Gagnac-sur-Cère

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Gagnac-sur-Cère
Image illustrative de l'article Gagnac-sur-Cère
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Arrondissement de Figeac
Canton Cère et Ségala
Intercommunalité Communauté de communes Cère et Dordogne
Maire
Mandat
Claire Delande
2014-2020
Code postal 46130
Code commune 46117
Démographie
Population
municipale
684 hab. (2014)
Densité 53 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 56′ 23″ nord, 1° 52′ 41″ est
Altitude 140 m
Min. 138 m
Max. 412 m
Superficie 12,83 km2
Localisation

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Gagnac-sur-Cère est une commune française, située dans le département du Lot en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

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La commune de Gagnac-sur-Cère chevauche la limite entre, à l’est les terrains primaires du Massif central, et à l’ouest l’Aquitaine, plus précisément le Limargue, zone bordure de cette région, constituée de terrains du Lias. Elle est traversée d’est en ouest par la Cère, rivière venue des Monts du Cantal et qui se jette dans la Dordogne quelques kilomètres plus loin. Elle s’élève, en rive droite de la Cère vers la Xaintrie limousine, en rive gauche sur les contreforts accidentés du Ségala, jusqu’à une altitude de 406 mètres, au Pech de la Teulière. À l’ouest, les terrains secondaires sont largement recouverts par les alluvions quaternaires de la Cère et de la Dordogne, étagés en terrasses qui témoignent des niveaux successifs du lit de ces rivières.

Gagnac jouxte la limite septentrionale du Quercy, du département du Lot, donc de la région Midi-Pyrénées. C’est aussi, en matière religieuse, une paroisse limite du diocèse de Cahors. Au nord, ce sont la commune et la paroisse d’Altillac, la région Limousin, le département de la Corrèze et le diocèse de Tulle.

La Cère, non navigable mais longtemps utilisée pour le flottage des bois, était traversée au Moyen Âge sur un pont par un des « chemins du sel » conduisant alors vers l’Auvergne. Elle fournissait son énergie aux moulins qui jalonnaient son cours, et contribuait par ses poissons à l’alimentation des habitants. Elle n’est plus aussi redoutée pour ses inondations jadis fréquentes, assagie qu’elle est par les barrages construits dans son lit. Les coteaux gagnacois, longtemps largement dévolus à la vigne, sont aujourd’hui dominés par la forêt. Malgré l’extrême raréfaction des exploitations agricoles, les vallées restent vouées à l’élevage bovin, à quelques cultures, et des plantations de noyers s’y sont développées. Mais la vocation agricole de la commune est contrebalancée par l’extension dans sa partie ouest de l’importante zone d’activités de Biars – Gagnac, poumon économique de cette région.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Gagnac est basé sur l'anthroponyme d'origine gallo-romaine Ganius. La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

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Divers témoins ont été découverts d’une présence humaine dès les temps préhistoriques : des outils recueillis vers 1900 dans les alluvions argilo-sableux de la terrasse de Lavaysse par le préhistorien Jean Bouyssonie attestent de cette présence au paléolithique supérieur (époque acheuléo-moustérienne) ; d’autres, notamment une hache semi-polie, rassemblés au hameau du Rieu près du Négreval, ruisseau affluent de la Cère, sont des traces d’une activité, là, au néolithique ; un foyer « à galets chauffés » mis à jour lors d’un sondage récent au Champ de Moé est daté du premier âge du fer (vers – 2500 BP). La toponymie atteste d’un peuplement au temps des Gaulois, tout près (déjà…) de la limite entre les Cadurques (Quercy) et les Lémovices (Limousin).

Mais c’est à partir de l’époque gallo-romaine que les témoignages, même s’ils restent ténus, deviennent véritablement significatifs. Le nom de Gagnac d’abord (historiquement : ganhaco, ganhac – ou gannhac –, ganiac…), avec sa terminaison en –ac, serait celui d’un domaine agricole gallo-romain, d’après le nom du propriétaire de l’époque (Ganius), ou peut-être – plutôt ? – à cause d’une caractéristique du lieu, gagné à la culture sur les abords alors marécageux de la Cère. Des fragments de céramique (d’un dolium, de tegulae…) confirment une implantation humaine à cette époque au moins à l’emplacement du bourg actuel.

Des squelettes humains, indices d’une zone sépulcrale sûrement plus étendue, datés l’un du VIe ou VIIe siècles, l’autre (celui-ci dans un cercueil monoxyle) du Xe siècle attestent d’une occupation sinon permanente, du moins assidue de ce même site dès l’époque mérovingienne. La titulature – Saint Martin – de l’église signe d’ailleurs l’ancienneté de la paroisse de Gagnac. Sans doute inclus dans la vicairie du Vert aux temps carolingiens, Gagnac est alors une « terre de Saint-Etienne », dépendant, donc, du Chapitre de Cahors. D’abord sous la coupe, à l’époque féodale, des barons de Castelnau, elle passe vers 1160 – 1170, à l’occasion d’un mariage, sous celle des vicomtes de Turenne. Ceux-ci l’érigent en châtellenie, et y édifient, dans la deuxième moitié du XIIe siècle, un castrum : Gagnac est alors une des sept villes murées de leur vicomté (une des trois de la vicomté en Quercy, avec Martel et Saint-Céré).

Le fort est mis à mal pendant la guerre de Cent Ans ; à l’approche de son terme (1427) le vicomte ordonne de le « refortifier » et d’en réparer l’église. Après un bon siècle de calme et de prospérité, où les seigneurs réarrentent leurs terres, où le territoire est repeuplé, notamment par des paysans venus du Limousin proche, les guerres de Religion viennent à nouveau créer le trouble. Acquis au protestantisme, Gagnac est repris (1586) par un détachement de l’armée catholique de Mayenne, duc du Maine. La réparation des dommages donne lieu à une importante phase de reconstruction, à la fin du XVIe et au début du XVIIe siècles. Pour l’essentiel, les plus anciennes des constructions actuelles du bourg et des barris (= faubourgs) datent de cette époque. Ainsi, l’église Saint-Martin, qui conserve cependant son chœur, la base de son clocher et probablement son portail du XVe siècle (mais aucune trace connue en élévation d’édifices antérieurs) est reconstruite au XVIIe siècle.

Les anciens (petits) nobles locaux – les Tourte, les Del Port, les Del Vernh, ces derniers à qui le vicomte avait confié la châtellenie à la fin du XIVe siècle – sont partis, ou ont cédé leurs biens et ont perdu de leur puissance, à l’exception des seigneurs de Laborie, confortés, eux, sous Henri IV. Ce sont des notables enrichis qui tiennent maintenant le haut du pavé : les Lagrènerie, possesseurs du moulin de ce nom et du passage du Port, alliés à des familles nobles d’Auvergne et du Limousin, anoblis eux-mêmes en 1655, habitant le petit château qu’ils ont fait bâtir au XVIIe siècle ; les Lavaur (de Gagnac, ou encore de Laboissière), qui ont acquis vers 1600 l’ancienne demeure des Del Vernh, les Laumon du Claux (de La Raufie), les Daumarès…

Les privilèges viscontins disparaissent avec la vente de la vicomté, en 1738, à Louis XV. Mais l’importance de Gagnac est alors réaffirmée, puisqu’il y est créé, en 1750, une prévôté royale dont la compétence s’étend à l’ancienne châtellenie et à celle de La Millière (Comiac, Sousceyrac…). La Révolution voit l’accès aux responsabilités de bourgeois issus des « professions libérales », dont notamment Pierre-Benoît Drulhe, médecin, premier maire de la nouvelle commune de Gagnac, en 1790, puis membre du Directoire du District de Saint-Céré. Mais elle est marquée par des troubles, liés à la présence d’un foyer de radicalité avec la création, sous l’égide d’un nommé Bernardin Vabre, d’une antenne des « Amis de la Constitution », et aux conflits autour des prêtres insermentés.

Au XIXe siècle, l’économie locale est gravement affectée par les maladies de la vigne, oïdium d’abord vers 1850 puis phylloxéra vers 1875. Elle se redresse par l’apport de plants américains. Mais ce n’est qu’un répit. Au milieu du XXe siècle, les petits vins locaux sont condamnés à la fois par les réglementations et par l’évolution des goûts. La culture de la fraise prend le relais et connaît un essor remarquable au cours des années 1950, avant de s’étioler à son tour. En revanche, l’ouverture en 1887 d’un nouveau pont sur la Cère, remplaçant le bac qui permettait jusque là sa traversée, la mise en service en 1891 de la voie ferrée Brive – Aurillac et de la gare de Port-de-Gagnac, au hameau de Lavergne, l’amélioration de la voirie, avaient offert entre temps de nouvelles facilités aux communications et aux échanges.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[2]
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1815 Antoine Audubert    
1815 1830 Paul Lacaze    
1831 1838 Drulhes    
1838 1854 Guillaume Audubert    
1854 1859 Jean Lacaze    
1859 1870 Guillaume Audubert    
1870 1871 Auguste Larreginie    
1871 1874 Lucien Vigie    
1874 1876 Guillaume Audubert    
1876 1884 Lucien Vigie    
1884 1892 Henri Lapace    
1892 1902 Joachim Fayet    
2001 2008 Jacqueline Terrou    
2008 2014 Danièle Vallin    
2014   Claire Delande    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 684 habitants, en diminution de -6,68 % par rapport à 2009 (Lot : 0,05 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 656 920 962 1 475 1 651 1 722 1 611 1 638 1 709
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 685 1 638 1 603 1 586 1 590 1 631 1 584 1 440 1 565
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 427 1 206 1 163 1 044 1 008 762 690 642 622
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
649 654 643 664 611 663 730 682 684
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Les premiers chiffres de population dont nous disposons remontent à la Révolution : il est décompté alors dans la communauté 200 feux, pour quelque 2 000 habitants, nombre peut-être un peu surévalué. Cependant, au cours du XIXe siècle, la population fluctue autour de 1 600 habitants, avec un maximum de 1 722 en 1836, et un minimum de 1 479 en 1826.

Mais la commune de Gagnac était plus étendue alors qu’elle ne l'est maintenant. En 1902, la création de celle d’Estal lui enlève plusieurs secteurs, et sa population s’abaisse à quelque 1 200 habitants. Elle n'est plus que de 1 000 habitants en 1921, au lendemain de la Grande Guerre. En 1928, la création de la commune de Laval-de-Cère l'ampute de nouveau, et la population descend nettement au-dessous du seuil des 1 000 : autour de 700 habitants. Elle a diminué de 800 habitants en 35 ans, entre 1896 (1 565 habitants) et 1931 (732 habitants), moitié par suite des pertes de territoires, moitié du fait de l'exode rural.

Au cours du dernier demi-siècle, les fluctuations ont été très faibles, autour de 650, soit une densité voisine de 50 habitants au km2. Mais leur répartition est très hétérogène, entre un secteur est (le Ségala) peu peuplé et à l’habitat très dispersé, et un secteur ouest (la vallée) à l’habitat plus dense, et qui se densifie. Enfin, le recensement de 2008 témoigne d’une remontée sensible de la population (721 habitants).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Gagnac vaut surtout dans ce domaine par ses nombreux bâtiments, au bourg et dans des hameaux de caractère (la Teulière, le Moulicou, etc.) témoignant de l’architecture rurale typique de la région : maisons de vignerons avec à l’étage l’habitation où l’on accède par un escalier extérieur puis un bolet ouvrant sur la pièce à vivre avec sa bassière ; au rez-de-chaussée, la cave et le cellier où s’effectue la vinification et où l’on entrepose les outils et les vins ; toits couverts de lauzes (de moins en moins nombreux, côté Ségala) ou de tuiles rouge-brun produites localement jusqu’au milieu du XXe siècle (dans la vallée), celtiques ou, plus fréquemment à partir de la fin du XVIIIe siècle, à la Mansart ; vastes granges – étables sur deux niveaux, construites, comme les maisons, en matériaux du pays : gneiss, parfois galets et un peu de calcaire, granite ou grès pour les encadrements d’ouvertures.

L’église Saint-Martin, comme il a déjà été dit, date pour la majeure partie du XVIIe siècle. À l’extérieur, elle se distingue par un clocher original, carré à sa base, surélevé au XVIIe siècle de huit piliers délimitant la chambre des cloches, surmontée d’un curieux petit clocheton en bardage de châtaignier. Le portail, sans doute du XVe siècle, réinstallé là lors de la reconstruction, mérite l’attention. À l’intérieur se trouvent une très belle pietà du XVIIe siècle, et les éléments d’un beau retable de chœur replacés après restauration dans une chapelle latérale.

Un autre monument digne d’intérêt est constitué par la « chapelle du cimetière », en réalité ce qui reste – le chœur et le clocher – de l’église médiévale Notre-Dame de la Bessonie, jadis aussi église paroissiale, désaffectée et dont la nef a été détruite dans la seconde moitié du XVIIe siècle.

Le petit château XVIIe de Lagrènerie a été incendié le 9 juin 1944 lors du passage d’un détachement de la Division « Das Reich ». Il reste, au hameau de La Raufie, un plaisant petit manoir, également XVIIe, longtemps propriété des Laumon du Claux, puis, autour de 1900, d’une famille Bouyssonie (celle des découvreurs de l’homme de La Chapelle-aux-Saints), acquis par le conseil général du Lot pour y installer une maison d’enfants en difficulté. Port-de-Gagnac, hameau étiré en longueur entre la route et la voie ferrée, sous le rocher de Roquefort, au bord d’un plan d’eau de la Cère (retenue de l’ancien moulin du Port reconverti en microcentrale) a été très modifié au XXe siècle mais n’en présente pas moins beaucoup d’agrément. On y remarque notamment une croix de Malte (1704).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Plusieurs publications à diffusion locale (bulletins de l’association « Culture et Patrimoine », Le CEP - Mairie, 46 130 – GAGNAC, http://lecep-gagnac.monsite-orange.fr/) permettent d’approfondir la connaissance de l’histoire et du patrimoine de Gagnac-sur-Cère :

  • Gagnac au Moyen Age, par Marguerite Guély ;
  • Gagnac de la Renaissance à la Révolution, par Marguerite Guély ;
  • Passages d’eau et moulins sur la Cère, par Marguerite Guély ;
  • L’église Saint-Martin de Gagnac, par Valérie Rousset et Marguerite Guély ;
  • Le fort de Gagnac, origine et évolution, par Valérie Rousset, Jean-Pierre Girault et Edmonde Larue ;
  • Mariages à Gagnac aux XVIIe et XVIIIe siècles, par Guy Dauphin ;
  • La vigne à Gagnac, par Jean Ponchie ;
  • Fraise, capitale Gagnac, par Jean Ponchie ;
  • Origine des noms de lieux de Gagnac et alentours, par Robert Larue ;
  • Gagnac : brins d’histoire, collectif ;
  • Mémoires d'écoles, par Jacqueline Leyrissoux ;
  • Tuileries, moulins et autres artisanats locaux, par Gérard Réveillac ;
  • Dictionnaire des noms de lieux d'ici, par Robert Larue.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy, , 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 112.
  2. « Les maires de Gagnac-sur-Cère », sur Site francegenweb, (consulté le 5 février 2017).
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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