Rignac (Lot)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Rignac.
Rignac
L'église.
L'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Gourdon
Canton Gramat
Intercommunalité Communauté de communes Causses et vallée de la Dordogne[1]
Maire
Mandat
Francis Lacayrouze
2014-2020
Code postal 46500
Code commune 46238
Démographie
Gentilé Rignacois
Population
municipale
267 hab. (2014)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 48′ 27″ nord, 1° 41′ 46″ est
Altitude Min. 270 m
Max. 423 m
Superficie 9,64 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Lot

Voir sur la carte administrative du Lot
City locator 14.svg
Rignac

Géolocalisation sur la carte : Lot

Voir sur la carte topographique du Lot
City locator 14.svg
Rignac

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Rignac

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Rignac
Liens
Site web http://www.rignac.org

Rignac est une commune française, située dans le département du Lot en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Rignacois[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située dans le Quercy sur le causse de Gramat.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Rignac
Rocamadour Alvignac Thégra
Rocamadour Rignac Gramat
Rocamadour Gramat Gramat

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune se nomme Rinhac en occitan.

Le toponyme Rignac est basé sur l'anthroponyme gaulois Renius. La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune de Rignac a été créée en 1892 par détachement d'une partie du territoire de Gramat[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[5]
Période Identité Étiquette Qualité
1892 1912 Léon Escudie    
1912 1925 Louis Vidal    
1925 1929 Léon Bergougnoux    
1929 1935 Louis Vidal    
1935 1938 Gabriel Delmas    
1938 1944 Théophile Bergougnoux    
1944 1977 Léon Maury    
1977 1984 Robert Delmas    
1984 2001 Pierre Baquet    
2001 2014 Daniel Wattier    
2014 en cours Francis Lacayrouze    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1896. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 267 habitants, en augmentation de 1,52 % par rapport à 2009 (Lot : 0,05 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
489 447 435 409 376 385 352 307 261
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010
243 226 213 175 200 229 258 242 267
2014 - - - - - - - -
267 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Zone artisanale[modifier | modifier le code]

Une zone artisanale de 8,5 ha est située au sud-est du territoire de la commune au lieu dit les Vielles Vignes à proximité de Gramat et accueille les entreprises commerciales, tertiaires, artisanales ou semi-industrielles. Elle est connectée au réseau routier par la RD 840 qui mène à l'autoroute A20 et se trouve proche de la gare de Gramat[10].

Elle comporte déjà de nombreuses entreprises œuvrant dans les domaines suivants : traitement des déchêts, jardinerie, électrotechnique, import et de distribution d'objet de plein-air et pour enfants, couverture et charpente, médecine du travail, travaux publics...

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Germain[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Germain.

L'église Saint-Germain au centre du village de Rignac est classée au titre des Monuments historiques par arrêté du [11]. Elle est citée au XIIe siècle, dans le cartulaire de l'abbaye d'Obazine, mais a peut-être été détruite lors de la guerre de Cent Ans. Sa construction homogène en pierres calcaires, avec son clocher barlong et son chœur gothique polygonal, font penser à une complète reconstruction dans la deuxième moitié du XVe siècle. Les visages très expressifs, sculptés sur des culots, ont pu être repris pour recevoir les arêtes des voûtes des chapelles latérales. Elle possédait un décor intérieur peint, qui a en partie disparu[12].

Au cours du XIXe siècle, une sacristie fut ajoutée, vraisemblablement à la même période que les autels de marbre blanc et la série de vitraux, puis au début du XXe siècle, un nouvel aménagement intérieur vint achever les restaurations. Il s'agit d'abord des très simples fonts baptismaux au fond de l'église, ainsi que des stations du chemin de croix aux cadres de métal peint. La tribune a été supprimée. Au-dessus du tabernacle de l'autel de la Vierge, figure l'incrustation de Notre-Dame-de-Rocamadour telle qu'elle était vue à la fin du XIXe siècle. Un vitrail du chœur représente saint Germain d'Auxerre en vis-à-vis avec sainte Germaine de Pibrac, alors très célèbre dans la région[12].

Le château de Roumégouse[modifier | modifier le code]

le nom de Roumégouse est à mettre en relation avec les pèlerins roumieux. Dominant le village de Rignac, le château de Roumégouse[13] était la propriété de la famille de Cho(u)rigny, présente depuis 1610. Au XVIIIe siècle, il fut acquis par la famille de Foulhiac de Padirac. Vers 1900, l'édifice fut transformé selon le goût romantique de l'époque. De fausses accolades de pierre furent ajoutées sur les linteaux des baies, de façon à rendre les originales plus perceptibles. Le lieu, actuellement privé, a été longtemps un hôtel de l'association hôtelière des Relais & Châteaux. Il accueillit ainsi en 1970 le général de Gaulle.

Le château de Mordesson[modifier | modifier le code]

Le fief de Mordesson faisait déjà partie du partie du patrimoine des Vallon de Thégra au XIVe siècle. Raymond de Fouilhac « Historien du Quercy » y serait né en 1622. Héritier des terres, il fit construire en 1661 le château visible actuellement. Un cartouche est orné d'un écusson sur lequel figurent les lettres G.R.B., initiales des prénoms de ses anciens propriétaires : Guillaume de Valon, Raymond et Bertrand de Fouilhac. Le château est mentionné dans la légende associée au gouffre voisin du Saut de la Pucelle. Il est situé aux abords du chemin qui relie les lieux-dits de Prangères (Gramat) au Causse nu (Alvignac)[14].

L'ancien hôpital des sœurs maltaises[modifier | modifier le code]

L'IGN signale toujours ces ruines, malgré leur disparition quasi totale. Mme Marty-Bazalgues le constata aussi lorsqu'elle voulut se rendre sur le terrain[15].

L'arbre de la liberté[modifier | modifier le code]

La tradition rapporte que le platane qui se dresse fièrement sur la petite place du village est un arbre de la liberté, planté pendant la période révolutionnaire. Sa circonférence témoigne de son ancienneté.

La maison dite "aux deux tourelles"[modifier | modifier le code]

La base de cette demeure est contemporaine de la reconstruction de l'église, après la guerre de Cent Ans. L'édifice ne devait pas être assez spacieux, puisqu'il fut modifié et agrandi avant 1762. Il reçut alors en façade deux tourelles de section carrée, chacune sur un léger encorbellement. L'ensemble fut enfin restauré au XIXe siècle. La photographie de la souillarde, cuisine voûtée présente dans de nombreuses maisons de la région, est visible sur le site du Conseil Général du Lot. Elle a été inscrite monument historique par arrêté du 16 août 1976[16].

Gouffre du Saut de la Pucelle[modifier | modifier le code]

Le gouffre du Saut de la Pucelle est une cavité souterraine située à la limite des communes de Rignac, Rocamadour et Gramat dans lequel se perd le ruisseau de Rignac.

Aire de loisirs[modifier | modifier le code]

À l'entrée du village, près du pont qui franchit le ruisseau (intersection D 20 et D 36), Rignac dispose d'une aire de loisirs comportant[17] :

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Préfecture du Lot, « Intercommunalité : Création de Causses et vallée de la Dordogne », sur Préfecture du Lot, (consulté le 11 janvier 2015).
  2. Nom des habitants des communes françaises sur le site Habitants.fr, consulté le 8 octobre 2013.
  3. Gaston Bazalgues, « Les noms des communes du Parc », Les cahiers scientifiques du Parc naturel régional des Causses du Quercy, vol. 1,‎ , p. 115 (lire en ligne)
  4. « Notice communale - Rignac », sur Cassini (consulté le 4 janvier 2016).
  5. « Les maires de Rignac », sur Site francegenweb, (consulté le 4 janvier 2016).
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. « Développement économique & projets : La ZA de Rignac », sur http://www.paysdepadirac.fr (consulté le 20 février 2015)
  11. Notice no PA00095063, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. a et b « Rignac - La petite histoire », sur http://rignac.pagesperso-orange.fr (consulté le 20 février 2015)
  13. Catherine Didon, Châteaux, manoirs et logis. Le Lot : Roumégouse, Éditions Association Promotion Patrimoine, , p. 161.
  14. David Baquet, « Le château de Mordesson », Bulletin de l'Association RACINES, no 1,‎ , p. 16-17 (ISSN 1277-7781)
  15. Jacqueline Marty-Bazalgues, « À la découverte d'une possession des dames maltaises : les Jourdanes à Rignac », Bulletin de l'Association Racines, Alvignac, no 5,‎ (résumé).
  16. Notice no PA00095195, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Rignac - Actualités », (consulté le 20 février 2015)