Cancer du pancréas

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Cancer du pancréas
Classification et ressources externes
Illu pancrease.svg
CIM-10 C25
CIM-9 157.9
OMIM 260350
DiseasesDB 9510
MedlinePlus 000236
eMedicine med/1712 
MeSH D010190
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Le cancer du pancréas, ou adénocarcinome pancréatique, est un cancer de la glande qui sécrète les enzymes digestives.
On le différencie des tumeurs neuroendocrines du pancréas, qui sont un autre type de cancer, dont la présentation est radicalement différente, mais aussi des ampullomes et des cystadénocarcinomes.

Épidémiologie[modifier | modifier le code]

Incidence et mortalité[modifier | modifier le code]

Incidence et mortalité du cancer du pancréas[1]
taux pour
100 000 personnes
Incidence Mortalité
Pays H F H F
Finlande 13,0 9,9 12,8
Suède 9,8
Suisse 11,3 7,6 11,8 7,8
Union Européenne 9,7 6,5 10,7 7,3
France 8,0 4,2
Luxembourg 8,3
Portugal 4,9


Légende des couleurs des cellules
Pays de l'UE où le taux est le plus élevé 11,1
Pays de l'UE où le taux est le moins élevé 7,6

L'incidence, dans le monde, varie entre 1 et 10 cas pour 100 000 personnes, reste stable dans le temps et est plus importante dans les pays développés[2].

Il touche un peu plus souvent l'homme que la femme avec une incidence qui augmente avec l'âge (pic de fréquence à 75 ans pour l'homme, 80 ans pour la femme).

On relève, en France en 2010, 10140 cas de cancer du pancréas (tous types confondus) avec une mortalité sensiblement équivalente[3]. Une légère diminution de l'incidence et de la mortalité est notée dans les pays du nord de l'Europe en ce qui concerne les hommes, mais reste stable chez les femmes[4].

Facteurs de risque[modifier | modifier le code]

Les facteurs favorisants connus sont une pancréatite chronique (post-alcoolique, tropicale, ou dans le cadre d'une mucoviscidose) ou le tabagisme[5] pour lequel il existe une relation entre la dose, la durée d'exposition et le risque de cancer du pancréas[6] ; le risque diminue à l'arrêt de l'intoxication et est équivalent à celui d'un non-fumeur après 15 ans d'arrêt. L'obésité est également un facteur de risque[7].

Des formes familiales existent[8],[9] mais les gènes concernés restent inconnus.

Symptômes[modifier | modifier le code]

Le développement du cancer au niveau de la tête du pancréas (60-70 % des cas[2]) crée un obstacle des voies biliaires responsable d'une dilatation rapide de la vésicule biliaire, un ictère (par rétention biliaire) et un prurit (démangeaison) causé par l'ictère[10].

Si le cancer se développe au niveau de la queue ou le corps du pancréas (20 à 25 % des cas[2]), le tableau clinique est dominé par des douleurs épigastriques transfixiantes (irradiante vers les lombes), accompagnée d'une masse épigastrique.

Les autres signes du cancer sont une altération parfois importante de l'état général (asthénie, anorexie, amaigrissement), une occlusion haute par compression ou envahissement de l'estomac ou du duodénum, une hépatomégalie irrégulière secondaire à un envahissement métastatique du foie.

Enfin la destruction du pancréas peut entraîner une insuffisance pancréatique exocrine (malabsorption et diarrhée) et endocrine (diabète).

Diagnostic[modifier | modifier le code]

Le diagnostic repose sur la biopsie pancréatique ou hépatique en cas de métastases. Cette biopsie peut être réalisée par voie transcutanée, au cours d'une fibroscopie gastro-duodénale, ou pendant la chirurgie.

Un dosage de l'ACE et du CA 19.9 peut orienter vers un adénocarcinome; des dosages hormonaux peuvent caractériser une tumeur endocrine.

La détection de la mésothéline sanguine pourrait être une piste prometteuse dans le dépistage de ce type de cancer[11],[12],[13],[14]. Cependant, cette molécule est également physiologiquement synthétisée par le tissu ovarien, mésothélial et pancréatique. Ainsi, la très faible spécificité du test dans le diagnostic précoce le rend encore peu utile en pratique courante.

Imagerie[modifier | modifier le code]

Le but est de visualiser la tumeur pancréatique, et de rechercher des métastases ganglionnaires, hépatiques, ou péritonéales. On étudie également les rapports avec la veine porte.

Le scanner abdominal avec injection d'un produit de contraste iodé reste l'examen de référence. Il permet, par ailleurs, de mieux juger de l'extension locale et de l'existence de métastases, en particulier au niveau du foie et de juger ainsi de l'opérabilité[15].

L'échographie n'est pas la technique de référence pour visualiser le pancréas, organe situé profondément dans l'abdomen et dont l'observation est gênée par l'interposition des gaz digestifs. Cet examen reste cependant fréquemment de première intention dans l'exploration de douleurs abdominales. Il permet, par ce biais, de découvrir un nombre notable de tumeurs du pancréas. Sa sensibilité est de 75 %, inférieure à celle du scanner[16]. Une échographie normale ne permet donc pas d'écarter le diagnostic de cancer pancréatique.

L'IRM a une sensibilité intermédiaire entre le scanner et l'échographie[16].

L'endoscopie permet de glisser un tube dans le duodénum jusqu'à l'émergence du canal pancréatique. Une injection à ce niveau d'un produit de contraste avec radiographie permet de faire une cholangiopancréatographie. Ce dernier examen peut occasionnellement détecter un rétrécissement sur l'un des canaux, pouvant témoigner d'une tumeur compressive. Cet examen a cependant un faible rendement au niveau diagnostic. En couplant l'endoscope avec une sonde d'échographie, on obtient une échoendoscopie. Cet examen a une très bonne sensibilité pour détecter des tumeurs, même de petite taille[17]. Cet examen permet également d'effectuer une biopsie dirigée.

Biologie[modifier | modifier le code]

Le CA 19.9 est le marqueur le plus intéressant, essentiellement dans l'évaluation de l'efficacité du traitement (taux qui s'effondre) et pour la détection d'une récidive (taux qui augmente). Il est, par contre, peu utilisé dans le dépistage systématique, son élévation n'étant pas spécifique du cancer du pancréas[18].

Anatomopathologie[modifier | modifier le code]

la biopsie peut être chirurgicale. Elle peut être faite également lors d'une fibroscopie oeso-gastro-duodénale, guidée par échoendoscopie.

L'adénocarcinome pancréatique peut présenter plusieurs formes histologiques :

  • l'adénocarcinome ductulaire qui représente 90 % de l'ensemble des cas et 70 % des cancers de la tête du pancréas ;
  • le cystadénocarcinome mucineux de meilleur pronostic ;
  • le carcinome intra-ductulaire mucineux, également de meilleur pronostic ;
  • l'adénocarcinome acinaire.

Il existe des tumeurs kystiques du pancréas pouvant dégénérer (cystadénocarcinome) ou des tumeurs des canaux excréteurs du pancréas (TIPMP).

Diagnostic différentiel[modifier | modifier le code]

Il existe des cancers du pancréas endocrines (très rares : vingt fois moins fréquent que les exocrines), révélés par leur sécrétion hormonale, donnant alors : un insulinome, glucanome, VIPome… Les tumeurs, souvent très petites, sont alors difficiles à localiser et à réséquer. Un ampullome (tumeur de l'ampoule de Vater) peut donner une symptomatologie identique à l'adénocarcinome de la tête, mais il s'agit d'une tumeur des voies biliaires, de bien meilleur pronostic. De même, un cholangiocarcinome du bas cholédoque peut être confondu avec un cancer du pancréas. Le pronostic est très sombre.

Classifications[modifier | modifier le code]

La classification TNM (UICC 2002)

T (Tumeur)

  • Tx Renseignements insuffisants pour classer la tumeur primitive
  • T0 Pas de signe de tumeur primitive
  • Tis Carcinome in situ
  • T1 Tumeur limitée au pancréas, < 2 cm dans son plus grand diamètre
  • T2 Tumeur limitée au pancréas, > 2 cm dans son plus grand diamètre
  • T3 Tumeur étendue directement à n'importe lequel des organes suivants : duodénum, canal biliaire, tissu péripancréatique.
  • T4 Tumeur étendue directement à n'importe lequel des organes suivants : estomac, rate, côlon, gros vaisseaux adjacents

N (Adénopathies régionales)

  • Nx Renseignements insuffisants pour classer les adénopathies régionales
  • N0 Pas de métastase ganglionnaire régionale
  • N1 Envahissement des ganglions lymphatiques régionaux
    • N1a Envahissement d'un seul ganglion
    • N1b Envahissement de plusieurs ganglions

M (Métastases à distance)

  • Mx Renseignements insuffisants pour classer les métastases à distance
  • M0 Pas de métastase à distance
  • M1 Présence de métastase(s) à distance

Évolution[modifier | modifier le code]

Le cancer du pancréas est une tumeur de très mauvais pronostic.

Les métastases les plus fréquentes sont au niveau du foie, de l'abdomen et des poumons[2].

Lorsque le diagnostic de cancer de pancréas est porté, la chance de survie à 5 ans est de 1 à 5 %. 20 % des patients opérés de façon complète sont vivants à 5 ans. En revanche, pour les patients non opérables et métastatiques, la survie médiane est de 6 mois et la survie à 5 ans est nulle. Le décès est la conséquence d'une dissémination métastatique dans 70 % des cas et de l'extension locale dans 30 % des cas[2].

Traitement[modifier | modifier le code]

Compte tenu de la gravité du pronostic, il est légitime d'envisager un traitement agressif chez les patients en bon état général pour lesquels un traitement chirurgical optimal est possible. Lorsque le patient n'est pas opérable (mauvais état général, lésion non opérable, métastases) la qualité de vie doit être préservée le plus longtemps possible. Les soins de support ont alors une place prépondérante.

Méthodes thérapeutiques[modifier | modifier le code]

Chirurgie[modifier | modifier le code]

La chirurgie était le traitement de première intention pour une tumeur n'excédant pas un certain volume et ne présentant pas de métastase ou de contact trop intime avec la veine porte et les autres vaisseaux. Mais la localisation de cette tumeur fait qu'elle n'est pas facile d'accès (beaucoup de veines sont derrière). Par ailleurs, des protocoles récents montrent un avantage à pratiquer une radio-chimiothérapie pré et post opératoire dans des cas sélectionnés. L'exérèse n'est possible que dans 20 % des cas[2]. La rechute loco-régionale survient cependant dans 70 à 80 % des cas. La chirurgie d'exérèse de la tête du pancréas (duodéno-pancréatectomie céphalique) est lourde, du fait des rapports veineux, digestifs, et biliaires. Elle ne peut être proposée qu'à un patient en bon état général, en l'absence de tare respiratoire ou cardiaque. Pour les tumeurs de la queue du pancréas, la chirurgie de référence est la spléno-pancréatectomie caudale.

Dans le cas où aucune chirurgie curative n'est possible, on préférera, au besoin, une chirurgie palliative visant à traiter les symptômes, en permettant l'écoulement de la bile et du bol alimentaire : double dérivation bilio-digestive. Ces dérivations sont de plus en plus souvent réalisées par voie endoscopique, avec mise en place d'endoprothèses biliaires et duodénales.

Radiothérapie ou radio-chimiothérapie[modifier | modifier le code]

En cas de tumeur évoluée, la radio-chimiothérapie est utilisée soit après la chirurgie soit à la place de celle-ci. La radiothérapie délivre 45 à 50 Gy en 5 à 6 semaines et est associée au 5-FU continu à faible dose. Utilisée à la suite de la chirurgie, en situation adjuvante, la radiochimiothérapie permet une diminution des rechutes locales mais le gain en survie reste faible[19]. Cette stratégie est controversée à l'heure actuelle, d'autres études retrouvant en effet délétère sur la survie[20].

Chimiothérapie[modifier | modifier le code]

La chimiothérapie est utilisée en complément des traitements symptomatiques (chirurgie de dérivation, nutrition, traitements antalgiques, soutien psychologique). Les produits utilisés sont essentiellement la gemcitabine[21], et dans une moindre mesure, le 5-FU, le cisplatine et l'oxaliplatine. Dans les maladies métastatiques, l'effet palliatif est démontré pour la gemcitabine et la combinaison 5-FU et cisplatine. En situation adjuvante, c’est-à-dire après une chirurgie à visée curative, la chimiothérapie permet de réduire le risque de récidive ou de retarder celle-ci.

Les protocoles de chimiothérapie validés dans le cancer du pancréas sont :

  • Folfirinox
    • Oxaliplatine 85 mg⋅m-2
    • J1 + irinotécan 180 mg⋅m-2
    • J1 + LV 400 mg⋅m-2
    • J1 suivi de 5FU 400 mg⋅m-2
    • Bolus J1 et J2,400 mg⋅m-2 46h en perfusion continue 2 fois par mois
  • Gemcitabine
    • Gemcitabine 1 000 mg⋅m-2 hebdomadaire 7 semaines sur 8 puis 3 semaines sur 4
  • Cisplatine - LV5FU2 simplifié
    • Cisplatine 50 mg⋅m-2
    • Acide Folinique 400 mg⋅m-2
    • 5FU 400 mg⋅m-2 à J1
    • 5FU 2 400 mg⋅m-2 pendant 44 heures
  • Gemcis
    • Gemcitabine [/b][Quoi ?] 1 000 mg⋅m-2
    • Cisplatine [/b][Quoi ?] 25 mg⋅m-2
    • J1, J8, J15 reprise à J28
  • Gemox
    • Gemcitabine 1 000 mg⋅m-2 à J1
    • Oxaliplatine 100 mg⋅m-2 à J2
    • J1 = J14

Stratégies thérapeutiques[modifier | modifier le code]

Les stratégies thérapeutiques présentées ici sont inspirées du référentiel de la Fédération française de cancérologie digestive de 2005. Les modes de traitement peuvent varier d'un pays à l'autre et d'une région à l'autre.

Tumeur résécable[modifier | modifier le code]

Pour des tumeurs de petite taille, chez des patients en mesure de supporter une chirurgie d'exérèse à visée curative, le traitement de référence est une chirurgie à visée curative de type duodéno-pancréatectomie céphalique pour les tumeurs de la tête du pancréas et une spléno-pancréatectomie caudale pour les lésions de la queue du pancréas. Le traitement adjuvant dépendra de la qualité de la résection.

  • en cas de résection complète avec des marges suffisantes (résection R0), le traitement adjuvant comprendra une chimiothérapie LV5FU2 pendant 6 mois.
  • en cas de résection incomplète microscopique (R1) ou macroscopique (R2) le traitement adjuvant comprendra soit une chimiothérapie de type 5FU-cisplatine ou gemcitabine pendant six mois soit une radio-chimiothérapie.

Tumeur non opérable[modifier | modifier le code]

Si la tumeur n'est pas résécable d'emblée mais qu'il est probable qu'un traitement par radiothérapie ou chimiothérapie permettra de réduire suffisamment la tumeur pour la rendre opérable, il est possible de commencer le traitement, dit « néo-adjuvant », par une association radio-chimiothérapie (avec 5FU-cisplatine) et de réévaluer par la suite l'opérabilité de la lésion. Dans un tiers des cas, une chirurgie curative peut être effectuée, aboutissant à une survie plus prolongée[22]. Si la lésion n'est absolument pas opérable, le choix est possible entre une chimiothérapie seule, une association de radio-chimiothérapie ou une chimiothérapie suivie d'une association de radio-chimiothérapie pour les patients dont la tumeur a diminué sous chimiothérapie.

Tumeur métastatique[modifier | modifier le code]

1re ligne : Folfirinox, gemcitabine ou 5FU-cisplatine
2e ligne : gemcitabine, Gemox, 5FU-cisplatine ou Folfox en fonction de la première ligne.

Essais thérapeutiques[modifier | modifier le code]

Pour les patients opérés de façon satisfaisante, les essais actuels étudient l'intérêt d'un traitement adjuvant comprenant une chimiothérapie à base de gemcitabine, suivi d'une association radiochimiothérapie, également avec de la gemcitabine. Pour les patients dont la tumeur n'est pas opérable, on évalue une association radio-chimiothérapie avec un protocole de chimiothérapie de type Gemox (GERCOR DO3-1). Pour les patients en phase métastatique, des thérapies ciblées sont introduites. L'erlotinib est un inhibiteur de tyrosine kinase qui a montré un certain intérêt dans le cancer du pancréas métastatique en association avec la gemcitabine mais le gain, en termes de durée de survie, reste très faible[23]. Le bévacizumab est un anticorps anti VEGF, utilisé de façon régulière dans le cancer du colon et dont l'intérêt se précise dans le cancer du sein et du poumon.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF]Le registre genevois des tumeurs
  2. a, b, c, d, e et f Ryan DP, Hong TS, Bardeesy N, Pancreatic adenocarcinoma, N Engl J Med, 2014;371:1039-1049
  3. Le cancer du pancréas sur le site de l'Inserm lire en ligne
  4. In Acta Oncologica,Kartheeban Nagenthiraja, Marianne Ewertz, Gerda Engholm and Hans H. Storm. Incidence and mortality of pancreatic cancer in the Nordic countries 1971–2000. 2007, Vol. 46, No. 8, Pages 1064-1069 (doi:10.1080/02841860701381234) lire en ligne
  5. (en) Batty GD, Kivimaki M, Morrison D. et al. « Risk factors for pancreatic cancer mortality: extended follow-up of the original Whitehall Study » Cancer Epidemiol Biomarkers Prev. 2009;18:673-675. PMID 19190162
  6. Tom I. Lund Nilsen, Lars J. Vatten : A prospective study of lifestyle factors and the risk of pancreatic cancer in Nord-Trøndelag, Norway. Cancer Causes & Control, juillet 2000, Volume 11, n°7, pp. 645-652. lire en ligne
  7. (en) Li D, Morris JS, Liu J. et al. « Body Mass Index and risk, age of onset, and survival in patients with pancreatic cancer » JAMA 2009;301:2553-62. PMID 19549972
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  9. Klein AP, Brune KA, Petersen GM et al. Prospective risk of pancreatic cancer in familial pancreatic cancer kindreds, Cancer Res, 2004;64:2634-2638
  10. Porta M, Fabregat X, Malats N et al. Exocrine pancreatic cancer: symptoms at presentation and their relation to tumour site and stage, Clin Transl Oncol, 2005;7:189-197
  11. (en) « Top Honors Awarded at Intel ISEF 2012 », Intel
  12. (en) Joe Burris, « North County student wins Intel Science Fair's top prize », The Baltimore Sun,‎ 24 mai 2012
  13. (en) « US teen invents advanced cancer test using Google » page BBC News sur Andraka, 20 août 2012.
  14. [1]
  15. (en) Karmazanovsky G, Fedorov V, Kubyshkin V, Kotchatkov A. « Pancreatic head cancer: accuracy of CT in determination of resectability » Abdom Imaging 2005;30:488-500. PMID 15759205
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