Saint-Georges (Québec)

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Saint-Georges
Saint-Georges (Québec)
Saint-Georges Est avec le CÉGEP sur le haut de la colline
Saint-Georges Est avec le CÉGEP sur le haut de la colline
Carte MRC Beauce-Sartigan Saint-Georges.svg
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Chaudière-Appalaches
Comté ou équivalent Beauce-Sartigan
Statut municipal Ville
Maire
Mandat
Claude Morin
2013-2017
Fondateur
Date de fondation
George Pozer
1856
Constitution 26 septembre 2001
Démographie
Gentilé Georgien, ienne
Population 32 187 hab. (2014)
Densité 161 hab./km2
Population Aire urbaine 34 642 hab.
Géographie
Coordonnées 46° 07′ 00″ N 70° 40′ 00″ O / 46.116672, -70.66667246° 07′ 00″ Nord 70° 40′ 00″ Ouest / 46.116672, -70.666672  
Superficie 19 951 ha = 199,51 km2
Divers
Langue(s) Français
Fuseau horaire -5
Indicatif +1-418
Code géographique 29073
Localisation

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Saint-Georges

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Saint-Georges
Liens
Site web http://www.saint-georges.ca/

Saint-Georges est une ville québécoise qui fait partie de la municipalité régionale de comté (MRC) de Beauce-Sartigan dans le sud du Québec dont elle est le chef-lieu. Située dans la vallée de la rivière Chaudière dans la région historique de la Beauce, cette ville de la région de Chaudière-Appalaches est la métropole beauceronne et un centre économique régional important. Saint-Georges se trouve d'ailleurs dans un axe routier important qui relie la ville de Québec avec l'État du Maine. Avec plus de 30 000 habitants, Saint-Georges est la plus grande ville de la Beauce ainsi que la deuxième ville en importance après Lévis dans la région de Chaudière-Appalaches[réf. souhaitée].

L'histoire georgienne commence avec des Algonquins francophones et catholiques qui s'installent aux abords de la rivière Famine et fondent le village de Sartigan, qui est aujourd'hui le secteur de l'ancienne gare de Saint-Georges, et cela aux environs de 1679. Au début du XVIIIe siècle, les deux seigneuries situées sur le site de la future ville de Saint-Georges, les seigneuries Aubin-De L'Isle et Aubert-Gallion, sont concédées respectivement à Nicolas-Gabriel Aubin De L'Isle et Marie-Thérèse de Lalande-Gayon[1]. En 1856, la paroisse de Saint-Georges est créée. Par contre, la ville actuelle est née en 2001 par la fusion de la ville de Saint-Georges, de la municipalité d'Aubert-Gallion et des municipalités de paroisse de Saint-Georges-Est et de Saint-Jean-de-la-Lande[2].

Chronologie[modifier | modifier le code]

  • 1er juillet 1845 : Érection de la municipalité d'Aubert Gallion.
  • 1er septembre 1847 : Fusion de plusieurs entités municipales et érection du comté de Dorchester.
  • 1er juillet 1855 : Division du comté de Dorchester en plusieurs entités municipales dont la municipalité d'Aubert Gallion.
  • 11 décembre 1856 : La municipalité d'Aubert Gallion devient la paroisse de Saint George.
  • 12 décembre 1907 : Érection du village d'Est de Saint-George de Beauce par la scission de la municipalité d'Aubert Gallion.
  • 28 octobre 1933 : Érection de la paroisse de Saint-Jean-de-la-Lande.
  • 1er janvier 1943 : Érection du village de St-Georges-Ouest par la scission de la municipalité d'Aubert-Gallion.
  • 1er janvier 1947 : Érection de la paroisse de St-Georges-Est par la scission de la municipalité d'Aubert Gallion.
  • 17 avril 1948 : Le village d'Est de Saint-George de Beauce devient la ville de St-Georges.
  • 18 septembre 1948 : Le village de Saint-Georges-Ouest devient la ville de Saint-Georges-Ouest.
  • 15 mars 1969 : La ville de St-Georges devient la ville de Saint-Georges, la paroisse de Saint George devient la municipalité d'Aubert-Gallion, la paroisse de St-Georges-Est devient la paroisse de Saint-Georges-Est.
  • 23 mai 1990 : La ville de Saint-Georges-Ouest est annexée à la ville de Saint-Georges.
  • 26 septembre 2001 : La municipalité d'Aubert-Gallion, la paroisse de Saint-Georges-Est et la paroisse de Saint-Jean-de-la-Lande sont annexées à la ville de Saint-Georges.

Toponyme[modifier | modifier le code]

Article connexe : Toponymie québécoise.

Le nom Saint-Georges a été premièrement donné à la paroisse catholique en 1835 puis à la municipalité de Saint-Georges en 1856 pour honorer le marchand allemand Johann Georg Pfotzer, plus connu sous le nom de George Pozer, qui se porta acquéreur de la seigneurie Aubert-Gallion en 1808[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Saint-Georges est situé à 85 km au sud de Québec, à 125 km au nord-est de Sherbrooke et à 40 km au nord de l'État du Maine. Les autres villes d'une certaine importance aux alentours, Sainte-Marie et Thetford Mines, sont situées respectivement à 40 km au nord et 50 km au nord-ouest de Saint-Georges. Saint-Georges partage ses frontières avec Saint-Honoré-de-Shenley au sud-ouest, avec Saint-Benoît-Labre et Saint-Alfred à l'ouest. Notre-Dame-des-Pins, Saint-Simon-les-Mines et Saint-Benjamin sont les municipalités limitrophes au nord. La frontière est est partagée avec Saint-Prosper, Saint-Philibert, Saint-Côme–Linière alors que le sud-est est partagé avec Saint-Martin et Saint-René.

Le noyau urbain principal s'étend sur les deux rives de la rivière Chaudière au centre du territoire; un autre noyau urbain, le village de Saint-Jean-de-la-Lande est situé au sud-ouest du centre-ville. Saint-Georges est installée au nord de la MRC de Beauce-Sartigan dans la région administrative de la Chaudière-Appalaches. Les trois paroisses, L'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie, Saint-Georges et Saint-Jean-de-la-Lande, font partie de l'archidiocèse de Québec. La ville est intégrée à la sous-région touristique de la Beauce qui se situe dans la région touristique de la Chaudière-Appalaches.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les amérindiens et le régime seigneurial[modifier | modifier le code]

L'histoire de Saint-Georges remonte au début de la Beauce soit vers la fin du XVIIe siècle; les premiers habitants de Saint-Georges étaient alors principalement des Amérindiens vivant dans la région. Le premier Européen à parcourir la Beauce est le père Gabriel Druillettes, jésuite et missionnaire. Il fait trois voyages : en 1646, en 1650 et finalement en 1651. Cependant, aucun établissement colonial n'est créé suite à ses voyages, il faut attendre près d'un siècle avant qu'une véritable communauté se crée alors que deux seigneuries sont établies sur le territoire actuel de Saint-Georges : Aubin-de-l'Isle et Aubert-Gallion[3]. En 1760, la seigneurie Aubert_Gallion passe aux mains de Marie-Anne Josephte de l'Estrigant de St-Martin et à sa fille Charlotte-Marie-Anne-Joseph Aubert de la Chesnaye. Les deux seigneuresses vendent, en 1768, la seigneurie à William Grant, un Anglais qui cherchait à devenir un grand propriétaire au Canada. Il meurt en 1807 et la vente de la seigneurie a lieu en 1808. C'est alors l'Allemand Johann Georg Pfotzer, considéré comme le véritable fondateur de Saint-Georges, qui achète la seigneurie. En 1835[4], l'érection canonique de la paroisse catholique a lieu puis, en 1856, c'est la paroisse qui est érigée civilement (voir municipalité de paroisse).

Le développement d'une métropole régionale[modifier | modifier le code]

De 1900 à 1902, l'église de Saint-Georges est en construction, David Ouellet en est l'architecte[5]. Le 12 décembre 1907, le village de Saint-Georges-Est se sépare de la paroisse de Saint-Georges-d'Aubert-Gallion. Puis 25 ans plus tard, la paroisse catholique de Saint-Jean-de-la-Lande est érigée canoniquement puis en 1933, la municipalité de paroisse de Saint-Jean-de-la-Lande est créée. En tant que centre économique et industriel régional, Saint-Georges se caractérise par plusieurs compagnies fondées à Saint-Georges comme la Dionne Spinning Mills Company fondée en 1940 par Ludger et Arsène Dionne. L'année 1943 marque la séparation de la municipalité de village de Saint-Georges-Ouest. En 1946, le village de Saint-Georges-Est devient la ville de Saint-Georges, alors que deux ans plus tard le village de Saint-Georges-Ouest devient une ville. Le 22 juin 1950, la paroisse de L'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie est érigée canoniquement et la construction de l'église du même nom est terminée deux ans plus tard. En 1966, Marcel Dutil fonde Manac qui deviendra plus tard le Groupe Canam. Saint-Georges continue d'accueillir d'autres compagnies et en 1971, Raymond Dutil fonde le Groupe Procycle. En 1990, les villes de Saint-Georges et de Saint-Georges-Ouest fusionnent et gardent le nom de la première. En 2001, la nouvelle ville de Saint-Georges voit le jour ; la ville de Saint-Georges, la municipalité d'Aubert-Gallion et les paroisses de Saint-Georges-Est et de Saint-Jean-de-la-Lande fusionnent.


Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Saint-Georges

Les armes de Saint-Georges se blasonnent ainsi:
D’argent à la croix de gueules cantonnée au un et quatre d’un fer de moulin d’azur, au deux et trois d’une flamme de gueules et sur le tout d’azur à la croix d’argent.[6]

Climat[modifier | modifier le code]

Relevé météorologique de Saint-Georges
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −18,4 −16,9 −10,2 −2,1 4,2 9,5 12,1 11,2 6,5 1 −4,8 −13,8 −1,8
Température moyenne (°C) −12,2 −10,5 −4,1 3,7 11,2 16,2 18,6 17,5 12,5 6,3 −0,4 −8,5 4,2
Température maximale moyenne (°C) −6,1 −4,1 1,9 9,4 18,1 22,8 25 23,8 18,4 11,7 4 −3,1 10,2
Précipitations (mm) 67,6 43,6 58,4 63,8 86,2 105,1 104,4 134,3 94,5 86,2 74,6 70,5 989,2
dont pluie (mm) 20,2 10 28 53,7 86,1 105,1 104,4 134,3 94,5 84,6 52,2 20,8 793,9
dont neige (cm) 47,4 33,7 30,5 10 0 0 0 0 0 1,6 22,4 49,8 195,4
Nombre de jours avec précipitations 12,5 8,9 9,6 10,7 12,8 13,4 12,6 12,9 12,3 12,6 12,3 12,4 104,7
Source : Données météorologiques de Saint-Georges, de 1975 à 2001


Personnalités contemporaines célèbres[modifier | modifier le code]

Les groupes :

Culture[modifier | modifier le code]

On trouve à Saint-Georges une salle de théâtre, la Salle Alphonse-Desjardins, qui compte environ 600 sièges au Cégep Beauce-Appalaches.

Cette ville compte aussi quelques artistes comme Amélie Veille.

Médias[modifier | modifier le code]

Radio[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Collégial[modifier | modifier le code]

Commission scolaire[modifier | modifier le code]

Professionnel[modifier | modifier le code]

Sport[modifier | modifier le code]

On trouve à Saint-Georges le Centre Lacroix-Dutil. Ce centre est doté d'un aréna avec deux patinoires, d'un terrain de baseball, de trois courts de tennis et de deux piscines. L'hiver, le terrain de baseball fait place à un anneau de glace.

Équipes sportives[modifier | modifier le code]

Arrondissement[modifier | modifier le code]

Lieux Quartiers
1 St-Georges Saint-Georges Est · Saint-Georges Ouest · Jersey Mills
2 Fusion à St-Georges Aubert-Gallion · Saint-Jean-de-la-Lande

Panorama[modifier | modifier le code]

Vue générale de Saint-Georges, vers 1910
Vue générale de Saint-Georges, vers 1910


Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Beauceville Notre-Dame-des-Pins, Saint-Simon-les-Mines Saint-Benjamin,
Saint-Prosper
Rose des vents
Saint-Benoît-Labre N Saint-Philibert,
Saint-Côme–Linière
O    Saint-Georges    E
S
Saint-Honoré-de-Shenley Saint-Martin Saint-René

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.saint-georges.ca/A_propos_de_la_ville/Notre_histoire/#Saint-Georges
  2. http://www.toponymie.gouv.qc.ca/ct/ToposWeb/fiche.aspx?no_seq=80047
  3. a et b http://www.saint-georges.ca/A_propos_de_la_ville/Notre_histoire/
  4. http://fr.wikisource.org/wiki/Les_Seigneurs_et_premiers_censitaires_de_St-Georges-Beauce_et_la_famille_Pozer/Texte_entier
  5. http://www.lieuxdeculte.qc.ca/fiche.php?LIEU_CULTE_ID=1658
  6. « Armoiries de la ville de Saint-Georges », sur Ville de Saint-Georges (consulté le 31 décembre 2008)

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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