critics Awards, USA Meilleur acteur - 2e place[64]
Oscars du cinéma Meilleur acteur dans un rôle principal[64]
Prism Awards Meilleure performance dans un long métrage[64]
Screen Actors Guild Awards Meilleure acteur principal[64]
Vancouver Film Critics Circle Meilleur acteur[64]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. "Rated R" : classification de la Motion Picture Association of America qui indique que les mineurs doivent être accompagnés d'un adulte devant le film.

Citations originales[modifier | modifier le code]

  1. Citation originale : « It was the most fun I’ve ever had on a movie. It was one of the happiest times in my life. I was living in New York, and I really enjoyed acting at the time.[Pauses]Also, it’s funny because that was also the time when I went downhill. The studio changed hands and they didn’t promote [the movie], so it went in the toilet, and that’s about the time I started to short-circuit—because I had high aspirations for the film »
  2. Citation originale : « Mickey Rourke’s performance as Harry Angel is remarkable; Rourke completely convinces as a film noir lead, embodying the iconic role of the traumatised and damaged post-war male, a figure that defined film noir after the Second World War. However, it is the physical and emotional deterioration of Angel throughout the film that marks Rourke’s performance as the best of his career; Rourke delves deep inside himself and pushes his emotions to hysterical levels in order to portray a man whose very soul is ripped bare ».
  3. Citation originale : « If Mickey had died after Angel Heart, he would have been remembered as James Dean or Marlon Brando ».
  4. Citation originale : « Alec Baldwin, Daniel Day-Lewis, Kevin Costner ... you put me in a room with any of these actors, I'll eat their asshole ».
  5. Citation originale : « Stallone, when I was flat broke and I could hardly pay for a bowl of spaghetti in a restaurant, gave me a couple of weeks on Get Carter (2000), and that paid my f***in' rent for eight months ».
  6. Citation originale : « I met Warren Beatty one time and I thought ... "What a creepy puke ass. »
  7. Citation originale : « When you meet him, he has all this armour on him, but that’s because inside he’s soft as jelly and he has such a big heart. Technically, he’s an incredible actor and completely in control of his craft »

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Mickey Rourke - Biography
  2. http://www.aolcdn.com/tmz_documents/1217_mickey_rourke_wm.pdf
  3. a, b, c, d, e, f, g et h (en) « Mickey Rourke's biography », sur IMDb
  4. a et b Mickey Rourke
  5. a, b et c Olivier Rajchman, « Mickey Rourke : prises de risque », sur L'Express,‎ 2009
  6. (en) A+E Networks, « Mickey Rourke Biography - Facts, Birthday, Life Story », sur Biography,‎ 2014
  7. a et b (en) « Mickey Rourke - Boxrec Boxing Encyclopaedia », sur Box Rec
  8. a et b (en) Pat Jordan, « His Fists Are Up And His Guard Is Down », sur The New York Times,‎ 2008 (consulté le 7 mars 2014)
  9. a, b, c et d Samuel Blumenfeld, « La rédemption de Mickey Rourke », Le Monde,‎ (consulté le 25 février 2009)
  10. Eugene Addis, Pat Jordan's Interview
  11. Patricia Jourke et Janet Smalley, [1]
  12. « Mickey Rourke », sur Allo Ciné
  13. (en) Michael Wolff, « The Pope of Greenwich Village », sur Examiner,‎ 11 février 2013
  14. (en) Johnny Depp, « Mickey Rourke », Interview (magazine),‎ octobre 2003 (lire en ligne)
  15. Alexandre Hervaud, « Le Flic de Beverly Hills : des pistes en or pour un remake français », sur Vodkaster,‎ 8 août 2012
  16. Frédéric Mercier, « Zoom sur... L'Année du Dragon », sur TCM Cinéma,‎ 14 novembre 2011
  17. (en) Joe Dziemianowicz, « Mickey Rourke's rise, fall and rise again », sur New York Daily News,‎ 17 février 2009 (consulté le 9 mars 2014)
  18. (en) « Box office de Nine 1/2 weeks », sur JP Box Office
  19. (en) Matthew Hammond, « Films that time forgot: Angel Heart (1987) », New Empress Magazine,‎ 31 octobre 2008 (lire en ligne)
  20. (en) « Appeals Board Upholds 'Angel Heart' X Rating », sur The New York Times,‎ 21 février 1987
  21. « Box office de Angel Heart », sur JP Box Office
  22. (en) « Mickey Rourke behind the scenes of Angel Heart », sur You Tube
  23. (en) Chris Nashawaty, « Mickey Roars », Entertainment Weekly,‎ 31 octobre 2008 (lire en ligne)
  24. (en) Jack Mathews, « Cannes 87 : Rourke Roars At Press Conference », sur Los Angeles Times,‎ 19 mars 1987 (consulté le 7 mars 2014)
  25. a, b et c « Mickey Rourke chez Thierry Ardisson », sur Daily Motion,‎ 28 mai 2005
  26. (en) « Wild Orchid », sur Rotten Tomatoes
  27. a et b Jean-Maxime Renault, « L'Orchidée Sauvage », sur Allo Ciné
  28. (en) « Mickey Rourke's biography », IMDb,‎ 1994 (lire en ligne)
  29. (en) « 10 facts about Mickey Rourke »
  30. (en) Fei Phoon, « Rourke triumphs over demons in "The Wrestler" », sur CNN,‎ 24 septembre 2008
  31. Thomas Sotinel, « Mickey Rourke triomphe sans prix à la Mostra de Venise », sur Le Monde,‎ 8 septembre 2008
  32. (eu) « The Wrestler », sur Rotten Tomatoes
  33. (eu) « Iron Man 2 », sur Rotten Tomatoes (consulté le 9 mars 2014)
  34. (eu) Kyle Buchanan & Claude Brodesser-Akner, « Is Mickey Rourke Is Own Worst Enemy? », sur Vulture,‎ 11 novembre 2001 (consulté le 9 mars 2014)
  35. (eu) Associated Press, « 'Immortals' co-star Mickey Rourke immortalized on Hollywood Boulevard », sur Times News,‎ 10 novembre 2011
  36. (eu) Tom Eames, « Tom Hardy to replace Mickey Rourke in Gareth Thomas biopic ? », sur Digital Spy,‎ 25 mars 2012 (consulté le 7 mars 2014)
  37. « The religion and political views of Mickey Rourke », sur Hollow Verse
  38. (en) « Did I say that? », The Guardian,‎ 1994 (lire en ligne)
  39. (en) « Mickey Rourke's Biography », sur The Biography Channel
  40. Mickey Rourke: I've hacked off so many people in Hollywood, who the hell would give me an Oscar?, The Daily Mail, 20 septembre 2009
  41. Thomas Douineau, « Charlotte Rampling parle de Mickey Rourke », sur Écran Large
  42. (en) « Mickey Rourke: my last chance of redemption », The Telegraph,‎ 2008 (lire en ligne)
  43. (en) « Mickey Rourke wins Best Actor at Golden Globes and thanks his dogs », sur Examiner,‎ 11 janvier 2009
  44. « Why Mickey Rourke turned down Hollywood Walf of Fame », sur Hindustantimes,‎ 10 novembre 2011
  45. (en) « Sean Penn Is One of the Most Homophobic People Mickey Rourke Knows », sur Gawker,‎ 29 décembre 2008
  46. (en) Peter Gicas, « Mickey Rourke Gets in the Ring with PETA », sur E Online,‎ 13 janvier 2009
  47. (en) Ben Arnold, « L'Orchidée Sauvage », sur The Guardian
  48. Mickey Rourke - Awards
  49. Historique des lauréats aux NSFC Awards - 1983[2]
  50. Liste des lauréats aux BSFC Awards - 1983[3]
  51. Historique des lauréats aux Saturn Awards - 2005[4]
  52. CFCA Awards - 2005[5].
  53. Lauréats de la 9e cérémonie des OFCS Awards en 2005[6]
  54. Historique des lauréats aux BSFC Awards - 2008[7].
  55. Lauréats aux CSFC Awards en 2008[8].
  56. Historique des lauréats aux FFCC Awards - 2008[9].
  57. Lauréats des SDFCS Awards en 2008[10]
  58. Lauréats aux SFFCC Awards en 2008[11]
  59. Lauréats aux WAFCA Awards en 2008[12]
  60. Historique des lauréats aux KCFCCA Awards - 2008[13]
  61. Mickey Rourke sur le site des Golden Globes[14]
  62. Lauréats des BAFTA Awards en 2009 [15]
  63. Liste des lauréats aux Independant Spirit Awards en 2009[16]
  64. a, b, c, d, e, f, g, h et i (en) « Mickey Rourke - Awards », sur IMDb
  65. Lauréats aux COFCA Awards en 2009 [17].
  66. Historique des lauréats aux Independant Spirit Awards - 1988[18]
  67. Razzie Awards - 1991[19]
  68. Lauréats aux Satellite Awards en 2008[20]
  69. 15e cérémonie des Chlotrudis Awards en 2009[21]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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