Amazon.com
Amazon.com, Inc.
Logo d'Amazon.com
| Création | 1994 |
|---|---|
| Dates clés | 1995 : lancement du site |
| Fondateurs | Jeff Bezos |
| Forme juridique | Incorporation |
|---|---|
| Siège social | |
| Direction | Jeff Bezos, CEO Tom Szkutak, directeur financier |
| Activité | Commerce électronique |
| Produits | Amazon.com A9.com Alexa Internet IMDb |
| Filiales | Mobipocket.com Abebooks |
| Effectif | 51 300 (2012) |
| Site web | amazon.com |
| Capitalisation | 5 992 194 329,74 |
|---|---|
| Chiffre d’affaires | + 40 %[1] |
| Résultat net | 1,152 milliards USD (2010)[1] + 28 % |
Amazon.com, Inc. (NASDAQ : AMZN) est une entreprise de commerce électronique américaine basée à Seattle. Sa spécialité la plus connue est la vente de livres, mais elle est diversifiée dans d'autres produits, notamment dans la vente de tous types de produits culturels : disques CD, musique en téléchargement, DVD, appareils photos numériques, informatique et dans l'équipement de la maison, etc.
Elle a fait le choix de proposer plusieurs sources en concurrence pour les produits qu'elle propose, plutôt que d'avoir une stratégie d'affiliation unique. Cette stratégie la prive d'éventuels revenus d'affiliation exclusive, mais permet d'offrir des prix plus serrés (donc d'espérer de plus grands volumes). La firme acquiert par ailleurs de ce fait une réputation de neutralité qui en fait une concurrente directe de Google comme source d'information sur les produits[2].
Créée par Jeff Bezos en juillet 1994, elle a été introduite en bourse au Nasdaq en juin 1997. La filiale française a ouvert en 2000.
En 2012, la société emploie 51 300 personnes dans le monde et a établi, outre le site originel américain, des sites spécifiques pour le Canada, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, le Brésil, le Japon, et la Chine.
Amazon fait partie avec Apple, Google et Facebook des Big Four d'Internet.
Sommaire |
Histoire [modifier]
Amazon a été fondée en 1994 par Jeff Bezos. Celui-ci a déclaré avoir été encouragé à créer l'entreprise pour « minimiser [le] regret » qu'il aurait eu de ne pas avoir profité de la ruée vers l'or des débuts d'Internet[3]. Amazon était à l'origine une librairie en ligne[4]. Alors que les plus grandes librairies brick and mortar et catalogues de vente par correspondance pouvaient offrir jusqu'à 200 000 titres, une librairie en ligne pouvait aller beaucoup plus loin. Bezos voulait que le nom de son entreprise commence par un A pour apparaître tôt dans l'ordre alphabétique. Il a commencé à regarder dans le dictionnaire et s'est arrêté sur amazon (Amazone) parce que c'était un lieu « exotique et différent » et que le fleuve était considéré comme le plus grand du monde, destinée qu'il souhaitait à son entreprise[5]. Depuis 2000, le logo d'Amazon fait figurer une flèche allant du A au Z formant un sourire qui symbolise la satisfaction du client[6].
Amazon a ouvert son service en juillet 1995. Le premier livre vendu est Fluid Concepts and Creative Analogies de Douglas Hofstadter[7]. Amazon fait son introduction en bourse le 15 juin 1997. L'action est cotée sous le nom AMZN sur le NASDAQ, et a un prix de départ de 18 USD.
Le business plan initial d'Amazon n'est pas commun. L'entreprise ne s'attendait pas à réaliser de profits avant quatre ou cinq ans. Sa croissance « lente » a provoqué la colère des actionnaires se plaignant que la compagnie ne fasse pas de profit assez rapidement. Quand la bulle Internet a éclaté et que de nombreuses entreprises internet ont fait faillite, Amazon a tenu et a finalement réalisé ses premiers profits au dernier trimestre de 2001 : 5 millions de dollars, ou 1 centime par action, sur un chiffre d'affaires de plus d'un milliard. Le profit, bien que modeste, a servi à prouver que le business model pouvait être profitable[8]. En 1999, le magazine Time a nommé Bezos Personnalité de l'année, soulignant que son entreprise a participé à populariser le commerce électronique.
Le 12 mai 1997, Barnes & Noble a poursuivi Amazon en justice, jugeant que sa revendication d'être « la plus grande librairie du monde » était fausse car « [Ce] n'est pas du tout une librairie. C'est un revendeur de livres ». L'affaire a finalement été réglée à l'amiable. Amazon a toutefois continué à se décrire comme « la plus grande librairie du monde »[9]. Walmart a lui aussi entrepris des poursuites judiciaires, le 16 octobre 1998, accusant Amazon d'avoir volé des secrets commerciaux en embauchant d'anciens cadres de Walmart. Cette affaire s'est aussi réglée à l'amiable[9].
Le procès Amazon contre SLF [modifier]
En novembre 2007 s'ouvre un procès entre le Syndicat de la librairie française et « Amazon.fr » au sujet des frais de port offerts par ce dernier. Amazon envoie alors une lettre à ses clients, dénonçant le procès et demandant aux internautes d'envoyer une multitude de courriels à la SLF afin de défendre la gratuité des frais de ports, pratique parfois appelée « bombardement de messagerie » ("mail-bombing" en anglais). En réaction à cette lettre envoyée par Amazon et à la pétition mise en place sur le site Amazon.fr, la structure Lekti-ecriture.com lance en février 2008 un « Appel pour le livre »[10] afin de défendre une autre lecture de l'affaire.
Entre-temps, début décembre 2007, la société est condamnée à l'issue de ce procès pour non-respect de la loi Lang à 100 000 € de dommages et intérêts et à une astreinte de 1 000 € par jour jusqu'à modification de ses Conditions générales de vente[11].
Néanmoins, la Cour de cassation a estimé quelques mois plus tard, le 6 mai 2008, dans une autre affaire similaire concernant Alapage, que « la prise en charge par le vendeur du coût afférent à l’exécution de son obligation de délivrance du produit vendu ne constitue pas une prime au sens des dispositions du code de la consommation », rendant ainsi la gratuité du port possible.
Acquisitions [modifier]
- 1998 : PlanetAll, Junglee[12],[13], Bookpages.co.uk[14] (devenu Amazon UK le 15 octobre 1998[15])
- 1999 : IMDb[16], Alexa, Accept.com, Exchange.com[17]
- 2003 : CDNow[18]
- 2004 : Joyo.com (site chinois de commerce électronique)[19]
- 2005 : BookSurge[20], Mobipocket.com[21],[22], CreateSpace.com[23]
- 2006 : Shopbop[24]
- 2007 : dpreview.com (site d'avis sur le matériel photographique), Brilliance Audio[25]
- 2008 : Audible.com, Fabric.com[26], Box Office Mojo[27], Shelfari[28], AbeBooks (librairie en ligne spécialiste des livres anciens)[29], Reflexive Entertainment[30]
- 2009 : Zappos (vendeur de chaussures en ligne)[31], Lexcycle[32], SnapTell[33]
- 2010 : Touchco[34], BuyVIP, Diapers.com, Woot[35], Amie Street
- 2011 : Lovefilm[36], Yap (application de transcription de messages vocaux pour téléphones mobiles)[37], The Book Depository[38], Pushbutton[39]
- 2012 : Kiva Systems[40]
Modèle d'entreprise [modifier]
Pendant longtemps, Amazon.com a perdu de l’argent à chaque livre vendu en raison de ses importants investissements pour s'étendre, notamment parce qu'ils devaient constituer leur propre base de données ex-nihilo, en assurant la description bibliographique complète et la numérisation de chaque document mis à la vente. La première année réellement bénéficiaire est 2004, année où les ventes de matériels dépassent ceux des produits culturels. En juillet 2005, Amazon a lancé sa section française de l'électronique vendant des articles tels que des télévisions LCD. En 2006, Amazon se diversifie et lance une gamme de services d'infrastructure informatique Web nommée Amazon Web Services (AWS) basée sur une plate-forme dite « informatique dans les nuages » (Cloud computing). AWS propose un ensemble de produits tels que le service de stockage en ligne avec Amazon Simple Storage Service (Amazon S3), la grappe de serveurs à la demande Amazon Elastic Compute Cloud (Amazon EC2), le service de paiement Amazon Flexible Payments Service (Amazon FPS) etc.
Produits et services [modifier]
Le Kindle [modifier]
En novembre 2007, Amazon commercialise son propre lecteur de livres numériques, appelé Kindle. Le Kindle se décline également sous la forme d'une application pour ordinateur personnel, sur iPhone ou téléphones Android, ce qui permet de lire les livres électroniques acquis sur différentes plateformes.
La plateforme MarketPlace Amazon [modifier]
Amazon propose aussi aux particuliers comme aux vendeurs spécialisés, depuis le 7 novembre 2003[41], de mettre en vente leurs propres objets, à condition que ces derniers soient référencés dans le catalogue Amazon, via la Plateforme "MarketPlace". Pour la France, Amazon prélève une commission sur le prix de vente, des frais de gestion, ainsi qu'une commission fixe par objet, et prélève également, en conformité avec la loi, une taxe sur la valeur ajoutée. En février 2013, Amazon annonce l'augmentation unilatérale de 50 % des commissions prélevées sur la vente des produits culturels. Ainsi par exemple sur chaque livre vendu, depuis le 4 avril, un vendeur affilié voit soustraits des frais de gestion variant de 0,45 € (contre 0,30 € auparavant) à 3,99 €, + 15 % du total contre 10,44 % auparavant. A ce total, viennent encore s'additionner un forfait de 1,14 € ou l'abonnement mensuel au service.
Critiques [modifier]
En décembre 2008, Amazon UK, qui opère dans quatre grands entrepôts en Grande-Bretagne, est sévèrement critiquée pour les conditions de travail qu'elle impose à ses travailleurs dans l'un de ses entrepôts pendant la période des fêtes[42],[43]. Amazon France connaît aussi ces conditions[44]. En février 2013, les journalistes Diana Löbl et Peter Onneken publient un reportage dénonçant les conditions de travail dégradantes pour les employés temporaires étrangers d'Amazon à Bad Hersfeld en Allemagne, également pendant les fêtes de fin d'année[45]. En mai 2013, le journaliste Jean-Baptiste Malet publie chez Fayard l'ouvrage En Amazonie, une enquête sur Amazon France[46],[47],[48]. Pour découvrir les coulisses d'Amazon, il s'est fait embaucher comme intérimaire dans le centre logistique de Montélimar, en équipe de nuit[49]. Le récit, « édifiant » selon Le Nouvel Observateur, décrit les conditions de travail des nombreux intérimaires travaillant pour Amazon, ces « nouveaux prolétaires dont nous créons tous les jours les jobs, à coups de clics »[50].
Notes et références [modifier]
- Rapport annuel Amazon.com 2010 (pdf)
- "Selon Forrester Research, 30 % des acheteurs en ligne aux États-Unis commencent par chercher des informations sur un prochain achat sur Amazon, contre 13 % sur Google. Il y a deux ans, Amazon était à l'origine de 18 % des achats en ligne, contre 24 % pour Google".(Le Point, 19/10/2012, http://www.lepoint.fr/technologie/des-tablettes-comme-s-il-en-peluvait-19-10-2012-1518708_58.php )
- (en) « Person of the Year – Jeffrey P. Bezos », Time Magazine, 1999 [texte intégral]
- (en) Gary Rivlin, « A Retail Revolution Turns 10 », The New York Times, Seattle, WA, 2005 [texte intégral]
- Ann Byers (2006). Jeff Bezos: the founder of Amazon.com, The Rosen Publishing Group. Voir pg. 46-47
- (en) Amazon.com Introduces New Logo; New Design Communicates Customer Satisfaction and A-to-Z Selection, Corporate IR.net. Consulté le août 29, 2010
- (en) Amazon company timeline, Corporate IR [lire en ligne]
- (en) Robert Spector, Amazon.com: Get Big Fast, 2002
- Amazon.com - Forming a Plan, The Company Is Launched, One Million Titles [1]
- Appel pour le livre, 1er février 2008
- TGI Versailles, Syndicat de la Librairie Française c/ Amazon.fr, 11 décembre 2007
- (en) Sandeep Junnarkar, « Amazon to buy two companies », CNET News, USA, 1998 [texte intégral]
- (en) Jamie Beckett, « Amazon To Purchase 2 'Net Firms », San Francisco Gate, 1998 [texte intégral]
- (en) Leading Internet Bookseller Amazon.com Acquires UK-Based Internet Bookstore Bookpages Ltd, PR Newswire
- (en) Derek Brown, « Online giant Amazon.co.uk celebrates its 10th anniversary as shoppers use retailer website to buy goods », The Sun, Londres, 2008 [texte intégral]
- (en) Richard Siklos, « Amazon considering downloads », The New York Times, 2006 [texte intégral]
- (en) « Amazon's shopping spree », BBC News, 1999 [texte intégral]
- (en) The Cdnow Story: Rags to Riches on the Internet
- (en) « Amazon ups investment in China online shopping site », Reuters, UK, 2007 [texte intégral]
- (en) Bob Tedeschi, « Amazon Expands Into Book Printing », The New York Times, 2005 [texte intégral]
- (en) About, Mobipocket.com
- (en) « Franklin interest in company, retires shares », Philadelphia Business Journal, 2005 [texte intégral]
- (en) « Amazon buys DVD-on-demand site », Com, 2005 [texte intégral]
- (en) Wisconsin Technology Network: "Amazon acquires Madison-based Shopbop", Wistechnology.com, 2006. Consulté le août 29, 2010
- (en) « amazon.com Acquires Brilliance Audio », Taume News, 2007 [texte intégral]
- (en) Bill Briggs, « Amazon weaves Fabric.com into its e-commerce quilt », Internet Retailer, 2008. Consulté le août 29, 2010
- (en) Ben Fritz, « IMDb links up with Box Office », Variety, 2008 [texte intégral]
- (en) Antone Gonsalves, « Amazon Buys Social Network For Book Lovers », Informationweek.com. Consulté le août 29, 2010
- (en) The Vancouver, « Amazon looks to fill niche with AbeBooks purchase », Canada.com, 2008. Consulté le août 29, 2010
- (en) Reflexive acquired by amazon.com, Reflexive-inc.com. Consulté le août 29, 2010
- (en) Xinhuanet.com, News.xinhuanet.com, 2009. Consulté le août 29, 2010
- (en) Brad Stone, « Amazon Acquires Stanza, an E-Book Application for the iPhone », The New York Times, 2009 [texte intégral]
- (en) June 16 Tuesday, « Image Recognition Startup SnapTell Acquired by Amazon Subsidiary A9.com », TechCrunch, 2009. Consulté le mars 19, 2012
- (en) « Amazon Said to Buy Touch Start-Up », The New York Times, 2010 [texte intégral]
- (en) Woot
- (en) Amazon Is To Take Full Control Of DVD And Game Rental-By-Post Firm Lovefilm | Business, News, 1‐31. Consulté le août 4, 2011
- Amazon prend une position dans la reconnaissance vocale
- (en) Amazon buys book depository, The Register [lire en ligne]
- (en) Amazon Acquires Pushbutton
- (en) Evelyn Rusli, « Amazon.com Buys Kiva Systems for $775 Million », The New York Times. Consulté le mars 19, 2012
- Amazon.fr lance Marketplace, sur Amazon.com, 7 novembre 2003
- Kieran Doherty (pour Reuters), « Chez Amazon, des conditions de travail dignes de Zola », France-info, 17 décembre 2008 [texte intégral (page consultée le 24 décembre 2008)]
- (en) Personnel du Sunday Times, « Revealed: Amazon staff punished for being ill », Sunday Times, 14 décembre 2008 [texte intégral (page consultée le 24 décembre 2008)]
- Joël Faucilhon, « Amazon, de l’autre côté de l’écran », Information 2.0, 2 juillet 2010 [texte intégral (page consultée le 20 juillet 2010)]
- (de) Ausgeliefert! Leiharbeiter bei Amazon, sur http://www.daserste.de/, février 2013. Consulté le 15 février 2013
- L’envers du décor d’Amazon, Jean-Baptiste Malet invité du journal de 18h de Corinne Audouin, France Inter, 3 mai 2013.
- Dans les coulisses d’Amazon, Journal de 20 heures de France 2, 4 mai 2013.
- Amazon : Jean-Baptiste Malet infiltré dans "le meilleur des mondes", Les choix de France Info par Jean Leymarie, France Info, 7 mai 2013.
- Elena Fusco, Un infiltré chez Amazon, Les Inrockuptibles, 2 mai 2013.
- Dominique Nora, Infiltré chez Amazon, Le Nouvel Observateur n° 2530, 2 mai 2013.
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
Sites officiels
- Amazon.com
- Amazon.ca
- Amazon.co.uk
- Amazon.de
- Amazon.fr
- Amazon.it
- Amazon.es
- Amazon.jp
- Amazon.cn
- Amazon.com.br
Interviews et personnages clés
- (fr) Interview doublée de Werner Vogels, CTO et VP de Amazon Services