Renaud Camus
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
|
|
Cet article ou cette section est sujet à caution car il ne cite pas suffisamment ses sources. (juin 2008)
Pour rendre l'article vérifiable, signalez les passages sans source avec {{Référence nécessaire}} et liez les informations aux sources avec les notes de bas de page. (modifier l'article)
|
| Renaud Camus | |
|
Renaud Camus en 2007
|
|
|
|
|
| Activité(s) | écrivain, diariste, essayiste |
|---|---|
| Naissance | 10 août 1946 Chamalières |
| Langue d'écriture | français |
| Genre(s) | Roman, journal intime, essai |
Renaud Camus, né à Chamalières dans le Puy-de-Dôme le 10 août 1946, est un écrivain français. Il est notamment l'auteur d'un journal tenu depuis 1985 et publié année par année.
Sommaire |
[modifier] Biographie
Issu d'une famille bourgeoise de province, enfant solitaire, voire taciturne, mais très curieux, Renaud Camus fait ses études à l'école Sainte-Thècle à Chamalières (1950-1952) puis à l'école Massillon à Clermont-Ferrand (1952-1963), ville où il obtient le baccalauréat général en 1960 puis le baccalauréat de philosophie en 1963. Il entreprend ses études supérieures à la faculté de Droit de Clermont-Ferrand, puis quitte l'Auvergne pour la faculté de Droit de Paris (Assas et Panthéon, 1963-1973) où il obtient une licence en droit de l’Université de Paris (1968), après un passage à Oxford (Saint-Clare's Hall) en 1966-1967. Il est diplômé en 1969, dans cette même université, d'études supérieures de droit (Histoire du droit) et licencié ès-Lettres de l’Université de Paris (Sorbonne). Enfin, en 1970, il est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et devient titulaire d'une maîtrise de Philosophie (esthétique) de la Sorbonne et d'un diplôme d'études supérieures de droit (science politique)[1]. De 1970 à 1976, il est lecteur et conseiller littéraire aux éditions Denoël, ainsi que rédacteur de science politique pour les encyclopédies canadiennes Grolier.
Il a successivement habité Chamalières (1946-1959), Clermont-Ferrand (1959-1965), Oxford (1965-1966), Paris (1966-1992), les États-Unis (New York, l'Arkansas où il enseigna le français et la littérature française comme chargé de cours à Hendrix College, Conway, en 1970, San Francisco en 1978), Rome, où il fut pensionnaire de la Villa Médicis de 1985 à 1987, et, depuis 1992, dans le Gers, au château de Plieux, où il a organisé des expositions de Jean-Paul Marcheschi (1993), Eugène Leroy (1994), Jannis Kounellis (1995), Joan Miró (1996), Christian Boltanski (1997) et Josef Albers (1998). Il a été également responsable de colloques, « Les Devisées de Plieux », sur le « thème du château » (1996, avec Robert Misrahi, Danièle Sallenave, Jean-Marie Goulemot, Alain Vircondelet, Serge Brunet, etc.), le « thème de la flamme » (1997, avec Pascal Quignard, Emmanuel Carrère, Jean-Paul Marcheschi, Michel Cassé, Allan Weiss, etc.), ou l'idée d'« Habiter en poète » (avec Michel Deguy, Jacques Roubaud, Jean Frémond, Paul-Louis Rossi...). Il a fondé et dirigé un festival à Lectoure, « Les Nuits de l'Âme » (1997-1998), consacré à la musique contemporaine, à la musique ancienne et aux « musiques du monde ».
Il a connu au cours des années 1970 une vie culturelle intense (rencontres avec Roland Barthes, Louis Aragon, Bob Wilson, Robert Rauschenberg, Cy Twombly, Gilbert & George, Andy Warhol, Marguerite Duras, Alain Robbe-Grillet, Michel Chaillou ou encore Marianne Alphant...). Durant ces mêmes années, il a été chroniqueur dans la revue Gai pied (articles réunis ultérieurement dans Chroniques achriennes) et qu'il est devenu une des voix de la communauté homosexuelle du temps, bien qu'il se soit toujours tenu à distance de toute position dogmatique ou de tout emploi de porte-parole sur ce thème. Il crée à cette époque le néologisme achrien, pour désigner les hommes homosexuels.
[modifier] Champ littéraire
Son œuvre, abondante et érudite, peut être très approximativement divisée en quatre catégories : prose « traditionnelle » (écrits de voyage, romans, récits, et surtout le considérable journal), écrits « expérimentaux » (parmi lesquels les Vaisseaux brûlés, une bonne partie demeurant inédite sur papier), écrits sur l'art et la culture, et, enfin, essais polémiques et politiques. Ami et disciple de Roland Barthes, dont il a suivi un temps les séminaires et qui lui a donné une préface pour Tricks, c'est autour du concept de bathmologie[2], « science à demi plaisante des niveaux de langage », que s'organise la plus grande part de sa réflexion. Influencé à ses début par le Nouveau Roman et par l'œuvre théorique de Jean Ricardou, il poursuit avec les Églogues, « trilogie en quatre livres et sept volumes » (dont le cinquième, L'Amour l'Automne (Travers III) est paru en 2007), une entreprise pan-littéraire de fusion de la lettre et du site, de l'air et de la phrase, de l'heure et du signe. Ses Vaisseaux brûlés sont une des toutes premières exploitations littéraires des voies et moyens de l'hypertexte. Mais le grand public le connaît surtout par son journal, dont il est paru un volume tous les ans depuis 1987.
Il vit depuis 1992 au château de Plieux, dans le Gers. Son amour des « lieux » et son goût pour la topographie l'ont ainsi amené à rédiger, au cours des dernières années, des guides touristiques sur les départements du Gers, de la Lozère et de l'Hérault. Chroniqueur des usages de l'époque — qu'il nomme les « manières du temps » — et auditeur vigilant de l'évolution de la langue, il a écrit des livres sur la civilité (Éloge du paraître, Notes sur les manières du temps), la grammaire et la linguistique (Répertoire des délicatesses du français contemporain, Syntaxe ou l'autre dans la langue), mais aussi un petit essai sur l'économie (Qu'il n'y a pas de problème de l'emploi). Titulaire inopiné du prix « 30 millions d'amis » pour son récit Vie du chien Horla, il a aussi été candidat malheureux à l'Académie française.
Renaud Camus est parvenu à réunir autour de sa figure un lectorat admiratif et fervent, ou seulement fidèle. On peut se demander si l'étendue de celui-ci, qui semble limitée (tout au moins si l'on s'en tient aux dires de l'auteur), tient à ce que l'auteur a tourné le dos aux thèmes qui lui ont valu l'admiration d'un Barthes par exemple (son journal est de plus en plus sujet à l'autocensure — plus le moindre « trick »). Le besoin de reconnaissance sociale a-t-il définitivement pris le pas sur la nécessité de créer une œuvre ? En tout cas, le milieu littéraire lui accorde pour sa part peu de place et moins encore de faveurs, tant à cause d'une obsession pour des thématiques mineures et d'un style jugé comme trop classique, trop peu inventif, qu'en raison de certaines positions politiques.
[modifier] Politique
Outre ses activités d'écrivain et d'animateur culturel au château de Plieux, Renaud Camus dirigera depuis 2002 le parti de l'Innocence (dont il est président et fondateur), parti « constitué autour des valeurs de civisme, de civilité, de civilisation, d'urbanité, de respect de la parole et d'innocence », « nocence » étant entendu comme « nuisance », du latin nocere. Si les lecteurs de Renaud Camus lui ont apporté leur plus grand soutien au moment de « l'affaire Camus » (cf. infra), la création du parti de l'In-nocence n'a pas été sans provoquer force heurts au sein de la société de ses lecteurs. Le parti de l'In-nocence, aux tonalités globalement conservatrices, n'a pas d'influence sur la vie politique française ; il n'est d'ailleurs pas exclu qu'il relève à quelque titre de la bathmologie[2] pour son fondateur. Cependant, Renaud Camus semble le prendre tout à fait au sérieux, publiant avec une grande régularité des communiqués relatifs à l'actualité sur le site du parti, et, moins fréquemment, de plus étoffés « éditoriaux ».
[modifier] Controverse
Dans son journal de 1994 (paru en 2000 sous le titre La campagne de France), Renaud Camus a émis des remarques sur ce qu'il percevait comme la surreprésentation de journalistes juifs traitant du judaïsme dans une émission de radio ayant pourtant une vocation généraliste et non confessionnelle. Il écrivait à ce sujet :
- « Les collaborateurs juifs du Panorama de France-Culture exagèrent un peu tout de même : d’une part ils sont à peu près quatre sur cinq à chaque émission, ou quatre sur six ou cinq sur sept, ce qui, sur un poste national ou presque officiel, constitue une nette sur-représentation d’un groupe ethnique ou religieux donné ; d’autre part, ils font en sorte qu’une émission par semaine au moins soit consacrée à la culture juive, à la religion juive, à des écrivains juifs, à l’État d’Israël et à sa politique, à la vie des juifs en France et de par le monde, aujourd’hui ou à travers les siècles. » (La campagne de France)
Cela, entre autres, lui a valu une accusation d'antisémitisme dont il s'est défendu dans Corbeaux, le journal de « l'affaire », puis en 2002 dans Du sens, et enfin dans K.310, le journal de l'année 2000 (paru en 2003). Renaud Camus fut soutenu, entre autres, par Alain Finkielkraut, Élisabeth Lévy, Emmanuel Carrère, Camille Laurens et Marianne Alphant[3]. En revanche, des éditorialistes et personnalités ont maintenu l'accusation d'antisémitisme à l'égard de Renaud Camus[3], quoique certains l'aient nuancée plus récemment (ainsi Jean Daniel)[4].
En 2008, à la publication d'un essai sur la culture, La Grande Déculturation (Fayard), Renaud Camus a fait également l'objet d'attaques sévères[réf. nécessaire] pour avoir envisagé, d'après ses détracteurs, une sorte de hiérarchie culturelle des peuples[réf. nécessaire].
[modifier] Écriture
[modifier] Style
Faire le tour du style de Renaud Camus en quelques paragraphes relève de la gageure. On pourrait évidemment être tenté de rattacher une part de ses œuvres les plus récentes à une littérature de terroir, mais ce ne serait rendre justice à un écrivain qui s'est autrefois essayé — si ce n'est illustré — à la littérature d'avant-garde (P.A., Vaisseaux brûlés peuvent être considérés comme le dernier ouvrage camusien ressortissant d'une littérature expérimentale). Pour autant, les traits stylistiques essentiels de cette écriture sont à chercher ailleurs. Le journal, qui représente l’acte d’écriture camusien le plus spontané, d’une régularité compulsive, et qui accompagne la vie de Camus depuis de très nombreuses années, le journal, donc, apparaît sans conteste comme le meilleur terrain d’investigation.
La nature même du journal intime fait que le sujet y est souvent trivial ; pourtant la langue y est toujours extrêmement rigoureuse[5], au point de créer une tension — fait unique dans la littérature contemporaine — entre archaïsme et modernité la plus neuve. On ne s'attardera ni sur les imparfaits du subjonctifs (qui, comme aimait à le remarquer Roland Barthes, sont à eux seuls un marqueur de littérarité), ni sur les mots rares qui émaillent les pages du journal, pas plus qu'on n'abordera le sujet de l'ironie (ou « connivence » avec le lecteur, et qui passe souvent par la tapinose, notamment pour fustiger le discours « sympa », ou par la prosopopée, figure ô combien classique de la vieille rhétorique, lorsque l'auteur s'adresse à son cher « p'tit Gab' », son journal intime, jouant avec l'image d'Épinal du journal-confident : « Eh bien mon petit journal, les merveilles de la nature, apprends-le de moi, ce n'est pas l'idéal, amoureusement — sauf peut-être si elles sont amoureuses[6] » ou encore (un degré supplémentaire dans la prosopopée est franchi) : « Oh je t'en prie, Gabriel ! Ce n'est pas la peine de prendre ces airs supérieurs toi aussi ![7] »), mais on soulignera un trait autrement plus subtil, délicat, celui de la poétique classique dans la prose quotidienne.
Une prose dans laquelle la présence de nombreux vers blancs n'a rien d'anecdotique. Soit ainsi ces extraits du journal de 1995 : « Alors j'établirais / dans ma Gloire au Gloria, / et deviendrais ouvreur / au cinéma Scala[8] ». Il s'agit là de deux alexandrins parfaits, incontestables, césurés, avec rime plate féminine, qui prouvent si besoin est l'attachement de Renaud Camus à la littérature classique — Racine notamment.
De façon plus discrète, c'est à un rythme ternaire que le diariste a souvent recours pour donner à ses phrases un effet de souffle pondéré : « Quelques Bâlois sont allongés au soleil, au bord de l'eau, en maillot de bain[9]. » On notera ici le mimétisme entre rythme équilibré et sujet décrit. Démiurge absolu, l'écrivain rivalise ici non seulement avec le musicien, mais encore avec le peintre (il s'agit indubitablement de l'évocation du tableau Luxe, calme et volupté de Matisse). La description respecte la hiérarchie des couleurs et la retranscrit dans un plan chronologique ; c'est en effet la clarté (effet d'ensemble ou « premier coup d'œil ») qui apparaît d'abord : Bâlois (paronomase in abstentiae avec pâle), puis le jaune et l'orangé (soleil), suivi du bleu (l'eau), et enfin le rosé violacé des corps au soleil. Il s'agit d'un exemple patent d'ekphrasis.
Parmi les figures de style plus marginales, l'anacoluthe : « Un short avec des chaussures de marche et presque de montagne, voilà qui les étonne on ne peut plus davantage[10] »... La rupture d'une lexie figée avec l'inclusion de l'adverbe « presque » souligne ici une situation pour le moins cocasse et y introduit une dissymétrie qui produit une respiration supérieure.
Le rythme (dans l'acception classique autant que meschonnicienne du terme) est donc un trait majeur de cette écriture, de son élan créateur. Pour autant, le surgissement de la phrase camusienne semble souvent contraint par sa sujétion au sens ; c'est la recherche de la justesse qui prime, à défaut de l'expression de la vérité. La génétique textuelle nous éclairerait beaucoup. Là où un Stendhal condamnait à l'emporte-pièce une phrase pour sa longueur et donc sa lourdeur[11], Camus sacrifie en partie le rythme au sens, quitte à alourdir la phrase.
Un répertoire de la stylistique camusienne permettrait de dégager nombre d'autres traits d'une poétique dont toute la cohérence, la finesse et la puissance évocatrices restent à mettre au jour[12]. Car, comme chez Sade, jeux de langue classique et érotique personnelle engendrent une littérature inédite, « in-ouïe », et dont la profondeur autant que la subtilité ne seront sans doute saisies que beaucoup trop tard.
[modifier] Introduction à la lecture des Églogues
Les Églogues sont constitués de sept volumes, deux restant à venir : Passage (1975), Échange (1976), Travers (1978), Été (1982, sous-titré Travers II) et L'Amour l'automne (sous-titré Travers III).
« Églogues » vient de ex-logos (« hors de la parole » ou « la parole des autres »), le grand discours universel. Elles sont composées, tels un patchwork, de citations de la littérature, de journaux et de fragments autobiographiques, plus ou moins romancés. Ces citations ne sont pas « citées », c'est-à-dire qu'elles ne sont ni identifiées (par des guillemets ou des italiques), ni référencées (nom d'auteur, livre, journal...). C'est au lecteur de se débrouiller. Il n'y a pas d'histoire au sens de récit, il y a tout au plus des fragments qui se répondent, organisés autour de thèmes (la folie, les noms, le double et son corollaire, l'inversion (double en miroir)) et de noms générateurs selon des règles d’homophonie, d’anagrammes et des glissements de sons et de sens (par exemple Wolf, Wolfson, Onslow, Woolf, Saint-Loup, loup (masque sur le visage), loup (animal), etc).
Cette disposition textuelle a pour ambition de faire disparaître les notions d’auteur et de narrateur. Cette ambition est clairement affichée dans l'utilisation de pseudonymes ou d'hétéronymes : le deuxième livre est signé Denis Duvert, le troisième Renaud Camus et Tony Duparc, le quatrième Jean-Renaud Camus et Denis Duvert, le dernier J.R.G Le Camus et Antoine Duparc. Il s’agit d'une variation autour du mot de Pascal : « Qu'on ne dise pas que je n'ai rien dit de nouveau : la disposition des matières est nouvelle » ; en même tant que d'une application du programme de Flaubert : « Il faudrait que, dans tout le cours du livre, il n'y eut pas un mot de mon cru, et qu'une fois qu'on l'aurait lu on n’osât plus parler, de peur de dire naturellement une des phrases qui s'y trouvent » (lettre à Louise Colet, 17 décembre 1862 (Travers, p. 111)), d'une part ; d’autre part d’une prise en compte des réflexions de Roland Barthes sur le totalitarisme de la langue et de l’auteur. Il s'agit également, et peut-être surtout, d'une façon de poursuivre l’œuvre du nouveau roman en s'inspirant ou en suivant pas à pas les analyses théoriques de Jean Ricardou.
La lecture des Églogues implique un vaste programme de lecture, mais aussi de visionnages de films, de tableaux, d'écoute de lieders, de voyages, etc., une course-poursuite dans l’ensemble des champs de la culture occidentale. Le lecteur idéal serait un croisement de Pierre Ménard et du chevalier Dupin. Il y a dans tout cela une formidable invitation à jouer, avec les deux dimensions du jeu, l’envoûtement et la légèreté.
[modifier] Œuvres
La distribution des œuvres présentée ci-dessous est celle de l'écrivain lui-même.
- Églogues
- I. Passage, Flammarion (1975)
- II. Échange (signé Denis Duparc), Flammarion (1976)
- III. Travers
- 1. Travers (signé Renaud Camus et Tony Duparc), Hachette (1978)
- 2. Été (Travers II) (signé Jean-Renaud Camus et Denis Duvert), Hachette (1982)
- 3. L'amour l'automne (Travers III) (signé J.R.G. Le Camus et Antoine du Parc), P.O.L. (2007)
- Élégies
- I. Élégies pour quelques-uns, P.O.L. (1988)
- II. L'Élégie de Chamalières, Sables (1989) et P.O.L. (1991)
- III. L'Élégie de Budapest in Le voyage à l'est, ouvrage collectif, Balland et La Maison des écrivains (1990)
- IV. Le Bord des larmes, P.O.L. (1990)
- V. Le Lac de Caresse, P.O.L. (1991)
- VI. Vie du chien Horla, P.O.L. (2003)
- Éloges
- Éloge moral du paraître, Sables (1995) et Éloge du paraître, P.O.L. (2000)
- Syntaxe ou l'autre dans la langue, suivi de Éloge de la honte et de Voix basse ou l'autre dans la voix, P.O.L. (2004)
- Chroniques
- Tricks, Mazarine (1978), Persona (1982) et P.O.L. (1988)
- Journal d'un voyage en France, Hachette/P.O.L. (1981)
- Incomparable, avec Farid Tali, P.O.L. (1999)
- Corbeaux. Journal de l'affaire Camus suivi de quelques textes rebutés, Impressions Nouvelles (2000)
- Journal
- Journal de « Travers » (1976-1977), deux tomes, Fayard (2007)
- Journal romain (1985–1986), P.O.L. (1987)
- Vigiles. Journal 1987, P.O.L. (1989)
- Aguets. Journal 1988, P.O.L. (1990)
- Fendre l'air. Journal 1989, P.O.L. (1991)
- L'Esprit des terrasses. Journal 1990, P.O.L. (1994)
- La Guerre de Transylvanie. Journal 1991, P.O.L. (1996)
- Le Château de Seix. Journal 1992, P.O.L. (1997)
- Graal-Plieux. Journal 1993, P.O.L. (1998)
- La Campagne de France. Journal 1994, Fayard (édition originale : avril 2000 ; édition revue avec « avant-propos de l'éditeur assorti de quelques matériaux et réflexions pour une étude socio-médiologique de “l'affaire Camus” » : juin 2000)
- La Salle des pierres. Journal 1995, Fayard (2000)
- Les Nuits de l'âme. Journal 1996, Fayard (2001)
- Derniers jours. Journal 1997, Fayard (2002)
- Hommage au carré. Journal 1998, Fayard (2002)
- Retour à Canossa. Journal 1999, Fayard (2002)
- K.310. Journal 2000, P.O.L. (2003)
- Sommeil de personne. Journal 2001, Fayard (2004)
- Outrepas. Journal 2002, Fayard (2005)
- Rannoch Moor. Journal 2003, Fayard (2006)
- Corée l'absente. Journal 2004, Fayard (2007)
- Le royaume de Sobrarbe. Journal 2005, Fayard (2008)
- L'isolation. Journal 2006, Fayard (2009)
- Romans
- Roman roi, P.O.L. (1983)
- Roman furieux (Roman roi II), P.O.L. (1987)
- Voyageur en automne, P.O.L. (1992)
- Le Chasseur de lumières, P.O.L. (1993)
- L'Épuisant Désir de ces choses, P.O.L. (1995)
- L'Inauguration de la salle des Vents, Fayard (2003)
- Récits
- El, dessins de François Matton, P.O.L. (1996)
- Répertoires
- Etc. (abécédaire), P.O.L. (1998)
- Répertoire des délicatesses du français contemporain, P.O.L. (2000)
- Miscellanées
- I. Buena Vista Park, Hachette (1980)
- II. Notes achriennes, P.O.L. (1982)
- III. Chroniques achriennes, P.O.L. (1984)
- IV. Notes sur les manières du temps, P.O.L. (1985)
- V. Esthétique de la solitude, P.O.L. (1990)
- VI. Du sens, P.O.L. (2002)
- Topographie
- Sept sites mineurs pour des promenades d'arrière saison en Lomagne, Sables (1994) et Onze sites mineurs pour des promenades d'arrière saison en Lomagne, P.O.L. (1997)
- Le Département de la Lozère, P.O.L. (1996)
- Le Département du Gers, P.O.L. (1997)
- Le Département de l'Hérault, P.O.L. (1999)
- Demeures de l'esprit. Grande-Bretagne I, Fayard (2008)
- Demeures de l'esprit. France I, Sud-Ouest, Fayard (2008)
- Demeures de l'esprit. Grande-Bretagne II, Écosse, Irlande, Fayard (2009)
- Qu'
- Qu'il n'y pas de problème de l'emploi, P.O.L. (1994)
- Vaisseaux brûlés
- P.A. (petite annonce), P.O.L. (1997)
- Vaisseaux brûlés (petite annonce), livre en ligne (2000-...)
- Ne lisez pas ce livre ! (Vaisseaux brûlés 1), P.O.L. (2000)
- Killalusimeno (Vaisseaux brûlés 2), P.O.L. (2001)
- Est-ce que tu me souviens ? (Vaisseaux brûlés 2-2-37-1), P.O.L. (2002)
- Écrits sur l'art
- Discours de Flaran, P.O.L. (1997)
- Roumains en regard, avec Jean-Jacques Moles, éd. Jean-Jacques Moles (1999)
- Nightsound (sur Josef Albers) suivi de Six prayers, P.O.L. (2000)
- Commande publique, P.O.L. (2007)
- Écrits politiques
- Le communisme du XXIe siècle, précédé de La deuxième carrière d'Adolf Hitler, suivi de Que va-t-il se passer ? et de Pire que le mal, Xenia (2007)
- La grande déculturation, Fayard (2008)
- Manuels
- Entretiens
- L'Étrangèreté (entretiens avec Emmanuel Carrère et Alain Finkielkraut), suivi de La mort d'ailleurs, extraits de textes inédits, Tricorne (2003)
- La dictature de la petite bourgeoisie (entretiens avec Marc du Saune), Privat (2005)
- Théâtre
- Théâtre ce soir, éd. Jean-Paul Bayol (2008)
[modifier] Récompenses et prix
- En 1976, il a reçu le prix Fénéon pour son livre Échange, publié sous l'hétéronyme Denis Duparc.
- En 2003, il a reçu le prix « 30 millions d'amis » pour son livre Vie du chien Horla.
[modifier] Notes et références
- ↑ Biographie de la Société des lecteurs de Renaud Camus
- ↑ a b Voir une définition de la bathmologie.
- ↑ a b Cf. les documents et la revue de presse complète publiés dans Corbeaux (sections « Pièces pour une défense » et « Texte des pétitions ») et dans les documents relatifs à la controverse autour de La campagne de France. Voir aussi Du sens (P.O.L., 2002).
- ↑ Cf. Le royaume de Sobrarbe. Journal 2005.
- ↑ Cf. Répertoire des délicatesses du français contemporain.
- ↑ La salle des pierres. Journal 1995, p. 260.
- ↑ La salle des pierres. Journal 1995, p. 338.
- ↑ La salle des pierres. Journal 1995, p. 240.
- ↑ Journal de Travers I, p. 590.
- ↑ Ibid., p. 214.
- ↑ Voir les notes de Stendhal lui-même sur Lamiel.
- ↑ On ne connaît à ce jour aucune approche stylistique exhaustive du Journal.
[modifier] Liens externes
- Catégorie Renaud Camus de l’annuaire dmoz
- Vaisseaux brûlés, site personnel de Renaud Camus
- Galerie de photographies de Renaud Camus sur Flickr
- Parti de l'In-nocence dont Renaud Camus est président
- Entretien avec Elisabeth Lévy

