Les Salles-Lavauguyon

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Les Salles-Lavauguyon
L'église Saint-Eutrope avec le prieuré.
L'église Saint-Eutrope avec le prieuré.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Haute-Vienne
Arrondissement Rochechouart
Canton Rochechouart
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de la Météorite
Maire
Mandat
Christine Ballay
2014-2020
Code postal 87440
Code commune 87189
Démographie
Population
municipale
173 hab. (2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 44′ 38″ N 0° 41′ 43″ E / 45.7439, 0.695345° 44′ 38″ Nord 0° 41′ 43″ Est / 45.7439, 0.6953  
Altitude Min. 194 m – Max. 301 m
Superficie 12,32 km2
Localisation

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Les Salles-Lavauguyon

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Les Salles-Lavauguyon

Les Salles-Lavauguyon (Las Salas La Vau Guion en occitan) est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne, en région Limousin.

Elle est intégrée au parc naturel régional Périgord-Limousin.

Imposant lieu de dévotions au Moyen Âge, l'église du bourg des Salles-Lavauguyon a su tirer parti pour le développement de sa renommée de sa position proche d'une ancienne voie romaine reliant Périgueux à Poitiers, elle était simultanément placée sous le vocable de saint Eutrope de Saintes et dédiée à l'Assomption de la Vierge Marie.

C'est une des plus vastes et des plus belles églises de la contrée, caractérisée notamment par un riche programme de fresques datant de l'époque romane.

Le 16 juin 1997, La Poste a mis en vente un timbre représentant les remarquables fresques de cette église.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune des Salles-Lavauguyon en Haute-Vienne.

Situation géographique[modifier | modifier le code]

La ville se trouve dans la région du cratère de la météorite de Rochechouart ; elle confine à la Charente. Située dans la partie sud-ouest du département de la Haute-Vienne, entre Charente et Tardoire, la commune des Salles-Lavauguyon occupe un territoire restreint : 1175,89 hectares. Du reste, le bourg en occupe approximativement le centre, à deux kilomètres environ des limites communales.

Le relief de la commune est marqué par les premières collines des monts de Châlus à l'est et la fin du massif de l'Arbre à l'ouest.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Les Salles-Lavauguyon
Massignac
(Charente)
Verneuil
(Charente)
Videix
Sauvagnac
(Charente)
Les Salles-Lavauguyon Chéronnac
Maisonnais-sur-Tardoire

Territoire[modifier | modifier le code]

La commune des Salles-Lavauguyon s'étend sur un plateau légèrement vallonné qui s'abaisse doucement vers les terrains de l'oligocène inférieur de la région de Montemboeuf. L'altitude ne dépasse pas 270 mètres. La Tardoire a creusé une vallée encaissée qui marque la limite séparant la commune des Salles Lavauguyon de celle de Maisonnais sur Tardoire. Les nombreuses sources d'alentours se conjuguent en petits ruisseaux qui traversent une vallée froide et humide et vont alimenter la Tardoire. Les villages de la commune semblent également distribués autour du bourg. M. Lagarde en donne cette description : « Ils sont établis sur les parties saines des plateaux ou même à flanc de coteau, sur le versant Est de la vallée de la Tardoire tel le village de La Vauguyon bâti près de son château féodal. Ces villages sont : Chez Bureau, Chez Berthou, Le Ménieux, Chez Lafont, Raverlac, La Vauguyon, Fougeras, Texiéras, Chez Rambaud, Les Royaux, Les Granges, La Maison du Bost, La Loge, Les Loges, le Bost du loup. »

Histoire[modifier | modifier le code]

Aymeric III, vicomte de Rochechouart, fit ériger l’église des Salles afin d’assurer le salut de son âme et des siens. En 1075, l’église et ses dépendances furent données au chapitre de Saint-Junien. La nouvelle fondation dont le premier prieur est Boson de Rochechouart est une communauté canoniale suivant la règle de saint Augustin. En 1227, le prieur devint indépendant de l’autorité des chanoines de Saint-Junien. Durant cinq siècles, les religieux se succèderont jusqu’au XVIIIe siècle, époque à laquelle le prieuré est transformé en presbytère.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Les Salles-Lavauguyon (Haute-Vienne).svg

Les armoiries de Les Salles-Lavauguyon se blasonnent ainsi :

D’azur au portail de l’église Saint Eutrope d’argent, au chef fascé ondé d’argent et de gueules.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 François Beau [1]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 173 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
776 549 582 715 716 745 708 746 746
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
732 647 657 675 723 752 741 749 780
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
762 717 680 580 551 508 474 401 348
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
356 332 295 233 210 198 175 173 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Son église[modifier | modifier le code]

L'église des Salles-Lavauguyon est sans conteste un chef-d'œuvre de l'art roman limousin. Elle hérite de la sévérité qu'on connaît aux monuments romans et de la légèreté, de l'humanité propre à la déclinaison saintongeaise du style. On a vu récemment les fresques de cet écrin de beauté débarrassées de la couche de plâtre qui les cachaient aux regards ; la plupart sont aujourd'hui rénovées. Le bâtiment fut achevé en 1075, puis agrandi au XIIe siècle ; à cette époque, la façade ouest fut remaniée. La tradition orale rapporte que lors de la construction du lieu saint, le bourg était le siège d'une industrie florissante de chapeaux. Il se pourrait que ce soit parce qu'il est patron des chapeliers que saint Eutrope est l'un des patrons de cette église. L'église renferme une relique du saint et la "bonne fontaine" accolée à l'ancien presbytère est censée guérir des rhumatismes grâce à lui. On pouvait voir, il y a moins d'un demi-siècle encore, une très ancienne statuette du saint à l'entrée de l'édifice qui abrite la fontaine. De nombreuses statuettes qui se trouvaient dans des niches de la façade principale de l'église furent également brisées. L'église fut classée monument historique le 11 octobre 1907. Les fresques romanes de saint Eutrope sont parmi les plus belles d'Europe. Les scènes représentées sont très variées : cela va de la Création du monde à la vie de saint Eutrope sans oublier des épisodes de la légende de saint Martial et les portraits des fondateurs du prieuré. Elles furent « redécouvertes » entre 1950 et 1953 par l'abbé Fernand Combette, qui fut curé aux Salles de 1947 à 1954. Un jour, il voit une boursouflure dans le plâtre de recouvrement du mur du bas-côté à droite du bénitier, à la hauteur du vitrail, entre le vitrail et le mur de la façade. Or, soucieux de la sécurité de ses ouailles, il se munit d'une grande échelle en bois qu'il appuie sur le mur et sur laquelle il monte. Il réussit sans trop de peine à retirer du mur un morceau de plâtre assez épais. Pour sa plus grande surprise, il voit apparaître une tache noire sur le mur dégagé ; très vite, les personnes présentes reconnaissent deux pieds chaussés qui appartenaient manifestement à une œuvre plus grande. À la même époque et de la même façon, l'abbé Combette avait découvert les traces d'une œuvre polychrome au-dessus du portail de la façade principale. On alerta les "Monuments Historiques, section de Limoges" qui ne s'inquiétèrent pas tout d'abord de la découverte.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Étape[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Certains renseignements proviennent d'une Monographie agricole des Salles-Lavauguyon écrite par Maurice Lagarde, quelques autres d'un article de Joseph Delage.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]