Pipe

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La pipe est un objet servant principalement à fumer le tabac mais aussi d'autres substances comme le cannabis, l'opium ou encore le crack.

Les parties de la pipe : (1) tête ou bol, (2) foyer ou fourneau, (3) trou de tirage, (4) tige, (5) mortaise, (6) floc ou tenon, (7) tuyau, (8) bec, (9) lèvre, et (10) lentille ou bouton.

Elle est en général composée de deux parties principales : le fourneau (qui contient le tabac) et le tuyau (qui sert à aspirer). La pipe est un objet pouvant avoir des formes très basiques comme très évoluées voire artistiques, et peut être fabriquée de façon industrielle ou de façon artisanale.

Les pipes peuvent être réalisées dans différents matériaux. La plupart des pipes de nos jours sont faites en bruyère. Par le passé, les pipes en terre (argile) étaient les plus utilisées. Il en existe aussi en écume de mer, en porcelaine, en épi de maïs, en érable, en cerisier, en olivier, en chêne, en calebasse ou encore en bambou. Il existe également des pipes en pierre, en verre et en métal (notamment pour la consommation de cannabis).

Les tuyaux de pipe peuvent eux aussi être réalisés dans différents matériaux. Traditionnellement, la corne et l'ambre étaient utilisées. Aujourd'hui dominent différentes matières, notamment plastiques : ébonite (et son dérivé le cumberland), bakélite, acrylique, ultem, tuskanite… Les tuyaux de pipe peuvent aussi être faits de bois ou de bambou.

Matériaux et fabrication[modifier | modifier le code]

La matière dans laquelle est faite la pipe a une grande influence sur la méthode de fumage et sur le goût de la fumée qui en résulte.

Bruyère[modifier | modifier le code]

Pipe de bruyère

La variété de bruyère Erica arborea est utilisée pour la fabrication des pipes depuis le milieu du XIXe siècle. Elle pousse dans le bassin méditerranéen.

En France, les grands centres de production de pipes en bruyère sont Saint-Claude et Cogolin.

La plupart des pipes vendues aujourd'hui, qu'elles soient artisanales ou industrielles, sont faites en bruyère, ou plus exactement dans le broussin du rhizome de cette plante, qui constitue un matériau présentant de nombreuses qualités.

Premièrement, il résiste très bien au feu et à la chaleur.

Deuxièmement, il possède une grande capacité d'absorption. Dans la nature, le broussin absorbe de grandes quantités d'eau qui alimentent la plante durant les périodes sèches. De la même manière, il peut absorber le liquide résultant de la combustion du tabac pendant le fumage.

Troisièmement, c'est un bois agréable à travailler, qui permet la réalisation de diverses formes de pipes. Pour la fabrication de la pipe en bruyère, le métier de maître-pipier est à rapprocher de celui de tourneur sur bois ou de sabotier.

Une fois la pipe fabriquée, elle peut subir différentes finitions destinées à embellir son aspect extérieur, comme le sablage (on projette dessus du sable qui crée un relief très esthétique) et le vernissage.

Lors de leur récolte, les broussins de bruyère sont taillés de deux façons : en ébauchons et en plateaux. L'ébauchon est issu du cœur du broussin de bruyère, tandis que le plateau est issu de sa partie extérieure. Ces parties peuvent toutes deux produire de très belles pipes, bien que les grands maîtres pipiers préfèrent le plateau, réputé pour son grain très fin.

Argile[modifier | modifier le code]

Pipe en terre irlandaise
Fourneau d'une pipe Gambier du XIXe siècle

Du XVIIe siècle au XIXe siècle, l'immense majorité des pipes fumées en Occident étaient faites d'argile. En français elles sont appelées pipes en terre.

Elles doivent être fabriquées avec une argile de haute qualité, fine et claire que l'on appelle ball clay. Une argile de mauvaise qualité fera une pipe poreuse qui donnera un goût désagréable au tabac.

L'argile est d'abord roulée à la main. On place dans le rouleau ainsi obtenu une tige métallique (pour faire le futur passage de l'air dans le tuyau). Puis la pièce est placée dans un moule en métal et passée sous une presse servant à former la tête de la pipe. Celle-ci est ensuite signée par l'artisan, puis on retire la tige métallique précautionneusement avant de cuire la pipe dans un four entre 900 °C et 1 100 °C. La pipe cuite est mise à refroidir et l'artisan lui enlève ses défauts (coulures d'argile, grains…) en la grattant et en la limant à l'aide d'outils spécifiques. Il peut aussi aléser le fourneau. La pipe peut ensuite être émaillée. Le métier de fabricant de pipes en terre est très proche de celui de potier.

Les grands centres de production des pipes en terre étaient la Hollande (notamment la ville de Gouda) et la Belgique. En France, elles étaient principalement fabriquées à Dunkerque, Givet (les pipes Gambier), Charleville, Saint-Malo, Rouen, Onnaing et Saint-Omer. En Irlande on fabriquait des pipes en terre appelées dùidin.

Si l'argile a l'avantage de ne pas craindre la forte chaleur, elle a le désavantage de chauffer rapidement, ce qui rend les pipes en terre délicates à utiliser. Celui qui fume un peu trop vite se brûle facilement les doigts en tenant sa pipe. De plus, les pipes en terre sont fragiles et n'acceptent aucun choc, ce qui nécessite de les transporter dans des étuis protecteurs.

Les pipes en terre sont encore utilisées par quelques aficionados, minoritaires dans le monde des fumeurs de pipe, mais qui affirment qu'elle est de toutes les pipes celle qui délivre la fumée la plus pure, restituant parfaitement l'arôme naturel du tabac. Elles ont aussi l'avantage d'être bon marché.

Des pipes en terre sont encore fabriquées aujourd'hui, et sont souvent utilisées par les figurants et comédiens de reconstitutions historiques.

Écume de mer[modifier | modifier le code]

Pipe d'écume sculptée

L'écume de mer ou Meerschaum est une matière minérale extraite en Asie mineure, principalement dans les plaines d'Eskişehir en Turquie, entre Istanbul et Ankara.

C'est un matériau facilement sculptable qui rappelle l'os de seiche. Le produit extrait est gratté pour être débarrassé de sa matrice, il est ensuite séché puis encore gratté et enfin poli à la cire. Les pièces grossières ainsi obtenues sont ensuite tournées et sculptées.

Avant le succès de la pipe en bruyère au XIXe siècle, les pipes en écume de mer étaient, avec les pipes en terre, les plus répandues.

Les pipes en écume de mer étaient sculptées de façon très artistique, représentant souvent des visages. Elles sont aujourd'hui prisées des collectionneurs qui jugent leur qualité en fonction de leur coloration. En effet, une pipe d'écume correctement fumée (pas trop chauffée) prend au fil du temps une teinte marron doré qui l'embellit. Si cette teinte n'apparaît pas sur une pipe d'écume ancienne, c'est qu'elle n'a jamais été fumée (fait rare) ou que c'est une fausse pipe d'écume (reproduction récente ou pipe faite d'un matériau autre).

Porcelaine[modifier | modifier le code]

Têtes de pipes en porcelaine

La pipe en porcelaine est une "sous-espèce" des pipes en terre.

C'est une pipe qui chauffe facilement et qui n'est pas réputée pour restituer le meilleur du tabac que l'on y fume. Mais elle fut pourtant la pipe favorite de nombreux fumeurs du milieu du XIXe siècle, notamment dans les milieux aisés. Car la porcelaine est un matériau noble. Et les pipes en porcelaine, comme les assiettes et plats faits dans cette matière, étaient richement décorées et peintes.

La pipe en porcelaine, tombée en désuétude aujourd'hui, est cependant très recherchée des collectionneurs.

Calebasse[modifier | modifier le code]

Pipe calabash

Les pipes calebasses (ou calabash) étaient à l'origine fabriquées dans une gourde, plante d'origine africaine.

Le foyer est généralement "doublé" d'écume de mer ou de porcelaine.

La réalisation des pipes dans ce matériau est longue et complexe, ce qui les rend très coûteuses. C'est pourquoi elles sont souvent fabriquées dans d'autres matériaux comme l'acajou tout en gardant la forme originale de la pipe calebasse, allongée et courbe.

Sherlock Holmes fut très souvent représenté par les illustrateurs avec une pipe calebasse, bien que son créateur Arthur Conan Doyle l'ait plutôt décrit fumant des pipes droites en bois ou en terre.

Épi de maïs[modifier | modifier le code]

Pipe de maïs

Les pipes de maïs sont les moins chères des pipes, car elles sont fabriquées dans un matériau abondant et bon marché : l'épi de maïs.

Ce sont avant tout des pipes américaines qui sont très peu répandues en Europe. Le plus grand centre de production est Washington, petite ville du Missouri, au cœur des États-Unis.

L'épi de maïs est d'abord séché durant au moins deux ans. Il est ensuite assez solide pour qu'on le creuse afin de fabriquer la tête de pipe. Puis on y fixe une tige en pin.

Les Européens, peu habitués à cette pipe, la trouvent généralement inesthétique. Elle présente cependant plusieurs avantages. D'abord, elle est très bon marché. Deuxièmement, elle est très légère. Enfin, elle est réputée pour donner une fumée fraîche et pure. Elle est idéale pour les fumeurs débutants et pour les tests de tabacs.

La pipe de maïs absorbe facilement le liquide de combustion mais sèche difficilement. C'est donc une pipe que l'on fume quelques dizaines de fois seulement. C'est en quelque sorte une pipe jetable. Mais son très bas coût fait qu'on la remplace sans difficulté. C'est cet aspect purement fonctionnel de la pipe de maïs qui fait qu'elle ne connait pas un grand succès en Europe, où les fumeurs sont très attachés à la pipe objet, la pipe qui les accompagnera durant des années, la pipe esthétique, la pipe unique.

La pipe de maïs fut la pipe préférée de quelques Américains célèbres, comme le Général Douglas MacArthur, l'écrivain Mark Twain ou encore le politicien néo-nazi George Lincoln Rockwell.

Matières synthétiques[modifier | modifier le code]

Pipe en matière synthétique de chez Venturi

Quelques fabricants de pipes, surtout américains, produisirent au XXe siècle des pipes entièrement constituées de matières synthétiques. Ce fut le cas de la Redmanol Corporation qui dès les années 1920 fabriqua des pipes en matières plastiques, puis plus tard de la marque Tar Gard (devenue Venturi) basée à San Francisco qui, de 1965 à 1975, tenta sans succès d'inonder le marché américain de pipes faites de grafite pyrolysé, de résine phénolique, de nylon et de bakélite.

L'utilisation de ces matières synthétiques permit la création de pipes de toutes les couleurs.

Tentant d'imiter la bruyère tout en offrant des produits très bon marché, quelques marques fabriquent encore aujourd'hui des pipes en matières synthétiques, notamment en brylon, un mélange de nylon et de poussière de bruyère. Mais ces pipes, par leur manque de naturel et leurs piètres qualités "gustatives" lors du fumage, restent très marginales et peu appréciées des fumeurs avertis.

Métal[modifier | modifier le code]

Les pipes à tabac en métal sont assez peu répandues.

Généralement, la tige est faite d'aluminium et ne forme qu'une seule pièce avec le talon (partie basse de la tête). Le bol, lui, peut être fait de divers métaux, bois et matières synthétiques.

Plusieurs marques, notamment Falcon, commercialisent des pipes en métal dont la tête est dévissable, ce qui permet d'adapter différents bols (tailles et couleurs variées) à une même tige.

La pipe en métal présente peu de qualités gustatives et chauffe beaucoup lors du fumage (il est vite impossible de la tenir par la tête). Elle peut néanmoins, par le système de têtes amovibles, servir à la dégustation de différents tabacs lors d'un salon spécialisé ou d'une réunion de fumeurs.

Certains peuples africains, asiatiques et sud-américains fument depuis toujours dans des pipes en métal, mais elles sont en général fabriquées dans des métaux nobles comme l'argent.

Tabacs à pipe[modifier | modifier le code]

Les tabacs à pipe sont généralement de complexes mélanges de différentes espèces de tabac, parfois saucés (trempés dans un liquide parfumé) ou aromatisés. Ces mélanges sont majoritairement constitués de tabacs blonds de type Burley et Virginia auxquels sont souvent ajoutés des tabacs plus forts ou épicés comme le Perique (de Louisiane), le Latakia (tabac oriental) ou encore différents tabacs africains, sud-américains et asiatiques.

Fumage de la pipe[modifier | modifier le code]

Accessoires du fumeur de pipe[modifier | modifier le code]

Tasse-braise[modifier | modifier le code]

Grattoir, cure-pipe et tasse-braise en un seul outil

Le tasse-braise ou bourre-pipe est l'accessoire indispensable du fumeur de pipe. Il sert à tasser les braises après l'allumage et si nécessaire au long du fumage pour assurer une bonne combustion du tabac. Il peut prendre différentes formes et se rapproche parfois de l'objet d'art. À l'inverse, un simple bout de bois peut servir de tasse-braises, c'est d'ailleurs ce qu'utilisaient beaucoup de paysans dans le temps. Le tasse-braise est souvent associé, au sein d'un outil aujourd'hui très répandu, au cure-pipe (servant à nettoyer la tige) et grattoir (servant à gratter l'excès de carbone dans le fourneau).

Briquet et allumettes[modifier | modifier le code]

Pour allumer une pipe, on peut utiliser des allumettes en bois ou un briquet à gaz. La seul règle consiste à ne jamais utiliser de briquet à essence, cela donne un mauvais goût au tabac à pipe et peut endommager le fourneau. Il existe des briquets spécialement conçus pour l'allumage des pipes, qui dirigent la flamme vers le bas et restent allumés sans que l'on soit obligé de garder le pouce dessus (ce qui évite de se brûler les doigts, car l'allumage d'une pipe dure plus longtemps que l'allumage d'une cigarette).

Nettoie-pipe[modifier | modifier le code]

Nettoie-pipes

Le nettoie-pipe, également appelé chenillette, est indispensable à l'entretien de la tige et du tuyau de la pipe. Idéalement, il doit être passé dans la pipe entre chaque utilisation, pour la nettoyer du liquide et de la suie engendrés par la combustion du tabac.

Principales formes de pipes[modifier | modifier le code]

Autres pipes[modifier | modifier le code]

Le peintre Horace Vernet fumant la chibouque (autoportrait, 1835, musée de l'Ermitage)
Kiseru, orné d'animaux du bord de l'étang, (argent-cuivre (shibuichi), argent, or, alliage de cuivre), Chomonken Masakatsu, époque Edo (Walters Art Museum, Baltimore)
Kiseru orné de singes récoltant des kakis (argent, or, aillage de cuivre), Chomonken Masakatsu, époque Edo (Walters Art Museum, Baltimore)

Calumet[modifier | modifier le code]

En Amérique du Nord, les Amérindiens utilisent une pipe appelée calumet ; le fait de fumer un calumet a une signification religieuse très importante. Il y a différentes significations dont le fait de réunir le fourneau (principe femelle) et le tuyau (principe mâle). La fumée du tabac sacré emportant les prières vers un principe supérieur (pour les Sioux). Le calumet de la paix n'est pas seulement une référence de western : historiquement, ce concept existe.

Pipe à eau[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Narguilé.

Chibouque[modifier | modifier le code]

La chibouque (du turc çıbuk, Çubuk), également orthographiée chibouk, est une pipe turque à long tuyau de bois se terminant par un bol d'argile et souvent orné de pierres précieuses. La longueur de la tige est généralement comprise entre 1,2 et 1,5 m.

Kiseru[modifier | modifier le code]

Le Kiseru est une pipe traditionnelle japonaise.

Article détaillé : Kiseru.

Pipe à lycopode[modifier | modifier le code]

Pipe utilisée en franc-maçonnerie ou en magie d'illusionnisme (prestidigitation), de manière traditionnelle avec du lycopode (en poudre), une plante dont la combustion produit une flamme très vive, pour créer un effet de scène, par exemple dans un rituel maçonnique.

Image sociale du fumeur de pipe[modifier | modifier le code]

Fumeurs de pipe célèbres[modifier | modifier le code]

Dans la musique[modifier | modifier le code]

On ne peut parler de pipe sans citer Georges Brassens, chanteur français du XXe siècle et fumeur invétéré de pipe. Il parle d'ailleurs de celle-ci dans sa chanson "auprès de mon arbre".

Au cinéma[modifier | modifier le code]

L'image de Jacques Tati (interprétant Monsieur Hulot) et de sa pipe sont inséparables. En 2009, une campagne d'affichage pour une exposition de Tati où la pipe de celui-ci avait été remplacée par un petit moulinet à vent, a fait grand bruit et provoqué un petit débat sur l'opportunité de respecter ainsi la loi Evin.

Dans la culture[modifier | modifier le code]

La pipe a souvent inspiré les dessinateurs et les peintres. Le tableau le plus connu est sans doute le tableau de René Magritte La Trahison des images (1929) où il peint une pipe et la phrase « Ceci n'est pas une pipe ». On retiendra également Paul Cézanne, Vincent van Gogh...

Sherlock Holmes est le plus célèbre des personnages littéraires fumeurs de pipe. Vient après lui le commissaire Maigret, enquêteur créé par le romancier belge Georges Simenon, lui-même fumeur de pipe.

Championnat de France[modifier | modifier le code]

Chaque printemps se déroule dans une ville différente le championnat de France de fumeurs de pipe. Le but de celui-ci étant de savourer le plus longuement possible une quantité donnée de tabac. Chaque participant se voit remettre un modèle identique de pipe bourrée de trois grammes de tabac en début d'épreuve ainsi que deux allumettes pour l'allumer, dans une pièce close afin d'éviter tout courant d'air. Le principe est alors de la consommer le plus lentement possible sans pour autant la laisser s'éteindre. Les participants les plus doués parviennent à dépasser les deux heures de fumage[1],[2].

Grandes marques de pipes[modifier | modifier le code]

Marques françaises[modifier | modifier le code]

  • Butz-Choquin (Saint-Claude)
  • Chacom (Saint-Claude)
  • Chap (Saint-Claude)
  • Ch. Courrieu (Cogolin)
  • EWA (Saint-Claude)
  • Lacroix (Saint-Claude)
  • Ropp (Baumes-les-Dames)

Marques d’autres pays[modifier | modifier le code]

  • Blatter & Blatter Inc. (Québec, Canada)[3]
  • Peterson (Dublin, Irlande)
  • Dunhill (Angleterre)
  • Savinelli (Italie)
  • Castello (Italie)
  • Stanwell (Danemark)
  • Big Ben (Pays-Bas)
  • Vauen (Allemagne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]