Martel (Lot)

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Martel
La place de la Halle et l'hôtel Fabri
La place de la Halle et l'hôtel Fabri
Blason de Martel
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Gourdon
Canton Martel
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes Causses et vallée de la Dordogne[1]
Maire
Mandat
José Santamarta
2014-2020
Code postal 46600
Code commune 46185
Démographie
Gentilé Martelais, Martelaises
Population
municipale
1 620 hab. (2014)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 56′ 16″ nord, 1° 36′ 35″ est
Altitude 240 m
Min. 92 m
Max. 336 m
Superficie 35,28 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.martel.fr/public/

Martel (en occitan languedocien Martèl) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département du Lot en région Occitanie. Parfois appelée « la ville aux sept tours », Martel est une petite cité médiévale fondée au XIe siècle par les vicomtes de Turenne, qui fut durant plus de cinq siècles la capitale de la partie quercynoise de la vicomté de Turenne.

Martel comptait 1665 habitants en 2012. Chef-lieu d'un des 17 cantons du département du Lot redéfinis en janvier 2014, elle a rejoint au 1er janvier 2015 la Communauté de communes Causses et vallée de la Dordogne, qui regroupe les anciennes communautés de communes du pays de Martel, du pays du Haut-Quercy-Dordogne, du pays de Souillac-Rocamadour, du pays de Gramat, du pays de Padirac et du pays de Saint-Céré, pour une population totale de 37 462 habitants répartie sur 62 communes.

Ses habitants sont appelés les Martelais(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Martel est située en Quercy, au nord-ouest du Lot, en plein cœur du causse qui porte son nom, dans le Haut Quercy. Martel se situe aux confins de deux régions : Occitanie et Nouvelle-Aquitaine, à proximité de Rocamadour, Souillac, Saint-Céré, Carennac, Brive-la-Gaillarde, Collonges-la-Rouge, Turenne, Sarlat, Eyrignac, et du gouffre de Padirac.

La commune est bordée au sud par la Dordogne, et brièvement à l'est par son affluent; la Tourmente.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Martel
Cuzance Cazillac Strenquels
Baladou Martel Saint-Denis-lès-Martel
Creysse Gluges,
Montvalent
Floirac

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Martel est basé sur un anthroponyme, un surnom donné à une personne : martèl qui combat avec une masse d'armes. Mot issu du latin martellus[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Le blasonnement en est : « De gueules, à trois marteaux ou martels d'argent au manche d'or 2 et 1. »[3]

Histoire[modifier | modifier le code]

La devise tirée des Églogues de Virgile, « Deus nobis haec otia fecit »[4]… « Dieu nous a donné ce lieu de repos », qui figure sur le linteau d'une fenêtre du seul bâtiment subsistant du Grenier de la cité, dit d'Abondance, ou la vieille devise « Heureux comme un Viscomtin, fier comme un Martelais », voire la vieille expression martelaise « ni trop petite, ni trop grande » expriment à elles seules une certaine singularité de l'histoire de la petite cité de Martel.

Une légende, mais qu'une légende...

La légende de Charles Martel, maire du Palais et grand-père de Charlemagne, fondant la ville autour de son église dédiée à saint Maur, soit pour commémorer une bataille gagnée contre les Sarrazins, soit dans le cadre de son conflit avec Eudes, duc d'Aquitaine, ne semble être qu'un conte érigé pour asseoir la fierté des Martelais[4] à partir du XVIe siècle. Certains historiens avancent qu'Abd el-Rahman n'aurait pas été tué à la Bataille de Poitiers mais aurait simplement reflué vers ses bases arrières de Narbonne, que poursuivi par les troupes franques de Charles Martel, il aurait été tué et son armée exterminée à Loupchat, à 3 kilomètres du centre actuel de Martel, en 733. Selon certains auteurs, c'est d'ailleurs à la suite de cette victoire que Charles fut surnommé Martel (en ancien français et en occitan signifie « marteau »), puisqu'il avait violemment écrasé les troupes musulmanes, tel un marteau— le « marteau d'armes » étant aussi une arme de combat. Martel n'ayant été fondée qu'au XIe siècle, avec peu de certitudes quant à ses origines, la relation directe entre la création de la cité et le maire du palais n'est donc pas évidente. Il pourrait éventuellement en être autrement pour le nom de la cité, les légendes des origines, même infondées, étant très fréquentes au Moyen Âge, mais là encore rien de certain. Se basant sur cette légende, François, le narrateur du roman "Soumission" de Michel Houellebecq vient se retirer au début du livre dans la cité de Martel. Cette légende fut aussi à l'origine d'une controverse liée à son instrumentalisation à fins politiques par des partisans d'un parti politique d'extrême droite sur le lieu-dit de Louchapt dans les années 1990.

Les véritables origines de Martel

Depuis de nombreuses années déjà, Madame Marguerite Guély, historienne, présidente de la société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze, qui a investigué des années dans les archives de Martel, de la Vicomté de Turenne et de la région, a permis d'éclairer d'avantage les origines et l'histoire de la cité. Son ouvrage "Les origines de Martel" ou ses nombreuses conférences sur le sujet, permettent de poser des bases sérieuses allant à l'encontre de l'approche farfelue de la légende de Charles Martel. Son travail de recherche admirable confirme "officiellement" les connaissances d'autres experts et passionnés de Martel, tels que le furent Louis Blanchard, président de l'association de sauvegarde des Maisons et Paysages de Martel et de sa région à la fin du XXè siècle cf infra, ou Elizabeth Foltz, ancien professeur d'histoire et responsable du Musée de la Raymondie (voir son article de la Vie Quercynoise du 18 mars 2017 intitulé "Les véritables origines de Martel, bien loin de tout ce que l’on entend…"[5].

Toutes les analyses sérieuses s'accordent sur les faits suivants :

La géographie du plateau de Martel, l'absence de vestiges archéologiques celtes ou de château médiéval sur le centre bourg de Martel, ainsi que les cartulaires des nombreuses abbayes de la région indique que la cité n’est ni un oppidum celte ou "gaulois", même si elle se situe à côté de l’un des derniers oppidums gaulois à 6 km à l'est, Uxellodunum, ni un vicus (petit bourg) ou une villa gallo-romaine, ni une ville abbatiale comme Souillac fondée autour d'une abbaye, ni un bourg "catral", autour d'un logis seigneurial. Si Souillac est fondée en 930, Martel n’existe pas à cette époque. Aucune mention dans le cartulaire de Tulle ou de Beaulieu pour cette période.

Dans les sources manuscrites, la première mention de Martel, Martell, Martellum apparaît dans le cartulaire d’Obazine à partir de 1142, et dans l’histoire des Vicomtes de Turenne. On y apprend l'existence du bourg alors qu'aucune autre mention n'existait auparavant, en 1153 le fait que Martel possède ses proposer mesures, en 1154 l'existence de marchands à l’occasion de dons faits par des notables, à l’abbaye d’Obazine, pour des biens possédés à Martel et aux environs. La Vie de Saint Étienne d’Obazine, fondateur de l’abbaye, écrite vers 1180, après sa mort (1159), précise aussi l’existence d’une maison « hors les murs » destinée aux frères d’Obazine et aménagée pour « l’achat et la vente » des marchandises, actuelle place de la Rode. On y apprend aussi l'existence d'une église dédiée Sainte Madeleine, que cette église a dû être créée par le doyen de Souillac entre 900 et 1100, et que la première église romane Saint Maur a été construite aux alentours de 1150, vraisemblablement à l'initiative du doyen de Souillac.

De plus, l'attrait économique de la position géographique de Martel, attesté par l'implantation d'une maison "hors les murs" appartenant à l'abbaye d'Obazine au milieu du XIIè siècle, les frères étant connus pour leur pragmatisme logistique et économique, en a très certainement fait une cité carrefour, au croisement de la route royale Paris-Toulouse qui passait à proximité de Martel et Gramat avant le XVIIe siècle issue de l'antique voie gallo-romaine reliant Paris au midi de la France, et de la route du sel atlantique vers Aurillac. Ce sel était remonté sur la Dordogne par les gabariers jusqu’à Souillac où il était déchargé, puis suivait l’axe terrestre Martel-Vayrac et l’Auvergne.

Dans l'histoire des vicomtes de Turenne, il semblerait qu'on trouve trace d'un conflit entre les bourgeois de Martel et le vicomte, les Martelais allant jusqu'à oser emprisonner le vicomte dans la Tournemire, donjon roman. C'est suite à ce conflit, que les Martelais obtiennent du vicomte une charte de franchises, les exonérant d'impôts, en 1219 qui est à l'origine de la prospérité de la cité[6].

On trouve de plus trace d'un épisode majeur de l'histoire de la petite cité eut lieu en 1183, où Martel dut accueillir Henri le Jeune, co-roi d'Angleterre et frère aîné de Richard Cœur de Lion, qui y mourut après avoir pillé Rocamadour afin de pouvoir payer ses troupes[6].

Concernant les bâtiments en eux mêmes, les plus anciens vestiges remonteraient au XIe au XIIe siècle : des murs de maison ou d'enceintes le tympan de l'église Saint Maur actuelle qui était le tympan de la première église romane Saint Maur, des vestiges de la première enceinte qui fait le tour du centre village actuel et que l'on peut retrouver dans les murs extérieurs de Saint Maur, certaines parties de maisons existantes. La tour romane carrée ou Tournemire date elle du XIIIe siècle et la construction de la Raymondie a aussi débuté au XIIIe siècle. A noter qu'aucune trace de castrum ou logis seigneurial datant du XIe ou XIIe siècle n'a été détectée ni dans les textes, ni dans le bâti.

Le Grand Sceau de Martel, appendu dans un acte de 1309, fait apparaître au recto un clocher, une tour et des remparts crênelés et ouverts ressemblants plus à une enceinte qu'à un castrum, et au verso un cavalier tenant bouclier et bannière aux armes de Turenne.

La mention dans tes textes à la légende de Charles Martel n'apparaît qu'à partir du XVIe siècle.

L'exposé de ces seuls faits connus permet d'indiquer que Martel est une ville neuve créée entre le XIe et le milieu du XIIe siècle, possédée par le vicomte de Turenne. Sans passé celte ou gallo-romain, il semblerait qu'on ne puisse pas non plus parler ni d'une cité "castrale" autour d'un logis seigneurial , ni d'une cité "abbaye" autour d'une abbaye. L'existence d'anciennes croix et de l'église dédiée à Sainte Madeleine peut laisser penser à une "sauveté paroissiale" autour de l'église Sainte Madeleine. Il peut aussi s'agir d'une cité "carrefour de commerce" entre l'ancienne voie gallo romaine et la route du sel. Pour des raisons d'ordre démographique et économique, il est peu probable que la paroisse et l'église Sainte Madeleine aient été créées ex nihilo.

Il est donc raisonnable d'émettre l'hypothèse que Martel est née de son intérêt géographique et commercial en tant que carrefour, et s'est développée pour de nombreuses raisons, que nous ne connaîtrons jamais toutes, autour de son marché, ses marchands et de ses mesures sur la route du sel, bien que son positionnement en Quercy, à proximité de Rocamadour et de son pèlerinage, dans la partie Sud de la vicomté, sur un territoire concurrencé entre les nombreuses abbayes de la région : Beaulieu, Obazine, Souillac, ... et la baronnie de Gramat. Nul doute que son emplacement et sa fonction de commerce étaient stratégiques pour le Vicomte l'incitant, à lui permettre de se développer, à défaut de pouvoir la contrôler exactement comme il l'aurait souhaité.

Martel dans le temps

Gouvernée par des consuls au nombre de deux et élus annuellement, Martel a été au coeur des territoires impactés par la guerre de cent ans, entre Aquitaine, anglaise, et vassaux du roi de France. Martel dut se fortifier. La première enceinte remontant au XIIe siècle, la seconde enceinte fut construite au XIVe siècle au début de la guerre de Cent Ans[6]. Durant celle-ci, la région était infestée de compagnies franches au service du roi d'Angleterre. Malgré la présence des mercenaires anglais, notamment au château de Montvalent, la cité ne sera jamais prise militairement grâce aux talents de négociation de ses consuls, qui surent acheter la sécurité de la cité comme il était de coutume en ces temps troublés. Les cités voisines, notamment Gramat n'eurent pas cette chance.

Le traité de Brétigny en 1360 la livra cependant aux Anglais. Du Guesclin la reprendra militairement en 1374.

Martel devait vraisemblablement être prospère dès le XIVe siècle comme peut en attester l'implantation de l'ordre des Cordeliers dans la cité, qui construisirent un couvent en bordure nord de la deuxième enceinte et qui fit partie des 284 couvents des Cordeliers fermés en 1790. La tour du couvent qui mesurait 35 mètres fut tronquée à la révolution et ne fait plus que 25 mètres de hauteur aujourd'hui. Ce bâtiment excentré fut investi par la gendarmerie nationale au XIXe siècle

Martel prendra le parti catholique durant les guerres de religion, alors que la vicomté sera globalement protestante. Puis Martel dut accueillir et approvisionner l'armée royale[6] d'Henri IV, et dépenser pour ce faire plus d'une année de revenus de la cité, qui mettra plusieurs années à s'en remettre économiquement.

C'est d'ailleurs à cette époque que la dimension de "carrefour" de Martel perd de son intérêt, de nouvelles routes de commerce s'étant développé à partir du XVIe siècle dans la région et ne passant plus par Martel. Il semblerait que Martel sorte de son âge d'or sous le règne des Bourbons, se repliant sur ses hommes de loi et sa sénéchaussée.

Martel, la ville aux sept tours. De gauche à droite, Mirandol, Vergnes de Ferron, Fabri, Raymondie, Prison, Cordeliers, église Saint-Maur - Photo Pierre-Yves REDON.

Lorsque Charles-Godefroy de la Tour d'Auvergne, petit-fils d'Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon, le "Grand Turenne", vendra à Louis XV la vicomté de Turenne le 8 mai 1738 pour honorer le paiement de ses dettes de jeu, Martel perdra de son autonomie (la vicomté de Turenne était le dernier fief français, c'est-à-dire un État dans l'État; à la suite de cette vente, les Viscomtins, devenus rattachés directement au domaine royal, sont alors contraints à l'impôt) et déclinera lentement jusqu'à la Révolution. Lors de celle-ci, la sénéchaussée sera supprimée privant une grande partie de la bourgeoisie de ses moyens de subsistance. La population diminuera légèrement à partir du XVIIIe siècle, puis de façon plus accentuée à partir de 1870, et ce jusque vers les années 1980.

Le commerce de la truffe permettra à la petite cité de rebondir du XIXe jusqu'au début du XXe siècle, ce qui peut expliquer le grand nombre de belles maisons du XIXe siècle en lisière du centre médiéval. Le marché aux truffes de Noël 1904 verra changer de mains plus de 20 tonnes d'or noir. Colette écrivit dans son recueil " Prisons et Paradis " : " J'ai chassé la truffe à Martel, dans le Lot, et je tenais la laisse d'une petite truie, une artiste en son genre, qui flairait la truffe souterraine, la délogeait d'un groin inspiré, avec des cris, des élans brusques et toutes les manières, ma foi, d'une somnambule. À chaque trésor trouvé, l'intelligente petite truie levait la tête et quémandait sa récompense, une poignée de maïs."

À cette époque, le Cercle Dars où tous les hommes de bonne famille se réunissaient pour boire et jouer était prospère et réputé à 10 lieues à la ronde.

Durant la Seconde Guerre mondiale, la cité parvint à éviter les troubles du temps. André Malraux, alors maquisard, vint s'y réfugier à plusieurs reprises. Anna Delvert[4],propriétaire de la conserverie, organisa un système d'approvisionnement alimentaire à faible coût, qui permit aux Martelais de ne souffrir ni de la faim pour les plus pauvres, ni du marché noir pour les autres.

En juin 1944, Martel évita de peu les exactions du 4e régiment SS « Der Führer », appartenant à la division Das Reich, venant de Gramat en route vers la Normandie grâce au courage du gendarme Leidig d'origine alsacienne parlant allemand et qui parvint à faire changer de route à la colonne. Alors qu'il sauva Martel de massacres certains, il fut accusé de collaboration avec l'ennemi par les maquisards de Martel qui l'exécutèrent.

L'économie du XXe siècle y sera très limitée du fait de l'exode rural et du déplacement de la truffe vers le Sud du Lot (Lalbenque) et ne sera marquée que par la conserverie Delvert[4](1908-1981), coupe d'or du bon goût français 1970, fournisseur de Fauchon et Félix Potin, et plus récemment par l'entreprise Solev, rachetée par le groupe Pochet en 2011. La gare de Martel sur le parcours de la ligne Bordeaux-Aurillac a été fermée en 1980 mais depuis 1997 un train touristique exploite la ligne Martel - St-Denis-près-Martel.

Aussi, aujourd'hui, appelée la ville aux sept tours, Martel comptait au XVe siècle plus d'une trentaine de tours, tourelles et échauguettes pour une population avoisinant les 3 500 habitants.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Finances communales[modifier | modifier le code]

Après 28 ans de gestion par l'ancien maire du PRG, élu sénateur du Lot en 2011, Jean-Claude Requier, le nouveau maire d'étiquette PS, José Santamarta, élu en 2014, agit dans un contexte financier extrêmement difficile, Martel étant l'une si ce n'est la commune la plus endettée du Lot depuis 2013, dont la situation est suivie par la préfecture du Lot.

En effet, la dette par habitant a progressé de 91% entre 2010 et 2013, passant de 898 euros / habitant en 2010 à 1.716 euros / habitant en 2013 en raison de la multiplication des investissements lourds, surdimensionnés, et non maîtrisés (Pôle Petite Enfance, Station d'épuration, Voirie sur la route de Souillac), sur cette période et qu'il a fallu honorer jusqu'en 2015, s'additionnant à un budget de fonctionnement impacté de longue date par un effectif inadapté au regard de la taille de la commune et donc à ses capacités financières, ainsi qu'à une fiscalité communale n'ayant pas évolué depuis plus d'une dizaine d'années. La capacité de désendettement est elle passée de 3,7 ans en 2010 à 14,1 ans en 2013.

A fin 2014, la dette par habitant atteignait 1.764 euros / habitant pour une capacité de désendettement réduite à 12,1 ans.

Pour comparaison, à fin 2014, le montant de la dette moyenne / habitant des communes françaises de 500 à 2000 habitants s'élevait à 624 euros.

A fin 2015, la dette par habitant atteignait 1.589 euros / habitant pour une capacité de désendettement réduite à 9,2 ans.

Pour comparaison, à fin 2015, le montant de la dette moyenne / habitant des communes françaises de 500 à 2000 habitants s'élevait à 618 euros.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[7]
Période Identité Étiquette Qualité
07.1790 Pierre Lachieze    
07.1790 07.1791 Parry Laval (de)    
07.1791 03.1792 Jean-baptiste Bories    
03.1792 07.1793 Guillaume Tombelle    
07.1793 10.1795 Delol    
10.1795 03.1796 Léonard Judicis    
03.1796 03.1797 Pierre Lachieze    
03.1797 05.1800 Jean-baptiste Bories    
05.1800 1814 Martin Puyjalon    
01.1815 10.1824 Léonard Arliguie De Boutieres (d')    
10.1824 07.1827 Jean Labrunie-laprade    
07.1827 09.1843 Pierre Figie    
09.1843 01.1847 Guillaume Labrunie-laprade    
01.1847 07.1852 François Lachieze    
07.1852 1860 Guillaume Babrunie-laprade    
1860 12.1870 Léonard Arliguie De Boutieres (d')    
12.1870 05.1871 François Lachieze    
05.1871 06.1876 Léonard Arliguie De Boutieres (d')    
06.1876 1925 Albert Lachieze    
1925 10.1929 Armand Bouat    
1929 1935 Romain Belly    
1935 1941 Henri Ramet   Historien, président de la Cour d'Appel de Toulouse
1941 1944 Docteur Durieux    
Prosper Duffaut    
Alexandre Jarrige    
Jean Gourdal MRP Directeur de la Banque de France de Toulouse
Mathieu Météyé UDR Notaire
1977 Alfred de Lachèze-Murel FNRI  
Maurice Pélissier PCF Conseiller général du canton de Martel (1973-1985)
Jean-Claude Requier PRG Sénateur depuis 2011
en cours José Santamarta PS Proviseur

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 620 habitants, en augmentation de 0,31 % par rapport à 2009 (Lot : 0,05 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 011 2 771 3 450 2 986 2 903 3 050 3 070 3 069 3 150
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 118 3 098 3 006 2 742 2 703 2 837 2 520 2 397 2 236
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 165 1 995 1 942 1 830 1 845 1 896 1 742 1 492 1 458
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 377 1 416 1 454 1 402 1 462 1 467 1 513 1 650 1 620
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Au début du XXe siècle, Martel comptait 2 236 habitants[12].

Économie[modifier | modifier le code]

Martel, vue de l'est.
Martel, vue du sud.

L'économie y est marquée par :

  • L'industrie, à travers la SOLEV, employant plus de 320 personnes ;
  • L'agriculture et le commerce des produits du terroir ;
  • Le tourisme et la gastronomie ;
  • Une forte proportion de résidences secondaires.

Martel bénéficie de plus de nombreux équipements :

  • Crèche, école maternelle, primaire et collège ;
  • Complexe sportif ;
  • EHPAD et unité dédiée Alzheimer ;
  • Un supermarché et une supérette généralistes ;
  • Société de taxi et de transport sanitaire ;
  • Un commerce de bricolage ;
  • Une agence postale ;
  • Deux pharmacies ;
  • Médecins, dentiste, infirmiers libéraux, kinésithérapeutes ;
  • Vétérinaire ;
  • Banques, assurances ;
  • Agences immobilières ;
  • Coiffeurs ;
  • Deux boulangers-pâtissiers ;
  • Boucherie-charcuterie;
  • Fleuriste ;
  • Pompes funèbres ;
  • Plusieurs hôtels ;
  • Plusieurs restaurants ;
  • Plusieurs bars dont un bar tabac ;
  • Plusieurs antiquaires, brocanteurs, plusieurs vide-greniers par an ;
  • Autres commerces...

Martel est de plus proche des bassins d'emploi de Brive (30 km) et de Biars-Bretenoux (ANDROS), de l'autoroute A20 (7 km) et de l'aéroport Brive-Vallée de la Dordogne (15 km).

Industrie[modifier | modifier le code]

Martel bénéficie de l'implantation d'une usine de métallisation, la SOLEV. Son domaine d'activité concerne le vernissage et la finition pour des produits à haute valeur ajoutée : bouchons et flacons de parfums de luxe... Les techniques de traitement de surface suivantes y sont mises en œuvre : métallisation sous vide, vernissage, reprise laser, sublimation... Cette usine emploie plus de 320 personnes[13].

Agriculture[modifier | modifier le code]

C'est aujourd'hui un centre actif du marché de la truffe, des noix et de l'artisanat des conserves.

Tourisme[modifier | modifier le code]

La saison touristique est essentiellement concentrée de début juillet à la mi-août.

Le chemin de fer touristique[modifier | modifier le code]

L'ancienne ligne de Souillac à Viescamp-sous-Jallès, près d'Aurillac, exploitée à partir de 1889-1891, permettait la liaison entre la Ligne de Brive-la-Gaillarde à Toulouse-Matabiau via Capdenac (1858-1864) et la ligne de Figeac à Arvant passant par Aurillac (1861-1868) et prolonge la ligne de Siorac-en-Périgord à Cazoulès et Souillac mise en service en 1882 et 1884. C'est une portion de l'ancienne ligne reliant Bordeaux à Aurillac construite entre 1880 et 1884 et mise en service en 1889.

Cette ligne venait concurrencer le trafic des « gabares » de la Dordogne. Le train servait notamment à l'expédition des truffes du marché de Martel, l'un des plus importants de la région, d'où le nom de Truffadou. La partie Sarlat - Saint-Denis est inexploitée par la SNCF depuis 1980.

La liaison entre Souillac et Saint-Denis-lès-Martel est fermée en mai 1989 et déclassée en avril 1996. Seuls la voie entre Saint-Denis-lès-Martel et Viescamp-sous-Jallès est en service pour relier Brive-la-Gaillarde à Aurillac.

La ligne de Chemin de fer touristique du Haut Quercy qui réalise la liaison Martel - Saint-Denis-lès-Martel a été remise en service en 1997 par une association de passionnés bénévoles[14]. 80 000 personnes par an visitent cette ligne. Un nouveau hall des voyageurs a été inauguré le 17 avril 2010 [15].

Une partie de cette ligne, taillée dans la falaise de Mirandol, surplombe la Dordogne.

Autres sites touristiques[modifier | modifier le code]

  • Reptiland propose de découvrir serpents, lézards et crocodiles du monde.
  • Le marché d'été ayant lieu sous la halle mercredi et samedi matin
  • Plages de rivière et canoë-kayak à Gluges, Copeyre, Meyronne, Saint-Sozy...

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Dans Martel[modifier | modifier le code]

Beffroi de l'hôtel de la Raymondie à Martel, Lot - France. Les deux fenêtres à meneaux du Moyen Âge furent modifiées durant la guerre de Cent Ans pour renforcer le caractère défensif du bâtiment. Elles ont été restaurées à l'identique en 2012. Photo Pierre-Yves REDON
  • Hôtel de la Raymondie[16]: édifié à partir de 1280 à l'initiative de Bernard Raymond ou Raymondie, receveur des tailles que certains auteurs ont fait fils du vicomte Raymond VI de Turenne, en fait un membre de la famille Raymond, bourgeois de Martel. Il s'était enrichi en détournant 45 000 livres de la taille qu'il percevait au nom du roi. Sa fille Louise s'est mariée avec Pierre Stephani ou Estève, seigneur de Bétaille et pour partie de Gigouzac[17]. L'édifice a été achevé vers 1330 par son gendre Pierre Stephani et connu alors sous le nom d'Hospicium de la Ramundia. Il a construit le beffroi, l'aile nord et terminé la façade Est[18],[19]. L'hôtel de la Raymondie avait été construit pour permettre de louer le rez-de-chaussée pour faire du commerce au droit des arcades. La guerre de Cent ans va transformer l'hôtel de la Raymondie à la demande des consuls de la ville qui veulent en faire un lieu de résidence pour les habitants des barris qui ont dû abandonner leurs maisons et le mettre en défense en 1349. Cette modification de l'hôtel va entraîner la protestation des Stephani qui n'ont pas obtenu gain de cause car ils ne résidaient pas dans l'hôtel. Ils n'ont pu récupérer leur hôtel qu'après la fin de la guerre et ont dû rebâtir la partie Est de l'hôtel qui était en ruines à partir de 1440. Le rez-de-chaussée est remis en location pour du commerce. Dans les années 1470, la Raymondie est passée à la famille Rollat par le mariage de Louis Rollat et Françoise de Valon. En 1531, l'hôtel de la Raymondie a été divisé en plusieurs lots qui ont été vendus à des bourgeois de la ville de Martel, les del Verger, puis les Limars et les Salvat. Un escalier à vis est construit en 1546 dans la partie Est.
    L'hôtel de la Raymondie devient le logis des lieutenants généraux de la Sénéchaussée de Turenne, des Linars, et de la famille de La Serre, puis l'hôtel est acheté vers 1689 par Élie Arliguie, lieutenant général de la Sénéchaussée de Martel, puis des Pascal par mariage. En 1789, l'hôtel de la Raymondie s'appelle Maison Pascal, du nom de Jean-Pierre de Pascal, bailli de Creysse.
    À la Révolution Jean-Pierre de Pascal propose à la municipalité de lui vendre les ailes nord, est et sud de sa maison en gardant pour lui l’aile ouest pour un prix de 16 665 livres. Mais le sieur Pascal vend rapidement à François Delol, négociant, et Antoine Blondeau, notaire, avant d'émigrer. Cette vente précipitée a fait supposer que cette vente rapide a été faite pour éviter une saisie comme bien d'émigré, d'autant qu'aucun acte de vente n'a été retrouvé. La municipalité s'est installée dans l'aile Est comme locataire, mais les sieurs Delol et Blondeau qui occupent l'aile ouest se plaignent de ne pas être payés. La préfecture a autorisé le 26 janvier 1808 la municipalité à acquérir les trois ailes de l’Hôtel de la Raymondie, qui avait été proposées à la vente par le sieur Pascal. Une fois cette partie de l'hôtel achetée, sa restauration a commencé en 1820 mais la municipalité recule devant le montant des devis. La municipalité recherche des solutions pour valoriser le bâtiment. La Justice de paix été installée à l'étage dans l'aile nord, tandis que rez-de-chaussée est loué au sieur Castan, teinturier. Les boutiques du rez-de-chaussée de l'aile sud sont louées. La municipalité consacre qu'une centaine de francs à l'entretien des locaux jusqu'à l'effondrement du plafond de la Justice de paix en 1858 et 1871. L'aile ouest a été vendue au sieur Merlange, liquoriste, et au sieur Darnis, pharmacien. En 1903, on installe une école de filles dans l'aile est. En 1906 une partie du bâtiment est classé. En 1909, on commence à restaurer le toit pour 7 497 F dont 1 497 F pour la municipalité. En 1914, le clocheton du beffroi doit être étayer. À partir de 1926, sous les municipalités d'Armand Bouet puis d'Henri Ramet, vont commencer des rachats des parties privatives, jusqu'en 1958. Les locataires des boutiques du rez-de-chaussée sont exposés. Une première campagne de restauration est entreprise entre 1928 à 1948. Les restaurations reprennent en 1958. Les arcades de l'aile ouest et sud sont reprises entre 1961 et 1967. L'intérieur de l'aile sud est restaurée en 1976[20].
    Cet hôtel urbain se compose de quatre ailes disposées autour d'une vaste cour, à laquelle on accède par un porche surmonté d'une tour transformée tardivement en beffroi, dont les fenêtres à meneaux ont été recrées en 2012. Ce bâtiment présente trois niveaux d'élévation avec de petites échauguettes aux angles des façades sud et est. Il avait différents rôles : résidence aristocratique ou bourgeoise à l'étage, galeries au rez-de-chaussée destinées au commerce, salle de réception pour les manifestations publiques. À la Révolution, il devient hôtel de ville, puis se voit aliéner par le développement de nombreux commerces en rez-de-chaussée, de logements dans les étages et le manque d'entretien. Il faudra attendre les années 1970 pour que l'ensemble retourne dans le domaine public. À noter : la façade sud avec son enfilade d'arcades Renaissance rénovée dans les années 1970 ; fenêtres à meneaux et médaillons, échauguettes, cheminées et bas-relief Renaissance. Au 1er étage du palais de la Raymondie, on trouve le musée d'Uxellodunum qui renferme des collections d'objets protohistoriques et gallo-romains provenant des fouilles du Puy-d'Issolud. Intéressantes collections de pots à pharmacie (XVIIe et XVIIIe siècles) et séries de cartes anciennes.
  • Église Saint-Maur de Martel[21]: dédiée à un disciple de saint Benoît ; église fortifiée, tympan roman du XIIe siècle, nef du XIVe siècle, clocher du XVIe siècle, rehaussé pour sa partie octogonale au XIXe siècle, d'une hauteur de 48 mètres. L'église à travers ses dimensions et son caractère imposants est un bel exemple du "Gothique du Midi", dont la cathédrale Sainte-Cécile d'Albi est la plus représentative. Le chevet de l'église est éclairé par une très belle verrière du début du XVIe siècle représentant en 12 tableaux la Semaine Sainte ; on l'attribue à l'atelier du célèbre verrier Arnaud de Moles. On trouve aussi dans le chœur un bel ensemble de boiseries et de tableaux du XVIIIe siècle.
  • Halle de la fin du XVIIIe siècle remarquable pour sa charpente en châtaignier et ses « conques » (mesures à grain) : édifiée sur l'emplacement de l'Arsenal et du premier hôtel de ville où les consuls et le sénéchal tenaient leurs séances, démoli par décision du 4 janvier 1792 de l'assemblée municipale, reconstruite entre 1793 et 1800, inscription par arrêté du 11 octobre 2004 aux monuments historiques[22], bâtiment remarquable par sa charpente conçue par Teringot, géomètre à Martel.
  • Hôtel Fabri inscription par arrêté du 26 novembre 1990 aux monuments historiques[23](XIIe siècle, XIVe siècle et XVIe siècle) : en 1183 le bourgeois Étienne Fabri y accueille Henri le Jeune, roi d'Angleterre, mourant, après le pillage de Rocamadour par sa troupe de mercenaires. Deuxième fils et héritier d'Henri II Plantagenêt et d'Aliénor d'Aquitaine, gendre du roi de France, frère de Richard Cœur de Lion et de Jean Sans Terre. D'après la tradition, ce roi d'Angleterre, couronné du vivant de son père, aussi appelé Henri Court-Mantel, y mourut en 1183, en expiant ses crimes, alors qu'Henri II était en route aux alentours de Limoges pour se réconcilier avec ce fils terrible.
  • Hôtel et tour de Mirandol[4]XVe siècle : dernière tour construite à Martel en 1469 par le seigneur de Mirandol et de Faure, carrée avec échauguette, dotée d'une clé de voûte gothique et d'une salle de guet, demeure en état de ruine avancée rénovée par Louis Blanchard en 1958, créateur et responsable de l'Association de sauvegarde des maisons et paysages de Martel et de sa région, association qui militera pour la préservation et la rénovation du petit patrimoine de Martel durant la fin du XXe siècle (notamment croix de la Montjoie et de Creysse, oratoire et fontaine de Montvalent, fontaine de Chapelle, four à pain de Loupchat, gariotte de Sargounat, mesures à grains sous la halle, croix (créée par Raymond Subes) et table d'orientation de Copeyre, enseignes parlantes en vitrail à Martel, église Saint-Pierre-es-liens de Gluges...). Marguerite Blanchard-Delvert, son épouse, conférencière aux Musées Nationaux du Louvre et de Saint-Germain-Laye, organisa la seule exposition sur Martel qui fut jamais tenue à Paris (palais de la Conciergerie, début des années 1970).
  • Maison Grise : jadis habitée par une famille de juristes, les Judicis (XIIe siècle, XVIe siècle et XIXe siècle).
  • Hôtel Condamine : hôtel de la monnaie, ancien atelier de frappe des monnaies en usage dans la vicomté (XIIIe siècle et XIVe siècle) ; particularité : deux tourelles accolées d'inégales longueurs.
  • Le Grenier d'Abondance : petit immeuble Renaissance du XVIe siècle attenante à la deuxième enceinte, fenêtres à meneaux dont l'une est surmontée d'une expression tirée des Églogues de Virgile, « Deus nobis ocia fecit »… « Dieu nous a donné ce lieu de repos ».
  • Hôpital Saint-Marc, puis couvent de moniales de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, dites maltaises[24].
  • Hôtels particuliers, maisons de caractère, humbles échoppes médiévales, portes de style, ancien couvent des Mirepoises avec son cloître et son plafond à caissons ISMH, anciens couvents Sainte-Anne-et-Saint-Joseph, à découvrir de l'extérieur au détour des vielles rues, notamment via les visites aux flambeaux organisées généralement en été.

À proximité du village[modifier | modifier le code]

Avec les sites du belvédère de Copeyre, Briance, Creysse ...

Liste des 7 tours[modifier | modifier le code]

De gauche à droite, tours Fabri, Mirandol, Vergnes de Ferron, et beffroi de la Raymondie, photo Pierre-Yves REDON.
  1. Clocher de l'église Saint-Maur, clocher octogonal, XIVe siècle, XVIe siècle et XIXe siècle, 48 mètres.
  2. Beffroi del l'hôtel de la Raymondie, tour rectangulaire avec clocheton, cheminée et horloge, XIIIe siècle et XIVe siècle, plusieurs échauguettes aux angles du palais, 35 mètres de hauteur pour le beffroi.
  3. Tour Tournemire : tour de guet, et également prison, XIIe siècle et XIVe siècle, tour carrée avec créneaux recouverts, 25 mètres.
  4. Tour du couvent des Cordeliers (tronquée à la Révolution), tour carrée, XIVe siècle, 25 mètres.
  5. Tour de la maison Fabri, tour ronde, XIIe siècle XIVe siècle et XVIe siècle, 23 mètres.
  6. Tour de l'hôtel Vergnes de Ferron, tour ronde avec clocheton et échauguette, tourelle en façade nord, XIVe siècle et XVe siècle, 23 mètres.
  7. Tour de l'hôtel de Mirandol[4], 1469, tour carrée avec échauguette et clé de voute remarquable, 24,5 mètres.

D'autres tourelles : hôtel de la monnaie, pigeonniers...

Liste des monuments historiques[modifier | modifier le code]

Mobilier aux Monuments historiques[modifier | modifier le code]

  • Cheminées dans le palais de la Raymondie[39].
  • Bas-relief dans le palais de la Raymondie[40].

Culture et éducation[modifier | modifier le code]

  • Martel possède une école de musique de statut associatif (Loi 1901).
  • L'Ensemble vocal de Martel, issu de cette école, a été dirigé par Patrick Hilliard (1990-1998), puis par Christophe Loiseleur des Longchamps (1998-2010). Deryck Webb en a été le professeur de technique vocale. Depuis 2012, ce chœur est devenu l'Ensemble vocal du Pays de Martel, dirigé par Marie Briois[41].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Henri le Jeune (1155-1183), dit le « jeune roi », prince d'Angleterre, deuxième fils de Henri II et d'Aliénor d'Aquitaine, couronné roi du vivant de son père (surnommé Henri Court-Mantel), mort à Martel le 11 juin 1183
  • Raymond IV de Turenne donne à Martel sa charte de franchises en 1219
  • Peyre Pélicié (début du XIIIe siècle), troubadour de Martel (issu d'une famille bourgeoise de la ville) dont on conserve deux chansons[42]
  • Christophe de Romandiola (1172-1271) bienheureux, disciple et ami de François d'Assise, fonda le couvent des Cordeliers
  • Saint Louis et Blanche de Castille vinrent à Martel en 1244
  • Du Guesclin, libérateur de Martel en 1374
  • Étienne de Bascle (1605-1661), avocat janséniste, ami de l'abbé de Saint-Cyran, 3e solitaire de Port Royal[43]
  • Jean-Baptiste Roger de Lacoustande (1720-1794), général des armées de la République y est né et décédé.
  • Jean-Louis Jauberthou, introducteur en France de la vaccine, qu'il inocula à la famille royale en 1785 (livres divers sur la vaccination)
  • Pierre-Joseph Lachèze de Murel (1744-1835), député aux États Généraux, et à la chambre des députés, chev. de la Légion d'honneur[44]
  • Pierre Lachièze (1743-1818) avocat, maire de Martel pendant la Révolution (1792-1795), président de l'Assemblée départementale, député à la Législative et au Conseil des Anciens et au Corps législatif[45]
  • Claude Caÿx prêtre né le 6 novembre 1724 à Martel, bienheureux, tué lors des massacres de septembre 1792 à Paris[46]
  • Charles Ribeyrolles (1812-1860), écrivain et journaliste républicain, proscrit en 1851, ami de Victor Hugo, établi au Brésil où il mourut en 1860, coauteur du Brésil pittoresque
  • Pierre-Marcelin Lachièze (1807-1885), avocat, fondateur sous la monarchie de Juillet du journal républicain le Radical du Lot[47]
  • Mgr Arlet, évêque d'Angoulême (début du XXe siècle), né à Martel[48]
  • Henri Ramet, né le 22 février 1859 à Martel, maire, historien, premier président de la Cour d'Appel de Toulouse
  • Albert Lachièze, (1840-1925) maire de Martel de 1877 à 1925, député du Lot de 1889 à 1906[49]
  • Pierre Lachièze-Rey (1885-1957), philosophe, né et mort à Martel
  • Anna Delvert [4] (née Lacroix) (1884-1960), entrepreneuse, personnalité "forte" de la petite cité sur la première moitié du XXe siècle, créa avec son époux Henri Delvert, la conserverie Delvert en 1904, Coupe d'Or du Bon Goût Français (1970), fournisseur de Fauchon, Félix Potin, des marchés parisiens et d'une centaine des meilleures épiceries fines de France et qui comptait plus de 30 employés dans les années 1970. Elle fut notamment reconnue pour son implication et sa générosité envers les Martelais durant la deuxième guerre mondiale. Son fils Pierre et son petit-fils Jacques, entrepreneurs, créèrent et développèrent le 3ème producteur français de confitures à Malemort (Corrèze), son gendre Alex Cheyrou, aviateur, co-fonda l'aérodrome de Brive et son petit-fils, Jean-Louis Cheyrou, né à Martel, Sciences Po Paris, fut président de Tetra Pak France et Afrique.
  • François Gall, peintre- sculpteur français né le 22 mars 1912 à Kolozsvár (capitale de la Transylvanie hongroise, dans l'actuelle Roumanie) et décédé à Paris le 9 décembre 1987, âgé de 75 ans. Il a épousé une martelaise, Eugénie Chassaing, journaliste et écrivaine quercinoise. Ils passaient une grande partie de l'année dans leur maison de Martel.
  • Louis Blanchard[4], né à Paris en 1905 - mort à Brive en 1988, École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris, disciple de Paul Langevin. Ingénieur chimiste, expert et inventeur de verres innovants, directeur de la recherche de la division verres de Saint-Gobain (1947-1968), "curieux de tout et passionné", sauva de la ruine la tour de Mirandol et plusieurs autres maisons et éléments patrimoniaux de Martel et de sa région. Il organisa avec son épouse, Marguerite Blanchard-Delvert, conférencière aux Musées Nationaux du Louvre et de Saint-Germain-Laye, et spécialiste de l'art copte, la première exposition sur Martel à la Conciergerie de Paris en 1970. Créateur et président (1976-1988) de l'Association de Sauvegarde des Maisons et Paysages de Martel et de sa Région, parfois surnommé "le moine des vieilles pierres" à la fin de sa vie, il initia et anima le mouvement général de restauration et de rénovation de la petite cité qu'il fit connaître à nombre d'intellectuels et de scientifiques de haut vol, instilla la passion de la région à nombre de ses amis, dont certains firent énormément pour l'animation culturelle locale, et milita pour une prise de conscience de la nécessaire préservation du patrimoine architectural et culturel de Martel, trop longtemps malmené.
  • Charles Nouailhac, fils aîné d'une dynastie de notaires martelais, haut fonctionnaire en poste à Baden-Baden lors de l'occupation française en Allemagne après la Seconde Guerre mondiale. Cheville ouvrière auprès de Marcel Meunier et François Ceyrac du CNPF, et d'André Bergeron de Force Ouvrière, de l'accord du 31 décembre 1958 portant sur la création de l'assurance chômage, de l'UNEDIC et des ASSEDIC, dont il est anecdotiquement à l'origine des noms de marque. Quoique collaborateur de Marcel Meunier et François Ceyrac côté CNPF, il fut proposé par André Bergeron lui-même pour diriger l'UNEDIC. Premier directeur de l'UNEDIC pendant 30 ans, de sa création jusqu'à sa retraite[50]. Il fut notamment vice-président le l'ANRH. Né à Martel, il passait chaque année ses congés dans sa maison familiale de l'avenue du Capitany.
  • Robert Vattier, un des comédiens préférés de Marcel Pagnol, né le 2 octobre 1906 à Rennes (Ille-et-Vilaine) et décédé le 9 décembre 1982 à Nanterre (Hauts-de-Seine).
  • Charles Breuil, artiste peintre marqué par le surréalisme, né à Saint Denis les Martel en 1928. Il a vécu et travaillé à Anglet (Pyrénées Atlantiques). Il a passé de nombreux étés à Martel où il a beaucoup peint.
  • Édith Piaf, chanteuse française (1915-1963) : elle venait prier à l'église du hameau de Gluges, elle a financé anonymement le renouvellement des vitraux de cet édifice, une place porte son nom[51].
  • Marcel Baleste géographe, professeur à Henri IV, historien de Martel, mort en 2006, auteur de La Vie quotidienne à Martel au XIXe siècle – 1800-1852[52]
  • Pierre Mirat (1924-2008), acteur français inhumé au cimetière de Martel, vivait dans l'hôtel Vergnes de Ferron.
  • Robert Littell Né en 1935, journaliste et écrivain américain vivant à Martel.
  • Patrick Sébastien (1953), de son vrai nom Patrick Boutot, est un imitateur, humoriste, acteur, réalisateur, chanteur, auteur-compositeur, écrivain, producteur-animateur d'émissions de divertissement de télévision français et ex-dirigeant de club de rugby celui du CA Brive vit à Martel.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Panoramique[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. Préfecture du Lot, « Intercommunalité : Création de Causses et vallée de la Dordogne », sur Préfecture du Lot, (consulté le 11 janvier 2015).
  2. Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy, , 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 116.
  3. Victor Adolphe Malte-Brun, Lot : Géographie - Histoire - Statistique - Administration, Les éditions du Bastion, (réimpr. 1980), 58 p., p. 41
  4. a, b, c, d, e, f, g et h Archives Pierre-Yves Redon : famille Redon-Blanchard-Delvert-de la Tour et de l'Association de Sauvegarde des Maisons et Paysages de Martel et de sa Région
  5. « Les véritables origines de Martel, bien loin de tout ce que l'on entend... », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant, paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  6. a, b, c et d Henri Ramet, "Martel, un coin de Quercy"
  7. « Les maires de Martel », sur Site francegenweb, (consulté le 21 mai 2016).
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. Le Lot partie Chemins de fer p. 194 - Armand Viré - Réédition de l'ouvrage de 1907 - (ISBN 2-7455-0049-X)
  13. « Solev », sur http://www.solev.com (consulté le 21 septembre 2012)
  14. Gino Lauri, « C F T H Q - Le Truffadou », (consulté le 2 mars 2011)
  15. « Le hall des voyageurs inauguré », La Dépêche du Midi,‎ , p. 26 (lire en ligne)
  16. Anne-Laure Napoleone, La Raymondie de Martel, p. 391-404, dans Congrès archéologique de France. 147e session. Quercy. 1989 - Société française d'archéologie - Paris - 1993
  17. Ludovic de Valon a écrit à tort que l'hôtel de la Raymondie a été construit par Raymond VI, vicomte de Turenne, et qu'il avait été cédé aux Stephani (Ludovic de Valon, Essai historique et généalogique sur la Famille de Valon. Chapitre III - Pierre et Raymond Stephani, seigneurs dominants de Gigouzac. Arnaud Stephani, Bernard Stephani de Valon et Pierre de Valo, etc., coseigneurs de Gigouzac (XIIIe siècle) , p. 658, dans Bulletin de la Société scientifique historique et archéologique de la Corrèze, 1912, tome 34 (lire en ligne))
  18. D'après Ludovic de Valon, la généalogie de la famille Stephani serait :
    * Arnaud Stephani,
    ** Bernard Staphani (mort avant 1329), seigneur de Gigouzac, coseigneur de Thégra, s'est marié avec Guillemette de Valon, héritière des Valon de Lavergne
    *** Pierre Stephani. Il rend hommage en 1340 à Cécile de Comminges, vicomtesse de Turenne pour la Raymondie et tout ce qu'il possède dans la vicomté.
  19. Ludovic de Valon, Essai historique et généalogique sur la Famille de Valon. Chapitre IX - Bernard Stephani de Valon, seigneur de Gigouzac (1408-1414), p. 237-243, dans Bulletin de la Société scientifique historique et archéologique de la Corrèze, 1913, tome 35 (lire en ligne)
  20. Marguerite Guely, L'hôtel de la Raymondie de la Révolution à nos jours, dans Société scientifique historique et archéologique de la Corrèze
  21. Marie-Pasquine Subes-Picot, Église Saint-Sauveur de Martel, p. 365-390, dans Congrès archéologique de France. 147e session. Quercy. 1989 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1993
  22. Halle Notice no PA46000035, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. Hôtel Fabri Notice no PA00095299, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. Patrimoines Midi-Pyrénées : hôpital Saint-Marc, puis couvent de moniales de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, dites maltaises
  25. Patrimoines Midi-Pyrénées : château
  26. Patrimoines Midi-Pyrénées : château
  27. Patrimoines Midi-Pyrénées : château fort dit "repaire de la Fon", abri troglodytique
  28. (lire en ligne)
  29. « Cloître des Mirepoises », notice no PA00095158, base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. « Église de Louchapt », notice no PA00095290, base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. « Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Murel », notice no PA00095291, base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. « Église Gluges », notice no PA00095159, base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. Jean-Baptiste Gluck (ill. Eugène Gluck), Album historique de département du Lot : Avec les vues des principaux monuments et sites du Quercy, Éditions de la Tour de Gile, (réimpr. 1995), 192 p. (ISBN 2-87802-209-2), p. 124.
  34. Valérie Rousset, Jean-Pierre Girault, Anne-Marie Pêcheur et Marguerite Guély, « L’Église Saint-Pierre-ès-Liens de Gluges à Martel et son presbytère (Lot) », Mémoires de la Société Archéologique du Midi de la France, vol. LXIX,‎ , p. 69-98 (lire en ligne).
  35. « Hôtel de ville de Martel », notice no PA00095161, base Mérimée, ministère français de la Culture
  36. « Halle », notice no PA46000035, base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. « Hôtel Fabri », notice no PA00095299, base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. « Maison Arcambal », notice no PA00095162, base Mérimée, ministère français de la Culture
  39. « Cheminées », notice no PM46000202, base Palissy, ministère français de la Culture
  40. « Bas-reliel », notice no PM46000203, base Palissy, ministère français de la Culture
  41. Archives de l'Ensemble vocal de Martel
  42. Jeanroy
  43. Delforge : Les Petites Écoles de Port-Royal. Sainte-Beuve : Histoire de Port-Royal., etc.
  44. « Martel », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale
  45. Pierre Lachièze sur le site BSEL Société des études du Lot 3 1999
  46. Claude Caÿx sur le site Causes des Saints Révolution française 02
  47. Pierre-Marcelin Lachièze dans le BSEL BSEL - Octobre-Décembre 1998
  48. Mgr Arlet sur un bulletin du conseil municipal de Cremps Mgr Arlet
  49. « Albert Lachièze », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale
  50. Mémoires d'André Bergeron
  51. Martel : Gluges n'oublie pas Piaf. La Dépêche, 2 aout 2013.
  52. Lire en ligne sur Quercy.net

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marguerite Guély, L'origine de Martel, p. 28, Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze, 2000 (lire en ligne)
  • Marguerite Guély, L'origine, l'essor et le déclin des marchands de Martel, Conférence prononcée à la Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze (lire en ligne)
  • Marguerite Guély, L'histoire de Gluges d'après les archives de Martel, Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze (lire en ligne)

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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