Renaud Camus

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Renaud Camus

Description de cette image, également commentée ci-après

Renaud Camus en 2011.

Activités écrivain, diariste, essayiste
Naissance 10 août 1946 (67 ans)
Chamalières
Langue d'écriture français
Genres Roman, journal intime, essai

Renaud Camus est un écrivain français, né le 10 août 1946 à Chamalières dans le Puy-de-Dôme. Il est notamment l'auteur d'un journal tenu depuis 1985 et publié année par année. Engagé politiquement à l'extrême droite, Renaud Camus a créé le parti de l'In-nocence en 2002.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille bourgeoise de province, Renaud Camus fait ses études à l'école Sainte-Thècle à Chamalières (1950-1952), puis à l'école Massillon à Clermont-Ferrand (1952-1963), ville où il obtient la première partie du baccalauréat général (alors passée en classe de première) en 1962, puis le baccalauréat de philosophie en 1963. Il entreprend ses études supérieures à la Faculté de droit de Clermont-Ferrand, puis quitte l'Auvergne pour la Faculté de droit de Paris (Assas et Panthéon, 1963-1973), où il obtient une licence en droit de l’université de Paris (1968), après un passage à Oxford (Saint-Clare's College) en 1966-1967. Il est diplômé en 1969, dans cette même université, d'études supérieures de droit (Histoire du droit) et licencié ès lettres de l’université de Paris (Sorbonne). Enfin, en 1970, il est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et devient titulaire d'une maîtrise de philosophie (esthétique) de la Sorbonne et d'un diplôme d'études supérieures de droit (science politique)[1]. De 1970 à 1976, il est lecteur et conseiller littéraire aux éditions Denoël, ainsi que rédacteur de science politique pour les encyclopédies canadiennes Grolier.

Il a successivement habité Chamalières (1946-1959), Clermont-Ferrand (1959-1965), Oxford (1965-1966), Paris (1966-1992), les États-Unis (New York, l'Arkansas où il enseigna le français et la littérature française comme chargé de cours à Hendrix College, Conway, en 1970, San Francisco en 1978), Rome, où il fut pensionnaire de la Villa Médicis de 1985 à 1987, et, depuis 1992, dans le Gers, au château de Plieux, où il a organisé des expositions de Jean-Paul Marcheschi (1993), Eugène Leroy (1994), Jannis Kounellis (1995), Joan Miró (1996), Christian Boltanski (1997) et Josef Albers (1998). Il a été également responsable de colloques, « Les Devisées de Plieux », sur le « thème du château » (1996, avec Robert Misrahi, Danièle Sallenave, Jean-Marie Goulemot, Alain Vircondelet, Serge Brunet, etc.), le « thème de la flamme » (1997, avec Pascal Quignard, Emmanuel Carrère, Jean-Paul Marcheschi, Michel Cassé, Allan Weiss, etc.), ou l'idée d'« Habiter en poète » (avec Michel Deguy, Jacques Roubaud, Jean Frémond, Paul Louis Rossi...). Il a fondé et dirigé un festival à Lectoure, « Les Nuits de l'Âme » (1997-1998), consacré à la musique contemporaine, à la musique ancienne et aux « musiques du monde ».

Il a connu au cours des années 1970 une vie culturelle intense (rencontres avec Roland Barthes, Louis Aragon, Bob Wilson, Robert Rauschenberg, Cy Twombly, Gilbert & George, Andy Warhol, Marguerite Duras, Alain Robbe-Grillet, Michel Chaillou ou encore Marianne Alphant...). Durant ces mêmes années, il a été chroniqueur dans la revue Gai pied (articles réunis ultérieurement dans Chroniques achriennes) et l'une des voix de la communauté homosexuelle de l'époque, bien qu'il se soit toujours tenu à distance de toute position dogmatique ou de tout emploi de porte-parole sur ce thème. Il crée à cette époque le néologisme « achrien » pour désigner les hommes homosexuels.

Outre ses activités d'écrivain et d'animateur culturel au château de Plieux, Renaud Camus dirige depuis 2002 le parti de l'In-nocence (dont il est président et fondateur). À l'occasion de la sortie de son livre Abécédaire de l'In-nocence, qui fera office de manifeste et de programme politique, il se déclare candidat à l'élection présidentielle de 2012[2]. Faute des parrainages nécessaires, il appelle à voter pour Marine Le Pen[3], en détaillant sa position dans un article du journal Le Monde intitulé « Nous refusons de changer de civilisation »[4]. Cette prise de position lui vaut d'être privé de son éditeur d'alors, Fayard[5].

Controverse[modifier | modifier le code]

Dans son journal de 1994 (paru en 2000 sous le titre La Campagne de France), Renaud Camus a émis des remarques sur ce qu'il percevait comme la surreprésentation de journalistes juifs traitant du judaïsme dans une des émissions de radio de France-Culture, Le Panorama, ayant pourtant une vocation généraliste et non confessionnelle ou communautaire. Il écrivait à ce sujet :

« Les collaborateurs juifs du Panorama de France-Culture exagèrent un peu tout de même : d’une part ils sont à peu près quatre sur cinq à chaque émission, ou quatre sur six ou cinq sur sept, ce qui, sur un poste national ou presque officiel, constitue une nette sur-représentation d’un groupe ethnique ou religieux donné ; d’autre part, ils font en sorte qu’une émission par semaine au moins soit consacrée à la culture juive, à la religion juive, à des écrivains juifs, à l’État d’Israël et à sa politique, à la vie des juifs en France et de par le monde, aujourd’hui ou à travers les siècles. »

La parution d'un article de Marc Weitzmann dans Les Inrockuptibles accusant Renaud Camus d'antisémitisme lance ce que l'on appellera l'« affaire Renaud Camus ». Renaud Camus s'est défendu de ces accusations dans Corbeaux[6], le journal de « l'affaire », puis en 2002 dans Du sens, et enfin dans K.310, le journal de l'année 2000 (paru en 2003). Renaud Camus fut soutenu, entre autres, par Alain Finkielkraut, Élisabeth Lévy, Emmanuel Carrère, Camille Laurens et Marianne Alphant[7]. En revanche, des éditorialistes et personnalités ont maintenu l'accusation d'antisémitisme à l'égard de Renaud Camus[7], quoique certains l'aient nuancée plus récemment (ainsi Jean Daniel)[8].

Champ littéraire[modifier | modifier le code]

Son œuvre, abondante et érudite, peut être très approximativement divisée en quatre catégories : prose « traditionnelle » (écrits de voyage, romans, récits, et surtout le considérable journal), écrits « expérimentaux » (parmi lesquels les Vaisseaux brûlés[9], une bonne partie demeurant inédite sur papier), écrits sur l'art et la culture, et, enfin, essais polémiques et politiques. Ami et disciple de Roland Barthes, dont il a suivi un temps les séminaires et qui lui a donné une préface pour Tricks, c'est autour du concept de bathmologie[10], « science à demi plaisante des niveaux de langage », que s'organise la plus grande part de sa réflexion. Influencé à ses débuts par le Nouveau Roman et par l'œuvre théorique de Jean Ricardou, il poursuit avec les Églogues, « trilogie en quatre livres et sept volumes » (dont le sixième, Travers, Coda, Index & Divers est paru en 2012), une entreprise pan-littéraire de fusion de la lettre et du site, de l'air et de la phrase, de l'heure et du signe. Ses Vaisseaux brûlés sont une des toutes premières exploitations littéraires des voies et moyens de l'hypertexte. Mais le grand public le connaît surtout par son journal, dont chaque année depuis 1986 donne lieu à la parution d'un volume.

Il vit depuis 1992 au château de Plieux, dans le Gers. Son amour des « lieux » et son goût pour la topographie l'ont ainsi amené à rédiger, au cours des dernières années, des guides touristiques sur les départements du Gers, de la Lozère et de l'Hérault. Chroniqueur des usages de l'époque – qu'il nomme les « manières du temps » – et auditeur vigilant de l'évolution de la langue, il a écrit des livres sur la civilité (Éloge du paraître, Notes sur les manières du temps), la grammaire et la linguistique (Répertoire des délicatesses du français contemporain, Syntaxe ou l'autre dans la langue), mais aussi un petit essai sur l'économie (Qu'il n'y a pas de problème de l'emploi). Titulaire inopiné du prix « 30 millions d'amis » pour son récit Vie du chien Horla, il a aussi été candidat malheureux à l'Académie française.

Introduction à la lecture des Églogues[modifier | modifier le code]

Les Églogues sont constitués de sept volumes, dont un doit être encore publié : Passage (1975), Échange (1976), Travers (1978), Été (1982, sous-titré Travers II), L'Amour l'automne (sous-titré Travers III) et Travers, Coda, Indes & Divers. Le volume manquant devrait s'intituler Lecture.

« Églogues » vient de ex-logos (« hors de la parole » ou « la parole des autres »), le grand discours universel. Elles sont composées, telles un patchwork, de citations de la littérature, de journaux et de fragments autobiographiques, plus ou moins romancés. Ces citations ne sont pas « citées », c'est-à-dire qu'elles ne sont ni identifiées (par des guillemets ou des italiques), ni référencées (nom d'auteur, livre, journal...). C'est au lecteur de se débrouiller. Il n'y a pas d'histoire au sens de récit, il y a tout au plus des fragments qui se répondent, organisés autour de thèmes (la folie, les noms, le double et son corollaire, l'inversion (double en miroir)) et de noms générateurs selon des règles d’homophonie, d’anagrammes et des glissements de sons et de sens (par exemple Wolf, Wolfson, Onslow, Woolf, Saint-Loup, loup (masque sur le visage), loup (animal), etc.).

Cette disposition textuelle a pour ambition de faire disparaître les notions d’auteur et de narrateur. Cette ambition est clairement affichée dans l'utilisation de pseudonymes ou d'hétéronymes : le deuxième livre est signé Denis Duvert, le troisième Renaud Camus et Tony Duparc, le quatrième Jean-Renaud Camus et Denis Duvert, le cinquième de J.R.G Le Camus et Antoine Duparc et le sixième de J-R-G du Parc & Denise Camus.

Il s’agit d'une variation autour du mot de Pascal : « Qu'on ne dise pas que je n'ai rien dit de nouveau : la disposition des matières est nouvelle » ; en même temps que d'une application du programme de Flaubert : « Il faudrait que, dans tout le cours du livre, il n'y eût pas un mot de mon cru, et qu'une fois qu'on l'aurait lu on n’osât plus parler, de peur de dire naturellement une des phrases qui s'y trouvent » (lettre à Louise Colet, 17 décembre 1862 (Travers, p. 111)), d'une part ; d’autre part d’une prise en compte des réflexions de Roland Barthes sur le totalitarisme de la langue et de l’auteur. Il s'agit également d'une façon de poursuivre l’œuvre du Nouveau roman en s'inspirant ou en suivant pas à pas les analyses théoriques de Jean Ricardou.

La lecture des Églogues implique un vaste programme de lecture, mais aussi de visionnages de films, de tableaux, d'écoute de lieders, de voyages, etc., une course-poursuite dans l’ensemble des champs de la culture occidentale. Le lecteur idéal serait un croisement de Pierre Ménard et du chevalier Dupin. Il y a dans tout cela une formidable invitation à jouer, avec les deux dimensions du jeu, l’envoûtement et la légèreté.

Politique[modifier | modifier le code]

Grand remplacement[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Grand remplacement.

C'est dans l'Abécédaire De L'In-nocence que Renaud Camus introduit en 2010 son concept du grand remplacement, puis le développe au travers de trois allocutions intitulées « Le Grand Remplacement », « La nocence, instrument du Grand Remplacement » et « Que peut être une pensée libre aujourd'hui ? », réunies avec un entretien accordé au Nouvel Observateur dans l'ouvrage Le Grand Remplacement en 2011[11]. Il détaille encore cette « théorie du remplacement » dans Le Changement de peuple, auto-édité et paru en 2013[12].

Dans l'entretien accordé au Nouvel Observateur, au journaliste qui lui demande de développer ce qu'il entend par grand remplacement, Renaud Camus répond en s'inspirant d'une boutade de Bertolt Brecht, qu'il modifie quelque peu[13] pour l'adapter à son discours :

« Oh, c'est très simple : vous avez un peuple et presque d'un seul coup, en une génération, vous avez à sa place un ou plusieurs autres peuples. C'est la mise en application dans la réalité de ce qui chez Brecht paraissait une boutade, changer de peuple. Le Grand Remplacement, le changement de peuple, que rend seule possible la Grande Déculturation, est le phénomène le plus considérable de l'histoire de France depuis des siècles, et probablement depuis toujours[11]. »

Outre l'insistance sur la rapidité du phénomène et son importance au regard de l'histoire de France — pays dont se préoccupe l'auteur en premier lieu — est évoquée la notion de « Grande Déculturation »[12],[14].

Cette notion, déjà développée par Renaud Camus dans l'ouvrage du même nom, La Grande Déculturation, qu'il appelle encore « enseignement de l'oubli » ou « industrie de l'hébétude »[15], est ici présentée par lui comme l'indispensable moyen du grand remplacement[12],[14]. Considérant que, parmi de multiples causes, les médias et surtout l'éducation nationale sont directement impliqués dans cette entreprise de déculturation[16], l'auteur présente en une phrase, souvent répétée sous une forme ou une autre dans ses interventions, les raisons pour lesquelles il y voit le principal moyen du grand remplacement : « Un peuple qui connaît ses classiques ne se laisse pas mener sans révolte dans les poubelles de l'histoire »[15],[17],[18].

Renaud Camus affirme qu'il y a « mensonge » et « silence » « sur ce qui survient » par « les deux pouvoirs, médiatique et politique »[19]. Il parle d'ailleurs de « parti remplaciste au pouvoir »[20],[21]. Il estime que la France est en guerre mais qu'aucun de ces deux pouvoirs ne veut le dire, cette situation lui rappelant le début de la guerre d'Algérie[22].

La formule de « grand remplacement » a diffusé dans la sphère politique et médiatique, notamment dans la mouvance identitaire, certains membres du Front national, dont Jean-Marie Le Pen[23], auprès de journalistes comme Éric Zemmour et Ivan Rioufol, ou encore auprès de magazines comme Valeurs actuelles et Causeur. Un certain nombre de journalistes et d'intellectuels se sont fait l'écho des thèses de Renaud Camus depuis 2010, avec des regards très critiques, comme un article du Nouvel Observateur qui parle de la « bouillie xénophobe de Renaud Camus »[24], un article du Monde (accompagné d'un entretien avec Nicolas Bancel[25]) qui parle du « grand boniment »[12], ou encore le journaliste Aymeric Caron, qui consacre une section au grand remplacement dans son livre Incorrect : Pire que la gauche bobo, la droite bobards, paru en 2014[26].

Le parti de l'In-nocence[modifier | modifier le code]

Le 24 mars 2012, est fondé le Rassemblement bleu Marine (RBM) avec le soutien (sans participation) du Parti de l'In-nocence de Renaud Camus, dans le cadre de la campagne des élections législatives de 2012 par le Front national (FN) de Marine Le Pen.

Le NON au changement de peuple et de civilisation[modifier | modifier le code]

Tract du NON au changement de peuple et de civilisation pour la manifestation « Jour de colère » du 26 janvier 2014.

Le 11 septembre 2013, Renaud Camus fonde, par un appel éponyme publié sur le site d'information Boulevard Voltaire, le NON au changement de peuple et de civilisation (NCPC), qu'il définit comme « un front du refus, le mouvement de tous ceux qui disent NON au Grand Remplacement[27]. » Le grand remplacement, concept initialement introduit dans l'Abécédaire de l'In-nocence en 2010 puis développé dans Le Grand Remplacement en 2011, est présenté dans cet appel comme « à la fois la plus grave crise de notre histoire et le problème le plus sévère que nous devions affronter aujourd'hui. » Considérant que les pouvoirs politique et médiatique nient la réalité du changement de peuple et de civilisation, Renaud Camus estime que « la première urgence est de rendre aux mots leur sens et aux Français la foi dans leur propre regard : le droit de constater par eux-mêmes ce qu’on leur interdit de nommer. »

Sur le site internet du NCPC, un certain nombre d'écrits mis en ligne permettent de retracer la genèse du mouvement[28]. Un lien est ainsi fait avec le suicide de Dominique Venner le 21 mai 2013 par le « Discours de Notre-Dame », prononcé par Renaud Camus le 31 mai en hommage au défunt[29]. Renaud Camus y rappelle notamment que Dominique Venner a cité son concept de grand remplacement dans ses écrits testamentaires[30], considère qu'il faut « faire un point de non-retour » de la mort de Dominique Venner, et appelle à l'union pour « empêcher ce qui survient de survenir plus longtemps[31]. » Vient ensuite, au cours de l'été 2013, une période d'élaboration d'une « Confédération du NON »[32],[33], à laquelle contribue notamment Paul-Marie Coûteaux[32]. Puis, à la suite de l'appel fondateur du 11 septembre, l'association est déclarée en préfecture le 24 septembre, et publiée au journal officiel le 5 octobre[34].

Condamnation pour provocation à la haine religieuse et à la violence[modifier | modifier le code]

Le 10 avril 2014, la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris a condamné Renaud Camus, pour les propos tenus le 18 décembre 2010 lors des Assises internationales sur l'islamisation, à Paris, à 4 000 euros d'amende ainsi que 500 euros de dommages et intérêts à verser au MRAP, pour provocation à la haine et à la violence contre un groupe de personnes en raison de leur religion. Le tribunal correctionnel a estimé que les propos de Renaud Camus « constituent une très violente stigmatisation des musulmans, présentés comme des "voyous", des "soldats", "le bras armé de la conquête" […] des "colonisateurs" cherchant à rendre "la vie impossible aux indigènes", à les forcer "à fuir", "à évacuer le terrain" […] "ou bien, pis encore, à se soumettre sur place" ». Pour le tribunal, les propos de Renaud Camus font preuve d'« une stigmatisation d'une rare outrance […] sans mesure ni réserve autre que de pure forme», présentant les musulmans « comme des guerriers envahisseurs dont le seul objectif est la destruction et le remplacement du peuple français et de sa civilisation par l'islam »[35],[36].

Renaud Camus a fait appel de cette décision du tribunal. En mai 2014, il publie Discours à la XVIIe chambre, dénonçant « l'éclatante mésinterprétation qui a commandé ce jugement, et que soulignent expressément ses attendus ».

Distinctions[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

La distribution des œuvres présentée ci-dessous est celle de l'écrivain lui-même.

Églogues[modifier | modifier le code]

  • I. Passage, Flammarion (1975)
  • II. Échange (signé Denis Duparc), Flammarion (1976)
  • III. Travers
    1. Travers (signé Renaud Camus et Tony Duparc), Hachette (1978)
    2. Été (Travers II) (signé Jean-Renaud Camus et Denis Duvert), Hachette (1982)
    3. L'amour l'automne (Travers III) (signé J.R.G. Le Camus et Antoine du Parc), P.O.L. (2007)
    4. Travers coda, index & divers (Travers IV) (signé J.-R.-G. du Parc et Denise Camus), P.O.L. (2012)
  • Index des « Églogues » et des « Vaisseaux brûlés », chez l'auteur (2012-...)

Élégies[modifier | modifier le code]

  • I. Élégies pour quelques-uns, P.O.L. (1988)
  • II. L'Élégie de Chamalières, Sables (1989) et P.O.L. (1991)
  • III. L'Élégie de Budapest in Le voyage à l'est, ouvrage collectif, Balland et La Maison des écrivains (1990)
  • IV. Le Bord des larmes, P.O.L. (1990)
  • V. Le Lac de Caresse, P.O.L. (1991)
  • VI. Vie du chien Horla, P.O.L. (2003)

Éloges[modifier | modifier le code]

  • Éloge moral du paraître, Sables (1995) et Éloge du paraître, P.O.L. (2000)
  • Syntaxe ou l'autre dans la langue, suivi de Éloge de la honte et de Voix basse ou l'autre dans la voix, P.O.L. (2004)

Chroniques[modifier | modifier le code]

Journal[modifier | modifier le code]

Couverture de NON : Journal 2013.
  • Journal de « Travers » (1976-1977), deux tomes, Fayard (2007)
  • Journal romain (1985-1986), P.O.L. (1987)
  • Vigiles. Journal 1987, P.O.L. (1989)
  • Aguets. Journal 1988, P.O.L. (1990)
  • Fendre l'air. Journal 1989, P.O.L. (1991)
  • L'Esprit des terrasses. Journal 1990, P.O.L. (1994)
  • La Guerre de Transylvanie. Journal 1991, P.O.L. (1996)
  • Le Château de Seix. Journal 1992, P.O.L. (1997)
  • Graal-Plieux. Journal 1993, P.O.L. (1998)
  • La Campagne de France. Journal 1994, Fayard (édition originale : avril 2000 ; édition revue avec « avant-propos de l'éditeur assorti de quelques matériaux et réflexions pour une étude socio-médiologique de “l'affaire Camus” » : juin 2000)
  • La Salle des pierres. Journal 1995, Fayard (2000)
  • Les Nuits de l'âme. Journal 1996, Fayard (2001)
  • Derniers jours. Journal 1997, Fayard (2002)
  • Hommage au carré. Journal 1998, Fayard (2002)
  • Retour à Canossa. Journal 1999, Fayard (2002)
  • K.310. Journal 2000, P.O.L. (2003)
  • Sommeil de personne. Journal 2001, Fayard (2004)
  • Outrepas. Journal 2002, Fayard (2005)
  • Rannoch Moor. Journal 2003, Fayard (2006)
  • Corée l'absente. Journal 2004, Fayard (2007)
  • Le royaume de Sobrarbe. Journal 2005, Fayard (2008)
  • L'isolation. Journal 2006, Fayard (2009)
  • Une chance pour le temps. Journal 2007, Fayard (2009)
  • Au nom de Vancouver. Journal 2008, Fayard (2010)
  • Kråkmo. Journal 2009, Fayard (2010)
  • Parti pris. Journal 2010, Fayard (2011)
  • Septembre absolu. Journal 2011, Fayard (2012)
  • Vue d'œil. Journal 2012, Fayard (2013)
  • NON. Journal 2013, chez l'auteur (2013) (ISBN 979-10-91681-08-7)
  • Journal 2014, chez l'auteur (2014)

Romans[modifier | modifier le code]

  • Roman roi, P.O.L. (1983)
  • Roman furieux (Roman roi II), P.O.L. (1987)
  • Voyageur en automne, P.O.L. (1992)
  • Le Chasseur de lumières, P.O.L. (1993)
  • L'Épuisant Désir de ces choses, P.O.L. (1995)
  • L'Inauguration de la salle des Vents, Fayard (2003)
  • Loin, P.O.L. (2009)

Récits[modifier | modifier le code]

  • El, dessins de François Matton, P.O.L. (1996)

Répertoires[modifier | modifier le code]

  • Etc. (abécédaire), P.O.L. (1998)
  • Répertoire des délicatesses du français contemporain, P.O.L. (2000) et Seuil (2009)
  • Lettres reçues, chez l'auteur (2012-...)

Anthologies[modifier | modifier le code]

Miscellanées[modifier | modifier le code]

  • I. Buena Vista Park, Hachette (1980)
  • II. Notes achriennes, P.O.L. (1982)
  • III. Chroniques achriennes, P.O.L. (1984)
  • IV. Notes sur les manières du temps, P.O.L. (1985)
  • V. Esthétique de la solitude, P.O.L. (1990)
  • VI. Du sens, P.O.L. (2002)

Topographie[modifier | modifier le code]

  • Sept sites mineurs pour des promenades d'arrière saison en Lomagne, Sables (1994) et Onze sites mineurs pour des promenades d'arrière saison en Lomagne, P.O.L. (1997)
  • Le Département de la Lozère, P.O.L. (1996)
  • Le Département du Gers, P.O.L. (1997)
  • Le Département de l'Hérault, P.O.L. (1999)
  • Demeures de l'esprit. Grande-Bretagne I, Fayard (2008)
  • Demeures de l'esprit. France I, Sud-Ouest, Fayard (2008)
  • Demeures de l'esprit. Grande-Bretagne II, Écosse, Irlande, Fayard (2009)
  • Demeures de l'esprit. France II, Nord-Ouest, Fayard (2010)
  • Demeures de l'esprit. Danemark Norvège, Fayard (2010)
  • Demeures de l'esprit. France III, Nord-Est, Fayard (2010)
  • Demeures de l'esprit. Suède, Fayard (2011)
  • Demeures de l'esprit. France IV, Sud-Est, Fayard (2012)
  • Demeures de l'esprit. Italie I, Nord, Fayard (2012)
  • Demeures de l'esprit. France V, Île-de-France, Fayard (2014)

Qu'[modifier | modifier le code]

  • Qu'il n'y pas de problème de l'emploi, P.O.L. (1994)

Vaisseaux brûlés[modifier | modifier le code]

Écrits sur l'art[modifier | modifier le code]

  • Discours de Flaran, P.O.L. (1997)
  • Roumains en regard, de Jean-Jacques Moles, éd. Jean-Jacques Moles (1999) : préface
  • Nightsound (sur Josef Albers) suivi de Six prayers, P.O.L. (2000)
  • Commande publique, P.O.L. (2007)

Écrits politiques[modifier | modifier le code]

Couverture de France : suicide d’une nation.

Manuels[modifier | modifier le code]

Entretiens[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Théâtre ce soir, éditions Jean-Paul Bayol (2008)

Photographie[modifier | modifier le code]

Le Jour ni l’Heure et Paysages préposthumes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Biographie de la Société des lecteurs de Renaud Camus
  2. Exclusif: Renaud Camus candidat... à la présidentielle sur le site du Nouvel Observateur le 11 octobre 2010.
  3. Communiqué de presse n°1360 du parti de l'In-nocence
  4. Nous refusons de changer de civilisation
  5. Renaud Camus privé d'éditeur pour avoir soutenu Marine Le Pen
  6. Voir sur le site de l'auteur.
  7. a et b Cf. les documents et la revue de presse complète publiés dans Corbeaux et dans les documents relatifs à la controverse autour de La campagne de France. Voir aussi Du sens (P.O.L., 2002).
  8. Cf. Le royaume de Sobrarbe. Journal 2005.
  9. Voir sur le site de l'auteur.
  10. Voir une définition de la bathmologie.
  11. a et b Falcone 2011.
  12. a, b, c et d Joignot 23 01 2014
  13. Bertolt Brecht - Poète et dramaturge allemand, sur Le Figaro (consulté le 11 juin 2014).
  14. a et b Le Blevennec 2014.
  15. a et b Renaud Camus, « Révoltez-vous, nom de Dieu ! », sur Boulevard Voltaire,‎ 10 septembre 2013 (consulté le 12 juin 2014).
  16. Paul Villach, « Culture et démocratie seraient-elles incompatibles ? », sur AgoraVox,‎ 20 juin 2008 (consulté le 12 juin 2014).
  17. François Marcilhac, « Renaud Camus à L’AF : « J’ai une conception lazaréenne de la patrie. » », sur Action française.net,‎ 2013 (consulté le 12 juin 2014).
  18. Renaud Camus, « Journal de Renaud Camus : Mardi 13 août 2013 », sur Boulevard Voltaire,‎ 14 août 2013 (consulté le 12 juin 2014).
  19. Renaud Camus, « Non au Changement de Peuple et de Civilisation ! », sur Boulevard Voltaire,‎ 11 septembre 2013 (consulté le 12 juin 2014).
  20. Renaud Camus, « NON Journal 2013 », sur Renaud Camus.net,‎ 18 juillet 2013 (consulté le 12 juin 2014).
  21. Renaud Camus, « Alain Finkielkraut fait peur au parti remplaciste au pouvoir ! », sur Boulevard Voltaire,‎ 30 octobre 2013 (consulté le 12 juin 2014).
  22. Olivier Renault, « La France est en guerre et personne ne veut le dire », sur La Voix de la Russie.ru,‎ 20 août 2012 (consulté le 12 juin 2014).
  23. AFP 2014
  24. Leménager 2011.
  25. Joignot 24 01 2014.
  26. Caron 2014
  27. « Non au Changement de Peuple et de Civilisation ! », Boulevard Voltaire, 11 septembre 2013.
  28. Bibliothèque du NON
  29. « Hommage de Renaud Camus à Dominique Venner », Riposte laïque, 5 juin 2013.
  30. « La manif du 26 mai et Heidegger », blog de Dominique Venner, 21 mai 2013.
  31. Discours de Notre-Dame
  32. a et b Confédération du NON
  33. Entretien Boulevard Voltaire, site du NON, 10 septembre 2013.
  34. Publication au journal officiel
  35. L'écrivain Renaud Camus condamné pour provocation à la haine contre les musulmans, Le Monde, 10 avril 2014.
  36. Renaud Camus condamné pour provocation à la haine contre les musulmans, L'Espress, 10 avril 2014.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Roland Barthes, préface à Tricks, P.O.L. (1988)
  • Lawrence R. Schehr, Homosexual Hermeneutics in French Writing, Stanford University Press, octobre (1995)
  • Bruno Aguila et Philippe Siméon, Renaud Camus – Les Chemins de la solitude, Film documentaire (1995)
  • Jan Baetens, An afterword (and some afterthoughts) on P.A., Electronic book review (1997)
  • Jan Baetens, The Revolution of an Anachronism: Radical Hypertextualism in a Text by Renaud Camus, Electronic book review (1997)
  • Écritures, n°10 ; revue collective, (articles de Sémir Badir, Emmanuel Carrère, Guillaume Dustan, Jean Echenoz, Vincent Louis, Jan Baetens, Pascal Meuwissen, Stéphane Baumont, Jean-Christophe Cambier, Charles A. Porter, Lawrence R. Schehr), éditions Les Éperonniers, université de Liège (1998)
  • Charles A. Porter, Marc Schachter, Jeffrey Mehlman et Lawrence R. Schehr in Politics and Culture, vol. 2000/4 (2000)
  • Jan Baetens et Charles A. Porter, Renaud Camus, écrivain, actes du colloque de Yale (2000), Peeters, Vrin (2002)
  • Heidi Strebel, Eco's Stopwatch and Narrative Time in Puig, Jean-Renaud Camus, and Calvino, The Modern Language Review, 01/04/2003
  • Sjef Houppermans, Renaud Camus érographe, Rodopi (2004)
  • Catherine Rannoux, Les fictions du journal littéraire – Paul Léautaud, Jean Malaquais, Renaud Camus, Droz (2004)
  • Jan Baetens, Études camusiennes, Rodopi (2004)
  • Valérie Scigala, L'Amour l'Automne, roman marin, Association Portugaise des Études Françaises (2009)
  • Sous la direction de Ralph Sarkonak, Les spirales du sens chez Renaud Camus, (articles de Sjeff Houppermans, Ralph Sarkonak, Catherine Rannoux, Charles A. Porter, Thomas Clerc, Paul Léon, Hugo Frey, Bruno Chaouat, Alain Finkielkraut), Rodopi (2009)
  • Renaud Camus, Les Cahiers de l'In-nocence, Editions David Reinharc, 2012.
  • Aymeric Caron, Incorrect : Pire que la gauche bobo, la droite bobards, Paris, Librairie Arthème Fayard,‎ avril 2014, 22 cm, 360 p. (ISBN 978-2-213-67890-0, notice BnF no FRBNF43806527, résumé, lire en ligne).

Articles de presse[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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