Payrac

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Payrac
Image illustrative de l'article Payrac
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Arrondissement de Gourdon
Canton Souillac
Intercommunalité Communauté de communes Causses et vallée de la Dordogne[1]
Maire
Mandat
Jean-Pierre FAVORY
2016-2020
Code postal 46350
Code commune 46215
Démographie
Gentilé Payracois, Payracoise
Population
municipale
635 hab. (2014 en diminution de 5,22 % par rapport à 2009)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 47′ 51″ nord, 1° 28′ 22″ est
Altitude Min. 125 m
Max. 364 m
Superficie 19,5 km2
Localisation

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Payrac est une commune française située dans le département du Lot, en région Occitanie.

Ses habitants se nomment les Payracois et les Payracoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

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Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Lamothe-Fénelon Loupiac Calès
Rouffilhac Montpellier
Anglars-Nozac Le Vigan Reilhaguet

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon Gaston Bazalgues, le toponyme Payrac, d'origine gallo-romaine, est basé sur un anthroponyme Parius ou Patrius. La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes[2].

Pour d'autres, Payrac, qui tire son nom de l’occitan « Peyro » qui signifie « pierres »

Histoire[modifier | modifier le code]

Payrac était déjà un bourg important lors de la paix romaine. L’écrit le plus ancien mentionnant le village remonte au Xe siècle. Les terribles campagnes militaires, pillages et destructions de la guerre de Cent Ans, ainsi que la peste de 1347 éprouvent la population, si bien que la région finit presque inhabitée. De nombreux paysans, Limousins, Auvergnats, viennent alors repeupler le bourg, sous l’impulsion des seigneurs locaux. Après de nouveaux ravages apportés par les guerres de religion (500 morts à Payrac en 1589 dans l’armée protestante), Payrac, qui a de tout temps profité de son emplacement privilégié sur l’axe Paris-Toulouse, connaît un renouveau économique qui en fait une ville riche et prospère. Malheureusement, la révolution industrielle laisse de côté Payrac, qui perdra plus de la moitié de sa population en un siècle.

À l’époque féodale, Payrac appartenait aux seigneurs de Gourdon, ville fortifiée qui reste encore la capitale de la Bouriane. Vers 1279, Payrac devint propriété de la famille Verneuil et le resta environ 500 ans. C’est à cette époque, au XIIIe / XIVe siècle que le château, dont il ne reste que la grosse tour féodale fut construit. Au cours de la guerre de Cent Ans, la population fut pratiquement exterminée ; la région fut donc ensuite repeuplée à partir des régions avoisinantes. Au 16e, Payrac souffrit des guerres de religion. À la suite d'une défaite en 1580 à Rocamadour les protestants se réfugièrent dans l’église et dans le château de Payrac. Celui-ci fut alors incendié et les protestants, exterminés. À partir de la Renaissance, Payrac prit de l’importance en tant que centre postal et relais d’étape. Le courrier en provenance des grandes villes de France y fut déposé pour être réexpédié dans toute la région. La vie devint plus ordonnée et plus prospère. La notoriété du village dans le domaine des foires et marchés augmenta, et couvrit rapidement une zone très étendue. Les archives montrent que d’énormes quantités de grain et de bétail furent vendues sur les marchés pendant cette période.

La révolution de 1789 entraîna le dépeuplement de Payrac. En effet, la population actuelle, d’environ 700 habitants, ne représente qu’un tiers de celle de 1789. Vint ensuite l’ouverture, sous le règne de Napoléon, d’une voie impériale traversant Payrac pour relier Paris à Toulouse (l’actuelle RD 820) puis l’avènement du chemin de fer transportant les marchandises plus vite et plus loin, qui diminuèrent le rôle prépondérant de plaque commerciale qu’était devenue Payrac. Jusqu'au début du XXe siècle, la vigne et la lavande étaient cultivées sur le canton de Payrac, une distillerie de lavande y était même présente. Le phylloxéra détruisit la majeure partie des vignes, tandis que la culture de la lavande fut abandonnée au profit de régions plus productives comme la Provence. La Révolution industrielle qui ne toucha que très peu le Lot et quasi-inexistante à Payrac, a contribué avec les causes précédentes à son déclin dès le XIXe siècle et surtout au XXe siècle. Le village perdit plus de la moitié de sa population (la commune comptait plus de 1 200 habitants dans les années 1800-1850). La révolution industrielle accentua ainsi le mouvement de dépeuplement et la disparition de l’artisanat local. Malgré ces pertes de population, le village réussit à conserver une communauté relativement prospère, et demeure un centre administratif.

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À ce jour, l'offre en matière de services commerciaux et administratifs est bien en place et parfaitement adaptée aux exigences du moment. Le grand attrait du village est sans doute sa situation, car il est entouré de sites remarquables tels que Rocamadour ou Padirac. Les principales activités du village et de son canton sont maintenant l'agriculture, avec de nombreux vergers de noyers et de chênes truffiers. L'élevage est aussi présent, celui des canards et la production de foie gras participant à l'authenticité du canton payracois.

Territoire communal[modifier | modifier le code]

La commune de Payrac absorbe Camy et Loupiac en 1806. Elle cède Loupiac en 1839 pour que celle-ci puisse reformer une commune indépendante.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[3]
Période Identité Étiquette Qualité
1802 1813 Joseph Hebrard    
1813 1819 Antoine Laffargue    
1819 1830 Pierre Delmas    
1830 1837 Jean Pierre Bonaventure Lauvel    
1837 1852 Antoine Andrieu    
1852 1878 Eugène Lauvel    
1878 1882 Jean Constanty    
1882 1900 Antoine Iscard    
mars 2001 2008 Jean-Pierre Favory PRG Conseiller général
mars 2008 2014 Bernard Choulet    
Mars 2014 Décembre 2015 Patrick Deltombe    
Février 2016 en cours Jean-Pierre Favory    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5].

En 2014, la commune comptait 635 habitants[Note 1], en diminution de 5,22 % par rapport à 2009 (Lot : +0,05 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 017 909 1 160 1 786 1 809 1 911 1 253 1 267 1 265
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 290 1 320 1 255 1 240 1 222 1 185 1 179 1 136 1 069
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
980 960 968 846 816 719 687 646 580
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
523 512 456 448 492 564 626 636 635
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

De 1806 à 1839 la commune de Loupiac a été absorbée par celle de Payrac, d'où la population bien plus élevée.

Pop.png Évolution des tranches d'âge de la population de Payrac entre 1999 et 2007

Données trouvées sur le site de l'INSEE

Données socio-économiques[modifier | modifier le code]

En 2006 :

  • La population était de 626 personnes, avec 52,2 % d'hommes et 47,8 % de femmes ;
  • Le nombre de célibataire était de 31,4 % dans la population ;
  • Les couples mariés représentaient 53 % de la population ;
  • Dans la commune de Payrac, les divorcés représentaient 6,7 % ;
  • Le nombre de veufs était de 9 % à Payrac.

Entre 1999 et 2006 :

  • En 1999, il y avait 564 personnes, avec 52,7 % d'hommes et 47,3 % de femmes ;
  • Le taux de chômage en 2006 était de 14,9 %. En 1999, il était de 10,6 % ;
  • Les retraités et les préretraités représentaient 28,1 % de la population en 2006 et 28 % en 1999 ;
  • Le taux d'activité était de 68,9 % en 2006 et de 70,5 % en 1999 ;

Le pourcentage de résidences secondaires à Payrac est un des plus élevés du département, 38,96 % des logements sur la commune sont des résidences secondaires. Sources : Insee

Armoiries[modifier | modifier le code]

Armoiries de Payrac (Lot)

De gueules à la fasce d'argent chargée de trois fleurs de lis d'azur.

.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Bourg:

  • De ce passé si riche, nous n’avons gardé que quelques bâtiments, dont le château, ancien repaire de la seigneurie de Gourdon, avec sa grosse tour ronde du XVIe siècle. Elle comporte deux étages sur une salle voûtée en demi-sous-sol. Des meurtrières la percent, permettant l’usage d’une petite artillerie. Le logis date du XVIIIe siècle . Le château a accueilli de 1856 à 1957 les sœurs de Saint Vincent de Paul, Certains habitants de Payrac ont conservé l'habitude d'appeler le château : "le couvent".
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  • Église Saint-Pierre, l'église romane, mal entretenue, fut minée et détruite en 1899 ainsi que la halle et la mairie qui y était accolées. La nouvelle église, terminée en 1901, est une construction étonnante, d’une réelle beauté. Moderne pour l'époque, mais inspirée de styles antique et néoclassique, elle possède de magnifiques vitraux du début du XXe siècle, œuvre des verriers du Lot. Ils représentent la vie du Christ et de la vierge Marie. Ils ont été restaurés en 2001 avec grand soin et ont retrouvé toute leur splendeur. De l'ancienne église, le sanctuaire conserve une belle Vierge à l'enfant en bois sculpté et un petit tabernacle de style Louis XVI. Un buste du Christ crucifié sculpté dans le bois et polychrome datant de la fin du XVIIe siècle, début XVIIIe siècle se trouve dans la chapelle Saint-Joseph de l'église.
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  • L'hôtel de ville, construit en 1911, remplaçant l'ancienne mairie détruite en même temps que l'ancienne église Saint-Pierre car collée à cette dernière, est un bel exemple de l'architecture bourgeoise du début du XXe siècle ; construite en briquettes et pierre blanches, elle se démarque ainsi des autres bâtisses du centre du village. Privé de son campanile (clocheton) depuis 1948 (rasé par manque d'entretien par le maire de l'époque, M. Constant) il a été reconstruit à l'identique grâce à de nombreux dons des habitants du village et de quelques sociétés.
  • Maisons bourgeoises du XVIIIe siècle au XIXe siècle le long de l'ancienne "route Royale" RN 20 aujourd'hui RD820. Maisons pittoresques dans le vieux bourg, vieux porche du XVIIe siècle dans la rue Saint-Louis.
  • Grande croix en fer forgé de 1829 à un carrefour proche du lavoir.
  • Monument aux Morts.
  • Important patrimoine de monuments du XIXe siècle et XXe siècle. École maternelle, église Saint-Pierre, hôtel de ville, la villa des Pins, et de nombreuses autres bâtisses du bourg.
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Aux alentours:

  • Au sud-ouest, dans la vallée du Tournefeuille, hameau de Camy : tour carrée à échauguette d'un ancien repaire du XVe siècle en partie modifié début XIXe siècle ; église remaniée en 1898, d'origine gothique (vestiges et peintures).
  • Les Granges : maison bourgeoise à porche ; maison rurale à bolet en angle et grange attenante.
  • Au sud-est, sur le plateau caussenard, hameau dispersé de Toulas, résultat d'un repeuplement familial après la guerre de Cent Ans. Puits collectif voûté en berceau brisé récemment restauré près d'une ferme datée 1788 ; maison d'habitation à lucarnes ornées d'épis de pierre, précédée d'un porche (daté 1700) et accompagnée d'un four. Fontaine-lavoir vers La Séguinie.
  • Four à pain de Campanole.
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Vie locale[modifier | modifier le code]

  • Services publics : Payrac dispose d'une gendarmerie, d'un bureau de poste, d'une ADMR, d'une maison des associations, d'une bibliothèque communale et de l'office de tourisme de la Haute Bouriane. Le village est également alimenté d'une piscine municipale d'été, d'un terrain de tennis, d'un boulodrome et de plusieurs salle des fêtes (une salle en face de la mairie, une salle polyvalente près de la piscine et une salle près du stade de foot). Payrac en effet un stade de foot avec la commune de Loupiac. Soutenue par le Conseil Général du Lot, une  Maison d'Accueil pour Personnes Agées (MAPA) « Les 4 Saisons » a ouvert ses portes le 3 avril 2006 à Payrac. Cette maison est née d'un projet commun des communes de Payrac et Loupiac, accompagné par la MSA, relayé par la Communauté de Communes Haute-bouriane.  
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  • Enseignement : Une école maternelle et primaire sont présentes sur la commune de Payrac. L'école maternelle est proche de l'église et l'école primaire est sur la place du Foirail.
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  • Commerces de proximités et produits régionaux: Payrac bénéficie de tous les commerces de proximité avec une épicerie (Proxy), un tabac-presse, une boulangerie mais également d'une station-service et de plusieurs garages. Payrac dispose aussi de différentes boutiques de produits régionaux (Maison Jacquin, Maison Adenot, Fromagerie Lahore ...).
  • Secteur touristique : Situé à la lisière du Parc Naturel Régional des Causses du Quercy, à mi chemin entre Sarlat et Rocamadour, le village de Payrac vie au rythme du tourisme. Le village comporte alors différents campings (Camping des Pins, Camping le Picouty, Camping Le Panoramic ...), chambres d'hôtes et gîtes. Payrac dispose également d'un pizzeria près de l'église, d'un salon de thé et d'un café/bar. Un marché de producteurs fait vivrez le cœur de Payrac l'été.

Marché de Payrac sur la place du Marché, présent lors de la saison estivale.

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  • Maison de Santé: Nouvelle architecture pour le village de Payrac, il aura fallu environ un an de travaux pour réaliser cette maison de santé qui aura coûté près de 1,4 million d’euros. Porté par la Communauté de communes du Pays de Souillac-Rocamadour depuis 2012, le projet a pour objectif de lutter contre la désertification médicale en permettant l’installation de médecins généralistes, spécialistes et paramédicaux. La première pierre est posée le 17  juillet 2013. L’inauguration de cette très belle réalisation, signée de main de maître de l’architecte Émilie Wattier-Darnis du cabinet Arkhidée, a eu lieu le 15 novembre 2014. Ce bâtiment d’une superficie de 700 m2 rayonnant de luminosité comprend plusieurs pôles dont celui de l’ADMR, ses cabinets, ses espaces attente, ses bureaux, ses locaux techniques, son appartement destiné aux médecins internes ou stagiaire. La Maison de santé pluridisciplinaire regroupe aujourd’hui trois médecins, deux pharmaciens, quatre infirmiers, deux kinésithérapeutes, un orthophoniste, un podologue, une psychomotricienne, un dentiste, un psychologue et une diététicienne, soit au total une quinzaine de professionnels de la santé.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Préfecture du Lot, « Intercommunalité : Création de Causses et vallée de la Dordogne », sur Préfecture du Lot, (consulté le 11 janvier 2015).
  2. Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy, , 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 118.
  3. « Les maires de Payrac », sur Site francegenweb, (consulté le 25 octobre 2017).
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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