Masclat

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Masclat
Masclat
Le château de Masclat
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Gourdon
Intercommunalité Communauté de communes Causses et Vallée de la Dordogne
Maire
Mandat
Monique Boutinaud
2020-2026
Code postal 46350
Code commune 46186
Démographie
Population
municipale
362 hab. (2018 en augmentation de 4,02 % par rapport à 2013)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 50′ 10″ nord, 1° 23′ 33″ est
Altitude 183 m
Min. 112 m
Max. 206 m
Superficie 10,02 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Souillac
Législatives Première circonscription
Localisation
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Masclat

Masclat est une commune française, située dans le département du Lot en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Masclat est une commune du Lot limitrophe du département de la Dordogne. Petite commune du canton de Souillac, elle s’étire le long de plusieurs routes qui permettent de se rendre en différents lieux : Gourdon, Lamothe-Fénelon, Saint-Julien-de-Lampon, Mareuil, Fajoles. Le village est campé sur une colline dominant au nord-est la vallée du Tournefeuille et le plateau où s’étend la commune de Nadaillac-de-Rouge.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Masclat est limitrophe de quatre communes dont deux situées dans le département de la Dordogne.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Masclat est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (51,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (51,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (49,1 %), forêts (45,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,2 %), prairies (2,6 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Masclat est basé sur le gallo-romain Masclac. La terminaison -at pourrait être une altération de -ac issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes. Ce toponyme Masclacum ferait référence au domaine de Masclac. En Quercy, les noms en -at peuvent provenir aussi du nom d'un nouveau propriétaire venu du nord du territoire occitan et installé après la guerre de Cent Ans ou la Peste noire[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

L’origine de Masclat pourrait remonter, selon certaines indications, à l’époque mérovingienne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[8]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1795 1800 François Chausse    
1801 1814 Géraud    
1815 03.1821 Bertrand Grangié    
04.1821 02.1832 Armand Linol    
03.1832 08.1837 Bertrand Grangié    
09.1837 03.1848 Étienne Jbroc    
04.1848 03.1855 François Julie    
04.1855 1852 François Lalande    
12.1858 05.1884 François Planchou    
06.1884 05.1892 François Pezet    
06.1892 11.1919 Calixte Pebeyre    
12.1919 03.1925 Pierre Escalmel    
04.1925 05.1926 Calixte Pebeyre    
05.1926 04.1929 Pierre Escalmel    
05.1929 09.1933 Jean Boyer    
10.1933 04.1943 Édouard Guy    
05.1943 10.1944 Élie Veril    
10.1944 05.1945 Fernand Arenes    
05.1945 04.1964 Élie Veril    
05.1964 03.1965 Georges Cros Arteil    
04.1965 04.1971 Charles Bardou    
mars 1971 mars 2001 Léonce Lafon PCF  
mars 2001 mars 2008 Serge Combroux    
mars 2008
(réélue en mai 2020)
En cours Monique Boutinaud DVG Conseillère départementale

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[10].

En 2018, la commune comptait 362 habitants[Note 2], en augmentation de 4,02 % par rapport à 2013 (Lot : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6146439151 1841 2651 311682690644
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
708672651640666636627640625
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
586551552485477446428400341
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
373326296282287292319351357
2018 - - - - - - - -
362--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Au cœur du village : le château de Masclat, ancien repaire sous la seigneurie des Cardaillac puis des Thémines au XIVe siècle, occupé par les Anglais de 1355 à 1362, il fut reconstruit au siècle suivant. L’édifice est à l’état de « vieille masure » en 1856. La réfection des toitures permettra sa sauvegarde.

De nombreux seigneurs ou co-seigneurs se succédèrent au gré des alliances et transactions. Nous trouverons notamment diverses familles : les DE MASSAUT, les D’AURIOLE, les DE BLANCHEFORT, les DE MAREUIL, les DE FONTANGES. Les DE VERVAIX resteront seigneurs de Masclat du XVe au XVIIe siècle. Viendront ensuite les familles de LANDONS – SAUVAT puis LANTRONS de ST HUBERT et enfin à la veille de la Révolution : les CORNEILHAN. Le château sera vendu aux enchères en 1859 et adjugé à M. Planchou, propriétaire et maire de Masclat. Revendu depuis peu, il a longtemps appartenu à la famille PEBEYRE originaire de Masclat. Bel édifice, construit autour d’une haute tour carrée, le corps de logis principal est flanqué de deux tours rondes (fin XVe siècle) tronquées mais encore équipées de canonnières, la troisième tour ronde, à l’arrière du bâtiment, loge l’escalier à vis. À gauche, dans la cour, l’ancien « grenier du château » servit d’auberge de 1919 à 1960. À proximité, dans l’encadrement du portail, trône l’écu à trois bandes des Salignac Fénelon.

  • L'église Saint-Hilaire
    Accolée à la muraille du château : l’église Saint-Hilaire. On y pénètre par un porche de la fin du XIIe siècle abritant le portail. Le plan de l’édifice est assez curieux : en forme de croix latine à l’origine, l’adjonction d’une chapelle latérale de chaque côté de la nef, soudée au bras du transept, a modifié son plan primitif. Le clocher de type barlong, percé de huit ouvertures campanaires en plein-cintre est assis sur la partie centrale du transept. Dans le chœur, on aperçoit une très belle fenêtre romane à ouverture très ébrasée, en partie murée vers le bas et un petit placard à burettes de type gothique à arc trilobé en plein-cintre d’environ 80 cm de hauteur. On peut également remarquer les traces d’une litre noire. L'édifice est référencé dans la base Mérimée et à l'Inventaire général de la région Occitanie[13].
  • Autres curiosités :

À la sortie du village, au nord, une croix dite « de la guerre de Cent Ans » jouxte une très ancienne maison : « la maison des Anglais ». On peut y voir, sur la cheminée, une inscription en cette langue. Elle daterait de l’occupation anglaise durant la guerre de Cent Ans. À proximité, dans un mur de grange, une sculpture de buste humain à orifice traversant est connue comme « l’étranglement du seigneur ». La tradition orale veut que le forgeron du lieu gênait le seigneur par son activité matinale. Ce dernier aurait projeté de la faire disparaître. Le forgeron en étant réchappé s’était fait sculpter son buste dans la pierre. La main gauche portée sur son cou indique que le seigneur le menaçait de mort. L’architecture rurale est largement représentée sur un territoire très morcelé. Outre certaines bâtisses intéressantes, il faut noter l’existence de plusieurs croix de pierre ainsi que de trois lavoirs publics, couverts ou non, avec puits ou sources captées, sans voûte.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 14 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 29 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 14 avril 2021)
  7. Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy, , 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 41.
  8. « Les maires de Masclat », sur Site francegenweb, (consulté le 23 octobre 2017).
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  13. « Église paroissiale Saint-Hilaire », sur www.pop.culture.gouv.fr (consulté le 6 juin 2021)
  14. « Tilleul de Sully, Masclat (Lot) », sur Krapo arboricole, (consulté le 19 août 2020).