Aéroport de La Rochelle - île de Ré

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La Rochelle - Île de Ré
Vue de l’aérogare.
Vue de l’aérogare.
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Département Charente-Maritime
Ville La Rochelle, Île de Ré
Coordonnées 46° 10′ 45″ N 1° 11′ 43″ O / 46.17917, -1.1952846° 10′ 45″ Nord 1° 11′ 43″ Ouest / 46.17917, -1.19528  
Superficie 150 ha
Altitude 23 m (74 ft)

Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime

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La Rochelle - Île de Ré

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La Rochelle - Île de Ré
Pistes
Direction Longueur Surface
09/27 2 255 m (7 398 ft) Revêtue
Informations aéronautiques
Code AITA LRH
Code OACI LFBH
Nom cartographique LA ROCHELLE
Type d'aéroport Ouvert à la CAP
Gestionnaire CCI de La Rochelle
Site web aéroport Consulter
Cartes SIA VAC - IAC - ARR/DEP

L’aéroport de La Rochelle - Île de Ré (code AITA : LRH • code OACI : LFBH) est un aéroport ouvert à la circulation aérienne publique (CAP)[1], situé à 2,5 km au nord-ouest de La Rochelle, en Charente-Maritime (région Poitou-Charentes, France).

Il est utilisé pour le transport aérien (national et international) et pour la pratique d’activités de loisirs et de tourisme (aviation légère).

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès le 28 janvier 1932, la Chambre de commerce et d’industrie envisage sérieusement la création d’un aéroport à La Rochelle, en complément au môle d’escale du port de La Pallice, en liaison avec les paquebots transatlantiques.

En 1933, des anciens pilotes de la première guerre, comme Pierre Vieljeux (fils de Léonce Vieljeux), Victor Lucas et Plantard, soutenus par la Ville et la Chambre de commerce, décident de créer un aéro-club et tentent de convaincre les autorités militaires de l’intérêt de l’aviation. Ces dernières vont mettre à leur disposition le terrain de Lagord en dehors des périodes de manœuvres[2]. Le terrain est aménagé pour offrir deux pistes en croix de 650 mètres, et un hangar de 400 m2 y est construit en 1934.

L’aéroclub ouvre alors une école de pilotage (Georges Simenon en sera le 31e élève) et organise de nombreux meetings aériens qui rencontrent tellement de succès que cela précipite la décision de construire un aéroport, envisagée depuis janvier 1932.

Le 18 juillet 1938, après de longues études de faisabilité et le choix d’un emplacement entre La Repentie et Laleu, une décision ministérielle autorise la création de l’aérodrome, auquel l’État participe à moitié, la moitié restante étant répartie à parts égales entre la Chambre de commerce et la Ville. La même année, la société des avions Henriot signe une convention d’exploitation de l’aérodrome, ainsi que la création d’une école de pilotes et de mécaniciens ayant pour mission d’instruire les élèves au brevet de pilote militaire.

En août 1939, à peine quelques semaines avant le début de la Seconde Guerre mondiale, l’aéroport est terminé et sert alors de lieu de formation pour les pilotes.

Le 23 juin 1940, 20 000 soldats de la Wehrmacht, prennent possession de La Rochelle. Dans le contexte du Mur de l'Atlantique, l’armée allemande fait construire dès 1941 de nombreux blockhaus sur tout le littoral, ainsi qu’une immense base sous-marine[3] au port de commerce de La Pallice, destinée à abriter une flottille de sous-marins de la Kriegsmarine. L’aéroport est quant à lui réquisitionné pour les avions détecteurs de mines et les escadrilles de chasse de la Luftwaffe sécurisant la base sous-marine.

Tout au long du conflit, la base sous-marine et l’aéroport sont bombardés à plusieurs reprises par les bombardiers américains Boeing B-17 Flying Fortress et Consolidated B-24 Liberator, ainsi que par les bombardiers anglais Handley Page Halifax et Avro Lancaster qui y larguent les premières bombes Tallboy (5 tonnes) et Grand Slam (10 tonnes).

C’est après-guerre, à partir de 1946, que l’aéroport prend véritablement son essor, avec la mise en service de lignes d’avions-taxis vers Bordeaux, Lyon, Nantes et Paris. En 1961, il est équipé d’une piste en dur et en 1966 d’une aérogare. Les premières liaisons régulières vers Paris se font à partir de 1967.

Le succès du transport aérien entraîne l’arrêt de l’exploitation des trains directs spéciaux, reliant Paris à La Rochelle et au port de La Pallice, en 1962

Mais en 2004, retour dans le temps, le succès du TGV Paris-La Rochelle supprime la ligne de vol La Rochelle-Paris pour manque de rentabilité. Cette ligne est rétablie au début des années 2010 et est assurée par Airlinair.

Installations[modifier | modifier le code]

Piste(s)[modifier | modifier le code]

L’aéroport dispose d’une piste bitumée orientée est-ouest (09/27), longue de 2 255 mètres et large de 45. Elle est dotée :

  • d’un balisage diurne et nocturne ;
  • d’un indicateur de plan d’approche (PAPI) pour chaque sens d’atterrissage ;
  • d’un système d’atterrissage aux instruments (ILS/DME) pour le sens d’atterrissage 27.

Prestations[modifier | modifier le code]

L’aérodrome est contrôlé et dispose d’un service automatique de diffusion (ATIS). Les communications s’effectuent sur les fréquences de 126,875 MHz pour l’ATIS, de 124,200 MHz pour l’approche et de 118,000 MHz pour la tour. Il est agréé pour le vol à vue (VFR) de nuit et le vol aux instruments (IFR).

S’y ajoutent :

  • une aire de stationnement de 40 000 m2 ;
  • une aérogare de 1 700 m2 (capacité de traitement de 300 000 passagers par an) ;
  • des hangars ;
  • une station d’avitaillement en carburant (100LL et Jet A1) ;
  • un restaurant[4].

Activités[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Compagnies et destinations[modifier | modifier le code]

Compagnie aérienne Ligne directe vers/depuis
Easyjet Bristol, Genève, Londres-Gatwick
HOP! by Air France Ajaccio, Lyon, Paris-Orly
Jet2.com Édimbourg, Leeds/Bradford
Ryanair Charleroi, Dublin, East Midlands, Londres-Standsted, Porto, Cork

Les modalités de financement de l’aéroport et de subventionnement de certaines compagnies a donné lieu à un litige opposant la Chambre de commerce et d'industrie de La Rochelle, gestionnaire de l’aéroport, et le département de Charente-Maritime, financeur pour partie. Saisie par la CCI, la Chambre régionale des comptes de Poitou-Charentes a rendu un avis[5] le 26 juillet 2007 donnant en partie raison à la CCI.

Évolution du trafic[modifier | modifier le code]

L’aéroport de La Rochelle a transporté 236 422 passagers en 2012, soit une progression de 3,3 % par rapport à 2011.

Relation commerciale avec Ryanair[modifier | modifier le code]

Le rapport de la CRC publié le 13 mai 2008 montre que Ryanair dispose d’avantages exceptionnels « L’examen des factures 2005 de la compagnie Ryanair montre qu’elle n’acquitte aucune redevance balisage même durant la saison hivernale » et précise que « Cette politique tarifaire n’est pas conforme au principe de l’égalité de traitement des usagers de la plateforme dans la mesure où certaines compagnies exploitent des liaisons saisonnières et pratiquent des horaires compatibles avec l’absence de recours au balisage lumineux alors que d’autres pratiquent des horaires qui justifient le recours au balisage lumineux[6]. » concluant que « La politique tarifaire en matière de redevance aéronautique, adaptée aux compagnies à bas prix pour les dispenser partiellement de participer au financement des infrastructures utilisées, prive l’aéroport de recettes d’exploitation indispensables à son équilibre financier[6]. »

La CCI a passé le premier contrat avec Ryanair le 1er décembre 2003, ce contrat couvre la période du 1er mai au 31 décembre 2003. Le contrat précise que « La chambre de commerce et d’industrie s’engage à verser à la compagnie une contribution financière de 340 000 € versée en deux fois à raison de 185 000 € à la signature de la convention et 155 000 € assortis d’un justificatif des dépenses de promotion engagées par la compagnie qui devaient atteindre au moins 500 000 €. » Le rapport d’observations précise également que « Ces concours publics, assimilables à une aide d’État, au sens de l’article 87 du traité instituant la Communauté européenne, auraient dû être notifiés préalablement à la Commission européenne, conformément aux dispositions de l’article 88 paragraphe 3 du traité[6]. »

D’autre part, la cour régionale des comptes souligne que « La reconduction en avril 2006 de l’engagement financier de la chambre de commerce et d’industrie pour une nouvelle période triennale est contraire aux lignes directrices communautaires du 9/12/2005 sur les aides au démarrage pour les compagnies aériennes au départ d’aéroports régionaux (2005/C312/01) qui prévoient notamment que les aides au démarrage doivent être dégressives et accordées pour une durée maximale de 3 ans[6]. » Gil Roy, estime quant à lui sur le site Aérobuzz que la CCI aurait versé 12 € par passager, soit environ 2,2 M€ en 2006[7]. En novembre 2010, un article Ryanair ne veut pas voler seul - SudOuest.fr informe sur la nature des demandes de Ryanair. On y apprend notamment que « la compagnie irlandaise low-cost a sollicité un soutien financier auprès du Conseil général et de la Communauté d’agglomération rochelaise (CdA). La même somme - soit 56 000 euros - est demandée à chacun[8] ». La subvention totale payée indirectement par l’aéroport s’élèverait alors à 269 000 € pour l’ensemble des lignes. Cette subvention a augmenté d’un peu moins de 100 000 € par rapport à l’année précédente.

Loisirs et tourisme[modifier | modifier le code]

  • Aéroclub de La Rochelle et Charente-Maritime (ACLR). En 1932, sous l’impulsion des membres de l’Automobile-Club de la Charente-Inférieure, il est décidé de créer une association aéronautique à La Rochelle. Elle verra le jour très officiellement le 13 janvier 1933, et sera baptisée : Aéroclub de la Charente-Inférieure (ACCI). Durant toutes ces années, émaillées de péripéties comme peuvent en connaître tous les clubs, elle deviendra Aéroclub de la Charente-Maritime (ACCM), pour finalement, en 1992, prendre son nom actuel.
  • Club Grand Ouest Aviation (première association de simulation de vol affiliée FFA), hébergé au sein de l'ACLR.
  • Altitudes (parachutisme).
  • Air Loisirs (constructeurs amateurs).

Sociétées implantées[modifier | modifier le code]

  • Aéro service atlantique (ASA)
  • Aerocean
  • Aérosystèmes HELIOCEAN hélicoptères
  • Aircraft technics services La Rochelle (ATSR)
  • Aunis air Europe
  • Société de techniques aéronautiques et radiocommunication (STAR)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]