Le Bastit

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Ne doit pas être confondu avec Le Bastit-Saint-Hilaire.

Le Bastit
Le Bastit
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Gourdon
Canton Gramat
Intercommunalité Communauté de communes Causses et vallée de la Dordogne[1]
Maire
Mandat
Hervé Destrel
2014-2020
Code postal 46500
Code commune 46018
Démographie
Gentilé Bastitois, Bastitoises
Population
municipale
155 hab. (2016 en diminution de 0,64 % par rapport à 2011)
Densité 5,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 43′ 25″ nord, 1° 39′ 58″ est
Altitude 350 m
Min. 258 m
Max. 406 m
Superficie 28,25 km2
Localisation

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Le Bastit est une commune française, située dans le département du Lot en région Occitanie.

Les habitants du Bastit sont les Bastitois et les Bastitoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située dans le Quercy, sur l'ancienne route nationale 677 entre Labastide-Murat et Gramat.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes du Bastit[2]
Couzou Gramat
Carlucet du Bastit[2] Reilhac
Montfaucon Cœur de Causse Lunegarde

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Le Bastit est la forme masculine de Bastide et serait basé sur le verbe bastir issu du germanique bastjan. Ce terme désignait un édifice, une maison importante, un village nouvellement bâti et fortifié[3],[4].

Au XIIIe siècle, Le Bastit correspond à la commanderie, la paroisse étant quant à elle sous le vocable de Saint-Martin de Bessols[5]. L'église détruite au début de la guerre de Cent Ans fut reconstruite avec le vocable de Saint-Blaise du Bastit

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Un établissement romain a été signalé au XVIIIe siècle dans les environs du lieu-dit Pech de Rode. Les vestiges : substructions de murs, tesselle de mosaïque, tegulae, tessons de céramique ont été interprétés comme faisant partie d'une villa romaine[6].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

À partir de 1250, Le Bastit devient une commanderie de l'ordre du Temple qui faisait partie de la province de Provence[7]. Cette commanderie templière administrait également une partie des possessions de l'ordre dans le Quercy, notamment les fiefs de Cras, Pomarède ou encore le domaine de Septfons. Après l'arrestation des Templiers en 1307 et le procès qui s'en est suivi, Le Bastit fut dévolu en 1315 aux Hospitaliers.

À proximité de la commanderie, on trouve un certain nombre de mas (fermes) ayant appartenu aux templiers du Bastit:

Les templiers possédaient tout ou partie de la dîme des villages suivantes:


Article connexe : Grand prieuré de Saint-Gilles.

La commanderie du Bastit du Causse une fois devenue hospitalière appartenait à la langue de Provence et faisait partie du grand prieuré de Saint-Gilles. Au XVIIIe siècle, elle administrait les membres suivants[11]:

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[12]
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1796 Antoine Durieu    
1796 1798 François Villies    
1798 1815 Antoine Durieu    
1815 1820 Jean Pierre Rossignol    
1820 1826 Amans Rossignol    
1826 1830 Joseph Lapeze Lunegarde (de)    
1830 1836 Amans Rossignol    
1837 1843 Antoine Durieu    
1843 1846 Alban Calmels    
1846 1863 Antoine Durieu    
1864 1865 Ludovic Durieu    
1865 1870 Antoine Vilhes    
1871 1874 Antoine Durieu    
1874 1888 Jean Pierre Chalvet    
1888 1902 Pierre Hereil    
1995 2014 Jean-Paul Gratias    
2014 En cours Hervé Destrel    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[14].

En 2016, la commune comptait 155 habitants[Note 6], en diminution de 0,64 % par rapport à 2011 (Lot : -0,81 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4364091 0088861 1421 1211 1741 3161 321
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3401 218529524500525527459445
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
331364303272240197187191150
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
141122113118100106124127166
2016 - - - - - - - -
155--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Adrien Martinaud, « Le bornage des possessions de la commanderie du Bastit (1693-1741) », Bulletin de la société des études du Lot, t. CVII,‎ , p. 217-221, disponible sur Gallica
  • Annie Charnay, « La commanderie des Templiers du Bastit de 1250 à 1315 », dans Etudes sur le Quercy et les commanderies des ordres militaires : actes du XLIIe Congrès d'études régionales organisé par la Société des études du Lot à Souillac et Martel les 19, 20 et 21 juin 1987, Fédération des Sociétés académiques et savantes de Languedoc-Pyrénées-Gascogne, (présentation en ligne), p. 138-...
  • Jacques Juillet, Templiers et hospitaliers en Quercy : commanderies et prieurés sur le chemin de Notre-Dame de Rocamadour, Le Mercure Dauphinois, , 3e éd., 332 p. (ISBN 978-2-3566-2213-6, présentation en ligne)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Préfecture du Lot, « Intercommunalité : Création de Causses et vallée de la Dordogne », sur Préfecture du Lot, (consulté le 11 janvier 2015).
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy, , 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 106
  4. Gaston Bazalgues, « Les noms des communes du Parc », Les cahiers scientifiques du Parc naturel régional des Causses du Quercy, vol. 1,‎ , p. 117 (lire en ligne)
  5. Juillet 2010, p. 63.
  6. Jean-Pierre Girault, « L'habitat gallo-romain de la vallée de la Dordogne », Bulletin de l'Association RACINES, no 17,‎ , p. 4-5.
  7. Charnay 1988.
  8. Charnay 1988, p. 139, 143-44.
  9. Bourg 1883, p. 547.
  10. Charnay 1988, p. 139-40, 143.
  11. Abbé C. Nicolas, « Histoire des grands prieurs et du prieuré de Saint-Gilles faisant suite au manuscrit de Jean Raybaud 1751-1806 : tome III », Mémoires de l'Académie de Nîmes, t. XXIX,‎ , p. 117, disponible sur Gallica
  12. « Les maires du Bastit (Le) », sur francegenweb.org, (consulté le 13 février 2016).
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Lavaur ou Larcux? Les deux graphies figurent dans l'ouvrage de du Bourg… Ne pas confondre avec le membre de Lavaur durant la période hospitalière car ce mas de Lavaur [non localisé] a été acheté en 1264 et se trouvait dans la paroisse de Bessols (du bastit) au même titre que Lavaysse [localisé] et Le Puy [non identifié] (Charnay 1988, p. 139).
  2. Lavaysse, lieu-dit et ferme au nord du village et du site de l'ancienne commanderie 44° 43′ 47″ N, 1° 39′ 23″ E.
  3. Le membre de Lavaur se trouvait sur la commune de Foissac en Aveyron (Juillet 2010, p. 70). À deux lieues (~8 km) de Villefranche de Rouergue en direction du Bastit d'après la description de la visite du 05 juin 1760 (Nicolas 1906, p. 117). Le toponyme Lavaur ne figure plus sur les cartes IGN mais on le trouve sur la carte d'état-major et sur la carte de Cassini 44° 29′ 06″ N, 2° 01′ 47″ E. Territoire qui se chevauche avec Villeneuve (Aveyron) sur la D922 entre Les encastrades et Cance.
  4. Il s'agit de la chapelle dite de Saint-Julien des Quatre Combes, cf. Juillet 2010. Actuellement Saint-Julien, lieu-dit au sud de la commune de Cras au bord de la rivière la Rauze: 44° 32′ 39″ N, 1° 32′ 57″ E.
  5. À cette époque, il n'y avait plus qu'une chapelle. Initialement il s'agit du membre dit de La Pomarède qui d'après l'acte de vente au seigneur Jean d'Auriole en 1488 se trouvait près de Saint-Thomas (de Las Lauzettes, lieu-dit Les Landes) sur la commune de Peyrilles et n'a donc rien à voir avec Pomarède plus à l'ouest.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
  7. 44° 43′ 26″ N, 1° 39′ 43″ E.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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