Latte (charpente)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Latte.

La latte est une pièce de charpente en bois, longue, mince, étroite et plate.

Il s'agit d'une pièce de bois de sous-construction, pour les murs et la toiture de section semblable. On parle également de lattes pour un plancher.

Charpenterie[modifier | modifier le code]

Lattage et couverture en tuiles
Vestige d'une ferme picarde, montrant la mise en œuvre du torchis enduit sur lattis à claire voie.

Au XVIIIe siècle, la bonne latte à tuile doit être faite de bois de fente de chêne et sans aubier, elle se nomme latte carrée et se vend à la botte qui en contient cinquante deux: chaque latte a quatre pieds de longueur, un pouce trois quarts ou deux pouces de large et deux à trois lignes d'épaisseur[1]

La latte à ardoise s'appelle latte volige; elle doit être de bois de chêne et avoir la même longueur que la latte carrée quatre à cinq pouces de large et trois lignes d'épaisseur; elle se débite aussi à la botte mais la botte n'en contient que vingt-cinq. Quand on l'emploie il faut que les lattes se touchent presque l'une à l'autre parce que la latte à ardoise est bien plus large que celle à tuile;

La botte peut faire à peu près une toise et demie de couverture chaque latte est attachée par quinze clous quand elle est large et quand elle est étroite dix suffisent; on y attache l'ardoise avec deux ou trois clous on compte ordinairement une livre et demie de clous par botte de lattes.

La contre-latte est une latte large de quatre à cinq pouces et épaisse d'un demi qui se met de haut en bas entre les chevrons pour entretenir les lattes. C'est un bois de fente de sciage qui se débite à la toise; il en faut trois toises à chaque toise de couverture quand il n'y a que trois chevrons a la latte, et quand il y en a quatre ou ne s'en sert point la latte même servant de contre-latte. La contre-latte à ardoise est de sciage et semblable à celle de la tuile.

On appelle latte jointive celle qu'on met sur des pans de charpente pour soutenir un enduit de plâtre.

La chanlatte est une pièce de bois qu'on attache vers le bout des chevrons en dehors du mur pour soutenir et élever les derniers rangs de tuile afin qu'ils rejettent l'eau au delà du mur et qu'elle ne le gâte point.

Latter à claire voie c'est mettre des lattes sur un pan de bois pour retenir les plâtras des panneaux et les couvrir de plâtre. Latter à lattes jointives, c'est clouer des lattes si près les unes des autres qu'elles se touchent ce qu'on appelle lattis, pour lambrisser les cloisons, plafonds, cintresetc.[2]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. . Il faut vingt huit ou trente lattes a chaque toise de couverture pour la tuile du grand moule ayant quatre pouces de pureau; pour la tuile du petit moule à laquelle on ne donne que trois pouces d'échantillon ou pureau il en faut trente six par toise. Pour un millier de tuiles du petit moule, il faut un cent et demi de lattes. Il en faut moins pour le grand moule parce qu'on ne latte pas si près chaque latte demande cinq clous pour le moins. Pour latter une toise carrée sur des chevrons qui seront espacés de trois à la latte, il faut environ cent quarante clous et pour latter sur un comble dont les chevrons seront espacés de quatre à la latte, il faut environ cent quatre-vingt clous. Cette sorte de latte s'emploie à plusieurs autres usages on en met aux plafonds, à lattes jointives, une botte par toise. Aux cloisons, à claire voie, dix huit par toise. La botte de lattes pèse vingt-quatre livres. Dans La Nouvelle maison rustique, ou Économie rurale, pratique et générale de tous les biens de campagne. Par J-F Bastien. Destray 1798. Consulter en ligne
  2. Un mur de charpente qu'on a latté et enduit est estimé les trois quarts d'un mur de maçonnerie; quand il est contre-latté il vaut autant que le mur entier . Dans La Nouvelle maison rustique, ou Économie rurale, pratique et générale de tous les biens de campagne. Par J-F Bastien. Destray 1798. Consulter en ligne