Saint-Jean-Lespinasse

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Saint-Jean-Lespinasse
Eglise romane Saint-Jean-Baptiste.
Eglise romane Saint-Jean-Baptiste.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Figeac
Canton Saint-Céré
Intercommunalité Communauté de communes Causses et vallée de la Dordogne[1]
Maire
Mandat
Sophie Boin
2014-2020
Code postal 46400
Code commune 46271
Démographie
Population
municipale
394 hab. (2014)
Densité 66 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 51′ 49″ nord, 1° 51′ 42″ est
Altitude Min. 141 m
Max. 407 m
Superficie 5,99 km2
Localisation

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Saint-Jean-Lespinasse

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Saint-Jean-Lespinasse

Saint-Jean-Lespinasse est une commune française, située dans le département du Lot en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située dans le Quercy, sur le causse de Gramat, sur la route nationale 673 entre Gourdon et tout près de Saint-Céré, dans la vallée de la Bave, affluent de la Dordogne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Espinasse serait basé sur Espinassa : grosse épine[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Montal.svg

Les armoiries des premiers seigneurs de Montal se blasonnent ainsi[3] :

D'azur, à trois coquilles d'argent, au chef d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 2014 Gérard Maynard    
mars 2014 En cours Sophie Boin[4]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 394 habitants, en diminution de -8,58 % par rapport à 2009 (Lot : 0,05 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
471 423 397 524 478 616 569 599 600
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
575 561 519 537 517 506 504 456 451
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
440 426 409 369 371 343 306 252 212
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
202 227 216 263 329 372 383 431 394
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de Montal[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Montal (Lot).

Château de style Renaissance, qui est depuis le 1er octobre 2006, sous la responsabilité du Centre des monuments nationaux. Il est ouvert à la visite. L'édifice est partiellement classé et inscrit au titre des monuments historiques en 1909, 1955 et 1995[9].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Église romane Saint-Jean-Baptiste[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Jean-Baptiste est une belle bâtisse romane couverte de tuiles plates. Incendiée en 1552. Avec une crypte romane et un ensemble sculpté, l'église a reçu après son incendie deux équipes de peintres. Il est ainsi possible d'admirer une pietà, le martyre de saint Sébastien et une scène d'offrande à l'intérieur de l'édifice. Une litre funéraire du XVIIIe siècle est également visible. L'édifice est classé monument historique en 1913[10].

Golf de Montal[modifier | modifier le code]

Sur la commune, et tout près du château, se trouve un parcours de golf de neuf trous avec un agréable plan d'eau.

Césarines[modifier | modifier le code]

On prétend que cette falaise calcaire, où l'on peut effectivement observer des murailles larges de plusieurs mètres, aurait été fortifiée par César au temps de la guerre des Gaules, d'où son nom.

Un temps proposé comme lieu de la bataille d'Uxellodunum, les Césarines furent rapidement écartées au profit des deux sites majeurs de Capdenac et du Puy-d'Issolud. Les dernières études archéologiques[11] ont fini de prouver que le Puy-d'Issolud était bien le lieu de la dernière et grande bataille de César en Gaule.

Espace culturel Orlando[modifier | modifier le code]

Denise et Peter Orlando artistes ayant élu domicile à Saint-Céré dans les années 1980, ont fait don de certaines de leurs œuvres à la commune de Saint-Jean-Lespinasse. L'Espace Orlando, situé à côté de l'église, est ouvert depuis l'été 2007. Il présente au public un choix de céramiques de Peter et Denise, de tableaux de Peter (1921-2009) ainsi que des animations et des expositions diverses d'artistes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Antoine de Plas de Tanes : seigneur de Montal et député de la noblesse[12] aux États généraux de 1789.
  • Maurice Fenaille (1855-1937) : industriel amoureux des arts, il investit une partie de sa fortune pour relever le château de Montal et lui éviter une ruine définitive. Il dut racheter de nombreuses parties du château qui avaient été dispersées en France et à l'étranger, par exemple une cheminée se trouvait dans le château des évêques d'Angers à Villevêque, Maine-et-Loire. Mécène, philanthrope et passionné, il offrit ce monument à l'État après en avoir achevé toutes les restaurations.
  • Anatole de Monzie (1876-1947) : cet homme politique — il fut ministre de l'Instruction publique en 1925 — et écrivain (auteur entre autres des Contes de Saint Céré) a possédé un manoir à Saint-Jean-Lespinasse au lieu-dit Revery. Sa sépulture est visible au vieux cimetière.
  • Gérald Van der Kemp (1912-2001) : résistant dans le maquis du Lot pendant la Seconde Guerre mondiale, il participa à la sauvegarde des œuvres du musée du Louvre — certaines ont été cachées un temps au château de Montal (entre autres La Joconde) ; il s'est marié à Saint-Jean Lespinasse pendant la guerre. Après la guerre, il fut nommé conservateur du château de Versailles.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Préfecture du Lot, « Intercommunalité : Création de Causses et vallée de la Dordogne », sur Préfecture du Lot, (consulté le 11 janvier 2015).
  2. .Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy, , 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 77
  3. Banque du Blason
  4. « Saint-Jean-Lespinasse. Sophie Boin entame son premier mandat de maire », sur La Dépêche, (consulté le 13 janvier 2015)
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. « Château de Montal », notice no PA00095241, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Église Saint-Jean-Baptiste », notice no PA00095242, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. J.-P. Girault, « Fouilles archéologiques au Puy-d’Issolud (Fontaine de Loulié) », Bulletin de la Société des Études du Lot , 1998, CXIX lire en ligne ; « Uxellodunum le dernier combat », L'Archéologue, 660, 2002, pp. 22-26.
  12. J.-A. Flourac, « Un député de la noblesse aux états généraux du Quercy Antoine de Plas de Tanes, seigneur de Montal », Bulletin de la Société des études du Lot, tome 125, 2004, p. 49-61.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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