Keith B. Alexander

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Keith B. Alexander
Portrait officiel de Keith Alexander en 2013.
Portrait officiel de Keith Alexander en 2013.
Fonctions
16e Directeur de la National Security Agency
En fonction depuis le
Président George W. Bush
Barack Obama
Prédécesseur Michael V. Hayden
Successeur en fonction
Biographie
Nom de naissance Keith Brian Alexander
Date de naissance (62 ans)
Lieu de naissance Syracuse, État de New York
Drapeau des États-Unis États-Unis
Nationalité Américain
Diplômé de Académie militaire de West Point
Université de Boston
Naval Postgraduate School
National Defense University
Profession Militaire

Keith B. Alexander
Directeurs de la National Security Agency

Keith Brian Alexander, né en 1951, est un général de l'United States Army et le directeur de la National Security Agency (NSA) depuis 2005. Il est également à la tête du Central Security Service (CSS) et du United States Cyber Command. Il envisage d'abandonner son poste de directeur de la NSA en 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

Troisième d'une fratrie de cinq enfants, Keith Alexander est né en 1951 à Onondaga Hill dans la banlieue de Syracuse (État de New-York, États-unis). Fils d'un ancien Marine de deuxième classe lancé en politique au côté du parti républicain, Alexander est entré à l'académie militaire de West Point (la même année que deux autres généraux d'importance, David Petraeus et Martin Dempsey) qu'il quitte une fois diplômé afin de travailler dans le renseignement d'origine électromagnétique. Bon administrateur et sachant s'adapter aux nouvelles technologies, Alexander a obtenu de surcroît plusieurs diplômes de prestigieuses écoles qui lui ont permis de rapidement monter en grade[1]. Il détient ainsi un Bachelor of Science de West Point, une maîtrise en administration des affaires de l'université de Boston, et trois autres Masters of Science en sciences physiques, guerre électronique et stratégie de sécurité nationale[2].

On sait peu de choses sur sa vie privée hormis qu'il s'est marié en 1974 avec Deborah Lynn Douglas, elle-aussi originaire d'Onondaga Hill[1], avec qui il a eu quatre filles[3].

Carrière[modifier | modifier le code]

Keith Alexander a occupé différents postes dans l'armée et dans le renseignement. Il était ainsi au moment du 11 septembre commandant de l'Army Intelligence and Security Command, une unité regroupant plusieurs milliers d'espions. En 2003, favori de Donald Rumsfeld, il est nommé chef d'état-major adjoint du renseignement, puis deux ans plus tard, en 2005, directeur de la NSA. Ce poste est complété en 2010 par le poste de commandant du United States Cyber Command, qui place sous sa responsabilité des équipes chargées, non seulement de protéger les installations informatiques clés des États-Unis, mais aussi de s'attaquer à ses ennemis[4].

En tant que directeur de la NSA, il est impliqué dans la création et l'utilisation du virus Stuxnet contre l'Iran, tandis que plus récemment les révélations sur le programme PRISM et XKeyscore ont éclaboussé non seulement l'agence mais aussi son directeur. Surnommé « l'empereur Alexandre » ou « Keith le geek » du fait de l'importance des effectifs et des moyens placés sous son commandement, on dit de lui « ce que Keith veut, Keith l'obtient ». Dans son enquête publiée dans Wired, James Banford explique ainsi que « jamais personne n’avait encore atteint un tel degré de pouvoir dans la sphère du renseignement américain, que ce soit par le nombre de personnes placées sous ses ordres, sa latitude décisionnelle […] ou encore la durée de son règne ». Alexander envisagerait cependant de quitter ses fonctions en 2014[5],[1].

Promotion[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) James Bamford, « The Secret War », Wired,‎ 12 juin 2013 (lire en ligne)
  2. (en) « Biography - Commander, U.S. Cyber Command, Director, National Security Agency/Chief, Central Security Service », sur http://www.nsa.gov/,‎ 15 janvier 2009 (consulté le 2 août 2013)
  3. (fr) Sabine Delanglade, « En vue Keith Alexander », Les Échos,‎ 2 juillet 2013 (lire en ligne)
  4. (fr) Aymeric Janier, « Keith Alexander, le "pacha" de la NSA », Le Monde,‎ 15 juillet 2013 (lire en ligne)
  5. (fr) Bérangère Cagnat, « Keith Alexander, l’empereur de la NSA », Courrier international,‎ 2 juillet 2013 (lire en ligne)