Saint-Céré

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Saint-Céré
La Bave et le quai des Récollets.
La Bave et le quai des Récollets.
Blason de Saint-Céré
Blason
Saint-Céré
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Lot
Arrondissement Figeac
Canton Saint-Céré
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes Causses et vallée de la Dordogne
Maire
Mandat
Pierre Destic
2014-2020
Code postal 46400
Code commune 46251
Démographie
Gentilé Saint-Céréens
Population
municipale
3 540 hab. (2012)
Densité 312 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 51′ 35″ N 1° 53′ 30″ E / 44.8597, 1.891744° 51′ 35″ Nord 1° 53′ 30″ Est / 44.8597, 1.8917  
Altitude 152 m (min. : 141 m) (max. : 523 m)
Superficie 11,33 km2
Localisation

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Liens
Site web saint-cere.fr/

Saint-Céré est une une commune française située dans le département du Lot en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le Quercy au nord-est du causse de Gramat et à l'est du Ségala, entre Lacapelle-Marival et Bretenoux, dans la vallée de la Bave, affluent de la Dordogne, et en bordure nord du Limargue.

Située au carrefour des routes du Limousin, de l'Auvergne et du Quercy, Saint-Céré est à la fois un lieu de séjour recherché pour l'agrément de son site et un excellent point de départ pour de nombreuses promenades et excursions dans le Haut-Quercy.

Au niveau de la mairie, l'altitude de Saint-Céré est de 155 mètres. Elle évolue de 142 mètres au niveau de la Bave à 523 mètres dans la partie méridionale de la commune.

Distance des principales grandes agglomérations françaises[modifier | modifier le code]

Limoges Toulouse Clermont-Ferrand Bordeaux Poitiers Montpellier Lyon Orléans
145 km 182 km 196 km 251 km 268 km 281 km 377 km 411 km
Marseille Nantes Dijon Paris Besançon Rennes Caen Rouen
448 km 490 km 494 km 535 km 555 km 603 km 625 km 655 km
Reims Nancy Châlons-en-Champagne Lille Metz Strasbourg Ajaccio Bastia
669 km 702 km 709 km 751 km 756 km 792 km 798 km 852 km

Climat[modifier | modifier le code]

Saint-Céré a la particularité de se trouver à la jonction des trois types de climats tempérés : on y trouve un climat tempéré océanique, à influences méditerranéenne et continentale, caractérisé par un été sec et chaud, un automne bien ensoleillé, un hiver doux. À l'abri des contreforts du Massif Central, le vent d'autan est ici modéré.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Saint-Céré est basé sur l'hagiotoponyme chrétien Serenus[1].

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Franc-Céré et Sen Céré[2] (ou Seu-Céré[3]).

En occitan, le nom de la commune est Sant Seren.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'origine de Saint-Céré se situe sur les hauteurs de Saint-Laurent-les-Tours, où fut construit dès le haut Moyen Âge l’ancien castrum. Le castrum est abandonné vers le XVIIe siècle et donne alors son nom à la ville qui s’est développée à son pied.

Saint-Céré était une place forte du Vicomté de Turenne.

Un inventeur du nom d'Antoine Lauricesque[4] est né à Saint-Céré, il y est mort le 13 avril 1710. Il a été l'inventeur de grand nombre de machines dont sa plus connue celle du levier à rocher. Il fut très souvent demandé par le Roi Soleil et d'autres personnes mais il n'aimait guère l'honneur et préférait rester caché dans son impasse qui porte maintenant son nom, l'impasse Lagarouste. Il accepta toutefois de montrer son invention du levier à rocher au Roi Soleil qui lui donna le titre de Antoine Lauricesque sieur de Lagarouste. Mais plus tard ses rhumatismes le contraignirent à l'immobilité et c'est presque ruiné qu'il quitta ce monde.

Saint-Céré fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Saint-Céré a aussi connu un grand inventeur du nom de Charles Bourseul, né à Bruxelles le 28 avril 1829 et décédé le 23 novembre 1912 à Saint-Céré. En 1854, il présente un appareil pour converser à distance, le téléphone, mais son rapport n'est pas pris au sérieux par ses supérieurs qui le renvoient et lui conseillent de se consacrer totalement à son travail de télégraphiste.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le , la ville de Saint-Céré est envahie par les soldats de la 2e division SS Das Reich qui recherchent des maquisards. Les hommes sont interrogés. Le pharmacien Dufour et M. Lavergne sont conduits au PC allemand dans une salle de l'hôtel de Paris. Ils sont battus et menacés mais ne donnent aucune information, ils sont conduits vers le cadavre du jeune Nanou tué à la Maynardie. Les agriculteurs sont relâchés vers midi, puis tous les autres hommes vers 17 heures. Seuls Dufour et Lavergne sont conduits par autobus au camp de Caylus, puis le 14 mai, ils rejoignent les 800 personnes raflées à Figeac dans le manège de l'ancien quartier de cavalerie à Montauban. Lavergne est relâché à son arrivée. Dufour subit le sort de ceux qualifiés de "terroristes", mais le il parvient à sauter du train qui le conduit du camp de Compiègne vers les camps de concentration nazis[5].

Le vers 16 heures les Waffen-SS occupent à nouveau la ville. Après inspection du contenu du coffre de leur voiture, trois personnes sont fusillées. Au même moment, un camion avec des armes cachées sous un chargement de pommes de terre est fouillé près de l'hôpital, ses trois occupants sont passés par les armes[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1964 1971 Gaston Monnerville Rad. Sénateur
mars 1983 mars 1995 André Boyer PRG Sénateur du Lot
mars 1995 en cours
(au avril 2014)
Pierre Destic DVD ancien PDG de la SERMATI

Jumelages[modifier | modifier le code]

Saint-Céré est jumelée avec Drapeau de l'Allemagne Allersberg (Allemagne) depuis 1985.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 3 540 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 709 3 798 3 976 3 817 3 987 4 064 3 902 4 112 4 406
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 284 4 302 4 303 4 161 4 027 4 240 3 696 3 552 3 383
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 273 3 261 3 184 2 905 2 922 2 959 3 141 3 057 3 196
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
3 531 3 926 4 089 4 056 3 760 3 515 3 540 3 526 3 540
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École Sainte-Anne, maternelle et primaire, deux classes.
  • École maternelle Gaston-Monnerville.
  • École Soulhol, primaire, 11 classes dont une CLIS.
  • Collège Jean-Lurçat, 21 classes.
  • Lycée Jean-Lurçat.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Festival autogéré des Césarines-Pleine Lune[7] : festival de musique rock fondé à l'été 1979, suivi de plusieurs années de succès.
  • Festival de Saint-Céré, chaque année en juillet-août : festival de musique et d'opéra fondé en 1980[8],[9].
  • Casino de Saint-Céré : galerie d'art, avec exposition permanente d'œuvres de Jean Lurçat (tapisseries, céramiques).

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Équipe de rugby à XV : Saint-Céré Sports, évoluant en championnat de France Honneur.

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie du Lot.
  • Saint-Céré, ville de commerce et de professions libérales, de services, est caractérisée par le dynamisme qui y règne. La rue de la République accueille de nombreux commerces.
  • Sermati : Usine d'étude et réalisation d'outillages d'assemblage, notamment pour les industries aéronautique et automobile[10].
  • Tourisme.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La place du Mercadial, sa fontaine et la maison des Consuls du XVe siècle, classée monument historique en 1991[11].
  • L'hôtel de Puymule, du XVe siècle, inscrit monument historique en 1929[12].
  • Église Sainte-Spérie, datant du Xe siècle, inscrite monument historique en 1979[13].
  • Église des Récollets, du XVIIe siècle, inscrite monument historique en 1973[14].
  • Statue de maréchal Canrobert.
  • Statue de Charles Bourseul.
  • Le château de Montal, du XIVe siècle, classé monument historique en 1909[15].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à une tour d'argent semé de 7 croissants d'or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy,‎ , 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 53.
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Noms révolutionnaires des communes de France, p. 38.
  4. J.-B. Vidaillet, Biographie des hommes célèbres du département du Lot, Gourdon, Auguste Lescure,‎ , 511 p. (lire en ligne), p. 258
  5. a et b Gilbert Lacan, Figeac en Quercy : sous la terreur allemande, Paris, Union Amicale des Enfants de l'Arrondissement de Figeac,‎ , 99 p., p. 39-40.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.
  7. Le Nouvel Observateur / Archives pdf / Article "Les Rendez-vous" du 15/06/1981 par Christine Deymard
  8. « Le Festival de Saint-Céré », sur www.saint-cere.fr (consulté le 24 mai 2013)
  9. « Festival de Saint Céré et du Haut Quercy - Saint-Céré », sur www.tourisme-lot.com (consulté le 24 mai 2013)
  10. Site de Sermati
  11. « Notice de l'ancienne maison consulaire », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Notice de l'hôtel de Puymule », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Notice de l'église de Sainte-Spérie et sa crypte », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Notice de l'église des Récollets », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Notice du château de Montal », base Mérimée, ministère français de la Culture