Drone

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Un Parrot AR.Drone à côté d'un Dassault Rafale.
Un EADS Harfang lors du Salon du Bourget de 2007.
Radioplane OQ-2A au musée de l'USAF.

Un drone (de l'anglais « faux-bourdon »), également appelé UAV (pour Unmanned Aerial Vehicle), est un aérodyne sans pilote embarqué et télécommandé qui emporte souvent une charge utile, destinée à des missions (ex. : de surveillance, de renseignement, d'exploration, de combat, de transport, etc.). Les drones sont en général utilisés au profit des forces armées ou de sécurité (police, douane, etc.) d'un État, mais peuvent avoir aussi des nombreuses applications civiles (agriculture). La charge utile du drone de combat ou UCAV (Unmanned Combat Aerial Vehicle) en fait une arme.

La taille et la masse (de quelques grammes à plusieurs tonnes) sont fonction des capacités opérationnelles recherchées. Le pilotage automatique ou à partir du sol permet d'envisager des vols de très longue durée, de l'ordre de plusieurs dizaines d'heures, à comparer aux deux heures typiques d'autonomie d'un chasseur.

Certains missiles non balistiques, en particulier les missiles de croisière, ont souvent l'apparence aérodynamique des drones. Le missile n'est cependant pas réutilisable, puisque détruit en fin de mission, contrairement au drone qui est ramené à sa base.

Définition[modifier | modifier le code]

L'antenne satellite d'un drone MQ-9 Reaper.

Le terme anglais « drone » désigne d'abord et surtout un avion-cible. Un aérodyne automatisé et le système associé de mise en œuvre sont aussi appelés « UAV » (pour « Unmanned Aerial Vehicle », soit « véhicule aérien sans pilote ») et de plus en plus souvent « UAS » (pour « Unmanned Aerial System », soit « système d'aéronef(s) sans pilote(s) »).

L'organisation de l'aviation civile internationale a quant à elle retenu l'appellation « RPA » (pour « Remotely Piloted Aircraft », soit « avion piloté à distance »).

L’usage du mot « drone » pour décrire un véhicule ou robot terrestre, de surface ou sous-marin, doté d’autonomie, est une particularité française. La classification américaine des mobiles autonomes sans pilote en UAV/UAS (aériens), USV/USS (de surface), UUV/UUS (sous-marins), UGC/UGS (robots terrestres) est la plus couramment utilisée dans le monde.

L'expression « systèmes de drones » tend à prédominer. En effet, le drone lui-même est le constituant d'un système qui est composé :

  • d’un ou plusieurs vecteurs aériens équipés de capteurs de détection ;
  • d’une ou plusieurs stations au sol de commande et de recueil des détections ;
  • de liaisons radioélectriques de données entre le vecteur aérien et la partie au sol.

Le terme « drone » désigne la plupart du temps le seul vecteur aérien équipé.

Dans le domaine militaire, la famille des drones est divisée en sous-catégories selon leur vitesse, leur rayon d'action et leurs fonctions :

  • les micros et mini-drones, généralement peu autonomes, mais qui jouent souvent le rôle de « jumelles déportées »[1], par exemple pour observer au-dessus d'un obstacle ou dans une zone à risque ;
  • les drones tactiques, lents ou rapides, à endurance moyenne ou haute, à voilure fixe ou tournante appelés TUAV (pour « Tactical Unmanned Air Vehicle »)[2] ou VTOL (Vertical Take-off and Landing)[1]. Pour l'OTAN un UAV est « un véhicule aérien motorisé, qui ne transporte pas d’opérateur humain, utilise la force aérodynamique pour assurer sa portance, peut voler de façon autonome ou être piloté à distance, être non réutilisable ou récupérable et emporter une charge utile létale ou non létale. Les engins balistiques ou semi balistiques, les missiles de croisière et les projectiles d’artillerie ne sont pas considérés comme des drones »[1] ;
  • les drones volant à moyenne altitude et de grande autonomie appelés MALE (pour « Medium Altitude Long Endurance »)[3] ;
  • les drones volant à haute altitude et de grande autonomie appelés HALE (pour « High Altitude Long Endurance »)[4] ;
  • les drones de combat, encore appelés UCAV (pour « Unmanned Combat Air Vehicle »)[5] ;
  • des drones de transport semblent en préparation, y compris pour le transport de personnels[1], qui pourraient aussi être utilisés pour le sauvetage en mer[1].

Engins volants de taille réduite, moins chers et plus simples à mettre en œuvre qu'un avion (la présence d'un pilote impose une dimension à un appareil habité, et son dispositif d'éjection représente à lui seul une masse supérieure à celle d'un Predator), ils sont plus discrets et leur perte est moins grave que celle d'un appareil et de son pilote. Ils représentent une alternative intéressante pour les pays au budget limité, ou pour des terroristes potentiels (étatiques ou non), grâce à leur faible coût de fabrication et d'utilisation. On peut également imaginer leur usage en contrebande ou trafic de stupéfiants.

Avec les progrès technologiques, informatiques notamment, ils sont devenus des plateformes de désignation de cible ou des armes. Ils sont aussi utilisés avant les opérations à des fins de recueil de renseignements ou dans le cadre de la guerre électronique (dont pour le brouillage ou l'interception de communication)[1]. Leurs missions sont alors l'ISR (Intelligence, surveillance et reconnaissance) ou l'ISTAR (pour « Intelligence, Surveillance, Target Acquisition and Reconnaissance »[1]).

Leurs applications civiles incluent les contrôles sur le trafic, la surveillance maritime, les opérations de recherches aériennes et de sauvetage, la récolte de données pour la prévision météorologique ou en environnement difficile (en zone de risque NRBC - « nucléaire, radiologique, bactériologique et chimique » - par exemple), le relais d'informations, la prise de photographies aériennes…

Certains sont des démonstrateurs technologiques qui valident à moindre coût, grâce à la réduction d'échelle et donc la quantité de matériaux nécessaires, des formules aérodynamiques ou certains équipements, sans risquer la vie d'un pilote d'essai. Ils permettent aussi d'atteindre les limites d'un appareil, en dépassant celles que pourraient supporter un pilote (+9g/-3g maximum), afin d'en confirmer la solidité.

Leur taille varie de quelques centimètres à plusieurs dizaines de mètres (près de 40 mètres d'envergure pour un Global Hawk). Leurs formes également, tout comme leurs types de propulsion : certains sont équipés de réacteurs, d'autres d'hélices, quand d'autres utilisent des rotors, à l'instar des hélicoptères (on les dénomme parfois UAR, pour « Unmanned aerial rotorcraft »). Des « drones terrestres » sont également utilisés, notamment pour l'inspection de véhicules ou d'un environnement à risque.

Classification[modifier | modifier le code]

La classification des drones est complexe, dans la mesure où elle diffère selon les pays.

Les drones aériens peuvent être classés en fonction de plusieurs critères :

  • L'altitude et l'endurance (drones tactiques, MALE, HALE) :
    • l'altitude considérée est l'altitude de croisière avec les ordres de grandeur suivants : les moyennes altitudes 5 000 m < h < 15 000 m ; les hautes altitudes : h > 20 000 m ;
    • l'autonomie est le temps que peut passer l'aéronef en vol. Un ordre de grandeur d'une autonomie dite longue est de 20 à 40 heures ;
  • la taille (longueur, envergure, etc) ;
  • leur capacité a emporter des armements ou non (drones de surveillance / drones armés / drones de combats) ;
  • leur caractère furtif ou non ;
  • leur capacité à participer à des missions de haute intensité ou de basse intensité ;
  • leur voilure (fixe, tournante ou battante).

Le classement le plus répandu est fondé sur les critères d'altitude et d'endurance [7], auquel on peut rajouter la catégorie des drones de combat :

segment exemples
Drones tactiques ou TUAV
(Tactical Unmanned Air Vehicule)
RQ-7 Shadow, Sperwer, Hermes, Watchkeeper
Drones volant à moyenne altitude et de longue endurance (MALE)
permettant d'utiliser une charge de mission pouvant atteindre 500 kg
Anka-A, Predator A, Reaper, Harfang, Talarion, Mantis / Telemos, Heron TP
Drones volant à haute altitude et de longue endurance (HALE) Anka-A+, Global Hawk, Phantom Eye
Drones de combat (UCAV) Anka-B, X45, X47, nEUROn, Taranis
Predator[8] tirant un missile hellfire

Le segment tactique se décompose lui-même en cinq sous-segments :

  • micro-drones (Micro Air Vehicule ou MAV), qui s'apparentent plus à des modèles réduits[9] ;
  • drones de très courte portée (TCP)[10] ;
  • drones moyenne portée lents (multicharges multimissions ou MCMM lents) ;
  • drones rapides basse altitude (MCMM rapides) ;
  • drones maritimes tactiques (DMT)[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'avion-cible américain Ryan Firbee

Le concept naît pendant et après la Première Guerre mondiale : des prototypes d'avions sans pilote radio-commandés ont ainsi vu le jour, avec des tentatives de « torpilles aériennes » télécommandées par télégraphie sans fil et embarquant un gyroscope, mais ce type d'avions n'a jamais été opérationnel sur le terrain[12],[13]. En 1916, au Royaume-Uni, fut conçu l’Aerial Target, un projet d'avion-cible, par l'ingénieur Archibald Low (en)[14]. En 1917, aux États-Unis, le projet Hewitt-Sperry automatic airplane des ingénieurs Elmer Ambrose Sperry (en), Lawrence Sperry (en) et Peter Cooper Hewitt (en) se développe.

En France, le 2 juillet 1917 le pilote Max Boucher, fait voler un avion Voisin « sans l’intervention de l’homme » sur 1 km[15]. Au début de l'année 1918, Georges Clemenceau, président de la Commission sénatoriale de l'Armée, lance un projet d'« avions sans pilotes ». Le capitaine Boucher améliore son système de pilotage automatique et le 14 septembre, il fait voler pendant 51 minutes sur un parcours de 100 km un avion Voisin BN3[15].

Pilotage d'un Predator depuis une station au sol

Le premier drone français stricto sensu a été conçu, réalisé et expérimenté dès 1923 à Étampes par l'ingénieur Maurice Percheron et le capitaine Max Boucher ; mais l'armée française ne trouva pas encore d'intérêt à cette nouvelle technologie[15],[16].

En anglais, le mot « drone » désigne le faux-bourdon (mâle de l'abeille). Le nom a été donné par dérision dans les années 1930 au Royaume-Uni à des DH.82 Queen Bee, la version automatisée pour servir d'avions-cibles du De Havilland DH.82 Tiger Moth : leur vol lent et bruyant ressemblait plus à celui du bourdon à la vie éphémère qu'à celui d'une reine abeille (Queen Bee). Le nom est resté et fut repris par l'armée américaine dès 1941.

La phase suivante dans les années 1934-1938 fut la construction de prototypes d’avions-cibles autonomes tant au Royaume-Uni qu’aux États-Unis d’Amérique où le Radioplane OQ-2, qui était d'abord un jouet prenant la forme d'avion de taille réduite télépiloté, fut construit à plusieurs exemplaires[13] avant de susciter l'intérêt de l'armée américaine. En 1941, l'US Navy passa commande d'un nouveau modèle baptisé Target Drone Denny 1 (TDD-1), qui fut fabriqué dans une usine à Los Angeles à plus d'un millier d'exemplaires.

L’armée allemande développa à partir de 1938 des recherches sur des vecteurs guidés à distance et prenant la forme de bombes planantes anti-navires, de bombes antichar radioguidées et surtout de véhicules à chenilles filoguidés : en 1943 fut par exemple opérationnel le Goliath, d'après le prototype confisqué à Adolphe Kégresse.

Un AR.Drone en vol

Les avions sans pilote V1 et le missile V2 allemands de la seconde Guerre mondiale (1939-1945), n'étant ni guidés à distance, ni capables de navigation autonome (à part la chute finale programmée du V1) peuvent-ils être considérés comme des drones ? Plutôt des bombes volantes, mais le V1 à aile droite et pulsoréacteur dorsal a servi de modèle à des avions-cibles (« drone » en anglais). Durant cette guerre, les drones stricto sensu ne sont encore que des expérimentations[13], bien que le Goliath puisse être commandé à distance par fil.

Un drone trisonique Lockheed D-21 porté par un Lockheed A-12 Oxcart dans les années 1960. Ce programme ultra-secret n'a pas réussi à remplir ses missions.

Le grand essor des drones date de la guerre de Corée et de celle du Viêt Nam. À cette époque de la guerre froide, le drone a été développé de façon confidentielle par les États-Unis d’Amérique comme un moyen de supériorité stratégique et de rupture capacitaire devant permettre la surveillance et l’intervention militaire chez l’ennemi sans encourir les risques humains que l’opinion ne supportait pas. Il est notamment utilisé pour larguer des tracts dans le cadre de la guerre psychologique. Cette supériorité a été acquise au travers de l’innovation technologique, surtout dans les domaines de l’automatique et des transmissions[17].

Les transferts vers Israël de certains systèmes ont permis à ce pays de développer de façon pragmatique une collection de drones à vocation tactique à courte et moyenne portées et à transmissions directes de données.

Les programmes de recherche et de fabrication de drones s'intensifient pendant la guerre froide, l'incident de l'U-2 révélant la nécessité de développer des avions sans pilotes[17].

Dans les années 1990, la doctrine de la guerre « zéro mort » conduit à développer les projets de drones armés à travers le monde[13] mais la toute première utilisation de ceux-ci a lieu durant la guerre Iran-Irak où l'Iran a déployé un drone armé de six RPG-7[18].

À partir des années 2000, le drone a été de tous les conflits et opérations de maintien de la paix. Il a notamment été utilisé au Kosovo ou au Tchad, lors des attaques aériennes américaines au Pakistan ou contre la piraterie maritime, par les Américains qui l'ont introduit en 2009[19].

En juin 2014, Les Etats-Unis autorisent le premier vol d'un drone à usage commercial, en autorisant l'envoi d'un appareil en Alaska [20].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

L'œil électronique d'un drone

Les drones peuvent être pourvus :

  • d’une caméra, capable de retransmettre en temps réel ce qui se passe sur le terrain ;
  • d’une caméra infrarouge, détectant toute sorte de chaleur (humaine, animale, ou provenant d’un véhicule) ;
  • d’un gyroscope, leur permettant de se stabiliser, et de contrebalancer leurs mouvements, permettant ainsi le suivi de la cible[21].

Les drones « observent » de quatre manières différentes : visuelle, radar, infrarouge, radioélectrique et électro-optique, et peuvent garder une trace photographique ou/et vidéo.

Transport[modifier | modifier le code]

Les drones peuvent être utilisés pour transporter en utilisant divers moyens selon la configuration du drone, sa capacité à se mouvoir avec une charge plus ou moins importante à son bord. La plupart des charges sont fixées dans des soutes internes au drone.

Certaines entreprises comme Amazon.com, UPS ou Allship en France, envisagent la livraison de leurs clients à l'aide de drones[22],[23]. En décembre 2013, DHL a testé avec succès la livraison d'un paquet d'une rive à l'autre du Rhin, à Bonn à l'aide d'un md4-1000 de la société microdrones[24],[25]. Les émirats arabes unis ont conçu un drone dédié à la livraison de documents et de colis officiels[26].

Recherche scientifique[modifier | modifier le code]

Les drones sont capables de pénétrer des zones qui peuvent être trop dangereuses pour l'homme. La National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) a commencé en 2006 à utiliser une aérosonde comme chasseur d’ouragan.

Endurance et furtivité[modifier | modifier le code]

Les drones n'étant pas limités par les capacités physiologiques d’un équipage humain, c'est l'approvisionnement en carburant qui constitue la principale contrainte. Actuellement, les drones « longue endurance » ont une autonomie pouvant aller jusqu'à plus de 40 heures. Les drones solaire-électrique ont un potentiel pratiquement illimité de vol, un concept initialement défendu par AstroFlight Sunrise en 1974 et beaucoup plus tard par Aerovironment Helios Prototype.

Aux États-Unis, une recherche sur un drone d’une autonomie d’environ cinq ans est en cours[27]. Le projet, baptisé « Vulture » (« Vautour »), pose un certain nombre de problèmes notamment par une endurance telle qui exigerait une grande résistance des pièces mécaniques.

Endurance
Drone Temps Date
MQ-1 Predator 45 heures Drone de reconnaissance et d'attaque[28]
RQ-4 Global Hawk 36 heures 2001 L'un des rares drones de la classe « HALE »
RQ-2 Pioneer 5 heures Ce drone peut être récupéré au moyen d'un filet (navire) ou par un atterrissage classique[29]
RQ-7 Shadow 4 heures Utilisé par l'US Army et l'US Marine Corps[2]
RQ-11 Raven 80 min. Le drone Raven est lancé à la main[30]
MQ-8 Fire Scout 6 heures+ Hélicoptère de reconnaissance entièrement automatique conçu par Northrop Grumman[31]
K-Max UAS  ? Drone logistique conçu par Kaman et Lockheed-Martin[32]

L'exemple le plus connu de HALE est le Global Hawk américain, de Northrop Grumman, qui, en avril 2001, a volé depuis la Californie jusqu'en Australie. Peu après, en octobre 2003, dans le cadre de l'initiative allemande Euro Hawk et en coopération avec EADS, un drone du même type a effectué un vol transatlantique, depuis la Californie jusqu'au nord de l'Allemagne, afin d'effectuer des vols de démonstration à partir de ce pays.

Survie d'un drone militaire : elle est améliorée par la furtivité et où la capacité à se déplacer à opérer à haute altitude, et éventuellement par des moyens de réponse aux défenses anti-aériennes (ADA), qui impliquent de coûteux capteurs, leurres, capacité de tir ou d'évitement[1],[33]...

Aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Forces armées[modifier | modifier le code]

Le X-45

Les forces armées des États-Unis disposent depuis les années 1990 de la plus grande flotte de drones en service. Leur nombre et leurs rôles vont croissant, complétant ou remplaçant les avions pilotés qui ont vu leur nombre décroître depuis les années 1980 à la suite de l'explosion des coûts des appareils modernes et plus performants.

En janvier 2010, l'inventaire est de 6 819 drones de tout type, dont environ 200 appareils de haute altitude HALE (Predator, Reaper, Global Hawk…), et les états-majors réclament 800 drones à haute altitude pour l'avenir.

L'US Navy consacrera par exemple un budget à ces drones de 2 milliards de dollars pour la période 2013-2015, budget qui pourrait monter à 7 milliards en 2020[34].

Services secrets[modifier | modifier le code]

Une étude menée par Amnesty International accuse les États-Unis d'utiliser, sous le couvert de la CIA, service de renseignement de ce pays, les drônes de façon totalement clandestine[35] pour faire des exécutions extra-judiciaires au niveau international. Ceci est considéré comme une violation du droit international et ne permet pas aux victimes, très souvent, innocentes (dix fois plus de victimes qu'avec les avions conventionnels[36]), de pouvoir réclamer des indemnités aux États-Unis. Des cas de femmes âgées travaillant aux champs et d'enfants ou d'ouvriers en plein travail tués sur leur chantier ont été rapporté par Amnesty. À cela s'ajoute également, le fait que ces drones tuent aveuglément toute personne tentant de porter secours aux victimes[37].

Le meurtre de la faible proportion de membres actifs dans la lutte armée et tué par les drones est également un crime de guerre selon règles internationales ne permettent de tuer un adversaire militaire que si celui-ci est une menace directe ou qu'il participe activement à un affrontement[37].

Le 21 novembre 2013, le Pakistan, allié des États-Unis, condamne également la violation de son territoire en vertu des règles internationale et réclame que cessent ces attaques en raison du nombre de civils innocents tués par celles-ci. L'attaque s'est produite au lendemain de l'acceptation par les États-Unis, auprès de Nawaz Sharif, premier ministre, de ne pas utiliser les drones sur le territoire Pakistanais[38].

Sécurité intérieure[modifier | modifier le code]

En juin 2013, le FBI reconnait utiliser des drones de surveillance sur le territoire américain. Dianne Feinstein, présidente de la commission du renseignement au Sénat, a estimé le 18 juin 2013 que « la plus grande menace sur la vie privée des Américains était les drones [...] et les réglementations très faibles qui existent aujourd'hui sur eux », et, par ailleurs, le Congrès a imposé que l'espace aérien américain soit ouvert aux drones d'ici octobre 2015[39].

L'usage de drones à des fins de sécurité intérieure aux États-Unis, après un usage militaire en territoire étranger, a été anticipé en 1973 par un groupe de scientifiques, pacifistes militants et publiant dans une revue nommée Science for the People[40].

Recherche et sauvetage[modifier | modifier le code]

Les drones pourraient bientôt jouer un rôle accru dans la recherche et le sauvetage aux États-Unis. Cela a été démontré par le succès de l’utilisation de drones au cours de l’année 2008 avec les ouragans qui ont frappé la Louisiane et le Texas.

Des drones sous-marins pourraient être utiles au lent et patient travail de déminage là où il est nécessaire[1].

En Europe[modifier | modifier le code]

En Allemagne, le ministre de l'Intérieur de Basse-Saxe, Uwe Schünemann (CDU) a été le premier à faire appel à un drone pour des opérations de police, en l'espèce pour surveiller des manifestants s'opposant au transport d'un convoi de déchets radioactifs vers le site de Gorleben[41].

En France[modifier | modifier le code]

Armée française[modifier | modifier le code]

Un Canadair CL-289 tactique de l'armée de terre française.

L'armée de l'air française commence à utiliser des avions dronisés comme cibles volantes à partir de la fin des années 1950, le premier vol d'essai avec un Vampire 1 ayant lieu le 12 octobre 1957. En 1995, elle choisit le IAI RQ-5 Hunter à courte portée pour se familiariser avec les drones de renseignement. Elle déploie 4 exemplaires de ces derniers au Kosovo en octobre 2001 au sein de l’escadron d’expérimentation drone, l’EED-1/330 « Adour », nouvellement créé. Ils sont retirés du service en 2004[42].

À partir de 2008, l'armée de l'air française met en service 4 drones EADS Harfang Moyenne Altitude Longue Endurance (MALE) militaires pour les renseignements au sein de l'escadron d'expérimentation de drones 1/330 « Adour » à Mont-de-Marsan (Landes) ; cette unité dépendait du Centre d'expériences aériennes militaires (CEAM) et dépend aujourd'hui du Commandement des Forces aériennes. Elle a été rebaptisée Escadron de drones 1/33 Belfort depuis septembre 2010. L'expérimentation s'est déroulée en 2008-2009 et a suivi 4 phases. Dans un premier temps, il était prévu de familiariser l'escadron avec la plate-forme puis de familiariser les opérateurs avec les capteurs, ensuite de diffuser le renseignement C4ISR et enfin transférer les flux d'information aux forces terrestres[43].

Trois Harfang sont déployés à Bagram en Afghanistan à partir du 3 février 2009 (1er vol le 18 février[44]), servis par 25 personnes[45]. Un de ces appareils a été rapatrié à la suite d'un incident début avril 2009 [46]. Le 4 mars 2010, le Harfang doté du système Rover permettant la retransmission en temps réel sur le terrain de ses images, a effectué sur premier vol au-dessus de l'Afghanistan[47]. À la mi-février 2012, les 2 Harfang présents en Afghanistan sont rapatriés après avoir effectué plus de 500 missions et de 5 000 heures de vol sur ce théâtre d'opérations[48].

Quatre plans sont alors en cours de traitement pour acquérir de nouveaux appareils pour l'armée de l'air[49] (notamment le projet de Dassault Aviation : le nEUROn). En 2013, la loi de programmation militaire prévoit un total de 12 drones MALE d'ici 2019, 2 MQ-9 Reaper américains sont acquits à la fin de l'année, les industriels français n'étant pas arrivé à mettre en service à temps un appareil équivalent.

L'armée de terre française commence à expérimenter des drones légers, nommés jusqu'aux années 1980 missiles de reconnaissance, pour l'observation d'artillerie en 1960. Nord-Aviation est chargée de développer un engin de reconnaissance, le R20 dérivé de l’engin-cible subsonique CT20 qui fait l’objet de nombreuses campagnes de 1963 à 1970. Entrant en service en 1966 et construit à 66 exemplaire [50], il doit fournir des informations de ciblage en temps réel pouvant être répercutées sur le véhicule de commandement pour les régiments de missiles nucléaire Pluton[51]. N'ayant pas obtenu les résultats escomptés, le programme de qui est le premier drone de reconnaissance d'Europe est abandonné en 1976. Mais l'arrivée programmée du lance-roquettes multiple M270 pousse la France à s’équiper rapidement d'un engin opérationnel.

En 1981, le 7e régiment qui est alors l'unique régiment de l'armée de terre produisant du renseignement d'origine image est doté du missile de surveillance Canadair CL-89. En 1992, ce matériel est valorisé et devient le Canadair CL-289. En 1995, il reçoit l'avion léger télépiloté Crécerelle, exploité par le 6e groupe à Phalsbourg puis à Chaumont. Le 7e Régiment d'Artillerie est dissous le 30 juin 1999, il faisait alors partie de la brigade de renseignement, transférée et recréé sous l'appellation du 61e Régiment d'Artillerie depuis le 1er juillet 1999. Le Crécerelle est retiré en 2004 remplacé en 2005 par le Système de drone tactique intérimaire[52]. La première utilisation en conflit de drones a lieu lors de l'opération Daguet lorsqu'une section de drones lents MART (Mini avion de reconnaissance télépiloté) au profit de l’armée de terre française est détachée en urgence sous contrôle de la division Daguet.

Utilisation civile[modifier | modifier le code]

Article détaillé : aéromodélisme.

La police française s'est dotée en 2008 du drone ELSA pour surveiller par les airs des manifestations ou des violences urbaines[53].

La brigade de sapeurs-pompiers de Paris a testé durant l'été 2009 un drone baptisé « Minirec » permettant de savoir le nombre de personnes prises au piège d'un immeuble en flamme[54].

En mai 2012, deux arrêtés du ministère des Transports réglementent pour la première fois l’utilisation de drones civils dans l’espace aérien. L'utilisation reste cependant restrictive : tous les pilotes de drones doivent suivre une formation, l'engin doit évoluer en dehors des zones peuplées et ne doit pas s'éloigner de plus de 100 mètres du pilote[55]'[56]. Parmi les applications proposées : la surveillance des zones inondées, la pulvérisation d'insecticides agricoles, l'inspection des lignes à haute tension ou de chemin de fer ou encore les repérages pour la construction d'autoroutes.

Certaines écoles d’ingénieurs françaises conçoivent et réalisent également des drones dans le cadre de projets de fin d'études ou d'associations étudiantes. Des entreprises, telles que Tecdron travaillent sur des technologies maritimes et terrestres pour des utilisations dans les secteurs de l'industrie, de la sécurité civile, la sécurité défense ou les médias.

Principaux drones par pays[modifier | modifier le code]

Les drones sont développés et déployés par de nombreux pays dans le monde pour une liste voir :

Article détaillé : Liste de drones.

Autres types de drones[modifier | modifier le code]

Drone ORKA de EADS
  • Torpille modifiée en drone sous-marin (UUV : Unmanned Undersea Vehicle)[57]
  • Drone pour des prises de vues aériennes[58]
  • Drone terrestre (UGV : Unmanned ground Vehicle)[59]
  • Drone terrestre de combat (UGCV : Unmanned Ground Combat Vehicle )
  • Drone terrestre autonome (AUGV : Autonomous Unmanned Ground Vehicle)
  • Drone terrestre miniature (SUGV : Small Unmanned Ground Vehicle).
  • Drone naval de surface (USV : Unmanned Surface Vehicle) [60],[61]
  • Drone naval de surface autonome (AUSV: Autonomous Unmanned Surface Vehicle )
  • Drone hydrographe(HUSC : Hydrographic Unmanned Surface Craft)[62]
  • Drone sous-marin autonome à énergie solaire (SAUV: Solar-powered Autonomous Underwater )[63]
  • Drone sous-marin autonome (AUV : Autonomous Underwater Vehicle )[64]
  • Drone sous-marin (UUV : Unmanned underwater vehicle (en))
  • Micro sous-marin ( MUV : Micro-Underwater Vehicle )
  • Drone de détection de produits nucléaires, radiologiques et chimiques (NRC). En 2007, le concepteur d'un engin de ce type, le pompier Luc Brohan, a obtenu un prix du Concours Lépine pour son invention[65].
  • Drones-cible servant de cible pour les avions de chasse et les missiles surface-air.

Drones exclusivement civils[modifier | modifier le code]

Drone pour prise de vues aériennes
Drone Pixy
Un Multicopter DJI-S800

Des drones civils sont aussi utilisés de plus en plus pour réaliser des prises de vues aériennes. Les sociétés de production vidéo s'équipent avec des appareils capables de réaliser des vidéos aériennes qui permettent de remplacer l'hélicoptère équipé de Wescam ou même de créer de nouveaux angles de vue grâce à leur capacité de vol à basse altitude.

Divers matériels télécommandés sont utilisés pour la photo aérienne à basse altitude.

  • Dragonfly, d’après son nom, est un robot qui se présente sous la forme d’une libellule. Le drone espion utilise ses quatre ailes pour planer et glisser à l’instar de son homologue insecte. Sa taille compacte lui procure une grande discrétion tout en effectuant des vols stationnaires. Apte à se fondre dans son environnement, Dragonfly a pour mission de photographier des lieux et convient pour une utilisation professionnelle ou sécuritaire. Le drone embarque une vingtaine de capteurs, une batterie lithium-polymère et une connexion Wifi. Une application Android ou iOS permet de le contrôler à partir de 95 $.
  • un « drone écologique » (V3[66], de type hélicoptère, silencieux, en fibre de carbone, qui peut être programmé ou manuellement téléguidé) a été conçu pour l'observation (y compris dans l'infrarouge) de l'environnement marin et littoral (méduses, cétacés, pollutions, sécurité maritime, incendies..)[67].
  • Un drone grand public est principalement destiné au divertissement, il se nomme AR.Drone.
  • Un drone conçu par la société ONERA, baptisé ReSSAC.(Recherche Et Sauvetage par Système Autonome Coopérant)[68]
  • Le R-Max de Yamaha a déjà été livré à plus de 1 000 exemplaires[Quand ?], dont plusieurs pour l'épandage agricole ; c'est le seul exemple de drone ayant déjà fait l'objet d'une telle production de série.
  • Les drones Flying eye sont spécialisés dans la prise de vue aérienne[69] photo et vidéo.
  • Le DRONE 2.0 de chez Delta Drone[70], est un mini drone de 4 kg spécifié pour évoluer en haute montagne - outre les applications de supervision, il a la capacité de recherche et détection de victimes d'avalanche.
  • Le drone Pixy, développé par l'IRD de Montpellier dès 1999 a été réservé dans un premier temps à la photographie verticale scientifique[71],[72] puis, sous l'impulsion d'Aerofilmphoto Services, le constructeur Philae concept puis Vision du Ciel Industries l'ont adapté aux applications audio-visuelles.

Un usage nouveau des drones est la surveillance et la maintenance de matériel difficilement accessible. Ainsi, les drones sont par exemple en France l'un des nouveaux outils de la télésurveillance nationale centralisée de EDF ENR Solaire, filiale d'EDF Énergies Nouvelles. Cette entreprise a créé en 2009 un Centre de contrôle des toitures solaires, qui en 2013 surveille 550 installations de panneaux photovoltaïques[73]. La caméra infrarouge haute résolution gyro-stabilisée emportée par les drones montre aux opérateurs distants d’éventuels défauts des circuits.

Certains drones sont utilisés par loisir pour observer des civiles dans des espaces publics ou privés[74].

Réglementation[modifier | modifier le code]

En France, l'utilisation des drones est désormais encadrée par deux arrêtés en date du 11 avril 2012, le premier[75] traitant de la conception et de l'utilisation des aéronefs civils qui circulent sans aucune personne à bord, et le second relatif à l'utilisation de l'espace aérien par les aéronefs qui circulent sans personne à bord. Certaines sociétés sont autorisées par la DGAC à produire des drones civils en série. L'ADmkIV d'AIRdrone[76] est le premier drone homologué par la DGAC pour une utilisation en agglomération (Scénario S3), notamment grâce au parachute intégré.

Au Canada, en matière de sécurité, Transports Canada est responsable des appareils civils. La sécurité requise est la même que celle des aéronefs habités, un certificat d’opérations aériennes spécialisées (COAS) est nécessaire pour faire voler un drone[77]. Certaines entreprises développent des pratiques opérationnelles sécuritaires et encadrent les pilotes de drones dans leurs activités commerciales. Il existe des centres de formation, comme le Centre québécois de formation aéronautique (CQFA), pour le pilotage de drones légers de moins de 25 kg.

Prospective (les drones du futur)[modifier | modifier le code]

Parmi les pistes de recherches projetées ou en cours figurent :

  • les drones terrestres capables de se déplacer dans les environnements complexes et/ou dangereux, éventuellement en imitant les animaux (capacité à se déplacer silencieusement dans le noir et dans les arbres, comme une chouette par exemple);
  • les essaims de petits ou très petits drones, capables de tâches individuelles voire d'autonomie;
  • certains auteurs comme Asencio & al. en 2010 évoquaient la dronisation d’appareils optionnellement pilotables comme « une idée qui fait son chemin »[1] ; l'avantage serait de pouvoir bénéficier d'appareils au prix du marché de séries, et de les équiper pour permettre en certaines circonstances un télépilotage en remplaçant le poids du pilote par du matériel ou du carburant. Un drone optionnellement piloté pourrait de plus être utilisé en temps de paix dans un espace non réglementé en respectant la réglementation aérienne civile (qui interdit les drones d'observation en temps de paix)[78].
  • les drones sauveteurs en mer qui vous apportent votre bouée si vous êtes en difficulté[79].

Drone (et UAV) open source[modifier | modifier le code]

En décembre 2010, un projet open source a vu le jour : ArduCopter, fruit de la communauté DIYdrones.com. Ce projet de drone « accéléro-gyro-stabilisé » est basé autour d'un Arduino, d'un récepteur GPS, d'un baromètre, d'un magnétomètre, de gyroscopes xyz, d'accéléromètre xyz comme la plupart des autres drones, mais il peut en plus embarquer une multitude d'options, tel que sonar, lidar, télémétrie, OSD[80]. Depuis fin décembre 2011, ArduCopter est une plateforme de développement complète de drone radio-commandable et/ou robot entièrement autonome. C'est le premier robot électrique volant totalement open source.

De nombreux projets se sont développés dans ce sens sur Internet avec beaucoup de documentation :

  • Ardupirates[81] ;
  • MultiWiiCopter (initialement basé sur des capteurs wii)[82] ;
  • MikroKopter (pas entièrement open source, car les sources du routeur GPS ne sont pas fournis)[83] ;
  • Aeroquad[84].

Morphodrone[modifier | modifier le code]

Des technologies de morphing basées sur la bionique et appliquées aux drones prévoient de changer leur structure et leur forme (notamment leurs ailes) pour qu'ils puissent se glisser dans des espaces réduits, dans l'eau, se poser sur des balcons ou plonger entre les immeubles[85].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Michel Asencio, Philippe Gros, et Jean-Jacques Patry , Les drones tactiques à voilure tournante dans les engagements contemporains, Fondation pour la recherche stratégique, Recherches & documents no 08/2010, 160 pages [lire en ligne] [PDF]
  2. a et b (en) RQ-7 Shadow 200 Tactical UAV - GlobalSecurity.org
  3. (en) Heron TP (Eitan) - Defense Update, 2 décembre 2007
  4. (en) High Altitude / Long Endurance (HALE) - GlobalSecurity.org
  5. Conférence : Mieux connaître les drones - Onera, 9 septembre 2005 [PDF]
  6. http://www.air-attack.com/page/75/Barracuda.html
  7. Rapport du Sénat, novembre 2011 Projet de loi de finances pour 2012 : Défense : équipement des forces "C. LES DRONES ET LES AUTRES PROGRAMMES DE COMMUNICATION ET DE RENSEIGNEMENT"
  8. http://www.airforce-technology.com/projects/predator/
  9. http://www.microdrones.com/en_md4-200.php
  10. http://www.onera.fr/conferences/drones/categories-de-drones.php
  11. http://213.139.102.176/dga/content/download/43748/436946/file/le_secteur_aeromaritime_15_rech_aeromar.pdf
  12. Guerre Moderne — Engins Nouveaux - '‘Le Monde Illustré’' no 3008 du 14 août 1915 (voir archive)
  13. a, b, c et d Océane Zubeldia, Histoire des drones : de 1914 à nos jours, Librairie Académique Perrin,‎ 2012, 238 p. (ISBN 978-2262034481)
  14. (en) Aerial Target (A.T.) - The Worlds of David Darling
  15. a, b et c Les drones aériens : passé, présent et avenir : Approche globale - La Documentation française, coll. Stratégie aérospatiale, 2013
  16. François Besse, Au sujet des expérimentations du capitaine Max Boucher, in Corpus Etampois
  17. a et b (en) L.R. Newcome, Unmanned Aviation : A Brief History of Unmanned Aerial Vehicles, American Institute of Aeronautics & Ast,‎ 2004, 166 p. (ISBN 978-1563476440)
  18. (en) Iran’s Asymmetric Naval Warfare - Fariborz Haghshenass, Policy Focus 87, The Washington Institute for Near East Policy, septembre 2008
  19. De l'utilité des drones dans la lutte anti-pirates - Nicolas Gros-Verheyde, Bruxelles2, 1er mars 2009
  20. Les Etats-Unis autorisent le premier vol commercial d'un drone, Challenges, 10 juin 2014
  21. (en) Suivi de Cible Terrestre par un Drone - Yoko Watanabe, Onera, 25 novembre 2009 [PDF] (voir archive)
  22. (en) Amazon testing drones for deliveries - BBC News, 2 décembre 2013
  23. (en) UPS researching delivery drones that could compete with Amazon's Prime Air - Ben Popper, The Verge, 3 décembre 2013
  24. « Drone de volatiles », 01.net, no 791,‎ 6 février 2014, p. 22
  25. « DHL teste ses drones de livraison en vidéo », Le Journal du Geek,‎ 14 janvier 2014
  26. « Arabie Saoudite : Des drones « livreurs » dès 2015 », sur Maghreb Info,‎ 11 mars 2014 (consulté le 26 mars 2014)
  27. (en) Vulture - The Unmanned Aircraft Able to Stay in the Air for 5 Years - InfoNIAC.com, 5 mars 2008
  28. (en) Long-Endurance Support for the Joint Force Commander - Federation of American Scientists (FAS)
  29. (en) IAI/AAI RQ-2 Pioneer - Designation-Systems.net
  30. (en) RQ-11 Raven Unmanned Aerial Vehicle, United States of America - army-technology.com
  31. (en) Fire Scout VTUAV, United States of America - naval-technology.com
  32. (en) K-Max - Site de lockheed martin
  33. (en) Kevin L. McMindes, Unmanned Aerial Vehicle Survivability: The impacts of speed, detectability, altitude, and enemy capabilities, September 2005 Thesis Naval Postgraduate School Monterey, Californie, 153 pages
  34. Air et Cosmos no 2205, p. 9
  35. (en) C.I.A. Deaths Prompt Surge in U.S. Drone Strikes
  36. (en) [1] sur The Guardian
  37. a et b Drones américains au Pakistan : à qui le tour ? sur Amnesty.fr
  38. (en) Drone strike in KP kills six sur Dawn.com
  39. Le FBI reconnaît l'usage de drones aux États-Unis - Le Monde/AFP, 20 juin 2013
  40. Grégoire Chamayou, Théorie du drone, éditions La fabrique, publié en 2013, (ISBN 9782358720472)
  41. Big Brother Awards Germany 2011, sur le site d'EDRI, avril 2012
  42. Océane Zubeldia, « L’armée française et l’utilisation des drones dans les missions de reconnaissance, de 1960 au conflit du Kosovo », sur Revue historique des armées,‎ 10 novembre 2010 (consulté le 19 octobre 2013)
  43. Véronique Sartini, « Le SIDM, enfin ! », Technologie et Armement, no 12,‎ 2008, p. 49-52 (ISSN 1953-5953)
  44. (fr) premier vol opérationnel du SIDM, État-major des armées, 18 février 2009
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  46. (fr) Dans le secret des drones de l'armée de l'air, Le Point, 18 avril 2009
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  48. Jean-Marc Tanguy, « Bye Bye Harfang », sur Le Mamouth,‎ 16 février 2016 (consulté en 17 février 2012)
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  50. 1945-2005 La saga des missiles européens, TTU,‎ 2005 (lire en ligne), p. 71
  51. (en) Duncan Lennox, « Pluton », sur Jane’s Strategic Weapon Systems (Obsolete Systems),‎ 3 octobre 2011
  52. « Le 61e RA: Historique », sur http://www.ra61.terre.defense.gouv.fr,‎ 2013 (consulté en 18octobre 2013)
  53. Des drones dans la police ?
  54. LES POMPIERS DE PARIS TESTENT DES MINI-DRONES CET ÉTÉ
  55. La France réglemente l’utilisation des drones civils dans l’espace aérien
  56. Arrêté du 11 avril 2012 relatif à l'utilisation de l'espace aérien par les aéronefs qui circulent sans personne à bord sur Légifrance.
  57. http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/robotique/d/les-drones-sous-marins-enroles-par-les-armees-du-monde-entier_14765/
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  59. http://www.checkpoint-online.ch/CheckPoint/Materiel/Mat0038-RobotisationTerrestre.html
  60. http://defense-update.com/products/s/silver-marlin.htm
  61. http://vodpod.com/watch/4286646-drone-naval-de-surface-silver-marlin-elbit-
  62. http://www.graie.org/zabr/projetstrans/Accord%20Cadre/2007/Rapport_A6_2007.pdf
  63. http://www.areva.com/FR/actualites-7867/areva-experimente-sa-pile-a-combustible-pour-application-sousmarine.html
  64. http://www.cert.fr/dcsd/cd/MEMBRES/magali/JSD04.pdf
  65. http://www.zdnet.fr/actualites/un-drone-anti-pollution-laureat-du-concours-lepine-2007-39369279.htm
  66. V3 : le premier drone écologique du monde - Développement durable, 14 août 2009
  67. Présentation à Saint-Jean-Cap-Ferrat d’un « drone écologique » - Elisabeth Tempier, TV5 Monde, 5 août 2009
  68. Les drones deviennent intelligents - Cécile Michaut, ONERA, 4 décembre 2006
  69. Drones: à l’attaque des médias - Guillaume Huault-Dupuy, Les Inrocks, 11 mai 2012
  70. (fr) (en) Delta H - Delta Drone
  71. (en) ABS Aérolight’s Pixy© camera plane shoots from the skies - ClickPress, 24 mai 2006
  72. « Sous l’œil de Pixy » - Sciences au Sud no 36, septembre/octobre 2006, p. 7 [PDF]
  73. Drones et robots investissent le monde du solaire - Bati-Actu, 25 septembre 2013
  74. http://www.elle.fr/Societe/News/Le-drone-nouvelle-arme-des-pervers-2712446
  75. Arrêté du 11 avril 2012 relatif à la conception des aéronefs civils qui circulent sans aucune personne à bord, aux conditions de leur emploi et sur les capacités requises des personnes qui les utilisent
  76. AIRdrone
  77. Véhicule aérien non habité – UAV - Transports Canada
  78. Maryse Bergé-Lavigne et Philippe Nogrix (cités par Asencio & al), Rapport d'information fait au nom de la commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées à la suite d'une mission sur le rôle des drones dans les armées, Annexe au procès-verbal de la séance du 22 février 2006
  79. Le blog de Skypics - actualités de l´industrie du drone civil.
  80. (en) DIY Drones
  81. (en) Ardupirates
  82. (en) MultiWiiCopter
  83. (en) (de) MikroKopter
  84. (en) Aeroquad
  85. (en)Vasile Prisacariu, Cristea-Gabriel Rău, Introduction morphing technology in unmanned aircraft vehicles (uav), Proceedings of the Scientific Conference AFASES, mai 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Grégoire Chamayou, Théorie du drone, La Fabrique éditions, 2013
  • Jacques Petit, « Les drones maritimes », Revue de la défense nationale et sécurité collective, octobre 2006
  • Stéphane Querry (Polyvionnics), « Paris, capitale du drone en juin 2007... », La Lettre AAAF no 10, novembre 2007
  • Marc Grozel et Geneviève Moulard Drones, mystérieux robots volants, éditions Lavauzelle
  • Michel Asencio, Document « Fiches de caractéristiques de drones et d’UCAV », FRS juillet 2007
  • Michel Asencio, Document « Fiches de caractéristiques de drones armés », FRS octobre 2009
  • Michel Asencio, « Les drones en opérations en réseau et conflits nouveaux », FRS décembre 2006
  • Michel Asencio, « Les UCAV dans les conflits nouveaux », FRS novembre 2007
  • Michel Asencio, Jean-Jacques Patry, « Les opérations en réseau et gestion des crises », FRS mars 2006
  • Yves Vandewalle et Jean-Claude Viollet, Rapport sur les drones, Assemblée nationale, Commission de la Défense nationale et des forces armées, 2 décembre 2009
  • Robotique militaire – Défense et sécurité internationale, Hors série no 10, février/mars 2010
  • Colloque « Le drone aérien dans l’espace maritime », École Militaire, 20 janvier 2010
  • Lcl Michel Lène, « Dronemania », Tribune du CID no 14, 118
  • Cdt Bon, « Un pilote dans l’avion, pour combien de temps encore ? », Tribune du CID no 10
  • Lcl Thierry Lion, Technologies et liberté d’action : Des robots sur le terrain, Armée de Terre/France
  • Dossier de presse, Projet Bulle Opérationnelle Aéroterrestre (BOA), 6 juin 2002, ETAS Angers
  • Ben Moores, « Une évaluation militaire préliminaire du conflit au Liban », Defenseaerospace.com, 18 août 2006
  • Réflexions du Groupe de travail CGAr 2003-2004 sur les U[c]av, juin 2004
  • (en) Flight UAV Handbook (2008), The concise global industry guide, uvonline.com

Liens externes[modifier | modifier le code]