Gintrac

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Gintrac
Gintrac
Les ruines du château de Taillefer surplombant la Dordogne.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Arrondissement de Figeac
Canton Cère et Ségala
Intercommunalité Communauté de communes Cère et Dordogne
Maire
Mandat
Christophe Proenca
2014-2020
Code postal 46130
Code commune 46122
Démographie
Population
municipale
108 hab. (2015 en diminution de 3,57 % par rapport à 2010)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 53′ 46″ nord, 1° 45′ 48″ est
Altitude 95 m
Min. 119 m
Max. 368 m
Superficie 6,79 km2
Localisation

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Gintrac est une commune française, située dans le département du Lot en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située en Quercy, dans le causse de Gramat. Elle s'étend de la Dordogne au nord (île des Escouanes, longue de 4 km), jusqu'aux abords du gouffre de Padirac au sud. Le village est niché dans un cirque de falaises.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Gintrac[1]
Tauriac Prudhomat
Carennac Gintrac[1] Loubressac
Miers Padirac

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Gintraco dans un document de 1287[2].

Le toponyme Gintrac est basé sur un anthroponyme germanique Gindo. La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village de Gintrac a été assiégé par les Anglais au XIIIe siècle. Il existe très peu d'archives concernant les ruines du château de Taillefer qui domine le village. Il aurait été une commanderie de l'ordre des Templiers, et aurait également fait fonction de léproserie. On raconte que ses habitants communiquaient à l'aide de signaux solaires avec les seigneurs du château de Turenne dans la Corrèze au sud de Brive, et ceux du château de Castelnau-Bretenoux dans la vallée de la Dordogne. Pendant la Révolution française, le village de Loubressac a été rattaché à Gintrac.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[4]
Période Identité Étiquette Qualité
1794 1799 Antoine Bel    
1800 1813 Jean Lacrozille    
1813 1815 Pierre Marbot    
1815 1821 Jean Baptiste Ayrolle    
1821 1831 Pierre Marbot    
1831 1840 Jean Salgues    
1840 1845 Armand Marbot    
1846 1866 Charles Lacrozille    
1866 1869 Eugène Marbot    
1869 1874 Armand Marbot    
1874 1876 Pierre Escudie    
1876 1887 Firmin Marcellin Jayle    
1887 1892 Antony Poux    
1892 1896 Alphonse Pradayral    
1896 1900 Jean Pierre Vailles    
1971   Maurou PCF  
2001 2014 Guy Sirieys    
2014 en cours Christophe Proença DVG Conseiller départemental
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6].

En 2015, la commune comptait 108 habitants[Note 1], en diminution de 3,57 % par rapport à 2010 (Lot : -0,67 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
400460516403439433413420428
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
402386359370342324299281254
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
24820821318917316414610297
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
918570888985104107113
2015 - - - - - - - -
108--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Taillefer : les ruines du château de Taillefer, sur le causse à l'extrémité du cirque de falaises, dominent le village et les rives de la Dordogne. Malheureusement, il subsiste très peu d'archives sur ce site. Depuis ces ruines, on peut « voir trois châteaux et sept clochers » ; les trois châteaux sont Castelnau-Bretenoux, Saint-Laurent-les-Tours, et Montal. Il permettait de surveiller la navigation sur la Dordogne, les mouvements sur les chemins de pèlerinages dans la plaine et la circulation sur la route du sel. Il aurait pu être à l'origine un repaire du seigneur de Loubressac, futur baron de Gramat. Il aurait été une ancienne commanderie des Templiers, mais plus probablement une possession des Hospitaliers de Saint-Jean qui y auraient installé une léproserie. Pendant les guerres de religion il a été occupé par les troupes protestantes des capitaines Bessonies et Duras[9]. La tradition locale dit que les religieuses présentes dans ces lieux auraient été mises dans des sacs avec des chats et précipitées dans le vide. Puis le château semble avoir été abandonné[10],[11],[12]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Jean-Marie Cassagne - Villes et Villages en pays lotois, page 125.
  3. Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy, , 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 112.
  4. « Les maires de Gintrac », sur Site francegenweb, (consulté le 5 février 2017).
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. Symphorien de Durfort (vers 1523-mort le 12 mars 1563), fils de François Armand de Durfort, seigneur de Blanquefort et de Duras. Capitaine calviniste dès 1560. Il est combattu par Blaise de Monluc qui le bat à la bataille de Vergt. Il est tué pendant le siège d'Orléns.
  10. Anne-Marie Pêcheur, Le château de Taillefer et le chemin du sel, Bulletin de l’association Racines, no 18, 2013 (lire en ligne)
  11. Gilles Séraphin, Gintrac - Château du Bastit dit de "Taillefer" - Étude monumentale, Conseil général du Lot, avril 2007 (lire en ligne)
  12. Catherine Didon, Châteaux, manoirs et logis : le Lot, Chauray, Association Promotion Patrimoine, Éditions patrimoines & médias, , 336 p. (ISBN 2-910-13718-X), p. 57

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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