Chavagnes-en-Paillers

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Chavagnes-en-Paillers
Le bureau de Poste
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Blason de Chavagnes-en-Paillers
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement La Roche-sur-Yon
Canton Saint-Fulgent
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Saint-Fulgent
Maire
Mandat
Éric Salaün
2014-2020
Code postal 85250
Code commune 85065
Démographie
Gentilé Chavagnais
Population
municipale
3 386 hab. (2011)
Densité 83 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 53′ 36″ N 1° 15′ 05″ O / 46.8933333333, -1.25138888889 ()46° 53′ 36″ Nord 1° 15′ 05″ Ouest / 46.8933333333, -1.25138888889 ()  
Altitude Min. 36 m – Max. 92 m
Superficie 40,57 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.chavagnes-en-paillers.fr

Chavagnes-en-Paillers est une commune française située dans le département de la Vendée, région Pays de la Loire. Ses habitants sont appelés les Chavagnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Chavagnes-en-Paillers est traversée par la Petite Maine, au cœur du bocage vendéen, dans le nord-est du département. Les villes environnantes sont : La Roche-sur-Yon (34 km), Cholet (39 km), Nantes (48 km), La Rochelle (107 km), Niort (107 km). La côte vendéenne est à 64 km (Saint-Gilles-Croix-de-Vie). L’aéroport Nantes Atlantique est à 51 km[1]. Chavagnes-en-Paillers est facilement accessible grâce au réseau routier RN 137, A 83, A 87 et aux axes ferroviaires Nantes-La Rochelle et Paris-Les Sables-d’Olonne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Présence préhistorique[modifier | modifier le code]

Dès les temps préhistoriques des hommes y vivent. Ils s’installent probablement dans les vallées. Près du village de La Grassière, en particulier, on a retrouvé leurs traces sous forme de pierres taillées ou polies.

Époque Gallo-Romaine[modifier | modifier le code]

À cette époque, une villa (demeure campagnarde) d’une riche famille devait exister près du Cormier. Des vestiges (poteries, pièces de monnaies, et une très belle coupe évoquant l’art de Pompéi) y sont découverts. Sur l’autre rive de la Petite Maine, s’éleva une construction rustique (cabana ou cabane) qui, selon toute vraisemblance, donna au lieu son nom qui devait devenir Chavagnes.

Naissance de la commune[modifier | modifier le code]

Un prieuré est fondé, autour duquel se forme la paroisse. Chavagnes, qui dépend du seigneur de Montaigu (d’où le nom ancien de Chavagnes-lez-Montaigu), voit créer sur son sol au XIe ou XIIe siècle plusieurs fiefs. Leurs titulaires ont pour obligation de tenir garnison dans la forteresse de Benaston.

La guerre de Cent Ans amène, par la suite, beaucoup de ruines et de misères. Un siècle plus tard, ce sont les guerres de religion. En 1563, un parti de protestants vient à Chavagnes. On torture des gens pour se faire livrer leur argent et l’église est brûlée.

À partir de 1606, on relève les ruines. Pendant près de deux siècles la région demeure à l’écart de toute guerre. Les registres paroissiaux, conservés depuis 1596, rapportent quelques faits divers et, aussi, malheureusement, des épidémies meurtrières (en 1631, en 1639, en août 1719, en 1779, en 1794).

La Révolution et les guerres de Vendée[modifier | modifier le code]

Un dimanche de juillet 1792, M. Remaud, curé de Chavagnes, monte en chaire. Prenant pour thème la parole « Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis », il expose que sa conscience ne lui permet pas de prêter le serment exigé par la Constitution. Il se voit, donc, contraint de quitter son ministère (qu’il continue, du reste, comme il le peut dans la clandestinité). En mars 1793, l’instauration de la conscription déclenche le soulèvement. Comme ceux des paroisses voisines, les hommes de Chavagnes prennent part aux batailles, avec l’armée du Centre. Puis c'est la guerre. Au commencement d’octobre 1793, l’église est brûlée, ainsi qu’un grand nombre de maisons. Plusieurs personnes sont tuées. Le 23 février 1794 est le jour du « grand massacre ». Une chasse à l’homme est soigneusement organisée : hommes, femmes, vieillards, enfants en bas âge, tout ce qui est rencontré est tué sans pitié. Au bout du compte, on estime qu’un cinquième de la population est victime de cette guerre.

La reconstruction[modifier | modifier le code]

Le 31 juillet 1801, le père Louis-Marie Baudouin devient curé de Chavagnes. Il commence aussitôt, au milieu des ruines, à organiser son séminaire. Il fonde, en 1802, avec la Mère Saint-Benoit, la communauté des Ursulines de Jésus. Plus tard, il prépare l’établissement de la congrégation des Fils de Marie Immaculée. C’est lui qui donne à Chavagnes sa physionomie de « sainte ville ».

L’époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La Révolution créé les communes rurales, calquées sur le territoire des paroisses. C’est alors que l’appellation de Chavagnes reçoit l’adjonction « en-Paillers », à peu près inusitée antérieurement. Reconstruite en 1853, l’église dominant le bourg et les chapelles qui l’encadrent, contribuent à caractériser le paysage.

Les guerres mondiales[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale est, de beaucoup, la plus cruelle, comme l’attestent les 137 noms du monument aux morts.

De 1940 à 1944, les troupes allemandes occupent partiellement le séminaire, à trois reprises.

Des Justes parmi les nations[modifier | modifier le code]

Plusieurs Justes parmi les nations, habitants de Chavagnes-en-Paillers sont reconnus par le Mémorial de Yad Vashem, pour leur action de sauvetage et de protection de 30 enfants Juifs pendant l’Occupation[2].

L’après guerre[modifier | modifier le code]

Dans les années 1950, début de l’industrialisation. L’agriculture passe au second plan dans le domaine de l’emploi.

En 1970, le remembrement (déboisements et chemins empierrés) fait disparaître les chemins creux et les petites parcelles de terre.

En 1999, des Juifs, accueillis enfants à Chavagnes-en-Paillers pendant la seconde guerre mondiale, reviennent dans la commune afin de revoir les familles qui les ont cachés.

Le Chavagnes International College est utilisé, en 2004, pour le tournage de l’émission Le Pensionnat de Chavagnes, diffusé la même année sur M6.

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti : au premier, mi-parti gironné de vair et de gueules de dix pièces (Harpedanne de Belleville) ; au second, d’azur aux deux crosses adossées d’argent, la première posée en bande et la seconde contournée posée en barre.

Devise[modifier | modifier le code]

La devise de Chavagnes-en-Paillers : Habitare Fratres In Unum.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1789 1790 Jacques Rulleau    
1790 1791 Pierre Charles Marie Gourraud de La Proustière    
1791 1792 Alexis Barraud    
1792 1796 Louis-Marie Bourron    
1796 1805 Lazare Réchin    
1805 1814 André Roger    
1814 1818 chevalier de Guerry de Beauregard    
1818 1821 Jacques Gilbert    
1821 1824 Constant Gourraud de La Proustière    
1824 1824 Joseph Marie de Guerry    
1824 1828 Pierre Brancard    
1828 1830 Ludovic de Surgères    
1830 1855 Charles Isaïe Constant Gourraud    
1855 1870 Jean-Marie Damour    
1870 1873 Henri Pierre Gourraud    
1873 1882 Martial Benjamin Gourraud de La Proustière    
1882 1888 Henri Jacques de Guerry de Beauregard    
1888 1928 Louis de Suzannet    
1928 1929 Jean de Suzannet    
1929 1942 Tancrède Gilbert de Guerry de Beauregard    
1942 1983 Gilbert de Guerry de Beauregard    
1983 1989 Marc Gilbert    
1989 1995 Joseph Monnerau    
1995 2008 Claude Coutaud[Note 1]    
2008 en cours Éric Salaün[Note 2],[3] Divers droite comptable conseil
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 386 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
1 186 1 504 2 074 2 018 2 108 2 068 2 431 2 587 2 621
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 661 2 849 2 878 3 003 3 067 3 181 3 149 3 173 3 142
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
3 043 3 099 3 099 3 068 2 989 2 905 3 047 3 019 2 900
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 -
2 933 2 910 2 909 2 870 2 963 3 213 3 284 3 386 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d’un âge supérieur à 60 ans (25,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %).

À l’instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d’âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,3 %, 15 à 29 ans = 17,4 %, 30 à 44 ans = 21,9 %, 45 à 59 ans = 20,8 %, plus de 60 ans = 19,5 %) ;
  • 50,2 % de femmes (0 à 14 ans = 16,7 %, 15 à 29 ans = 14,5 %, 30 à 44 ans = 20,4 %, 45 à 59 ans = 16,8 %, plus de 60 ans = 31,7 %).
Pyramide des âges à Chavagnes-en-Paillers en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90 ans ou +
3,3 
6,3 
75 à 89 ans
13,0 
12,6 
60 à 74 ans
15,4 
20,8 
45 à 59 ans
16,8 
21,9 
30 à 44 ans
20,4 
17,4 
15 à 29 ans
14,5 
20,3 
0 à 14 ans
16,7 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements scolaires :

  • Collège Sainte Marie de Chavagnes-en-Paillers[8] ;
  • Chavagnes International College, collège pour garçons[9].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Objets classés[modifier | modifier le code]

  • Un ciboire en argent doré avec une croix, une coupe sans décor, un nœud piriforme orné de têtes d’angelots et de feuillages entre deux collerettes à godrons et sur le pourtour du couvercle et au-dessus de la base, à palmettes ajourées, très fine décoration d’oves et fleurettes alternées. Dateraient de 1670 et serait probablement de Philippe Fourrier, agréé maître-orfèvre à La Rochelle en 1662, il est la propriété de l’association diocésaine.
  • Dans l’église, une navette à encens, ou cuiller à encens, avec le poinçon de maître de Jean-Baptiste-Simon Lefranc (Paris, 1819-1838).
  • Un calice en argent doré avec le poinçon du maître Guillaume III Loir (Paris 1719-1720).
  • Un gobelet en verre jaune, orné des combats de gladiateurs, trouvé dans une sépulture de gladiateurs, au lieu-dit Le Cormier et exposé au Corning Museum of Glass de New York[10].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2001.
  2. Réélu en 2014.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les distances sont vérifiées sur Viamichelin.fr.
  2. Patrick Cabanel, Histoire des Justes en France, Paris, Armand Colin, 2012, (ISBN 978-2-200-35044-4) dans le chapitre « Les Justes des enfants : filières, couvents, écoles », Dans la terre des prêtres : l’exemple de Chavagnes-en-Paillers, p. 253-257.
  3. Site officiel de la préfecture de la Vendée - liste des maires(doc pdf)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  6. « Évolution et structure de la population », sur insee.fr (consulté le 6 mai 2011)
  7. « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 », sur insee.fr (consulté le 13 mai 2011)
  8. Site officiel du collège Sainte Marie de Chavagnes-en-Paillers
  9. Site officiel du Chavagnes International College
  10. « Cup with Gladiators », sur cmog.org (consulté le 26 octobre 2013)
  11. « 200 ans d'histoire », sur incarnationweb.org (consulté le 25 octobre 2013)
  12. « Louis-Marie BAUDOUIN, la vie mouvementée d’un fondateur », sur incarnationweb.org (consulté le 25 octobre 2013)


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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