76ers de Philadelphie

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76ers de Philadelphie
Logo du club
Généralités
Nom(s) précédent(s) Syracuse Nationals
1939-1963
Philadelphia 76ers
1963 – Aujourd'hui
Date de fondation 1939
Couleurs Rouge, blanc et bleu
Salle Wells Fargo Center
(21 375 places)
Siège Flag of Philadelphia, Pennsylvania.svg Philadelphie,
Drapeau de la Pennsylvanie Pennsylvanie,
Drapeau des États-Unis États-Unis
Manager Sam Hinkie
Entraîneur Brett Brown

Les 76ers de Philadelphie (Philadelphia 76ers en anglais) sont une franchise de basket-ball de la NBA basée à Philadelphie dans le Commonwealth de Pennsylvanie. Son histoire débute en 1939 sous le nom des Nationals de Syracuse, une équipe professionnelle indépendante qui rejoint la National Basketball League (NBL) en 1946. Les Nationals entrent en NBA 3 ans plus tard lors de la fusion entre la NBL et la BAA (Basketball Association of America).

Historique de la franchise[modifier | modifier le code]

Les années glorieuses (1950-1963)[modifier | modifier le code]

L'effectif 1958–59 des Syracuse Nationals comprenant notamment Dolph Schayes et Hal Greer.

Pour leur première saison en NBA, les Nationals menés par Dolph Schayes et Al Cervi, réalisent des merveilles en atteignant la finale après avoir écarté les Warriors de Philadelphie et les Knicks de New York. Seuls les Lakers de Minneapolis auront raison de la solide équipe de Syracuse comme ils le feront à nouveau lors de la saison 1953-54.

Le logo des Nationals de Syracuse

En 1954-55, Paul Seymour, venu épauler Schayes, conduit les Nationals vers la 3e finale de leur histoire en sortant facilement les Celtics de Boston pour décrocher le titre de la division Est. Syracuse est opposée aux Pistons de Fort Wayne en finale. Lors de la 7e manche décisive, George King scelle le sort du match et du championnat en marquant un lancer franc qui permet aux siens de mener 92-91 avant de réaliser une interception synonyme de victoire finale. Après ce titre, les Nationals resteront de sérieux prétendants mais n’atteindront plus la finale du championnat avant de longues années.

Le déménagement à Philadelphie (1963-1966)[modifier | modifier le code]

Alors que la machine NBA commence à décoller, la petite ville de Syracuse n’est plus en mesure d’héberger une équipe de la ligue. En 1963, la franchise est rachetée par un magnat de la presse qui décide le déménagement vers Philadelphie. La ville retrouve une équipe NBA à peine un an après le départ des Warriors vers San Francisco. Le nom de l’équipe devient les 76ers de Philadelphie en souvenir de la signature de la Déclaration d'indépendance des États-Unis d'Amérique en Pennsylvanie en 1776. Des journalistes réduiront plus tard le nom en Sixers. Aujourd’hui, les 2 sont utilisés pour définir la franchise de basket-ball. Les 76ers acquièrent le grand Wilt Chamberlain en provenance des Warriors au cours de la saison 1964-65. Emmenée par celui qui est à l’époque le meilleur marqueur de la ligue, l’équipe poussera les intouchables Celtics de Boston au 7e match de la finale de la division Est. Menés 110-108, les 76ers sont définitivement assommés par l’interception d’une passe d’Hal Greer par John Havlicek. Les Celtics passent ce tour et remporteront leur 7e titre consécutif quelques jours plus tard. La saison suivante se termine au même stade à nouveau face à Boston.

L’inoubliable saison 1966-1967[modifier | modifier le code]

À l’été 1966, Alex Hannum prend en main une équipe performante mais qui bute systématiquement en play-offs. Les 76ers débutent la saison sur les chapeaux de roue et la terminent assez solidement pour établir le meilleur bilan jamais réalisé depuis la naissance de la ligue avec 68 victoires pour 13 défaites (record néanmoins battu par les Bulls de Michael Jordan lors de la saison 1995-1996 : 72 victoires pour seulement 10 défaites). Wilt Chamberlain, Billy Cunningham, Hall Greer, Chet Walker et Lucious Jackson ne se satisfont pas de cet exploit à l’heure de retrouver Boston en finale de Division. Dépassés par la tornade 76ers, les Celtics sont vaincus 4 manches à 1 sous les cris de spectateurs hurlant « Boston est mort ! » en référence à la fin d’un règne qui aura duré 8 saisons. La franchise de Philadelphie file alors vers un sacre annoncé que les Warriors de San Francisco ne pourront l’empêcher d’atteindre.

Lors de la cérémonie célébrant les 35 ans de la NBA en 1981, l’équipe de la saison 1966-1967 a été élue la meilleure de l’histoire de cette ligue.

La chute et le retour au premier plan (1967-1976)[modifier | modifier le code]

Au cours des playoffs de la saison 1967-68, les 76ers sont amenés à croiser une nouvelle fois la route des Celtics de Boston sur le chemin d’un second titre. Alors qu’ils mènent aisément la série 3 à 1, les Sixers se démobilisent et perdent les 3 matches suivants laissant les Celtics accéder à la finale. Suite à cet épisode et au départ de Wilt Chamberlain vers les Lakers de Los Angeles, la franchise de Pennsylvanie entre dans une période des plus difficiles. Les 76ers se qualifient bien pour les playoffs les 3 saisons suivantes mais sans jamais dépasser le 2e tour. En 1971-72, l’équipe ne remporte que 30 matches et manque les playoffs pour la première fois dans l’histoire de la franchise. La saison suivante est catastrophique et le nombre de victoires chute à 9. À peine 7 ans après avoir établi le meilleur bilan jamais enregistré en NBA, les Sixers rendent la pire copie de l’histoire. Au début de la saison 1973-74, Gene Shue est nommé « head coach » pour relancer une équipe au fond du trou. Les progrès loin d’être fulgurants sont néanmoins constants et l’équipe retrouve les playoffs en 1976 sous l’impulsion de George McGinnis.

Doctor J au chevet de la franchise (1976-1982)[modifier | modifier le code]

La saison 1976-77 marque le retour à l’optimisme avec l’arrivée de Julius Erving, permise par le rachat de la franchise par le richissime F. Eugene Dixon. Les fans se remettent à rêver quand leurs protégés battent les ennemis héréditaires Celtics en 7 manches en demi-finales de conférence. Après avoir écarté les Houston Rockets de Moses Malone, Dr J et sa bande s’avancent pour défier les Portland Trail Blazers de Bill Walton. Les 76ers doivent finalement rendre les armes en 6 manches après avoir mené la confrontation 2 à 0. Philadelphie atteint à nouveau les finales 3 ans plus tard sous les ordres de l’ancien joueur Billy Cunningham. Menés 3 victoires à 2, les Sixers reprennent confiance en apprenant la blessure de la star des Lakers, Kareem Abdul-Jabbar pour le 6e match de la série. Ils devront néanmoins déchanter face au talent du débutant Magic Johnson qui, aligné pour la première fois de la saison au poste de pivot, marque 42 points, prend 15 rebonds et délivre 7 passes. Il reçoit le titre de meilleur joueur (MVP) des finales en même temps qu’il prive Philadelphie d’un nouveau sacre. Durant les playoffs 1981, les 76ers revivent l’expérience douloureuse de perdre, contre les Celtics, une série qu’ils menaient 3 victoires à 1. La saison suivante semble les condamner à connaître pareil sort quand Boston aligne 2 victoires de rang pour égaliser à 3 partout et amener les Sixers à jouer le match décisif dans leur antre du Boston Garden. Cette fois, Philadelphie sort un match mémorable pour l’emporter 120-106 sous les encouragements des supporters des Celtics qui hurlent « Battez Los Angeles », dans un grand moment de l’histoire de ce sport. Les Sixers perdront finalement en finale face aux Lakers mais retrouveront le sourire dès le début de la saison 1982-83.

L’historique saison 1982-83 : « Fo’, Fi’, Fo’ »[modifier | modifier le code]

Depuis maintenant quelques années, Philadelphie possède une équipe solide bâtie autour de Julius Erving et Bobby Jones mais échoue systématiquement dans la conquête d’un second sacre. Harold Katz rachète la franchise à Dixon en 1982 et s’offre une raison d’espérer le meilleur en recrutant Moses Malone, jusque là pivot des Houston Rockets et rebondeur numéro 1 de la ligue. L’équipe domine les débats, obtient le second meilleur bilan de son histoire avec 65 victoires pour 17 défaites tandis que Malone est élu meilleur joueur de la saison (MVP). À la question d’un journaliste qui lui demande comment vont se dérouler les playoffs à venir, le joueur répond : « Fo’, fo’, fo’ » pour « four, four, four » annonçant une victoire en 4 manches sèches à chacun des 3 tours. La conquête du titre ne sera effectivement qu’une formalité. Les Knicks sont battus 4 à 0, les Bucks 4 à 1 et les Lakers ne voient pas le jour dans une finale à sens unique (4 à 0). Malone reçoit le titre de meilleur joueur des finales et son « fo’, fo’, fo » presque prémonitoire devient le « fo’, fi’, fo’ » (« four, five, four ») résumant le meilleur bilan de l’histoire en playoffs (12 victoires pour une seule défaite).

L’ère Charles Barkley (1984-1992)[modifier | modifier le code]

Après une saison 1983-1984 achevée au premier tour des playoffs, les Sixers profitent de la draft pour sélectionner Charles Barkley en 5e position. Ce joueur au caractère bien trempé va régaler les fans de Philadelphie durant 9 saisons mémorables. Les 76ers disputent contre les Celtics une nouvelle finale de conférence qu’ils perdent en 5 manches. Matt Guokas remplace Billy Cunningham et mène la franchise au 2e tour des playoffs 1986, stade auquel les 76ers sont sortis par les Bucks de Milwaukee.

Le 16 juin 1986, Katz scelle les 2 opérations les plus critiquées de sa présidence en envoyant Moses Malone à Washington et en cédant le 1er choix de la draft à venir aux Cavaliers. En échange, Philadelphie reçoit Roy Hinson, Jeff Ruland et Cliff Robinson, 3 joueurs qui ne marqueront pas l’histoire de la franchise. Cleveland profite du « cadeau » pour sélectionner Brad Daugherty qui réalisera une carrière relativement courte mais des plus brillantes, obtenant notamment le statut de All-Star. Après une nouvelle participation aux playoffs et le titre de meilleur rebondeur de la ligue pour Barkley, Guokas est remplacé par Jim Lynam au cours de la saison 1987-1988. Avec un bilan de 36 victoires pour 46 défaites, les Sixers manquent les playoffs pour la première fois depuis 1974-1975. Lors de la draft 1988, la franchise sélectionne Charles Smith avant de le céder aux Los Angeles Clippers en échange de Hersey Hawkins. En 5 saisons à Philadelphie, ce dernier tournera à près de 19 points par match devenant le tireur à 3 points le plus prolifique de l’histoire de la franchise.

La saison 1988-1989 marque le retour des 76ers en playoffs. Les Knicks de Patrick Ewing ne leur font pas de cadeaux pour autant et les éliminent en 3 manches sèches dès le premier tour. En 1989-1990, Barkley terminent deuxième du classement du meilleur joueur de la saison régulière derrière Magic Johnson pendant que les 76ers remportent la division Atlantique. Après avoir éliminé les Cavs au premier tour, les hommes de Lynam affrontent les Chicago Bulls de Michael Jordan. Les Bulls auront besoin de 7 manches pour sortir les Sixers alors qu’en 1990-1991, il ne leur en faudra que 5 pour obtenir le même résultat. Ce double échec face à Chicago marque le début de la fin de l’ère Barkley à Philadelphie. En 1991-1992, les 76ers manquent une nouvelle fois les playoffs et Barkley est envoyé à Phoenix en échange de Jeff Hornacek, Tim Perry et Andrew Lang.

Les années sombres (1992-1996)[modifier | modifier le code]

Le départ de Charles Barkley est très critiqué du côté de Philadelphie. Lynam renonce alors à son poste d’entraîneur pour devenir manager général de la franchise et confier les rênes de l’équipe à Doug Moe. Ce dernier ne restera en place que quelques mois avant que son assistant Fred Carter ne lui succède. En un an et demi Carter obtient un bilan de 32 victoires pour 76 défaites, ce qui lui coûte sa place ainsi que celle de Lynam. John Lucas devient entraîneur et manager général à l’orée de la saison 1994-95. Lucas sort d’une période faste à la tête des Spurs de San Antonio et a pour mission de relancer les Sixers. L’expérience n’est pas concluante et l’équipe ne remporte que 42 matches en 2 ans. Cette période peu glorieuse s’explique par l’acquisition d’agents libres peu productifs ou de joueurs en fin de carrière et des mauvais choix de draft à l’image de Shawn Bradley. Depuis 1990-91, chaque saison a vu Philadelphie rendre un bilan plus mauvais que celui de la précédente. En 1995-96, la franchise ne remporte que 18 victoires soit le second plus faible total de son histoire équivalent à l’avant dernière place de la ligue. Seule la nouvelle franchise des Grizzlies de Vancouver fait pire cette année-là. Katz l’impopulaire cède la franchise à un ensemble d’investisseurs mené par le propriétaire des Flyers de Philadelphie, l’équipe de hockey sur glace de la ville, Ed Snider qui place Jim Croce à la tête du groupe. Alors que les fans des Sixers se désespèrent, l’obtention du premier choix de la draft 1996 vient redonner le sourire aux plus sceptiques.

« The Answer » (1996-2006)[modifier | modifier le code]

La franchise décide de mettre son avenir entre les mains d’Allen Iverson tout juste sorti de l’Université de Georgetown en espérant qu’il soit la réponse (« the Answer ») aux questions récurrentes. Les nouveaux propriétaires emmènent l’équipe vers le CoreStates Center pendant que Croce nomme Johnny Davis entraîneur dans l’espoir de renouer avec le succès. Bien qu’Iverson termine la saison 1996-97 avec le titre de débutant de l’année, les résultats ne s’améliorent pas notablement pour l’équipe qui rend un bilan de 22 victoires pour 60 défaites. Une vague de changements est alors annoncée à l’été 1997 : Davis est viré et le directoire adopte une nouvelle identité visuelle pour le logo et le maillot. Larry Brown, connu pour ses succès obtenus avec des franchises moribondes, est engagé pour prendre en main l’équipe. Le scoreur Jerry Stackhouse prend le chemin de Detroit en échange d’Aaron McKie et Theo Ratliff, 2 défenseurs de talent auxquels s’ajoutent Eric Snow en provenance de Seattle à l’hiver 1998. Les relations entre Brown et Iverson sont tendues mais les Sixers gagnent 9 matches de plus que la saison précédente.

Ancien logo (1997–2009)

La saison 1998-99 écourtée à 50 matches marque un redressement net de la franchise de Pennsylvanie. Avec Tyrone Hill venu de Milwaukee, les Sixers remportent 28 victoires pour 22 défaites et retrouvent les playoffs après 7 saisons de privation. Les Pacers brisent néanmoins les rêves d’Iverson et compagnie dès le deuxième tour. En 1999-2000, Philadelphie ne perd que 33 rencontres et se classe cinquième des classements de la conférence Est. Arrivant en pleine confiance pour aborder les playoffs, les Sixers sont à nouveau sortis par Indiana en 6 manches. La détérioration des relations entre Iverson et Brown fait naître les rumeurs de départ de l’arrière fantasque. Une vaste opération conclue entre 4 franchises et envoyant Iverson à Detroit capote pour des problèmes de masse salariale. Le All-Star, obligé de rester à Philadelphie, se décide à faire l’effort de se plier aux ordres de son entraîneur et c’est l’ensemble de l’équipe qui va en profiter.

Le début de la saison 2000-2001 est triomphal avec 10 victoires d’entrée et un bilan qui monte à 41-14. Larry Brown est appelé pour encadrer l’équipe de l’Est lors du All-Star Game au cours duquel Iverson remporte le titre de meilleur joueur. Les nouvelles sont moins bonnes du côté de Philadelphie avec la grave blessure de Theo Ratliff obligeant à recruter un pivot en cours de saison. Un accord avec les Hawks envoie Ratliff, Nazr Mohammed, Toni Kukoc et Pepe Sanchez à Atlanta en échange de Dikembe Mutombo. Les Sixers terminent la saison avec 56 victoires au compteur et se placent au premier rang de la conférence Est. Au premier tour des playoffs, Philadelphie rencontre les Pacers et malgré un excellent Reggie Miller, les Sixers s’imposent en 4 manches. Au deuxième tour, ce sont les Toronto Raptors de Vince Carter qui s’avancent. Après 2 matches à plus de 50 points de la part d’Iverson, les 2 équipes se retrouvent pour un septième match au couteau. À 88-87 contre les Raptors, Carter manque le tir de la victoire et laisse les Sixers filer vers la finale de conférence face aux Bucks de Ray Allen. Après une série à suspense, Milwaukee doit baisser pavillon lors d’un septième match marqué par les 44 points de « the Answer » et l’apport du remplaçant Raja Bell. Les 76ers atteignent leur première finale NBA depuis 1983. Leurs adversaires pour la finale se nomment Kobe Bryant et Shaquille O'Neal vêtus du maillot jaune des Los Angeles Lakers et qui viennent de remporter leurs 11 premiers matches de playoffs. La série s’ouvre sur l’envol des Sixers qui mènent rapidement le match 1 par 18 à 5. Incapables de maintenir cet écart, les Lakers reviennent à 94 partout pour s’offrir une prolongation. Après avoir encaissé un 5-0 d’entrée, Philadelphie inflige un 13-2 rédhibitoire pour remporter le match 107 à 101. Les Lakers empochent le match 2 sur le score de 98-89 avant d’être en position de lâcher le match 3. Shaquille O’Neal sorti pour 6 fautes, les Sixers recollent à 1 point à l’entame de la dernière minute de la rencontre. C’est à ce moment que Robert Horry sort du banc pour rentrer un tir à 3 points qui scelle la victoire de Los Angeles. Les Sixers ont laissé passer leur chance et perdent la série et le titre au match suivant. Allen Iverson est élu MVP de la saison, Brown coach de l’année, Mutombo meilleur défenseur de la ligue et Aaron McKie meilleur 6e homme. Le tout couronnant une saison exceptionnelle pour la franchise de Pennsylvanie.

Bien que nourrissant de grandes ambitions pour la saison 2001-2002, les Sixers doivent se contenter de 43 victoires et d’une élimination au premier tour des playoffs face à Boston. 2002-2003 commence sur les chapeaux de roue avec 15 victoires pour seulement 4 défaites avant qu’un coup de moins bien ne vienne équilibrer le bilan à 25-24 au moment du All-Star Game. Au prix d’une excellente fin de saison, les 76ers se classent quatrième à l’Est. Iverson marque 55 points lors d’un match du premier tour victorieux face aux Hornets de la Nouvelle-Orléans avant que les Pistons de Détroit ne mettent fin à l’aventure en 6 manches. Durant l’été 2003, Larry Brown démissionne pour rejoindre le staff des Pistons et se voit remplacé par un de ces assistants, Randy Ayers qui ne tiendra que 52 matches. Chris Ford relève le défi mais ne parvient pas à qualifier l’équipe pour les playoffs pour la première fois en 6 ans. Pour la saison 2004-05, c’est Jim O’Brien qui prend les commandes de l’équipe et décide de faire jouer Iverson exclusivement au poste de meneur. Il réalise alors sa meilleure saison avec des moyennes de 30.7 points, 4 rebonds et 7,9 passes décisives. En cours de saison, Chris Webber rejoint « the Answer » avec l’objectif d’offrir une deuxième option offensive majeure à l’équipe. Dans le sillage du débutant Andre Iguodala qui réalise une bonne première saison, les Sixers retrouvent les playoffs. L’armada Pistons menée par Larry Brown a raison de Philadelphie dès le premier tour et Jim O’Brien est remplacé par Maurice Cheeks, membre de l’équipe championne en 1983 pour entamer la saison 2005-2006.

L’intersaison est calme avec, parmi les principales arrivées, celles de Louis Williams drafté en 45e position et Steven Hunter venu des Suns pendant que les Sixers se séparent d’Aaron McKie. Présentant un bilan de 15 victoires pour autant de défaites à la fin du mois de décembre 2005, les Sixers ne parviennent pas à accélérer. Malgré un Iverson au sommet de son art et un solide Chris Webber, l’équipe marque en moyenne 7 points de moins en mars 2006 qu’en novembre 2005. Longtemps détenteurs du dernier billet pour les play-offs, les Sixers ne réussissent pas à résister au retour amorcé par les Bulls au mois d'avril. Avec un bilan final de 38 victoires pour 44 défaites, les Sixers terminent 9e de la Conférence Est.

L'après « The Answer »[modifier | modifier le code]

Cette nouvelle saison pour les Sixers est un tournant dans l'histoire de la franchise, Allen Iverson le leader de l'équipe demande à partir suite aux résultats catastrophiques de l'équipe. Les dirigeants acceptent de le transférer après quelques semaines d'attente. Allen prend la direction du Colorado pour les Denver Nuggets, où il aura à ses côtés Carmelo Anthony. En contrepartie, Andre Miller et Joe Smith servent de monnaie d'échange. Les Sixers tournent donc définitivement le chapitre « The Answer », non sans regret. La franchise doit se reconstruire autour d'un autre A.I. (Andre Iguodala). Le 11 janvier 2007, c'est au tour de Chris Webber, en fin de carrière, de quitter Philadelphie en rachetant son contrat pour partir à Detroit. Les 76ers terminent péniblement l'exercice 2006-2007 avec le bilan de 35 victoires pour 47 défaites.

La saison 2007/2008 commence laborieusement pour Philadelphie mais une très bonne seconde partie de saison qualifie la franchise pour les play-offs. Septièmes malgré un bilan deséquilibré (40v-42d), l'équipe doit affronter les Detroit Pistons. Les deux premiers matchs ont lieu dans le Michigan, les 76ers parviennent à la surprise générale à remporter le premier de ces deux matchs. De retour dans leur salle, ils battent une première fois leurs adversaires avant de s'incliner lors du second match, puis de perdre la série (2-4 pour les Pistons).

Durant l'intersaison 2008, l'équipe continue sa reconstruction, notamment avec les signatures des agents libres Royal Ivey et Kareem Rush, la resignature de la « bonne surprise » Louis Williams, et prend également du volume grâce à la signature de l'agent libre All-Star Elton Brand, sortant d'une saison tronquée par une blessure (8 matches) avec les Clippers de Los Angeles : les 76ers font à nouveau figure d'équipe prétendant à une place en haut de tableau…

Palmarès[modifier | modifier le code]

Maillots retirés[modifier | modifier le code]

Effectif actuel[modifier | modifier le code]

76ers de Philadelphie
Effectif actuel
Entraîneur : Brett Brown Drapeau des États-Unis
Meneur, Arrière 1 Drapeau des États-Unis Michael Carter-Williams (C) Syracuse
Ailier fort 0 Drapeau des États-Unis Brandon Davies BYU
Pivot 21 Drapeau du Cameroun Joel Embiid (R) Injured Kansas
Ailier fort 30 Drapeau des États-Unis Drew Gordon Nouveau-Mexique
Ailier fort 39 Drapeau des États-Unis Jerami Grant Syracuse
Meneur 16 Drapeau des États-Unis Chris Johnson Dayton
Meneur 11 Drapeau des États-Unis Malcolm Lee UCLA
Meneur 12 Drapeau du Cameroun Luc Mbah a Moute UCLA
Ailier fort 14 Drapeau des États-Unis K. J. McDaniels (R) Clemson
Ailier fort, Pivot 5 Drapeau des États-Unis Arnett Moultrie Mississippi State
Pivot 4 Drapeau des États-Unis Nerlens Noel (R) Kentucky
Arrière, Ailier 23 Drapeau des États-Unis Jason Richardson Michigan State
Ailier 7 Drapeau des États-Unis Ronald Roberts (R) Saint-Joseph
Ailier 9 Drapeau des États-Unis JaKarr Sampson (R) Saint John
Meneur 88 Drapeau de la Russie Alexey Shved Russie
Meneur/Ailier 35 Drapeau des États-Unis Henry Sims Georgetown
Ailier, Arrière 31 Drapeau des États-Unis Hollis Thompson Georgetown
Meneur 17 Drapeau des États-Unis Casper Ware Long Beach State
Arrière 25 Drapeau des États-Unis Elliot Williams Memphis
Arrière 8 Drapeau des États-Unis Tony Wroten Washington
(C) - Capitaine (AL) - Agent libre (R) - Rookie (ou Recrue) - Injured Blessé

Meilleurs marqueurs de l'Histoire de la franchise[modifier | modifier le code]

Place Nom du joueur Pays Points
1er Hal Greer 1958 - 1973 Drapeau des États-Unis États-Unis 21 586
2e Allen Iverson 1996 - 2006 Drapeau des États-Unis États-Unis 19 931
3e Dolph Schayes 1948 - 1964 Drapeau des États-Unis États-Unis 18 438
4e Julius Erving 1976 - 1987 Drapeau des États-Unis États-Unis 18 364
5e Charles Barkley 1984 - 1992 Drapeau des États-Unis États-Unis 14 184
6e Billy Cunningham 1965 - 1972 / 1974 - 1976 Drapeau des États-Unis États-Unis 13 626
7e Johnny Kerr 1954 - 1965 Drapeau des États-Unis États-Unis 11 699
8e Maurice Cheeks 1978 - 1989 Drapeau des États-Unis États-Unis 10 429
9e Andre Iguodala 2004 - 2012 Drapeau des États-Unis États-Unis 9 422
10e Chet Walker 1962 - 1969 Drapeau des États-Unis États-Unis 9 043
Dernière mise à jour : le 25 juin 2014
En gras : Joueurs évoluant toujours dans la franchise

Records de la franchise[modifier | modifier le code]

Les records individuels pour la franchise sont[1] :

  • Meilleurs marqueurs: Hal Greer (21 586 points).
  • Meilleurs passeurs: Maurice Cheeks (6 212 passes décisives).
  • Meilleurs rebondeurs: Dolph Schayes (11 256 rebonds).
  • Meilleurs contreurs: Julius Erving (1 293 contres).
  • Meilleurs intercepteurs: Maurice Cheeks (1 942 interceptions).
  • Matchs joués: Hal Greer (1 122 matchs joués).

Dernière mise à jour: le 20 avril 2013.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en)« Philadelphia 76ers Career Leaders », sur basketball-reference.com (consulté le 20 avril 2013)

Liens externes[modifier | modifier le code]