RapidShare

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Logo de RapidShare

URL www.rapidshare.com
Slogan The easy way to share your files
(La manière simple de partager vos fichiers)
Commercial oui Oui
Type de site Site d'hébergement de fichiers en un clic
Langue(s) Allemand,
Anglais,
Français,
Espagnol,
Italien,
Portugais brésilien,
Polonais,
Turc,
Russe et Grecque
Inscription Non Non
Siège social Baar
Drapeau de la Suisse Suisse
Propriétaire RapidShare AG
État actuel RapidShare.com : fonctionnel ; RapidShare.de : arrêté le 23 avril 2010

Rapidshare est une entreprise et un site d'hébergement de fichiers en un clic d'origine allemande, hébergé en Suisse et en Chine, proposant un service d'hébergement de fichiers en un clic. L'offre comprend deux versions : une version limitée mais gratuite (Free) et une version complète mais payante (Premium), dont les revenus financent le service.

Les millions de fichiers stockés sur ses serveurs classent ce site parmi les plus importantes plates-formes de ce type. Selon Alexa, Rapidshare.com est le 12e site web le plus visité du monde sur les trois mois d'avril à juin 2008[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site d'origine était Rapidshare.de, utilisant le domaine national de premier niveau [[.de]]​ réservé à la République fédérale d'Allemagne. Il permettait de stocker des fichiers d'une taille allant jusqu'à 300 Mo. Le , la page d'accueil de Rapidshare annonce que « malheureusement, tous les disques durs de Rapidshare.de sont pleins »[2].

Un nouveau site - Rapidshare.com - fut alors mis en place en avril 2007, avec pour vocation de prendre, à terme, la place de Rapidshare.de. Au lancement de Rapidshare.com, les détenteurs de comptes payants sur Rapidshare.de pouvaient également les utiliser sur Rapidshare.com, l'inverse n'étant cependant pas possible. Pourtant, RapidShare affirmait que les deux entités étaient entièrement distinctes.

Le site Rapidshare.de ne fonctionne plus depuis le 23 avril 2010 et renvoie vers le site RapidShare.com.

Fonctionnement et services[modifier | modifier le code]

Mise en ligne et téléchargement[modifier | modifier le code]

RapidShare.com permet à tous les utilisateurs de stocker des fichiers sur les serveurs du prestataire. Chaque fichier doit respecter une taille maximale de 2 Go, mais il est possible de stocker plusieurs fichiers. L'utilisateur reçoit après l'opération de transfert un lien URL de téléchargement unique qui permet à toute personne le possédant de télécharger le fichier mis en ligne. Les fichiers sont conservés[3]:

  • s'ils ont été mis en ligne par des utilisateurs non payants, sans limite de durée dès lors qu'ils sont téléchargés au moins une fois tous les 60 jours ;
  • s'ils ont été mis en ligne par des utilisateurs payants, sans limite de durée. Toutefois, si l'utilisateur a stocké plus de 50 Go de données, elles ne sont conservées sans limite de durée que si elles sont téléchargées au moins une fois tous les 60 jours.

L'enregistrement payant offre plusieurs avantages, tels que la possibilité de procéder à plusieurs téléchargements simultanés. Les comptes payants sont limités à un maximum sur une période glissante de 5 jours, dans le but de freiner le partage de comptes, particulièrement à travers l'utilisation de sites web dédiés. Autrefois de 20 Go, cette limitation est cependant régulièrement rehaussée (25 Go à partir du 9 février 2007[4] puis 50 Go à partir du 3 juin 2008[5]).

Le lien affiché à la fin du transfert du fichier sur les serveurs est, en principe, le seul moyen d'accéder aux fichiers hébergés, il n'est pas possible d'effectuer des recherches de fichiers directement sur le serveur. Cependant, diverses méthodes existent pour contourner cette limitation, notamment l'utilisation d'un moteur de recherche limité à l'extension de fichier recherchée et au site rapidshare.com ; divers sites se présentant comme des moteurs de recherche spécialisés pour le site Rapidshare (et parfois d'autres sites d'hébergement) ont également fait leur apparition.

Selon Rapidshare, leurs serveurs hébergent à ce jour 4,5 pétaoctets et fonctionnent à la vitesse de 600 Gigabits par seconde[6].

Captcha[modifier | modifier le code]

Le site utilise un système de captcha destiné à empêcher les téléchargements effectués automatiquement et en grand nombre par des logiciels, de la part d'utilisateurs du service gratuit. Ceci a pour but d'avantager les utilisateurs du service payant[7] (ces derniers n'étant pas soumis à des captchas), afin de leur réserver une plus large part de la bande passante disponible, et d'inciter les autres à y souscrire.

La résolution de ces captchas a été rendue de plus en plus difficile au fil du temps. En 2008, un système de 8 symboles alphanumériques, avec sur chacun d'entre eux un chat ou un chien en surimpression, a été mis en place ; l'utilisateur est alors invité à saisir les 4 symboles associés à un chat. Le site ne laisse aucune marge d'erreur à l'utilisateur : ainsi la lettre « I » est formée d'une manière très semblable au chiffre « 1 », mais ces deux symboles ne sont pas interchangeables. Ce système a été particulièrement critiqué pour sa difficulté, même pour les utilisateurs légitimes.

Le 22 juin 2008, les captchas ont été à nouveau modifiés, passant à un aspect de grille tridimensionnelle, sur laquelle les symboles à reconnaître étaient dessinés en bas-relief[8], avant d'être finalement supprimés le 2 juillet 2008, en contrepartie de diverses autres limitations pour les utilisateurs du service gratuit[9].

Les captchas ont refait une apparition en 2009 avant de disparaître à nouveau.

Happy hours[modifier | modifier le code]

Depuis le , le site a mis en place un système dit d'happy hours, par analogie avec la pratique commerciale existant dans les débits de boisson. Au cours de ces périodes de quelques heures choisies aux moments de la journée où la bande passante est la plus disponible, les utilisateurs du service gratuit ont accès à certains services habituellement payants : pas de Captcha, ni de délai d'attente avant chaque téléchargement. Les autres limitations restent cependant actives[7]. Une extension pour Firefox a été développée pour alerter les utilisateurs lorsqu'une happy hour est détectée[10].

Aspects légaux[modifier | modifier le code]

Le , la GEMA annonce qu'elle a obtenu une injonction temporaire à l'encontre de Rapidshare.com et Rapidshare.de. « Ces derniers sont accusés d'avoir usé de manière illégale d'œuvres sous copyright appartenant à des membres de la GEMA »[11]. Rapidshare a déclaré ne pas avoir connaissance du contenu téléchargé par ses utilisateurs et ne pas être en position de le contrôler. Le tribunal de Cologne a donné raison à la GEMA, jugeant que le fait que le contenu des serveurs soit géré par les utilisateurs eux-mêmes et non par l'opérateur ne déchargeait pas ce dernier de ses responsabilités légales en ce qui concerne les violations de copyright.

Au début du mois d'octobre 2008, RapidShare a été condamné à vérifier l'intégralité des fichiers téléchargés sur ses disques durs et à conserver des traces de toutes les personnes envoyant des fichiers. Des hashs des fichiers illégaux sont conservés pour ne pas qu'ils soient re-uploadés[12]. Suite à d'autres jugements, une vérification est faite à chaque nouvel envoi de fichier[13]. Les fichiers identifiés comme frauduleux par leur ayant droit sont généralement supprimés.

En 2009 et 2010, Rapidshare a fait l'objet de plusieurs procès et critiques de la part d'éditeurs et d'associations d'éditeurs comme la RIAA. Il faisait partie de l'International Piracy Watch List établie en 2010 par le caucus (en) congressionnel contre le piratage (Congressional International Anti-Piracy Caucus)[14]. Le site a été retiré de cette liste l'année suivante[15]. En avril 2012, il publie un manifeste établissant un code de bonne conduite sur la protection du droit d'auteur[16],[17].

Limitation de la bande passante[modifier | modifier le code]

Après la fermeture de MegaUpload, Rapidshare a annoncé le qu'il limitera la vitesse de téléchargement à 30 kb/s pour les utilisateurs sans abonnement premium[18]. Les internautes peuvent utiliser JDownloader pour un service amélioré[19]. En octobre 2012, le site retire cette limitation en adoptant une politique améliorée de lutte contre le partage de fichiers illégaux sur sa plateforme et en instaurant des quotas de partage journaliers[20].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Rapidshare.com - Traffic Details », sur Alexa Internet (consulté le 1er février 2008).
  2. (en) « Page d'accueil de Rapidshare.de », sur Internet Archive,‎ 25 octobre 2006.
  3. (en) « Support - FAQ », sur RapidShare.com (consulté le 3 juin 2010).
  4. (en) « News: Extension | Increased Limit », sur Rapidshare.com,‎ 9 février 2007.
  5. (en) « News: New website », sur Rapidshare.com,‎ 3 juin 2008.
  6. (en) « Page d'accueil », sur Rapidshare.com.
  7. a et b (en) « News: Happy Hours | Captcha Code », sur Rapidshare.com,‎ 17 avril 2008.
  8. (en) « New captcha system (death to cats and dogs) », sur RapidShare news, tips and hacks,‎ 23 juin 2008 (consulté le 3 juillet 2008).
  9. (en) « News: No more captchas - higher flexibility for premium-users », sur Rapidshare.com,‎ 2 juillet 2008 (consulté le 3 juillet 2008).
  10. (en) indiegeek, « HappyChecker 1.2 », sur Firefox Add-ons.
  11. (en) « GEMA obtains injunctions against data exchange services », sur Heise Online,‎ 19 janvier 2007 (consulté le 31 janvier 2007).
  12. Guillaume Champeau, « RapidShare condamné à filtrer les contenus proactivement », sur Numerama,‎ 2 octobre 2008 (consulté le 13 octobre 2008).
  13. (de) « Haftung von RapidShare IV Oberlandesgericht Hamburg Urteil v. 02.07.2008 - Az.: 5 U 73/07 », Webhosting & Recht
  14. « 2010 International Piracy Watch List », InfoManager, 19 mai 2010, lien
  15. (en) « MPAA Lists “Notorious” Pirate Sites To U.S. Government », torrentfreak.com (consulté le 5 décembre 2012)
  16. « RapidShare propose un "code de bonne conduite" pour les services de téléchargement direct », Le Monde (consulté le 5 décembre 2012)
  17. (en) « RapidShare Publishes Anti-Piracy Manifesto for Cyberlockers », torrentfreak.com (consulté le 5 décembre 2012)
  18. (en) « Dear users », Rapidshare,‎ 20 mars 2012
  19. (en) « How To Download Files From RapidShare The Easier Way » (consulté le 5 décembre 2012)
  20. « RapidShare dévoile sa nouvelle politique et confirme la fin du bridage Enfin ça dépend pour qui » (consulté le 5 décembre 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]