Arche du goût

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L'Arche du goût est un projet lancé, en 1996, par le mouvement Slow Food qui a pour mission de chercher, d'inventorier et de publier les produits alimentaires menacés d'extinction par la standardisation industrielle.

Grâce au travail de recherche d'experts du monde entier réunis en 19 commissions nationales, aujourd'hui, elle accueille plus de 800 produits ou ressources biologiques intérieures provenant de plus de 50 pays.

Utilisée à des fins d’information et de promotion, l'Arche sert de base de référence aux Presidi[Quoi ?]. La liste comprend non seulement des plats cuisinés et des produits alimentaires, mais aussi un grand nombre d'animaux de race ainsi que des légumes et des fruits aux saveurs presque oubliées.

Rayonnement[modifier | modifier le code]

Un intérêt envers l'Arche du goût a commencé à se manifester relativement tôt dans le milieu de la gastronomie au Québec.

En décembre 2000, Françoise Kayler, critique culinaire au quotidien canadien La Presse consacre une chronique entière à l'Arche du Goût telle que présentée au 3e Salone del Gusto organisé par Slow Food international qui se tenait à Turin en Italie. À ce moment, une centaine de produits, recensés par les Sentinelles, figuraient à l'Arche du goût. À l'époque, ce travail terrain de sauvegarde des produits ou espèces menacés commençait à rayonner à l'extérieur de l'Italie où il était né[1].

Dans le cadre de son association avec Montréal en lumière, l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec (ITHQ) a présenté en 2002 un séminaire sur le mouvement Slow food et le développement de son répertoire l'Arche du goût [2][réf. à confirmer].

L'importance de l'Arche du goût pour recenser les espèces, produits ou aliments menacés a également été soulignée par le magazine Bio-bulle : bulletin d'information de l'agriculture biologique québécoise en février 2004. On y citait quelques uns de ceux qui avaient déjà été retenus dont la vache canadienne, le dindon d'Amérique et le Melon de Montréal [3].

Des producteurs s'intéressent de plus en plus à l'Arche du goût au Québec et placent parmi les objectifs à atteindre d'y être recensés [4] .

En 2019, l'Arche du goût a inscrit son 5000e produit à son répertoire mondial du patrimoine alimentaire à préserver où sont représentés 150 pays [5].

Exemples de produits en sursis dans le monde[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Françoise Kayler, « Arche du goût », La Presse, Cahier "Arts et spectacles",‎ , p. 20 (lire en ligne)
  2. Institut du tourisme et de l'hôtellerie du Québec, « Rapport annuel ITHQ 2001-2002 page 38 », sur BanQ, (consulté le 26 février 2021)
  3. Isabelle Éthier, AGR, « Bio-Bulle, février 2004, page 8, Dossier Slow Food », sur BAnQ (Bibliothèque Archives nationales du Québec), (consulté le 1er mars 2021)
  4. Ève Dumas,, « À quel melon se vouer, La Presse, Cahier Voyage page 24 », sur BAnQ, (consulté le 1er mars 2021)
  5. (it) Carlo Petrini, « In 5mila sull'Arca », La Repubblica,‎ (lire en ligne)


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Site de la Fondation Slow Food pour la biodiversité ONLUS