Henri Duparc (compositeur)

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Henri Duparc
Description de cette image, également commentée ci-après
Henri Duparc en 1880
Nom de naissance Eugène-Marie-Henri Fouques-Duparc
Naissance
Paris,Drapeau de la France France
Décès (à 85 ans)
Mont-de-Marsan, Drapeau de la France France
Activité principale compositeur
Style Romantisme
Mélodie
Maîtres César Franck
Élèves Jean Cras

Œuvres principales

Dix-sept mélodies

Henri Duparc, Marie Eugène Henri Fouques-Duparc, est un compositeur français né à Paris le et mort à Mont-de-Marsan (Landes) le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Duparc, 1858, 10 ans.

Fils de Louis Charles Fouques-Duparc (1807-1879), ingénieur puis inspecteur divisionnaire des ponts et chaussées, petit-fils de Louis Benoît Fouques-Duparc, et d'Amélie de Guaïta (1822-1895).

Duparc fait ses études secondaires au collège jésuite de Vaugirard. Son professeur de piano est César Franck, qui lui fait comprendre qu'il ne sera jamais un pianiste virtuose, mais qu'il y a en lui l'étoffe d'un compositeur.

À l'image des musiciens qui lui sont contemporains, Henri Duparc répond à l'appel du temps : réconcilier mélodie et parole afin que cesse le différend entre le discours libre de la musique et celui, syntaxique et sensé, du langage verbal[1].

La guerre de 1870 met à mal les relations entre Français et Allemands, y compris sur le plan musical. Les artistes se divisent, les sensibilités s'opposent entre partisans de Wagner et partisans de Berlioz. Henri Duparc ressent physiquement l'abîme qui s'ouvre au cœur même de sa génération. Duparc, qui avait entendu L'or du Rhin et Tristan et Isolde au cours d'une visite effectuée à Munich avec Vincent d'Indy en 1869, fut fortement influencé par Wagner. Il fit par la suite de nouveaux séjours comme en 1879, où il se rendit à Bayreuth avec Emmanuel Chabrier[2].

À Paris, il participe à la fondation de la Société nationale de musique, qui donna son premier concert en 1871. En tant que secrétaire de l'organisation, Duparc, qui avait étudié le droit, passait pour un administrateur efficace, capacité qui fut reflétée par sa carrière ultérieure dans l'administration mais contrariée par l'hyperesthésie qui mit fin à sa carrière de compositeur[3].

En effet une maladie nerveuse — imprécisément diagnostiquée par les médecins — s'abat implacablement sur lui, entravant sa force créatrice. « Pourquoi n'as-tu pas dit, ô rêve, où Dieu nous mène. Pourquoi n'as-tu pas dit s'ils ne finiraient pas, l'inutile travail et l'éternel fracas dont est faite la vie, hélas la vie humaine ? » (La Vague et la Cloche, poème de François Coppée).

Composées au prix d'un effort surhumain, les dix-sept mélodies d'Henri Duparc, que Lucien Rebatet décrit comme l'« union parfaite de la mélodie et des paroles », sont d'une grâce incontestable. Le cycle de ses compositions s'achève en 1885 quand la maladie nerveuse dont il est atteint depuis de nombreuses années l'empêche définitivement de composer. Au cours des années qui suivirent, Duparc continua de s'intéresser à tous les arts, peignant et dessinant tant qu'il put encore voir. Devenu entièrement aveugle et paralytique, il mourut le 12 février 1933 à l'âge de 85 ans [4].

Son dernier opus, La Vie antérieure, aura occupé l'esprit du compositeur pendant dix ans (1874-1884). En dépit de sa brièveté - quatre minutes - cette œuvre a les proportions d'un édifice gothique : la richesse de l'expression harmonique, le lyrisme des moindres inflexions sont extraordinaires.

Henri Duparc n'eut qu'un seul élève, Jean Cras (1879-1932) qu'il appelait affectueusement « le fils de mon âme ».

Bien qu'il ait détruit un grand nombre de ses compositions, ses dix-sept mélodies, d'une grande facture, sensibles et expressives, ont fait de lui un compositeur majeur de la fin du XIXe siècle.

Duparc est enterré au cimetière du Père-Lachaise.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Henri Duparc.

Musique pour piano[modifier | modifier le code]

  • Six rêveries (1863-1865)
  • Feuilles volantes, op. 1 (1869)
  • Beaulieu, pour piano (1869)
  • Laendler, pour deux pianos (1873), d'après une suite de valses pour orchestre détruite par le compositeur
  • Transcription pour deux pianos du Prélude et Fugue en mi mineur, BWV 513, pour orgue de Jean-Sébastien Bach (1903)
  • Transcription pour deux pianos du Prélude et Fugue en la mineur, BWV 543, pour orgue de Jean-Sébastien Bach (1903)
  • Six transcriptions pour deux piano de compositions pour orgue de César Franck (1908)
  • Aux étoiles, pour piano (1910) - tiré du poème symphonique et dont il existe une version ultérieure pour piano quatre mains et une autre pour orgue
  • Transcription pour piano du Chorale, Prélude et Fugue: In dir ist Freude, BWV 615, pour orgue de Jean-Sébastien Bach (s.d.)

Musique de chambre[modifier | modifier le code]

  • Sonate pour violoncelle et piano (1867)

Musique symphonique[modifier | modifier le code]

Mélodies[modifier | modifier le code]

Duparc est l'auteur de 17 mélodies pour voix et piano ; 8 ont été ensuite orchestrées par ses soins.

Ordre chronologique de composition :

Le seul enregistrement intégral des huit mélodies avec orchestre est dû à Françoise Pollet, accompagnée par l'Orchestre symphonique et lyrique de Nancy sous la direction de Jérôme Kaltenbach. Réalisé en juin-juillet 1993, le CD (réf. Accord 202832) a été récompensé par un Diapason d'or et a valu à la cantatrice en février 1994 le titre d'artiste lyrique de l'année précédente[6].

Musique sacrée[modifier | modifier le code]

  • Benedicat vobis Dominus (1882) pour soprano, ténor, basse et orgue

Opéra[modifier | modifier le code]

  • Roussalka, opéra inachevé en trois actes

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Squares Henri Duparc, à Paris (17e arrondissement, près de la rue de Levis) et à Longjumeau,
  • Allée Henri Duparc, à Marnes la coquette,
  • Rues Henri Duparc, à Mont de Marsan et à Tarbes.
  • Plaque, 7 avenue de Villars à Paris (7e arrondissement, près des Invalides).
  • Rue henri Fouques-Duparc ( compositeur) à Valence Drôme

Distinction[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Évelyne Andréani, « Les rapports texte-musique ou les Aventures du sens », Analyse musicale no 9, Paris, octobre 1987.
  2. Keith Anderson, Notice introductive, CD Henri Duparc : Chansons, Paul Groves, ténor, Roger Vignoles, piano (Naxos 2004)
  3. Keith Anderson, Notice introductive du CD précité (Naxos 2004)
  4. Keith Anderson, Notice introductive du CD précité (Naxos 2004)
  5. Et non pas Léonore, comme on lit parfois.
  6. Notice bibliographique du CD sur data.bnf.fr
  7. « Fouques Duparc, Marie Eugène Henri », base Léonore, ministère français de la Culture

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]