Saint-Ouen-le-Pin

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Saint-Ouen-le-Pin
l'abbaye du Val-Richer.
l'abbaye du Val-Richer.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Calvados
Arrondissement Lisieux
Canton Cambremer
Intercommunalité Communauté de communes de Cambremer
Maire
Mandat
Paul Cléradin
2014-2020
Code postal 14340
Code commune 14639
Démographie
Gentilé Audoniens
Population
municipale
276 hab. (2011)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 08′ 56″ N 0° 06′ 27″ E / 49.1488888889, 0.1075 ()49° 08′ 56″ Nord 0° 06′ 27″ Est / 49.1488888889, 0.1075 ()  
Altitude Min. 94 m – Max. 166 m
Superficie 5,59 km2
Localisation

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Saint-Ouen-le-Pin est une commune française, située dans le département du Calvados en région Basse-Normandie, peuplée de 276 habitants[Note 1] (les Audoniens).

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Ouen-le-Pin[1]
Montreuil-en-Auge Manerbe Manerbe
Cambremer Saint-Ouen-le-Pin[1] Manerbe,
Le Pré-d'Auge
Cambremer La Houblonnière,
Le Pré-d'Auge
Le Pré-d'Auge

Toponymie[modifier | modifier le code]

Saint-Ouen-le-Pin, S. Ouen le Paingt en 1310[2], Saint-Ouen-le-Peingt en 1862[3]. La paroisse est dédiée à Ouen de Rouen, évêque de Rouen et chancelier de Dagobert Ier au VIIe siècle. Pour René Lepelley, le Pin désigne simplement le conifère, appelé en latin Pinus[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1983 mars 2014 François Restout SE Agriculteur
mars 2014[5] en cours Paul Cléradin SE Retraité de la SNCF
Les données manquantes sont à compléter.


Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 276 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3]. Au premier recensement républicain, en 1793, Saint-Ouen-le-Pin comptait 414 habitants, population jamais atteinte depuis.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
414 238 402 384 322 341 315 307 300
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
300 342 310 272 298 265 255 202 262
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
253 219 191 193 193 210 192 254 203
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
196 201 211 226 276 267 304 308 291
2011 - - - - - - - -
276 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Patrick Thuillier, poète brestois né à Cherbourg en 1951, a passé une partie de son enfance à Saint-Ouen-le-Pin. Un recueil de poésie a été écrit sur cette enfance agreste qui l'a beaucoup marquée. Il s'intitule Le Pays Bleu. Il a été édité par les éditions JMG Création. La petite mairie abritait l'école du hameau où il se rendait. Le poète avait onze ans et habitait une grande maison en briques rouges (aujourd'hui en ruines) en dehors du hameau sur le bord d'une route qui menait à un bois.
  • Thérèse de Lisieux, ou sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus (1873-1897), religieuse du carmel de Lisieux, a passé nombre de séjours chez son oncle et sa tante, Isidore et Céline Guérin, à Saint-Ouen-le-Pin au manoir Gosset[9].

Descendants de François Guizot inhumés au cimetière[modifier | modifier le code]

François Guizot, photographie de Félix Nadar.

Le cimetière de l'église abrite la tombe de François Guizot et de nombreux descendants et leurs conjoints.

  • François Guizot (1787-1874 à Saint-Ouen-le-Pin), historien et homme politique, est enterré près de l'église, dans un terrain qu'il a acheté, avec de nombreux membres de sa famille et de ses descendants, tous protestants, dont on peut citer :
    • Sa première épouse, née Pauline de Meulan (1773-1827), femme de lettres.
    • Sa seconde épouse, née Élisa Dillon.
    • Sa fille aînée Henriette (1829-1908) qui fut romancière.
    • Le mari de cette dernière, Conrad de Witt (1824-1909) qui fut député du Calvados et maire de Saint-Ouen-le-Pin.
    • Sa seconde fille, Pauline Guizot (1831-1874), historienne.
    • Le mari de celle-ci, Cornélis Henri de Witt (1828-1889), frère de Conrad de Witt, historien et également député du Calvados.
    • Marguerite de Witt (1853-1924), fille de Conrad et Henriette, suffragette, épouse de l'industriel Paul Schlumberger (1848-1926) enterré à ses côtés.
    • Leur fils Conrad Schlumberger (1878-1936), inventeur de la prospection électrique, épouse en 1904 Louise Delpech.
    • Marcel Schlumberger (1884-1953), fils de Marguerite (née de Witt) et Paul Schlumberger, frère du précédent qui fut également ingénieur, épouse en 1909 Jeanne Laurans.
    • Jean Schlumberger (1877-1968), frère des précédents, fondateur de la NRF.
    • Geneviève Schlumberger (1910-1993) fille de Marcel, mécène et épouse de René Seydoux de Clausonne (1903-1973) qui dirigea le groupe Schlumberger inhumé avec elle[10].
    • Jacqueline Doll (1908-1984), nièce de Conrad, Marcel et Jean Schlumberger, épouse[11] en secondes noces (1944) de Roger Seydoux (frère de René), ambassadeur, notamment auprès de l'OTAN, fondateur de l'IEP, inhumé avec elle.
    • Sylvie Schlumberger (1912-1999), fille de Conrad Schlumberger (1878-1936), épouse Éric Boissonas en 1935.
    • Éric Boissonnas (1913-2005), époux de Sylvie Schlumberger, géophysicien et fondateur de la station de Flaine, inhumé avec son épouse et ses beaux-parents.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  • Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[12].
  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,‎ 1963
  3. Arcisse de Caumont, Statistique monumentale du Calvados, t. 4 : Arrondissement de Pont-l'Évêque, Caen, Hardel,‎ 1862 (lire en ligne), p. 155
  4. René Lepelley, Noms de lieux de Normandie et des îles Anglo-Normandes, Paris, Bonneton,‎ octobre 1999 (ISBN 2-86253247-9), p. 108
  5. a et b « Saint-Ouen-le-Pin (14340) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 24 mai 2014)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  8. « Ancienne abbaye du Val Richer », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  9. a et b « La maison des jours heureux - France Catholique » (consulté le 29 juin 2012)
  10. Ce sont les parents des entrepreneurs Nicolas Seydoux, Jérôme Seydoux et Michel Seydoux
  11. Elle épouse en premières noces en 1929 Nicolas Mirabaud, né en 1909, de la banque Mirabaud.
  12. « Saint-Ouen-le-Pin sur le site de l'Institut géographique national » (archive Wikiwix)

Liens externes[modifier | modifier le code]