Renaud Camus

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Renaud Camus

Description de cette image, également commentée ci-après

Renaud Camus en 2011.

Activités écrivain, diariste, essayiste
Naissance (67 ans)
Chamalières
Langue d'écriture français
Genres Roman, journal intime, essai

Renaud Camus est un écrivain français, né le à Chamalières dans le Puy-de-Dôme. Il est notamment l'auteur d'un journal tenu depuis 1985 et publié année par année. Engagé politiquement à l'extrême droite, Renaud Camus a créé le parti de l'In-nocence en 2002.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille bourgeoise de province, Renaud Camus fait ses études à l'école Sainte-Thècle à Chamalières (1950-1952), puis à l'école Massillon à Clermont-Ferrand (1952-1963), ville où il obtient la première partie du baccalauréat général (alors passée en classe de première) en 1962, puis le baccalauréat de philosophie en 1963. Il entreprend ses études supérieures à la Faculté de droit de Clermont-Ferrand, puis quitte l'Auvergne pour la Faculté de droit de Paris (Assas et Panthéon, 1963-1973), où il obtient une licence en droit de l’université de Paris (1968), après un passage à Oxford (Saint-Clare's College) en 1966-1967. Il est diplômé en 1969, dans cette même université, d'études supérieures de droit (Histoire du droit) et licencié ès lettres de l’université de Paris (Sorbonne). Enfin, en 1970, il est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et devient titulaire d'une maîtrise de philosophie (esthétique) de la Sorbonne et d'un diplôme d'études supérieures de droit (science politique)[1]. De 1970 à 1976, il est lecteur et conseiller littéraire aux éditions Denoël, ainsi que rédacteur de science politique pour les encyclopédies canadiennes Grolier.

Il a successivement habité Chamalières (1946-1959), Clermont-Ferrand (1959-1965), Oxford (1965-1966), Paris (1966-1992), les États-Unis (New York, l'Arkansas où il enseigna le français et la littérature française comme chargé de cours à Hendrix College, Conway, en 1970, San Francisco en 1978), Rome, où il fut pensionnaire de la Villa Médicis de 1985 à 1987, et, depuis 1992, dans le Gers, au château de Plieux, où il a organisé des expositions de Jean-Paul Marcheschi (1993), Eugène Leroy (1994), Jannis Kounellis (1995), Joan Miró (1996), Christian Boltanski (1997) et Josef Albers (1998). Il a été également responsable de colloques, « Les Devisées de Plieux », sur le « thème du château » (1996, avec Robert Misrahi, Danièle Sallenave, Jean-Marie Goulemot, Alain Vircondelet, Serge Brunet, etc.), le « thème de la flamme » (1997, avec Pascal Quignard, Emmanuel Carrère, Jean-Paul Marcheschi, Michel Cassé, Allan Weiss, etc.), ou l'idée d'« Habiter en poète » (avec Michel Deguy, Jacques Roubaud, Jean Frémond, Paul Louis Rossi...). Il a fondé et dirigé un festival à Lectoure, « Les Nuits de l'Âme » (1997-1998), consacré à la musique contemporaine, à la musique ancienne et aux « musiques du monde ».

Il a connu au cours des années 1970 une vie culturelle intense (rencontres avec Roland Barthes, Louis Aragon, Bob Wilson, Robert Rauschenberg, Cy Twombly, Gilbert & George, Andy Warhol, Marguerite Duras, Alain Robbe-Grillet, Michel Chaillou ou encore Marianne Alphant...). Durant ces mêmes années, il a été chroniqueur dans la revue Gai pied (articles réunis ultérieurement dans Chroniques achriennes) et l'une des voix de la communauté homosexuelle de l'époque, bien qu'il se soit toujours tenu à distance de toute position dogmatique ou de tout emploi de porte-parole sur ce thème. Il crée à cette époque le néologisme « achrien » pour désigner les hommes homosexuels.

Outre ses activités d'écrivain et d'animateur culturel au château de Plieux, Renaud Camus dirige depuis 2002 le parti de l'In-nocence (dont il est président et fondateur). À l'occasion de la sortie de son livre Abécédaire de l'In-nocence, qui fera office de manifeste et de programme politique, il se déclare candidat à l'élection présidentielle de 2012[2]. Faute des parrainages nécessaires, il appelle à voter pour Marine Le Pen[3], en détaillant sa position dans un article du journal Le Monde intitulé « Nous refusons de changer de civilisation »[4]. Cette prise de position lui vaut d'être privé de son éditeur d'alors, Fayard[5].

Controverse[modifier | modifier le code]

Dans son journal de 1994 (paru en 2000 sous le titre La Campagne de France), Renaud Camus a émis des remarques sur ce qu'il percevait comme la surreprésentation de journalistes juifs traitant du judaïsme dans une des émissions de radio de France-Culture, Le Panorama, ayant pourtant une vocation généraliste et non confessionnelle ou communautaire. Il écrivait à ce sujet :

« Les collaborateurs juifs du Panorama de France-Culture exagèrent un peu tout de même : d’une part ils sont à peu près quatre sur cinq à chaque émission, ou quatre sur six ou cinq sur sept, ce qui, sur un poste national ou presque officiel, constitue une nette sur-représentation d’un groupe ethnique ou religieux donné ; d’autre part, ils font en sorte qu’une émission par semaine au moins soit consacrée à la culture juive, à la religion juive, à des écrivains juifs, à l’État d’Israël et à sa politique, à la vie des juifs en France et de par le monde, aujourd’hui ou à travers les siècles. » (La campagne de France)

La parution d'un article de Marc Weitzmann dans Les Inrockuptibles accusant Renaud Camus d'antisémitisme lance ce que l'on appellera l'« affaire Renaud Camus ». Renaud Camus s'est défendu de ces accusations dans Corbeaux, le journal de « l'affaire », puis en 2002 dans Du sens, et enfin dans K.310, le journal de l'année 2000 (paru en 2003). Renaud Camus fut soutenu, entre autres, par Alain Finkielkraut, Élisabeth Lévy, Emmanuel Carrère, Camille Laurens et Marianne Alphant[6]. En revanche, des éditorialistes et personnalités ont maintenu l'accusation d'antisémitisme à l'égard de Renaud Camus[6], quoique certains l'aient nuancée plus récemment (ainsi Jean Daniel)[7].

Champ littéraire[modifier | modifier le code]

Son œuvre, abondante et érudite, peut être très approximativement divisée en quatre catégories : prose « traditionnelle » (écrits de voyage, romans, récits, et surtout le considérable journal), écrits « expérimentaux » (parmi lesquels les Vaisseaux brûlés[8], une bonne partie demeurant inédite sur papier), écrits sur l'art et la culture, et, enfin, essais polémiques et politiques. Ami et disciple de Roland Barthes, dont il a suivi un temps les séminaires et qui lui a donné une préface pour Tricks, c'est autour du concept de bathmologie[9], « science à demi plaisante des niveaux de langage », que s'organise la plus grande part de sa réflexion. Influencé à ses débuts par le Nouveau Roman et par l'œuvre théorique de Jean Ricardou, il poursuit avec les Églogues, « trilogie en quatre livres et sept volumes » (dont le sixième, Travers, Coda, Index & Divers est paru en 2012), une entreprise pan-littéraire de fusion de la lettre et du site, de l'air et de la phrase, de l'heure et du signe. Ses Vaisseaux brûlés sont une des toutes premières exploitations littéraires des voies et moyens de l'hypertexte. Mais le grand public le connaît surtout par son journal, dont chaque année depuis 1986 donne lieu à la parution d'un volume..

Il vit depuis 1992 au château de Plieux, dans le Gers. Son amour des « lieux » et son goût pour la topographie l'ont ainsi amené à rédiger, au cours des dernières années, des guides touristiques sur les départements du Gers, de la Lozère et de l'Hérault. Chroniqueur des usages de l'époque – qu'il nomme les « manières du temps » – et auditeur vigilant de l'évolution de la langue, il a écrit des livres sur la civilité (Éloge du paraître, Notes sur les manières du temps), la grammaire et la linguistique (Répertoire des délicatesses du français contemporain, Syntaxe ou l'autre dans la langue), mais aussi un petit essai sur l'économie (Qu'il n'y a pas de problème de l'emploi). Titulaire inopiné du prix « 30 millions d'amis » pour son récit Vie du chien Horla, il a aussi été candidat malheureux à l'Académie française.

Introduction à la lecture des Églogues[modifier | modifier le code]

Les Églogues sont constitués de sept volumes, dont un doit être encore publié : Passage (1975), Échange (1976), Travers (1978), Été (1982, sous-titré Travers II), L'Amour l'automne (sous-titré Travers III) et Travers, Coda, Indes & Divers. Le volume manquant devrait s'intituler Lecture.

« Églogues » vient de ex-logos (« hors de la parole » ou « la parole des autres »), le grand discours universel. Elles sont composées, telles un patchwork, de citations de la littérature, de journaux et de fragments autobiographiques, plus ou moins romancés. Ces citations ne sont pas « citées », c'est-à-dire qu'elles ne sont ni identifiées (par des guillemets ou des italiques), ni référencées (nom d'auteur, livre, journal...). C'est au lecteur de se débrouiller. Il n'y a pas d'histoire au sens de récit, il y a tout au plus des fragments qui se répondent, organisés autour de thèmes (la folie, les noms, le double et son corollaire, l'inversion (double en miroir)) et de noms générateurs selon des règles d’homophonie, d’anagrammes et des glissements de sons et de sens (par exemple Wolf, Wolfson, Onslow, Woolf, Saint-Loup, loup (masque sur le visage), loup (animal), etc).

Cette disposition textuelle a pour ambition de faire disparaître les notions d’auteur et de narrateur. Cette ambition est clairement affichée dans l'utilisation de pseudonymes ou d'hétéronymes : le deuxième livre est signé Denis Duvert, le troisième Renaud Camus et Tony Duparc, le quatrième Jean-Renaud Camus et Denis Duvert, le cinquième de J.R.G Le Camus et Antoine Duparc et le sixième de J-R-G du Parc & Denise Camus. Il s’agit d'une variation autour du mot de Pascal : « Qu'on ne dise pas que je n'ai rien dit de nouveau : la disposition des matières est nouvelle » ; en même temps que d'une application du programme de Flaubert : « Il faudrait que, dans tout le cours du livre, il n'y eût pas un mot de mon cru, et qu'une fois qu'on l'aurait lu on n’osât plus parler, de peur de dire naturellement une des phrases qui s'y trouvent » (lettre à Louise Colet, 17 décembre 1862 (Travers, p. 111)), d'une part ; d’autre part d’une prise en compte des réflexions de Roland Barthes sur le totalitarisme de la langue et de l’auteur. Il s'agit également d'une façon de poursuivre l’œuvre du Nouveau roman en s'inspirant ou en suivant pas à pas les analyses théoriques de Jean Ricardou.

La lecture des Églogues implique un vaste programme de lecture, mais aussi de visionnages de films, de tableaux, d'écoute de lieders, de voyages, etc., une course-poursuite dans l’ensemble des champs de la culture occidentale. Le lecteur idéal serait un croisement de Pierre Ménard et du chevalier Dupin. Il y a dans tout cela une formidable invitation à jouer, avec les deux dimensions du jeu, l’envoûtement et la légèreté.

Politique[modifier | modifier le code]

Le parti de l'In-nocence[modifier | modifier le code]

Le , est fondé le Rassemblement bleu Marine (RBM) avec le soutien (sans participation) du Parti de l'In-nocence de Renaud Camus, dans le cadre de la campagne des élections législatives de 2012 par le Front national (FN) de Marine Le Pen.

Le NON au changement de peuple et de civilisation[modifier | modifier le code]

Tract du NON au changement de peuple et de civilisation pour la manifestation « Jour de colère » du 26 janvier 2014.

Le , Camus fonde, par un appel éponyme publié sur le site d'information Boulevard Voltaire, le NON au changement de peuple et de civilisation (NCPC), qu'il définit comme « un front du refus, le mouvement de tous ceux qui disent NON au Grand Remplacement[10]. » Le « Grand Remplacement », concept initialement introduit dans l'Abécédaire de l'In-nocence en 2010 puis développé dans Le Grand Remplacement en 2011, est présenté dans cet appel comme « à la fois la plus grave crise de notre histoire et le problème le plus sévère que nous devions affronter aujourd'hui. » Considérant que les pouvoirs politique et médiatique nient la réalité du changement de peuple et de civilisation, Renaud Camus estime que « la première urgence est de rendre aux mots leur sens et aux Français la foi dans leur propre regard : le droit de constater par eux-mêmes ce qu’on leur interdit de nommer. »

Sur le site internet du NCPC, un certain nombre d'écrits mis en ligne permettent de retracer la genèse du mouvement[11]. Un lien est ainsi fait avec le suicide de Dominique Venner le par le « Discours de Notre-Dame », prononcé par Renaud Camus le 31 mai en hommage au défunt[12]. Renaud Camus y rappelle notamment que Dominique Venner a cité son concept de « Grand Remplacement » dans ses écrits testamentaires[13], considère qu'il faut « faire un point de non-retour » de la mort de Dominique Venner, et appelle à l'union pour « empêcher ce qui survient de survenir plus longtemps[14]. » Vient ensuite, au cours de l'été 2013, une période d'élaboration d'une « Confédération du NON »[15],[16], à laquelle contribue notamment Paul-Marie Coûteaux[15]. Puis, à la suite de l'appel fondateur du 11 septembre, l'association est déclarée en préfecture le 24 septembre, et publiée au journal officiel le 5 octobre[17].

Publications[modifier | modifier le code]

La distribution des œuvres présentée ci-dessous est celle de l'écrivain lui-même.

Églogues[modifier | modifier le code]

  • I. Passage, Flammarion (1975)
  • II. Échange (signé Denis Duparc), Flammarion (1976)
  • III. Travers
    1. Travers (signé Renaud Camus et Tony Duparc), Hachette (1978)
    2. Été (Travers II) (signé Jean-Renaud Camus et Denis Duvert), Hachette (1982)
    3. L'amour l'automne (Travers III) (signé J.R.G. Le Camus et Antoine du Parc), P.O.L. (2007)
    4. Travers coda, index & divers (Travers IV) (signé J.-R.-G. du Parc et Denise Camus), P.O.L. (2012)
  • Index des « Églogues » et des « Vaisseaux brûlés », chez l'auteur (2012-...)

Élégies[modifier | modifier le code]

  • I. Élégies pour quelques-uns, P.O.L. (1988)
  • II. L'Élégie de Chamalières, Sables (1989) et P.O.L. (1991)
  • III. L'Élégie de Budapest in Le voyage à l'est, ouvrage collectif, Balland et La Maison des écrivains (1990)
  • IV. Le Bord des larmes, P.O.L. (1990)
  • V. Le Lac de Caresse, P.O.L. (1991)
  • VI. Vie du chien Horla, P.O.L. (2003)

Éloges[modifier | modifier le code]

  • Éloge moral du paraître, Sables (1995) et Éloge du paraître, P.O.L. (2000)
  • Syntaxe ou l'autre dans la langue, suivi de Éloge de la honte et de Voix basse ou l'autre dans la voix, P.O.L. (2004)

Chroniques[modifier | modifier le code]

Journal[modifier | modifier le code]

  • Journal de « Travers » (1976-1977), deux tomes, Fayard (2007)
  • Journal romain (1985-1986), P.O.L. (1987)
  • Vigiles. Journal 1987, P.O.L. (1989)
  • Aguets. Journal 1988, P.O.L. (1990)
  • Fendre l'air. Journal 1989, P.O.L. (1991)
  • L'Esprit des terrasses. Journal 1990, P.O.L. (1994)
  • La Guerre de Transylvanie. Journal 1991, P.O.L. (1996)
  • Le Château de Seix. Journal 1992, P.O.L. (1997)
  • Graal-Plieux. Journal 1993, P.O.L. (1998)
  • La Campagne de France. Journal 1994, Fayard (édition originale : avril 2000 ; édition revue avec « avant-propos de l'éditeur assorti de quelques matériaux et réflexions pour une étude socio-médiologique de “l'affaire Camus” » : juin 2000)
  • La Salle des pierres. Journal 1995, Fayard (2000)
  • Les Nuits de l'âme. Journal 1996, Fayard (2001)
  • Derniers jours. Journal 1997, Fayard (2002)
  • Hommage au carré. Journal 1998, Fayard (2002)
  • Retour à Canossa. Journal 1999, Fayard (2002)
  • K.310. Journal 2000, P.O.L. (2003)
  • Sommeil de personne. Journal 2001, Fayard (2004)
  • Outrepas. Journal 2002, Fayard (2005)
  • Rannoch Moor. Journal 2003, Fayard (2006)
  • Corée l'absente. Journal 2004, Fayard (2007)
  • Le royaume de Sobrarbe. Journal 2005, Fayard (2008)
  • L'isolation. Journal 2006, Fayard (2009)
  • Une chance pour le temps. Journal 2007, Fayard (2009)
  • Au nom de Vancouver. Journal 2008, Fayard (2010)
  • Kråkmo. Journal 2009, Fayard (2010)
  • Parti pris. Journal 2010, Fayard (2011)
  • Septembre absolu. Journal 2011, Fayard (2012)
  • Vue d'œil. Journal 2012, Fayard (2013)
  • NON. Journal 2013, chez l'auteur (2013) (ISBN 979-10-91681-08-7)
  • Journal 2014, chez l'auteur (2014)

Romans[modifier | modifier le code]

  • Roman roi, P.O.L. (1983)
  • Roman furieux (Roman roi II), P.O.L. (1987)
  • Voyageur en automne, P.O.L. (1992)
  • Le Chasseur de lumières, P.O.L. (1993)
  • L'Épuisant Désir de ces choses, P.O.L. (1995)
  • L'Inauguration de la salle des Vents, Fayard (2003)
  • Loin, P.O.L. (2009)

Récits[modifier | modifier le code]

  • El, dessins de François Matton, P.O.L. (1996)

Répertoires[modifier | modifier le code]

  • Etc. (abécédaire), P.O.L. (1998)
  • Répertoire des délicatesses du français contemporain, P.O.L. (2000) et Seuil (2009)
  • Lettres reçues, chez l'auteur (2012-...)

Anthologies[modifier | modifier le code]

Miscellanées[modifier | modifier le code]

  • I. Buena Vista Park, Hachette (1980)
  • II. Notes achriennes, P.O.L. (1982)
  • III. Chroniques achriennes, P.O.L. (1984)
  • IV. Notes sur les manières du temps, P.O.L. (1985)
  • V. Esthétique de la solitude, P.O.L. (1990)
  • VI. Du sens, P.O.L. (2002)

Topographie[modifier | modifier le code]

  • Sept sites mineurs pour des promenades d'arrière saison en Lomagne, Sables (1994) et Onze sites mineurs pour des promenades d'arrière saison en Lomagne, P.O.L. (1997)
  • Le Département de la Lozère, P.O.L. (1996)
  • Le Département du Gers, P.O.L. (1997)
  • Le Département de l'Hérault, P.O.L. (1999)
  • Demeures de l'esprit. Grande-Bretagne I, Fayard (2008)
  • Demeures de l'esprit. France I, Sud-Ouest, Fayard (2008)
  • Demeures de l'esprit. Grande-Bretagne II, Écosse, Irlande, Fayard (2009)
  • Demeures de l'esprit. France II, Nord-Ouest, Fayard (2010)
  • Demeures de l'esprit. Danemark Norvège, Fayard (2010)
  • Demeures de l'esprit. France III, Nord-Est, Fayard (2010)
  • Demeures de l'esprit. Suède, Fayard (2011)
  • Demeures de l'esprit. France IV, Sud-Est, Fayard (2012)
  • Demeures de l'esprit. Italie I, Nord, Fayard (2012)

Qu'[modifier | modifier le code]

  • Qu'il n'y pas de problème de l'emploi, P.O.L. (1994)

Vaisseaux brûlés[modifier | modifier le code]

Écrits sur l'art[modifier | modifier le code]

  • Discours de Flaran, P.O.L. (1997)
  • Roumains en regard, de Jean-Jacques Moles, éd. Jean-Jacques Moles (1999) : préface
  • Nightsound (sur Josef Albers) suivi de Six prayers, P.O.L. (2000)
  • Commande publique, P.O.L. (2007)

Écrits politiques[modifier | modifier le code]

Le Grand Remplacement [détail des éditions]
Le Changement de peuple, chez l'auteur (ISBN 979-10-91681-06-3)
  • 2014 : Suicide d'une nation, Mordicus

Manuels[modifier | modifier le code]

Entretiens[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Théâtre ce soir, éditions Jean-Paul Bayol (2008)

Photographie[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Poursuites judiciaires pour propos à caractère racial[modifier | modifier le code]

Condamnation pour provocation à la haine religieuse et à la violence[modifier | modifier le code]

Le , la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris a condamné Renaud Camus, pour les propos tenus le lors des Assises internationales sur l'islamisation, à Paris, à 4 000 euros d'amende ainsi que 500 euros de dommages et intérêts à verser au MRAP, pour provocation à la haine et à la violence contre un groupe de personnes en raison de leur religion . Le tribunal correctionnel a estimé que les propos de Renaud Camus « constituent une très violente stigmatisation des musulmans, présentés comme des "voyous", des "soldats", "le bras armé de la conquête" […] des "colonisateurs" cherchant à rendre "la vie impossible aux indigènes", à les forcer "à fuir", "à évacuer le terrain" […] "ou bien, pis encore, à se soumettre sur place" ». Pour le tribunal, les propos de Renaud Camus font preuve d'« une stigmatisation d'une rare outrance […] sans mesure ni réserve autre que de pure forme», présentant les musulmans « comme des guerriers envahisseurs dont le seul objectif est la destruction et le remplacement du peuple français et de sa civilisation par l'islam »[18],[19].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Roland Barthes, préface à Tricks, P.O.L. (1988)
  • Lawrence R. Schehr, Homosexual Hermeneutics in French Writing, Stanford University Press, octobre (1995)
  • Bruno Aguila et Philippe Siméon, Renaud Camus – Les Chemins de la solitude, Film documentaire (1995)
  • Jan Baetens, An afterword (and some afterthoughts) on P.A., Electronic book review (1997)
  • Jan Baetens, The Revolution of an Anachronism: Radical Hypertextualism in a Text by Renaud Camus, Electronic book review (1997)
  • Écritures, n°10 ; revue collective, (articles de Sémir Badir, Emmanuel Carrère, Guillaume Dustan, Jean Echenoz, Vincent Louis, Jan Baetens, Pascal Meuwissen, Stéphane Baumont, Jean-Christophe Cambier, Charles A. Porter, Lawrence R. Schehr), éditions Les Éperonniers, université de Liège (1998)
  • Charles A. Porter, Marc Schachter, Jeffrey Mehlman et Lawrence R. Schehr in Politics and Culture, vol. 2000/4 (2000)
  • Jan Baetens et Charles A. Porter, Renaud Camus, écrivain, actes du colloque de Yale (2000), Peeters, Vrin (2002)
  • Heidi Strebel, Eco's Stopwatch and Narrative Time in Puig, Jean-Renaud Camus, and Calvino, The Modern Language Review, 01/04/2003
  • Sjef Houppermans, Renaud Camus érographe, Rodopi (2004)
  • Catherine Rannoux, Les fictions du journal littéraire – Paul Léautaud, Jean Malaquais, Renaud Camus, Droz (2004)
  • Jan Baetens, Études camusiennes, Rodopi (2004)
  • Valérie Scigala, L'Amour l'Automne, roman marin, Association Portugaise des Études Françaises (2009)
  • Sous la direction de Ralph Sarkonak, Les spirales du sens chez Renaud Camus, (articles de Sjeff Houppermans, Ralph Sarkonak, Catherine Rannoux, Charles A. Porter, Thomas Clerc, Paul Léon, Hugo Frey, Bruno Chaouat, Alain Finkielkraut), Rodopi (2009)
  • Renaud Camus, Les Cahiers de l'In-nocence, Editions David Reinharc, 2012.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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