Basilique Sainte-Thérèse de Lisieux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Basilique Sainte-Thérèse de Lisieux
Image illustrative de l'article Basilique Sainte-Thérèse de Lisieux
Présentation
Culte Catholique romain
Type Basilique
Début de la construction 1929
Fin des travaux 1954
Architecte Louis Marie Cordonnier
Style dominant romano-byzantin
Protection Logo monument historique Classé MH (2011)
Label « Patrimoine du XXe siècle »[1]
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Calvados
Commune Lisieux
Coordonnées 49° 08′ 23″ N 0° 14′ 11″ E / 49.1396, 0.2364 ()49° 08′ 23″ Nord 0° 14′ 11″ Est / 49.1396, 0.2364 ()  

Géolocalisation sur la carte : Calvados

(Voir situation sur carte : Calvados)
Basilique Sainte-Thérèse de Lisieux

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Basilique Sainte-Thérèse de Lisieux

La basilique Sainte-Thérèse est située à Lisieux, en France. Sa construction a débuté en 1929 et sa consécration a eu lieu en 1954. Aujourd'hui, elle est le deuxième lieu de pèlerinage en importance en France (après celle de Lourdes).

Labellisé « Patrimoine du XXe siècle », elle a été inscrite au titre des monuments historiques le 14 septembre 2010[2] puis classée le 7 septembre 2011.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sainte Thérèse de Lisieux ayant été béatifiée en 1923 et canonisée en 1925, il fut décidé de construire une grande basilique vouée au pèlerinage dans la ville où elle avait vécu et où elle était morte. En effet, la dévotion à la nouvelle sainte attirait rapidement des foules de plus en plus importantes.

Ce projet, lancé par l'évêque de Bayeux et Lisieux, Mgr Lemonnier, reçut le soutien total du pape Pie XI qui avait placé son pontificat sous le signe de sainte Thérèse. Il a été entièrement financé par des dons et souscriptions spécifiques venus du monde entier.

Les travaux ont été commencés le 30 septembre 1929, la première pierre étant posée ce jour par le cardinal Charost, légat du pape. Ils furent supervisés par deux architectes de père en fils, les Cordonnier — Louis Marie Cordonnier, mort en 1940, puis son fils Louis-Stanislas Cordonnier (décédé le 25 août 1960). Les travaux continuèrent au ralenti entre 1939 et 1944 à cause de la Seconde Guerre mondiale. Rendu au culte à la fête de l'Ascension en 1951, le monument ne fut terminé qu'après la guerre.

La basilique a été bénie le 11 juillet 1937, par le cardinal Pacelli, légat du pape et futur Pie XII puis consacrée le 11 juillet 1954 par l'archevêque de Rouen, Mgr Martin en présence du légat du pape, archevêque de Paris, Mgr Feltin.

Description[modifier | modifier le code]

Précédé d'un vaste parvis, le monument se trouve sur une colline, en limite de la cité qu'il domine de sa masse imposante.

De style composite (dit romano-byzantin), l'architecture de la basilique est fortement inspirée par celle de la basilique du Sacré-Cœur à Paris[3]. Par ses dimensions, l'édifice, construit en béton armé et granit, se compare aux plus grandes cathédrales :

  • longueur : 104 m ;
  • largeur du transept : 50 m ;
  • largeur de la nef : 30 m ;
  • hauteur du dôme : 95 m ;
  • hauteur de la coupole : 50 m ;
  • la croix surmontant l'ensemble mesure 1,70 m ;
  • hauteur des voûtes : 37 m ;
  • superficie : 4 500 m2.

C'est une des plus grandes églises construites au XXe siècle ; elle peut accueillir 4 000 personnes. La structure de base, qui a été terminée avant la guerre, a subi peu de dégâts lors des bombardements qui détruisirent Lisieux aux deux tiers ; elle a probablement été épargnée grâce à sa position en limite d'agglomération. Sa décoration a été entreprise dans les années 1950.

L'édifice est en forme de croix latine, avec nef, chœur et transept. La croisée est surmontée d'une imposante coupole. Le transept sud reçoit le reliquaire offert par le Pape Pie XI à la basilique. Le volume intérieur est d'un seul tenant, sans nefs collatérales ni déambulatoire : du fait de l'absence de colonnes, tous les fidèles qui assistent aux offices en ont une vue sans obstruction. La plus grande partie de l'intérieur de la basilique est couverte de mosaïques.

Les sculptures sont de Robert Coin, les dessins des cartons des mosaïques et des vitraux de Pierre Gaudin.

Les orgues de la maison Beuchet Cavaillé-Coll, construites en 1936, installées et restaurées par Victor Gonzalez vers 1950 (55 jeux, 3 claviers).

L'édifice contient 18 autels mineurs offerts par différentes nations en ex-voto à sainte Thérèse. À partir de l'entrée, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre :

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

La crypte[modifier | modifier le code]

La crypte de la basilique.

Terminée en 1932, la crypte évoque le secret de la vie spirituelle de Thérèse. Longue de 50 m et large de 30 m, elle est décorée de marbre et de mosaïques dans le style de l'Exposition des Arts Décoratifs de 1925. En 1958, les mosaïques sont complétées par des scènes qui représentent les moments importants de la vie de sainte Thérèse : baptême, première communion, guérison miraculeuse, engagement dans la vie religieuse, décès. La crypte de la basilique détient, depuis 2008, la châsse des Bienheureux Louis et Zélie Martin, parents de sainte Thérèse.

Le campanile[modifier | modifier le code]

Le campanile de la basilique.

Érigé dans les années 1960, le campanile est séparé de l'édifice principal et situé sur le parvis. Il n'a jamais été complètement terminé, la priorité ayant été donnée à des œuvres de bienfaisance. Il contient 51 cloches, dont 6 de volée, avec un bourdon d'environ 9 tonnes. Ce carillon, d'une grande qualité sonore (facture Paccard), figure parmi les plus beaux d'Europe. Le campanile a été offert par la Belgique et les Pays-Bas en ex-voto à sainte Thérèse.

Le chemin de croix et les tombeaux[modifier | modifier le code]

À l'extérieur, derrière la basilique, se trouve un chemin de croix monumental où se trouvent actuellement les tombes des parents de la sainte, Louis et Zélie Martin, depuis l'introduction de leur cause de béatification en 1958. Depuis septembre 2008, leurs dépouilles ont été transférées dans un reliquaire déposé dans la crypte de la basilique. Leurs tombes restent néanmoins un lieu de recueillement.

La chapelle d'adoration[modifier | modifier le code]

Le chapelle d'adoration de la basilique.

Construite en 2000, la chapelle d'adoration est un lieu privilégié de prière silencieuse. On peut y accéder par la Crypte. Elle a été offerte par l'Irlande en ex-voto à sainte Thérèse.

Divers[modifier | modifier le code]

Un timbre postal représentant la basilique de Lisieux a été émis le 26 septembre 1960.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Fabrice Maze, La Basilique Sainte-Thérèse de Lisieux, éd. PubliAlp, Grenoble (ISBN 2-9522339-0-X)
  • Revue Les annales de Ste Thérèse de Lisieux no 5 mai 1978 sur « La Basilique Sainte Thérèse »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Basilique Sainte-Thérèse de Lisieux », base Mérimée, ministère français de la Culture, monuments historiques.
  2. Alain Nafilyan, Éric Diouris, Frédéric Henriot, Monuments historiques du XXe siècle en Basse-Normandie, In Quarto, 2010
  3. « Site officiel de la ville de Lisieux » (consulté le 16 janvier 2010)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Daniel Jolly Monge, Le Mystère de Lisieux, éd. Office Central de Lisieux, Lisieux, 2001 (ISBN 2-9517460-0-8)

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Thérèse de Lisieux, un écho du cœur de Dieu, film de Jean-Daniel Jolly Monge, 90 min, Production Office central de Lisieux, Le Cerf, AME,1997.
  • Winter sonata, manga coréen de Oh su yeon, année 2010 (La Basilique Sainte-Thérèse de Lisieux apparait dans l'épisode 20-21-22... où une jeune architecte rénove la basilique)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]