Jamendo

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Jamendo est un site web de musique libre, dont le catalogue musical est en écoute et en téléchargement gratuit et légal. Lancé en 2005, il est l'un des premiers sites de musique à proposer son contenu sous les licences libres Creative Commons. Le but de Jamendo est de faire le lien entre les artistes qui veulent simplement faire connaître leur musique via les moyens actuels de communication et de promotion, et les internautes du monde entier, amateurs et utilisateurs de musique à titre privé et professionnel.

Le service Jamendo PRO rémunère les artistes en leur permettant de vendre des licences commerciales de leur musique pour des usages professionnels, comme la musique de synchronisation, des créations audiovisuelles ou la diffusion en lieu public.

Basé au Luxembourg, Jamendo compte 1,4 million d'utilisateurs[1].

Fin 2013, le catalogue comporte 410 000 titres, partagés par plus de 30 000 artistes de plus de 120 pays[1]. Il est disponible en 6 langues : français, anglais, espagnol, allemand, italien et polonais.

Le terme « Jamendo » est un mot-valise formé à partir de « jam » et « crescendo ».

Historique[modifier | modifier le code]

La société Jamendo a été créée en 2004 sous le nom Peermajor SARL et a démarré son activité en janvier 2005. Elle est financée en juin 2007 par Mangrove Capital Partners[2], les investisseurs de Skype.

À partir de janvier 2007, Jamendo teste un programme de partage de revenus publicitaires qui sera par la suite abandonné[3]. En décembre 2007, la deuxième version du site est mise en ligne, offrant un nouveau design et de nouvelles fonctionnalités[4]. Le 18 juin 2008, le 10 000e album est publié sur Jamendo[5].

Fin 2008, Jamendo lance une plate-forme de vente de licences d'utilisation commerciale Jamendo PRO[6]. Elle permet de sonoriser soit des projets audiovisuels (films, jeux vidéo, documentaires, podcasts…), soit des lieux accueillant du public (commerces, restaurants, hôtels…)[7].

En réaction à la riposte graduée prévue par la loi « Création et Internet » dite loi « HADOPI », Jamendo a instauré début 2009 le Remerciement Gradué[8], composé également de trois étapes : pour un titre téléchargé sur Jamendo, l’internaute recevait un courriel de remerciement, en cas de « récidive », une lettre accompagnée d'un « kit du complice » (autocollants, outils de promotion…), et en dernière mesure, un mois d’abonnement Internet lui était remboursé s'il convainquait un lieu public de devenir un espace de culture libre avec Jamendo PRO.

En juin 2009, Jamendo lance ses applications mobiles pour Android[9] et iOS[10], le même mois, Sylvain Zimmer, l'un des cofondateurs de Jamendo reçoit le prix de Jeune Entrepreneur de l’année au Luxembourg[11]. En décembre 2009, un partenariat est conclu avec le service de musique à la demande Deezer, permettant aux artistes Jamendo d'y partager leur musique[12].

En janvier 2010, Jamendo éprouve des difficultés financières et cherche un repreneur[13], néanmoins la stabilité revient grâce à l'entrée de la société MusicMatic, spécialiste de la sonorisation de lieux accueillant du public, dans le capital de Jamendo[14],[15].

Parallèlement à l'opération Carte Musique Jeune lancée par le Ministère de la Culture et de la Communication le 28 octobre 2010, Jamendo lance la carte « J'aime la Musique », une manière originale de promouvoir ses artistes[16].

En août 2011, Jamendo obtient le label « PUR » mis en place par l'HADOPI[17], et son renouvellement l'année suivante.

Le 24 avril 2012, la troisième version du site est mise en ligne. Elle propose un nouveau design et de nouvelles fonctionnalités permettant de promouvoir davantage les artistes, dix nouvelles radios thématiques, etc.[18]

Diffuser sa musique[modifier | modifier le code]

Jamendo propose aux artistes de mettre en ligne leur musique en choisissant la licence Creative Commons (licence libre, ou licence de libre diffusion laissant à l'auteur le monopole des utilisations commerciales et le monopole des travaux dérivés, par exemple) sous laquelle le contenu audio sera diffusé.

Les artistes qui s'inscrivent sur Jamendo ne peuvent être en parallèle membres de sociétés de gestion collective telles que la SACEM, la SABAM, l'ASCAP ou encore la GEMA, du fait du caractère exclusif des droits qu'ils leur confient. Certaines de ces sociétés de gestion, notamment la SACEM[19] en France ou ASCAP et BMI aux États-Unis, ont adopté une politique plus souple en proposant à leurs sociétaires de diffuser certains titres sous licences Creative Commons, excluant toutefois l’utilisation commerciale des titres.

Chaque artiste dispose d'un profil pour présenter ses albums, annoncer ses dates de concerts et communiquer avec ses fans, ainsi que d’une interface de gestion lui donnant accès à divers outils (statistiques, messages aux fans, création de blog, etc.). Jamendo offre des outils de diffusion tels que le widget (généré pour chaque album) et les boutons de partage vers les réseaux sociaux (Facebook, Twitter), et propose un système de dons.

Utilisation du site[modifier | modifier le code]

Jamendo permet l'écoute directe en streaming de fichiers audio au format MP3 (96 kb/s), et assure également le téléchargement direct des morceaux en MP3 (128 kb/s) et Ogg Vorbis, ce dernier étant un format ouvert. L’écoute et le téléchargement sont gratuits, illimités et sans interruption publicitaire.

Chaque utilisateur dispose d’un compte personnel lui permettant de créer des playlists, des favoris, de devenir fan d’artistes, de partager leur musique sur les réseaux sociaux, de rédiger des critiques de leurs titres ou albums, et de leur faire un don. La page d’accueil propose des artistes « en focus », des classements et des radios thématiques.

Le moteur de recherche de Jamendo fonctionne par « artiste » ou « titre », mais a la particularité de fonctionner aussi par tag, des mots-clés déterminés par les artistes pour décrire leurs chansons (genre, instrument, atmosphère).

Enfin, Jamendo est également intégré dans plusieurs lecteurs multimédia dont VLC, Amarok, Clementine et Songbird.

Jamendo PRO[modifier | modifier le code]

La plate-forme de licence Jamendo PRO sert d’intermédiaire entre les artistes et les tiers désireux d’utiliser certaines œuvres dans le cadre de leur projet. Basé sur le principe de CC Plus, les licences sont conclues notamment pour les droits non couverts par les licences Creative Commons.

Les artistes présents sur Jamendo sont libres d’utiliser ce service qui leur permet de percevoir 50 % des revenus issus de ces licences.

L’offre se distingue en deux parties : Jamendo PRO Track[20] s’adresse aux tiers créateurs de contenu multimédia (publicités, films, documentaires, reportages, jeux vidéo, applications mobiles, etc.). Quant à l’offre Jamendo PRO Flow[21], elle propose aux espaces accueillant du public (commerces, hôtels, restaurants, etc.) des ambiances musicales thématiques. Par ailleurs, la musique classique de la plate-forme Jamendo Pro est fournie par le label indépendant italien OnClassical[22],[23].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Jamendo, « 400,000 Tracks on Jamendo: the Free Music Platform Keeps Growing », sur Jamendo,‎ 2 octobre 2012.
  2. Jérôme G., « Jamendo : levée de fonds pour la Musique Libre », sur génération NT,‎ 18 juillet 2007.
  3. (en) Jamendo, « Jamendo launches its advertising revenue sharing program with its artists »,‎ 15 janvier 2007
  4. (en) « Jamendo has turned 'Orange' : Launch of the new version », sur Jamendo,‎ 7 décembre 2007
  5. « Jamendo atteint les 10 000 albums disponibles sous licences libres », sur Jamendo,‎ 18 juin 2008
  6. Jamendo Pro se trouve à l'adresse pro.jamendo.com.
  7. Éric Dupin, « Jamendo lance officiellement une alternative concrète à la SACEM », sur Presse-Citron,‎ 6 février 2009
  8. Guillaume Belfiore, « Insolite : Jamendo lance le « Remerciement Gradué » », sur clubic,‎ 12 Mars 2009.
  9. (en) « The first Jamendo mobile application available on Android! », sur Jamendo,‎ 2 juin 2009
  10. (en) « Jamendo finally available on the iPhone and iPod Touch! », sur Jamendo,‎ 19 juin 2009
  11. Sarah Brock, « Jamendo monte enfin sur la première marche », sur L'Essentiel,‎ 29 juin 2009
  12. Guillaume Champeau, « Musique libre : Jamendo signe avec Deezer un accord commercial », sur Numérama,‎ 9 décembre 2009
  13. « Musique : Jamendo à la recherche d'un repreneur », sur 01Net,‎ 8 janvier 2010
  14. « Sonorisation de lieux publics : Soundeezer se lance, MusicMatic s’étoffe », sur Irma,‎ 13 Avril 2010
  15. Guillaume Champeau, « Jamendo trouve son repreneur et évite la faillite », sur numérama,‎ 12 Avril 2010
  16. Marc Rees, « Face à la Carte Musique Jeune, la carte Jamendo "J'aime la Musique" », sur PC Inpact,‎ 27 octobre 2010
  17. Jacques Franc de Ferrière, « Hadopi : Jamendo sera labellisé PUR « dans l'intérêt des artistes » », sur ITespresso,‎ 31 août 2011
  18. (en) « Jamendo Has A New Look! », sur Jamendo,‎ 24 avril 2012
  19. « La Sacem et Creative Commons signent un accord pour la diffusion des œuvres », sur SACEM,‎ janvier 2012
  20. « Jamendo : Musique d'illustration », sur Jamendo
  21. « Jamendo : Musique d'ambiance », sur Jamendo
  22. (en) « Jamendo goes classical! », sur Jamendo,‎ 18 février 2009.
  23. (en) « Jamendo chose OnClassical! », sur on classical,‎ 18 février 2009.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]